Retour du Trolls et Légendes ou la rencontre d'auteurs et de blogueurs

Je suis peut-être Belge, mais c'est la première fois que j'y allais. C'était aussi pour moi la première fois d'aller dans une convention de l'imaginaire tous genres : de la littérature à la BD, du jeu à l'artisanat en passant par la musique. Enfin cadrons, disons plutôt Fantasy que SFFF mais tant qu'on s'y plaît... au Festival Trolls et Légendes.

Ce samedi fut l'occasion de rencontrer quelques blogueurs et blogueuses avec qui je corresponds sur la toile tels que : Cachou, Lhisbei, Maëlig, Tortoise, et Spocky (ainsi que leurs messieurs respectifs pour Lhisbei et Spocky). Autant dire que cette rencontre fut le point fort de la journée car cela fait toujours plaisir de rencontrer des correspondant-e-s. pour des discussions autour d'une pizza dure comme la brique, une promenade dans un lieu bondé, blabla autour d'un livre ou avec les auteurs ou encore pour d'autres l'occasion d'écouter la discussion avec Robin Hobb. Bref, un sympathique moment avec des gens de bonne compagnie (oui oui!).

Ayerdhal - Photos de C.Schlonsok et Lhisbei tous droits réservés

Autre pièce majeure, l'occasion de rencontrer des auteurs (et/ou éditeurs), de se faire dédicacer un livre mais encore mieux : de pouvoir discuter quelques minutes avec eux. J'ai pu rencontrer Ayerdhal, que j'avais déjà rencontré en 2010 à la Foire du Livre de Bruxelles, qui reste un auteur que j'apprécie pour son côté engagé. L'occasion pour moi de m'offrir deux de ses livres dont j'ai déjà dévoré "Demain, une oasis" qui fut un coup de cœur immédiat! Le suivant sera un space opera : "La Bohême et l'Ivraie". Échanger deux mots en anglais avec Richard Morgan fut sympathique, comparant les aventures de son héros Takeshi Kovacs avec des films qu'il a vu dans le passé. Et hop "Anges déchus" a rejoint ma besace histoire de faire suite à "Carbone modifié" lu il y'a 8 ans (ou quelque chose comme ça). Bref, des livres rythmés et plein d'aventure. Continuons sur la table avec André-François Ruaud qui a pu me dédicacer son livre "Space Opera!" que j'aime vraiment bien, de par son contenu et son graphisme retro-futuriste. Étape suivante : Xavier Mauméjean. J'étais bien content de le rencontrer car son "Rosée de feu" était un coup de cœur de ce début d'année. Apprendre qu'il est lecteur de mon blog fut un plaisir qui n'a fait que décupler mon ego sous-dimensionné. Allez hop, dédicace et achat de "La vénus anatomique" que j'ai déjà entamé et que je déguste avec plaisir. On tourne en bout de table et je vais voir plus loin... J'attends un peu que Justine Niogret se présente a sa table et c'est l'occasion d'enfin m'offrir son "Chien du Heaume" qui j'espère sera aussi bon qu'on le dit. A côté? Je vais voir Pierre Pevel, malheureusement un peu vite car il est appelé pour la remise des Prix du site LeFantastique.net . Peut-être qu'une prochaine rencontre nous permettra de discuter plus longuement. En attendant, j'ai de quoi lire!

A gauche en discussion, c'est A-F Ruaud et avec la barbe c'est Xavier Mauméjean
Photos de C.Schlonsok et Lhisbei tous droits réservés

La rencontre avec Robin Hobb était sympathique. Les question de Sara Doke étaient peut-être un peu bateau mais permettaient une bonne entrée en matière pour qui ne connait pas toute l'œuvre de Hobb tout en évitant d'en déployer trop et de gâcher la surprise. Les fans ont tout de même suivis avec quelques questions plus précises sur son œuvre. Au fait, il faudra un jour que je finisse "L'assassin royal" et son histoire de bateau... Ça fait mauvais genre de se dire fan de SFFF et de ne pas avoir lu tout ça hey.

Après tout cela, il fallait que je reprenne le train tout heureux de ces rencontres et chargé de nouveaux livres à lire. D'ailleurs "Demain, une oasis" de Ayerdhal c'est fait à moitié dévoré sur le trajet du retour pour être phagocyté sur la fin du week-end. Je vous ai déjà dit que ce livre est excellent?!

Au fait merci à vous blogueurs, auteurs, éditeurs, etc pour cette bien chouette rencontre. On se refait ça quand et où? ;-)

Merci aux Lhisbei pour les photos. Alez lire leur billet ICI et celui de Cachou ICI.

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Samedi, rendez-vous au Trolls et Légendes !!

Samedi, ce sera pour moi l'occasion d'aller à mon premier rendez-vous SFFF. Un mini-trip à Mons et hop, rendez-vous au festival Trolls et Légendes.

Robin Hobb est l'invitée d’honneur de cette année. Mais il y'aura une série d'autres auteurs intéressants ou sympathiques comme Xavier Mauméjean, Ayerdhal, Charlotte Bousquet, André-François Ruaud, Justine Niogret, Pierre Pevel, Erik Wietzel, Paul Beorn, Richard Morgan, etc. L'horaire des rencontres est ici.

J'en profiterai donc pour faire dédicacé mon "Rosée de Feu" de Xavier Mauméjean qui m'avait particulièrement plu en ce début d'année. Je vous invite à aller lire ma chronique d'ailleurs...

Il y'aura aussi des concerts, des dessinateurs BD, des joueurs, et plein d'autres acteurs de l'imaginaire, mais moi j'irai surtout pour la littérature et pour les rencontres.

Je profiterai aussi de ce samedi ensoleillé pour rencontrer d'autres blogueurs et blogueuses tel-le-s que Cachou, Lhisbei, Maëlig, Tortoise, Spocky et surement plein d'autres gens sympas que je ne connais pas encore (ou que j'ai oublié).

Vivement samedi donc que je puisse tous les rencontrer et revenir des livres plein les poches et l'esprit chargé de beaux souvenirs.

Toutes les infos sur le festival : www.trolls-et-legendes.be

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"Ronde de nuit" de Terry Pratchett

Retour enthousiasmant dans l'univers des Annales du Disque-Monde. Lecture jubilatoire pour un excellent moment de détente! Un vrais plaisir à partager.


++ La quatrième de couverture ++

Sam Vimaire, du Guet municipal d’Ankh-Morpork, aura tout connu. Le voici remonté dans son propre passé tumultueux et violent, sans même les habits qu’il avait sur le dos au moment où la foudre l’a frappé. Vivre dans le passé n’est pas facile, mais y mourir étonnamment simple. Il doit pourtant survivre car des tâches essentielles l’attendent. Il doit mettre le grappin sur un meurtrier, s’apprendre à lui-même, plus jeune, à devenir un bon flic et changer l’issue d’une rébellion sanglante. Un seul problème : s’il réussit, il n’a plus de femme, plus d’enfant, plus d’avenir. Un “Conte d’une ville” façon Disquemonde, avec sa collection de gamins des rues, de dames à l’affection négociable, de rebelles, de policiers secrets et autres enfants de la révolution. Vérité ! Justice ! Liberté ! Et un dur à cuire !



+++ Mon avis +++

Jusque là, je n'avais lu que "La huitième couleur" de Terry Pratchett. Le premier tome des Annales du Disque-Monde et un livre auquel j'ai du donner deux essais avant d'arriver au bout. Néanmoins, au bout de cette deuxième lecture, c'est avec un certain plaisir que je reconnais m'être bien amusé dans cet univers déglingué.

Avec "Ronde de nuit" on passe directement au tome 27 et entre les deux, je trouve que l'on ressent une nette différence dans l'écriture. "Ronde de nuit" est bien mieux construit et est nettement plus fluide que "La huitième couleur". L'humour y est également plus fin, plus juste et mieux dosé. Bref, on sent la maîtrise du maître de l'humour fantaisiste car il faut bien l'avouer quand on parle d'humour et de fantasy, Terry Pratchett fait référence. La preuve, (presque?) toute son œuvre est construite là dessus.

Le personnage de Vimaire est vraiment un sympathique héros. Caricature du flic de polar, il en a les qualités et forcément les défauts mais dans un monde un peu barré tout de même : celui du Disque-Monde. Mais comme cela ne suffit pas pas d'avoir pour ville Ankh Morpork, il faut en plus qu'il se retrouve projeté dans le passé à cause d'une bisbrouille magique alors qu'il pourchassait son pire ennemi. Évidemment, voyage temporel oblige, il se retrouve face à son double plus jeune. Mais oublions les calculs foireux des paradoxes, notre bon vieux Vimaire se retrouve sergent d'armes de son propre lui-même et prêt à le fomer. Un peu dingue n'est-ce pas? Qu'à cela ne tienne, voilà que la rue se révolte. Mais que fait la police? Elle maintient l'ordre. En tout cas c'est ce que Vimaire a en tête : maintenir l'ordre. qui a distribuer du choclat chaud à la foule qui assiège le Guet. Évidemment cela va parfois à l'encontre de certains politiques qui voudrait voir en le Guet une main armée lui répondant au doigt et à l'œil. Vimaire n'est pas de ceux là! Bien sur, il doit faire avec son équipe de bras cassés mais il y arrive. Tant bien que mal... et parfois de manière assez cocasse parce que bon, Ankh Morpork n'est pas n'importe quelle citée et les gens qui la peuplent ne sont pas les derniers des idiots. Encore que...

Bref, Terry Pratchett fournit ici un livre que j'ai vraiment dégusté, souriant ici, pouffant là et tournant les pages avec un plaisir continu tout au long du livre. Le suspens reste présent mais l'humour est le fin mot de l'histoire et question de jeux de mots ou de traits d'esprit Terry Pratchett maîtrise l'affaire et son univers déglingué. Un très bon livre à conseiller et qui profite d'une nouvelle édition chez Pocket qui a eu l'excellent idée de prendre Marc Simonetti pour illustrer la série, ce qu'il a fait de main de maître!

En tout cas, tout cela m'a donné envie de continuer à découvrir Pratchett et son univers. Seul défaut s'il en est? Le livre aurait pu être plus court, mais ce n'est qu'ergoter car au final le plaisir n'en fut que plus long.


+++ Mais encore +++

Je remercie les éditions Pocket pour se premier partenariat en service presse.

Le site de Marc Simonetti
Le site de Terry Pratchett



+++ Le livre +++
  • Poche: 472 pages
  • Editeur : Pocket (10 février 2011)
  • Collection : Pocket Fantasy
  • Illustrateur : Marc Simonetti
  • Traducteur : Patrick Couton

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"Histoire du futur, 1" de Robert Heinlein

Deuxième lecture du Défi Robert Heinlein et deuxième plaisir! Je crois que je suis seulement occupé à découvrir avec plaisir l'œuvre de Robert Heinlein ! Merci à Guillaume44 pour son challenge qui m'aura fait redécouvrir un bien chouette auteur de SF.


++ La quatrième de couverture ++

" Par conséquent... je propose que nous construisions une fusée interplanétaire et que nous l'envoyions sur la Lune ! "
Dixon rompit le silence. " Delos, vous déraillez ! Vous venez de dire que ce n'était plus possible. Maintenant, vous parlez de construire une fusée. Je n'ai pas dit que c'était impossible, mais que nous avions laissé filer notre meilleure chance. L'heure est aux voyages interplanétaires. Chaque jour, ce globe devient un peu plus surpeuplé. Notre race va se frayer un chemin vers les planètes ; et si on possède ne serait-ce que le sens de l'initiative que Dieu a alloué à l'huître, on va l'y aider ! " " Immense classique de la littérature de science-fiction, le cycle Histoire dit futur, dont les romans et les nouvelles dressent un panorama complet de l'avenir de l'humanité, figure parmi les plus grandes fresques du genre avec Fondation ou Les Seigneurs de l'Instrumentalité de Cordwainer Smith.


+++ Mon avis +++

Après la lecture de "L'âge des étoiles", c'est avec plaisir que je me suis plongé sur ce livre-ci. Un livre enveloppé par une belle couverture de Sparth qui représente assez bien l'ambition spatiale de Robert Heinlein, le tout dans la très belle collection Folio SF. Tout s'annonçait bien et le plaisir fut au rendez-vous!

"L"histoire du futur" de Robert Heinlein fait partie de ces grandes œuvres anticipatives de la SF. Comme Cordwainer Smith et "Les Seigneurs de l'Instrumentalité", Heinlein s'ingénie à décrire un futur possible. Pas le futur tel qu'il sera, ni tel qu'il devrait être, mais celui qu'il s'imagine possible pour l'homme et ses grandes visions de pionniers. Sous le nom de "Histoire du futur" se regroupent une série de nouvelles écrites par l'auteur entre 1940 et 1951, textes qui furent publiés dans Astounding Science-Fiction, des textes qui marquent le style Age d'Or de la SF étasunienne.

Le livre s'ouvre sur "Ligne de vie", un texte de pure SF où un homme a réussi à créer une machine qui peut prédire la date de votre mort. S'y retrouve tout un tas de questions sociétales: est-ce que ce savant dit la vérité, est-ce que ce savoir nous est utile, quelles retombées économiques cela amène, etc. Bref, sur une simple idée SF, Heinlein nous amène plusieurs questions où conservatisme et progrès scientifique se percutent. Une sympathique nouvelle de la grande époque, comme je les aime!

Le deuxième texte s'intitule "Les routes doivent rouler". On est dans le futur bien sur et la crise du pétrole a fait son œuvre. Il n'y a plus de voiture individuelle et les autoroutes sont remplacées par des kilomètres de tapis roulant à différentes vitesses et alimentés par l'énergie solaire. Un vieux rêve SF que ces tapis roulant d'ailleurs... Mais voilà qu'une révolte des techniciens de maintenance éclate, et que les bandes s'arrêtent de rouler. Avec elle, c'est le pays qui se paralyse, l'économie qui s'écroule, des hommes qui se font tués par accidents, etc. Quand ceux d'en bas s'insurgent c'est ceux du haut qui s'arrêtent. Mais est-ce que tout est beau dans la lutte prolétaire ici présente? N'y aurait-il pas un peu de manipulation dans tout cela? Ne sommes-nous pas toujours l'exploité de quelqu'un d'autre? En tout cas, il y'a semble-t-il un parallèle à faire avec l'histoire des luttes sociales étasunienne d'après Guillaume44. Son avis, très riche et complet, est d'ailleurs à lire!

On continue avec "Il arrive que ça saute". Un titre percutant qui approche une fois de plus les contraintes de l'évolution technologique. Ici il est sujet de l'énergie atomique et du risque que cela puisse sauter. Ici, on parle de pile atomique, projet encore plus puissant qu'une centrale atomique de prime abord. Un projet à l'énergie incroyable mais au risque immense qui apporte son lot de tensions aux hommes en charge de cette pile. Soumis à observation constante, ils sont de plus en plus tendus allant parfois jusqu'à la dépression. La solution? Plus folle que toute : envoyer la pile en orbite afin de minimiser les risque pour la Terre tout en continuant à profiter de son énergie. Ici Heinlein joue sur la peur, les risques et la surveillance aliénante, offrant une nouvelle tout en réflexion n'apportant aucune solution concrète mais où reste juste la tension.

"L'homme qui vendit la Lune" est le texte qui donne le nom propre à ce tome 1 de "L'histoire du future". Notre héro est Hariman, entrepreneur hors pair qui n'a qu'une idée en tête : la Lune. Le monde ne lui suffit pas, l'espace sera son nouvel univers! Notre personnage rêve d'aller sur la Lune et d'y fonder la première colonie lunaire. Mais pour y aller il faut de l'argent, beaucoup d'argent! Et pour ça Hariman, en bon entrepreneur qui n'a peur de rien et qui ne recule devant aucun sacrifices, fera tout pour avoir et obtenir sa montagne de capitaux pour arriver sur la Lune. Le rêve de la conquête spatiale de Heinlein se concrétise à travers cette nouvelle où au travers d'un personnage presque douteux, tant son rêve exorbitant le pousse vers un capitalisme hasardeux et agressif, mais qui cristallise tout le rêve pionnier américain. Un sentiment qui se retrouvait déjà dans le livre "L'âge des étoiles" que j'ai lu précédemment. Mais l'idée de Heinlein ne semble pas être l'éloge d'un libre capitalisme, lui-même ayant été militant de gauche aux USA, mais plutôt l'éloge de ces grands hommes, ces grands visionnaires, qui avec l'argent et la liberté ont fait avancer le rêve américain de la conquête de l'Ouest, le rêve pionnier ici transposé vers les étoiles.
Sympathique nouvelle, mais un personnage peut-être trop "entrepreneur" pour moi!

On termine sur une brève nouvelle intitulée "Dalila et l'homme de l'espace"Heinlein se fait le défenseur de l'égalité des sexes. Notre personnage féminin débarquant un jour dans la première station orbitale, monde entièrement masculin, où au travers de son franc parlé et de son savoir-faire, elle s'imposera et invitera la parité au sein de la station.

Premier recueil qui continue avec trois autres tomes que j'espère lire prochainement. Un livre que j'ai vraiment bien aimé et un style très Golden Age que j'ai pris beaucoup de plaisir à redécouvrir. Un livre à conseiller donc, malgré ma chronique dont je ne suis pas très satisfait. Et un classique indéniable de la SF!


+++ Mais encore +++

Je remercie Guillaume44, du blog "Traqueur Stellaire", pour son Défi Robert Heinlein qui fut un vrais plaisir mais aurait pu l'être plus si je m'y étais lancé plus tôt! Je me ratrapperai si je lance mon challenge sur l'âge d'or de la SF ?!

Je m'étais engagé pour un livre, j'en aurai lu 2... Même si la deuxième chronique arrive un peu tard.

Le Défi Robert Heinlein sur "Naufragés Volontaires".

Les autres chroniques de Robert Heinlein sur "Naufragés Volontaires".
A lire absolument, le très complet article de Guillaume44 sur ce livre !

Il ne me reste plus qu'à continuer à découvrir son œuvre!

CITRIQ


+++ Le livre +++
  • Poche: 378 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (7 avril 2005)
  • Collection : Folio SF
  • Traduction : Pierre Billon et Jean-Pierre Dumoulin, revue et complétée par Pierre-Paul Durastanti
  • Illustration : Sparth

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Uchronie ? Retour sur le Winter Time Travel Challenge


Durant la période hivernale, le RSFblog nous invitait au voyage au travers d'un défi lecture thématique. Après celui tournée autours du space opera c'était le tour de l'uchronie. Et comme à ma mauvaise habitude, je m'y suis mis sur le tard. Néanmoins j'ai réalisé 11 participations, que ce soit des romans ou des nouvelles. Ce qui est déjà pas mal me direz-vous, cependant certains mordus ont réussi à cumuler des scores imposant comme 30 billets pour Anudar! Je vous invite à lire l'article du RSF blog pour voir qui a réalisé quoi comme article : ICI. Sachez qu'à 45 chroniqueurs nous avons fourni un volume de 235 billets dont 160 sur des livres, ce qui est un score énorme !


+++ Mes billets de participation +++

Pour ma part, voici ce que j'ai pu vous fournir comme billet :

L'automate de Nuremberg de Thomas Day, Seul dans le noir de Paul Auster, Rosée de feu de Xavier Mauméjean, Darwinia de Robert Charles Wilson, L'O10ssée folio SF (collectif), Bohême de Mathieu Gaborit, Mort d'un parfait bilingue de Thomas Gunzig, Les Temps Parallèles de Robert Silverberg, Quand il y'aura des pommiers sur mars de Ugo Bellagamba, Voyage - 1 de Stephen Baxter et Les fils du vent de Robert Charles Wilson.

Bien sur je vous invite à les lire si ce n'est pas déjà fait!


+++ Mais encore +++

Je tiens aussi à remercier le RSFblog et les éditions J'ai Lu pour l'ouvrage uchronique que je viens de recevoir, à savoir "Ceux qui sauront" de Pierre Bordage, un auteur que j'affectionne par ailleurs! Je remercie aussi Cachou et Pitivier qui ont "cédés" cet ouvrage aux chroniqueurs suivant dans le top des "Chroniqueurs romans". Merci à eux et visitez leurs blogs, ça me fera plaisir!


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Nick Hornby's Challenge


Voici un challenge qui devient un vrais défi pour moi : lire un livre que je n'ai pas encore lu de Nick Hornby! Ce n'est pas un auteur inconnu pour moi et même plutôt un auteur que j'affectionne assez bien si l'on compte les 3 billets sur lui dans mon blog ainsi que les livres qui prennent la poussière dans ma bibliothèque. Encore que j'aime à le faire découvrir en prêtant ses livres.

Néanmoins, ce challenge me poussera à découvrir soit ces anciens livres, encore non-lu ici, comme "31 songs" ou bien "La bonté, mode d'emploi". Ou alors je me jette sur le dernier, "Juliet Naked"? Fort probable. Ou alors j'attends sa disponibilité en version poche dans la très bonne collection 10/18.

Pour ma part, je vous invite à découvrir son jubilatoire "Vous descendez?" ou son excellent "Haute fidélité" (qui a même connu une pas trop mauvaise adaptation cinématographique).

Bref, en tout cas je me suis inscrit pour la lecture d'un livre de l'Anglais à l'humour grinçant et décapant. Soit remplir le niveau "About a boy" d'ici à mars 2012.


+++ Infos sur le challenge +++

Au travers du forum de Livraddict.
Sur le blog de Sofynet.


+++ A lire sur mon blog +++

La chronique de "Slam" et mes avis enthousiaste sur "Haute fidélité" et "A propos d'un gamin".


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"Un rêve de John Ball" de William Morris

Lu dans le cadre d'un partenariat, ce livre me permettait de découvrir une figure historique des luttes sociales, même de manière romancée. Cette lecture m'a également permis de découvrir une petit maison d'édition au design bien sympathique!


++ La quatrième de couverture ++

Vers la fin du XIXe siècle, un conférencier socialiste s’endort. Divagant, promenant son esprit jusque dans la belle campagne anglaise du XIVe siècle, il rencontre quelques paysans, un ancien soldat, un prêtre rebelle. Ces hommes sont prêts à se battre ; mais, cette fois, ce ne sera pas pour leurs seigneurs, mais contre eux. John Ball, le curé qui sert de guide à ces rebelles, résume la pensée de tous en quelques mots : « Quand Adam bêchait et qu’Eve filait, où était alors le gentilhomme ? ». À leur manière, chacun de ces deux hommes se retrouve perdu dans un monde qui ne lui correspond pas. La discussion entre ces deux révoltés, portés par le même amour des hommes, se prolongera toute la nuit. Rêverie fantastique, nouvelle, traité philosophique, manifeste politique : Un rêve de John Ball, de l’écrivain, artiste, entrepreneur et militant William Morris (1834-1896) est tout cela à la fois. Il accompagne son lecteur dans un voyage onirique étonnant, mêlant aventures et réflexion, et qui s’achève sur un désir : celui de connaître « une lutte pleine d’espoir et une paix sans tâche, c’est-à-dire, en un mot, la vie ».


+++ Mon avis +++

« Quand Adam bêchait et qu’Eve filait, où était alors le gentilhomme ? ». Voilà une formule qui a de quoi intriguer. Le genre de cris de ralliement qui classe tout de suite le personnage à son origine sous l'étiquette "Lutte des classes". Et pour cause, le fameux John Ball est un personnage historique, un type sur qui on semble fort souvent fabuler plus qu'autre chose n'ayant que peu de données sur le bonhomme du 14ème siècle. Néanmoins, on connaît cette formule lapidaire pour avoir été utilisée par John Ball lors d'une révolte des paysans en 1381, ces hommes de la terre qu'il emmènera à Londres afin d'y rencontrer le roi et ses conseillers. Néanmoins, l'histoire nous montre que John Ball payera ses vœux de libertés par sa propre mort, car encore une fois la lutte sociale se verra écrasée dans le sang.

Dans l'ouvrage ici présent, on profite d'une bien belle présentation, résumant très bien la vie de John Ball et celle de William Morris. Ce dernier est un homme du 19ème siècle et donc n'est pas un contemporain de John Ball. Néanmoins, Monsieur Morris s'invite dans une histoire sociale en se projetant à travers un rêve. Dans son voyage onirique, il y rencontre le prédicateur révolutionnaire, assiste à son fameux discours pour les insurgés à Blackheath où l'homme de foi glorifiera Dieu tout en invitant à la révolte contre les riches de tout poil. On assistera à un combat entre paysans et hommes d'état. Et Morris se retrouvera finalement à discuter avec le prêcheur, idéaliste du passé, et au travers de leur discussion John Ball interrogera le futur représenté par Morris. Celui-ci le dépeint comme sombre, mais néanmoins la rencontre des thèses socialistes est intéressante et c'est la que réside tout l'intérêt du livre. C'est aussi ce que recherche William Morris : continuer la réflexion socialiste. Le livre est donc clairement idéaliste, clairement porté à gauche, et cela en agacera certains. Mais on aura vite compris que c'est ce que cherche l'auteur quand on aura lu la quatrième de couverture.

Le style d'écriture est clairement classique vu l'époque, relativement limpide mais pas non plus d'un grand style littéraire. Néanmoins, le découpage fait qu'on se laisse porter par les différentes scènes de ce livre, passant d'un acte à un autre un peu comme dans une pièce de théâtre pour finalement arriver au moment clé : la discussion entre John Ball et William Morris, rencontre de deux idéalistes socialistes, rencontre de deux époques.


+++ Mais encore +++

Je remercie Livraddict et les éditions Aux Forges de Vulcain pour ce partenariat et cette intéressante découverte.


Cinquième lecture pour le Challenge Histoire.

Infos sur ce Challenge sur le blog "A l'ombre du cerisier"
Le billet récapitulatif des participations



+++ Le livre +++
  • Traduction : Marion Leclair
  • Présentation : Joël Chandelier
  • Illustration : noemi schipfer
  • Pages : 101 pages
  • Format : 20 x 13 cm
  • Rayon(s) : Littérature, littérature générale, roman.
  • Collection : Littératures

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"Les contes de la fée verte" de Poppy Z. Brite

Voilà une auteure dont je lorgnais l'œuvre depuis des années sans avoir jamais fait le premier pas. Maintenant, c'est chose faite. Je peux enfin dire : "j'ai lu Poppy Z. Brite".


++ La quatrième de couverture ++

Les bayous recèlent de bien terribles secrets. En douze nouvelles, poétiques et vénéneuses, gothiques et romantiques, Poppy Z. Brite nous convie à participer à un voyage sans retour où un fantôme se lie avec une strip-teaseuse, où deux siamois refusent d'être séparés, où deux amants explorent les limites de leur passion... Même les deux crochets par New York et Calcutta (où "cinq millions de personnes semblent déjà mortes – pourraient tout aussi bien l'être – et où cinq autres millions aimeraient bien mourir."), ne sauraient retenir longtemps les monstres, les paumés et les amants de cette Nouvelle-Orléans méphitique, torride, avide d'amour et de sang.


+++ Mon avis +++

Après avoir lu quelques mots de la première page, j'ai rapidement eu envie de lire ce livre. Alors je me suis vite plongé dedans! Ce que l'on peut dire d'entrée de jeu c'est que Poppy Z. Brite possède une écrite profondément organique, titillant nos sens jusqu'à les déranger intimement. Elle arrive à décrire en peu de mot une ambiance ou une impression, trouvant la petite faille de notre univers où il faut gratter pour que celui-ci bascule dans quelque chose de fantastique ou presque. Une verve qui fait qu'on se laisse porter par les mots sans tomber forcément dans une logorrhée pour ne rien à dire. Poppy Z. Brite joue bien sur la sensualité, cherchant à déranger les bonnes mœurs, titillant ou irritant, intriguant ou subjuguant, elle nous invite dans un tourbillons de sens, parfois jusqu'à l'écœurement. Même si ceci est un cliché du genre en question, c'est tout de même bien mené.

Que ce soit sur fond de bayou, de sexe, de magie vaudou, de relations intimes ou de musique elle arrive à chaque fois, ou presque (!), à bien nous faire sentir l'ambiance. Le fantastique de Poppy Z. Brite n'est parfois que léger, diffusant une ambiance tout en teintes obscures, nauséeuses et ténébreuses, un fantastique de ton plutôt que de situation. Encore que...

Cependant, si ces textes sont souvent intriguant, ils ne sont pas tous bons. Certains m'ont clairement laissés sur ma faim, voir presque ennuyés, me demandant où elle voulait en venir ou si c'était moi qui n'avait pas compris le fin. J'avoue ne pas forcément être un bon public pour ce genre d'œuvres fantastiques qui coulent insidieusement vers le gothique punk. Certains ont même tendance à classer Poppy Z. Brite dans un rayon étiqueté Splatterpunk, style dont je ne connaissais pas l'existence même si j'ai déjà lu certains des auteurs étiquetés sous ce genre. Pour ce qui est de décrire l'étiquette, votre serviteur se fera fainéant et vous donner ce que wikipédia lui offre : "Les auteurs membres de ce courant (dont les plus connus sont Clive Barker, Jack Ketchum, John Shirley, John Skipp, Craig Spector, ainsi que Poppy Z. Brite ou Richard Christian Matheson) ont en effet cherché à renouveler le genre fantastique et l'horreur en s'inspirant de l'esprit nihiliste et réaliste du punk pour détourner les clichés du genre : scènes de violence crues ; personnages déjantés ou asociaux, plus antihéros que héros ; méchants plus réalistes, sociopathes plus que simplement malfaisants."

Malgré ce bémol sur certains textes, je peux également dire que d'autres m'ont littéralement subjugués, me retrouvant accroché aux pages, les tournants inconsciemment tout en étant plongé dans un monde infesté d'un je-ne-sais-quoi de particulier, de sombre, de bizarre, bref de dérangeant.

Poppy Z. Brite nous offre donc ici une série de textes allant du très bon au bof mais une auteure que je suis tout de même content d'avoir découvert. Un recueil qui ne m'aura pas entièrement convaincu mais m'aura fait découvrir une auteure qui porte un style et le représente assez bien je crois. Surement une auteure à (re)découvrir et une écrivaine que je pense encore essayer dans le futur. En tout cas, une écrivaine portée au pinacle par Dan Simmons dans sa préface.


+++ Mais encore +++

Avec cette lecture je conclus mon Challenge PZB. Mais peut-être que je me laisserai tentai dans quelques temps par "Âmes perdues"?

Au fait, si ce Challenge vous tente, les infos se trouvent ICI (blog de Lilyn Kirjahylly) et ICI (forum de Livraddict). Bonne lecture!



+++ Le livre +++
  • Poche: 265 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (13 janvier 2011)
  • Collection : Folio SF
  • Traduction : Jean-Daniel Brèque
  • Illustration : Jean-Sébastien Rossbach

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A propos

"Naufragés Volontaires" est actuellement une fenêtre ouverte sur la littératures d'aujourd'hui ou d'hier. Qu'elle soit imaginaire ou non. Même si autrefois le blog fut musical et littéraire.

Lecteur compulsif je suis, mais critique littéraire je ne le pense pas. J'aime juste partager mes plaisirs d'évasion. En espérant que ceux-ci vous plairont également.

Je vous invite également à commenter mes messages comme bon vous semble. Vos avis m'intéressent.

Editeur : Julien Vanderhaeghen
Q.G. : Liège en Belgique
Contact : julien.vdhg@gmail.com

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