Retour dans l'univers d'Haruki Murakami pour une dixième lecture de son œuvre. Une histoire particulière, une histoire d'amour, un bon roman mais surement pas le meilleur ouvrage du Japonais.++ La quatrième de couverture ++
+++ Mon avis +++
Autant je suis fan de l’œuvre d'Haruki Murakami, autant j'ai eu du mal à sortir ce livre de ma PàL. Peut-être est-ce le côté histoire d'amour de cette histoire? Possible... Toujours est-il que je m'y suis lancé pour au final ressortir avec un avis plus ou moins mitigé.
Le livre n'est pas mauvais, loin de là, j'ai même plutôt apprécié la lecture ainsi que les personnages dressés par Haruki Murakami. Bien que ceux-ci n'ont pas le côté décalé de certains personnages de ces autres ouvrages. Ils restent néanmoins particulier par leur manière d'être, par leur histoire personnelle. Murakami nous parle ici d'une histoire d'amour que l'on peut qualifier d'impossible. Et de cette ballade amoureuse ressort des êtres abîmés pour qui la vie s'arrête ou bien doit continuer, d'une manière ou d'une autre. Notre personnage principal, Watanabe, nous y conte sa relation avec Naoko dont il est amoureux. Cependant se dresse entre eux la mort de Kizuki, l'ex-amoureux de Naoko. Pour compliquer les choses, ce Kizuki était également le meilleur ami de Watanabe. Ajoutons à cela que tout se passe dans la période post-adolescente des 20 ans, âge où les amours se lient, se délient, se découvrent et se rompent, pour ne laisser qu'un apprentissage souvent construit sur des blessures douloureuses. Et pour parfaire l'ensemble, tout se passe dans la période révoltée du post-68 japonais. Bref, un gros imbroglio sentimental dans une période mouvementée. Mais comme si cela ne suffisait pas, Watanabe fait également la rencontre de Midori, gentille fille sympathiquement délurée qui semble l'apprécié d'un amour certain.
"La Ballade de l'impossible" est un roman à multiple couches. L'amour rencontre la mort, la vie percute la tristesse tout cela avec des sentiments exacerbés par la jeunesse mais adouci par le "froideur" japonaise de Watanabe. L'ombre et la lumière de la vie se rencontrent dans une histoire qui tient du roman d'apprentissage. Si la tristesse, l'angoisse, le suicide et donc la mort parcourent se roman, la vie prend également sa place, tant par la rencontre de certains personnages que par l'amour porté et le sentiment diffus d'un érotisme libre propre à la période soixante-huitarde.
Au final, "La ballade de l'impossible" est un bon roman et que j'ai lu avec assez de plaisir. Mais ce n'est pas le meilleur Haruki Murakami. Pour dire vrais, je ne le conseillerais pas pour découvrir l'auteur. Tant qu'à donner des références, je donnerais "Kafka sur le rivage" ou bien "Chronique de l'oiseau à ressort". Je préfère nettement quand Haruki Murakami part dans des textes qui touchent au fantastique, de ces œuvres qui nous donnent des dialogues incroyables. Mais ici, on est dans une histoire d'amour, certes particulières mais un roman d'apprentissage quand même. Suffisamment bon pour avoir eu droit à son adaptation cinématographique par Tran Anh Hung ("A la vertical de l'été", "L'odeur de la papaye verte", etc). D'ailleurs j'ai également vu le film que je chroniquerai prochainement...
+++ Mais encore +++

Challenge In The Mood For Love : 6/6
- Les modalités
- La récap' !
- Des pistes de lecture
Voilà le challenge terminé et de belles découvertes réalisées. Si celui-ci se remet en place, sans doute y participerais-je encore...

+++ Le livre +++
- Poche: 464 pages
- Editeur : Seuil (14 février 2003)
- Collection : Points














