"La logique des essaims" d'Ayerdhal

Il semblerait que ce livre, que j'avais acheté d'occasion, ne soit plus réellement disponible actuellement dans ce format poche. Mais je peux me tromper... Mais vu qu'Au Diable Vauvert semble bien parti pour rééditer sa bibliographie complète, pour notre bon plaisir, souhaitons qu'ils republient cet excellent recueil de nouvelles. Car dans ce petit livre, on retrouve des textes vraiment formidables. Des textes qui font réfléchir, et c'est ce que l'on aime dans la SF!! Ajoutons qu'Ayerdhal est vraiment un auteur de qualité, avec des idées à partager. Un écrivain injustement méconnu doué d'une belle plume.

Ceci marque également ma quatrième lecture pour le Challenge Summer Star Wars.


+++ La quatrième de couverture +++

L'impitoyable conflit entre les batiks et les humains prend fin le jour où les premiers décident de se suicider collectivement, laissant derrière eux un mystérieux message à destination de leurs ennemis. Le scintillement des étoiles pourrait peut-être expliquer ce geste... une planète qui semble douée de conscience, une communauté simple et complexe à la fois et le pollen des abeilles : trois composantes qui entreront en " symbiose " à travers les immenses paysages de Maricya... Onze nouvelles, onze facettes de l'imaginaire militant, dérangeant et brillant d'Ayerdhal. De la pollinisation des esprits au venin du désir, une éblouissante démonstration de la logique des essaims.


+++ Les Nouvelles +++

On entre dans le livre via une sympathique préface de Jean-Claude Dunyach. Pourtant, j'avoue que toutes les préfaces ne sont pas toujours intéressantes...

"Scintillements" nous parle d'un suicide collectif d'une race opposée aux humains, les Batiks. Une manière amère de leur faire comprendre que notre espèce tout en gagnant a perdu quelque chose. Un texte en hommage à Pierre Bordage.

"Éloge du déficit" ou le monologue d'un pilote de vaisseau spatial. Une nouvelle pleine de mélancolie et d'amertume. Un texte plein de psychologie humaine. Très bon texte. Très prenant.

"L'adieu à la nymphe"... Et si l'immortalité n'était qu'un leurre. Et si vivre ici et maintenant n'était pas mieux que les beaux lendemains qui chantent ou la vie après la mort... Court texte, poétique et beau.

"Reprendre, c'est voler" ou comment faire renaître Amadeus Mozart pour qu'il termine sa symphonie, le tout dans un contexte space opera. Le texte que j'ai le moins aimé. Il m'a parru long, et un peu ennuyeux.

"Jusqu'ici tout va bien" est un texte court et engagé. Un texte qui prend parti pour les sans-papiers. J'applaudis!

"Jessie, le retour" est une nouvelle libidinal au verbe fleuri. Appréciera qui veut. Le ton est plutôt humoristique.

"Notre terre", ou comment l'homme redébarque sur sa propre Terre enfin nettoyée et propre. Mais l'équipe se heurte à la résistance d'un être créé par l'espèce humaine pour protéger, nettoyer, et entretenir la terre. A peine débarqué, l'homme se remet au (sale) boulot et détruit les écosystème. Grand mal lui en pris. Justice sera rendue! J'ai bien aimé ce texte. Mon coté écolo misanthrope sans doute...

"Jeu de cons" est la chasse au Matsilm. "Race" pacifiste, sachant se défendre quand cela devient nécessaire. On suit l'aventure au travers des réflexions du chasseurs, ce qui est intéressant.

"La troisième lame" marque mon retour au sein de l'Homeocratie. On retourne dans l'univers space opera créé par l'auteur et que j'ai déjà abordé au travers du "Chant du drille". Un vrais plaisir cette nouvelle (ou novella?).

"Vieillir d'amour" nous renvoie, sur fond de fantastique, sur des question sexuelle. Thématique intrigante, parfois dérangeante, mais qui porte à réflexion.

"Pollinisation" nous ramène dans l'Homéocratie. Sur fond d'apiculture et de contre-culture indépendantiste, on est embarqué à suivre un groupe de Maryciens. Autochtone écologistes et plutôt anti-autoritaires. Une belle nouvelle une fois de plus.


+++ Mon avis +++

Quatrième lecture du Challenge Summer Star Wars donc. Et un retour dans l'univers d'Ayerdhal. Deuxième ouvrage que je lis de cet auteur découvert à la Foire du Livre de Bruxelles (en 2010). Écrivain que je connaissais certes de nom, mais dont l'œuvre m'était inconnue. Un créateur d'univers tel que l'Homéocratie qui vaut le coup du détour. Tant pour la richesse des intrigues, des personnages que pour la réflexion qu'il amène.

Pour ce qui est de ce recueil, je l'avais déjà commencé il y'a quelques années. L'abandonnant en pleine lecture du "Reprendre c'est voler". J'ai poussé jusqu'à la fin de la nouvelle cette fois. Et cela en valait la peine! Pas pour ce textes qui ne m'a pas trop plu, mais pour tous les autres.

Comme pour tout recueil, on trouve chacun ces points forts et moins bons. Il y'a pour moi de très beaux textes, soit sur le fond, soir sur la plume. Ayerdhal est un vrais conteur. Un auteur qui sait manier sa plume et pas juste pour en faire de jolies phrases. Car le fond à toute son importance, surtout si cela porte à réflexion.

Un recueil qui semble difficile à trouver. Mais un ouvrage que j'espère voir réédité parmi tous les autres chez Au Diable Vauvert. Sur ce, il faudra que je pense à acheter d'autres livres d'Ayerdhal. Histoire de continuer l'aventure.


+++ Sur le Web +++

Ayerdhal sur Wikipedia
Une biographie sur ActuSF
Les livres et autres interviews d'Ayerdhal sur ActuSf
Ayerdhal sur Le Cafard Cosmique
Ayerdhal aux éditions Au Diable Vauvert
Le Challenge Summer Star Wars sur le RSF Blog


+++ Le livre +++
  • Poche: 349 pages
  • Editeur : J'ai lu (24 septembre 2004)
  • Collection : J'ai lu Science-fiction
  • Langue : Français

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Un peu d'ordre ici bas ou le temps du rangement enfin venu

Les derniers visiteurs l'auront peut-être déjà remarqué, mais j'ai fais un peu de rangement dans mes libellés. A votre droite, vous retrouverez ceux-ci partagés en deux. D'un coté le classement par auteurs, ensuite le reste des libellés. J'ai même pris sur moi-même de repasser par chaque billet pour en modifier les libellés afin que les auteurs soient enfin classés par nom et non par prénom comme autrefois. J'espère que cette mise à jour vous permettra de parcourir les méandre de mon blog. D'aller voir plus loin, de confronter nos avis au travers de vos commentaires, ou alors vous me laisserez quelques autres suggestions de lectures. En tout cas bonne visite, et si cela peut vous aider à découvrir de bonnes heures de lectures c'est tant mieux...

Une autre question me passe par la tête. Celle de peut-être créer des billets sur des recommandations d'écoutes pour la lecture. Enfin du moins ce que moi j'écoute. On verra ce qu'il en est. Mais sachez qu'écouter Ludovico Einaudi et son piano tout en lisant, c'est un vrais bonheur! Je ne sais pas ce que vous en pensez de ce genre de billet... mais j'attends vos avis!


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Bifrost n°58 - spécial Laurent Genefort

Alors qu'au jour d'aujourd'hui le numéro 59 est sorti. Voilà que je vous parle seulement ou enfin du numéro 58. Il est vrais que je ne lis jamais très rapidement les Bifrost, allant plutôt y piocher de temps en temps comme on se choisit une bonne praline dans un ballotin bien de chez nous. Bref, le Bifrost se lit comme on déguste une friandise...


+++ La quatrième de couverture +++

C’est cette année-là que les Bouches se sont ouvertes. Deux d’abord, une au-dessus du Pacifique et une autre au milieu de la mer de Chine. Rien de grave pour la sécurité mondiale : ce qui en sortait, la plupart du temps, tombait dans un grand « plouf », se débattait quelques secondes avant de se noyer. L’avantage d’avoir beaucoup d’océans… Le choc a été brutal pour les grandes religions : le choc de l’innocence perdue. Par contre, pour un paquet de sectes, ça a été du pain bénit, tous ces aliens qui déboulaient sur notre belle planète bleue. Mais ensuite, même elles ont été débordées. Trop de variété, trop de biochimies, trop de langages différents… trop tout court. Car d’autres Bouches se sont ouvertes sur la terre ferme. Par dizaines. Laurent Genefort « Rempart »


+++ Les Nouvelles +++

Pour commencer, on a une nouvelle d'une vieille branche de la SF française : Jean-Claude Dunyach. Un auteur connu et reconnu. Mais même si la nouvelle "Les fleurs de troie" présente dans le recueil "Retour sur l'horizon" m'avait plu, autant celle-ci ne m'a pas réellement touchée. Pourtant j'ai continué jusqu'au bout, plus intrigué que captivé. Cette nouvelle m'a paru un peu déjà vu, disons old school, comme une bonne vieille nouvelle de Fiction magazine. Le titre de cette nouvelle est "Trois hourras pour Lady Evangeline" et nous amène, dans un contexte space opera (précisons avec planet opera), dans une école qui se retrouve infestée d'insectes géants...

Le second texte est une nouvelle de Claude Ecken, et si j'ai bonne mémoire, c'est le premier que je lis de lui. Hé pfff, c'était vraiment bien !! A tel point qu'il est temps pour moi de me rabattre sur une autre de ses oeuvres, genre "Le monde tous droits réservés". Ici avec "Miroirs mutilés" on est quelque part entre Asimov (thématique des robots) et Greg Egan, avec une petite mélancolie proche de Robert Charles Wilson. Que du bonheur quoi!

Passons enfin à la nouvelle de Laurent Genefort, l'auteur mis en avant par ce numéro du Bifrost. Je vous ferai pas de résumé vu qu'il s'agit de la quatrième de couverture. Une sympathique nouvelle qui pourrait avoir un arrière goût de Robert Heinlein (voir "Étoiles, gardes à vous!"/"Starship Troopers"). Une nouvelle découpée en instants, en flash de vie, ce qui nous permet d'avoir le début et la fin d'un personnage, avec l'évolution de son ressenti. Une nouvelle que j'ai bien appréciée. Il est peut-être temps également que je passe à son cycle d'Omale, dont actuellement je n'ai lu qu'une novella éditée par ActuSF et chroniquée sur ce blog.


+++ Pour le reste +++

Comme d'habitude, les interviews au kilomètre de chez Bifrost sont forts intéressantes. Celle de Laurent Genefort ne fait exception. C'est appréciable de lire un auteur qui semble lucide sur lui-même et son parcourt. Un gars qui ne semble pas être imbu de lui-même, passant de la SF à la Fantasy, ayant notamment travaillé chez Bragelonne Éditions, chez qui il vient de publier il y'a peu de la Fantasy. Un auteur qui en 40 ans de vie a réussi à publier 40 livres. Pas mal tout de même! Enfin j'espère ne pas me tromper... ou alors ma mémoire me fait (déjà) défaut. Spécialisant ses publication autour d'un œuvre monde, cycle de Space Opera : Omale.

Avec cela, encore plein de chroniques qui me font rallonger ma liste de possibles achats. Mais cela peut aider aussi à la réduire... Enfin bon, à chacun de voir!

Encore un bon numéro donc. Le suivant est un spécial J.G. Ballard !


+++ Sur le Web +++

Infos sur ce numéro sur le site du Belial.
L'édito en PDF
Laurent Genefort sur Wikipedia.


+++ Le livre +++

Couverture : Nicolas FRUCTUS
184 pages
Façonnage : broché
ISBN : 978-2-913039-55-1
Parution : avril 2010
Prix éditeur : 11,00 €

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"L'ombre de ce que nous avons été" de Luis Sepúlveda

Avec ce livre récemment publié, je retourne avec plaisir dans l'oeuvre de Luis Sepúlveda. Toujours aussi plaisant c'est avec bonheur que j'ai parcouru ce cours roman qui nous offre une fois de plus de beaux personnages sur fond de résistance chilienne.


+++ La quatrième de couverture +++

Dans un vieil entrepôt d'un quartier populaire de Santiago, trois sexagénaires attendent avec impatience l'arrivée d'un homme, le Spécialiste. Il a convoqué ces trois anciens militants de gauche, de retour d'exil trente-cinq ans après le coup d'Etat de Pinochet, pour participer à une action révolutionnaire. Un tourne-disque jeté par une fenêtre au cours d'une dispute conjugale va tout remettre en question, jusqu'au moment où ressurgit dans la mémoire des complices l'expression favorite du Spécialiste : "On tente le coup ?" L'auteur nous propose les portraits cocasses et attachants de trois héros cassés par l'Histoire récente et l'exil, mais qui n'ont perdu ni leur humour ni leur capacité de croire aux rêves. Ce roman est un exercice de virtuosité littéraire au service d'une histoire émouvante et sombre jouée par des perdants. Un roman écrit avec le coeur et l'estomac pour toucher et faire rire et penser.


+++ Mon avis +++

S'il m'a fallu quelques pages pour entrer dans le jeu littéraire de Sepúlveda, une fois dedans je n'ai pu lâcher le bouquin. En une journée, l'affaire était bouclée et c'est avec un sourire au coin des livres que j'ai pu m'endormir, bien heureux d'avoir terminé un très beau livre.

Un court roman donc car le tout est emballé en moins de 150 pages. Même si cela tient du court roman, ou de la novella (c'est au choix des spécialistes), Sepúlveda arrive à chaque fois à créer dans la concision des personnages attachant et vrais. Et là est toute la force de son écriture : les personnages. Comme un chaque fois, ou presque, on retrouve des personnes qui font dans la résistance. Ici, Chili oblige, on est dans la résistance à Pinochet. Certes le dictateur n'est plus au pouvoir, mais il reste des actes impunis... Il reste à l'histoire à se souvenir des ces êtres immondes que furent ces sbires et autres zélateurs. Il reste à la justice à rendre justice! Enfin.

Et "si on tentait le coup?". L'affaire est lancée. Les perdants d'autrefois sont de retour, pour faire gagner la sociale et que vive l'anarchie! Cependant, tout ne ce passe pas comme prévu, et si l'humour s'en mêle c'est d'autant mieux. Mais on est pas dans le burlesque ou le comique forcé. Un comique de situation lié à des personnages attachants qui créent un fil conducteur et une trame historique intéressante. Pour au final, voir la justice vaincre la barbarie du passé et faire payer les vainqueurs d'autrefois comme il se doit. Car un bon fasciste, est un fasciste en cage!

On peut toujours rêver? On peut toujours espérer. Mais il est bon de lire de temps en temps que dans notre monde pourri, où finalement les profiteurs et autres racistes en herbe gagne trop souvent, de voir les égalitaires remporter la partie et voir triompher la justice. La vrais... "Salut et anarchie!"

L'oeuvre de Luis Sepúlveda m'a toujours énormément touché. En commençant un jour par "Le neuveu d'Amérique", que j'avais acheté dans une broquante, c'est ensuite en lisant des grands livres comme "Le monde du bout du monde" (que je recommande chaudement à tous!) ou encore des classiques comme "Le vieux qui lisait des romans d'amour" ou bien "Journal d'un tueur sentimental" que je me suis vite retrouvé fan de sa bibliographie. Un auteur marqué par la résistance et l'écologisme, un écrivain qui fait réfléchir, et un homme qui fait rêver des beaux lendemains qui chantent. A lire de toute urgence!


+++ Sur le Web +++

Luis Sepúlveda sur Wikipedia


+++ Le livre +++

  • Broché: 150 pages
  • Editeur : Editions Métailié (14 janvier 2010)
  • Collection : Bibliothèque Hispano-Américaine
  • Prix : 17,00 EUR

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Encore un challenge : In The Mood For Japan


Hé oui, comme d'autres, j'ai un faible pour le Japon. Explicable? J'en sais rien, mais je crois que mes années d'arts martiaux (Judo et ensuite Ju Jitsu Takeda Ryu) doivent aider. Et puis la passion du thé, parce que finalement, c'est en sirotant un bon Genmaicha, thé vert japonais du riz grillés, que j'ai découvert ce Challenge.

Bah oui encore un. Les challenges, c'est pas ce qui manque dans la blogosphère, mais quand ça donne l'occasion de sortir des livres de sa PàL alors je fonce. Là il me reste à sortir deux livres, un Haruki Murakami et un Ryu Murakami. Pour le reste, on verra, car engagé sur la voie du Samurai je devrai lire 6 livres dans l'année. Cela me permettra de découvrir d'autres auteurs de l'île nippone. Hé pourquoi pas les aventures de Miyamoto Musashi dans "La Pierre et le sabre". L'histoire d'un grand sabreur...

Pour la habitué du blog, ou les nouveaux, vous remarquerez déjà des chroniques d'Haruki Murakami ou bien de Yoko Ogawa. Je vous invite à y jeter un oeil. Maintenant, je vais élargir le choix sur une mêm région.

Bon, revenons au Challenge "In the mood for Japan". Pour les modalités et informations, je vous invite à jeter un oeil sur le blog du Grenier de Choco. Voici les liens qui pourraient vous servir :

- Les modalités

- La récap' !

- Des pistes de lecture


Mais sachez que le Challenge se déroule sur un an et que vous avez le choix de lire 3, 6 ou 9 livres japonais : romans, poésies, essais, mais pas de mangas.

Enfin bref, vous voilà informé et sachez que prochainement, j'espère bien me mettre à lire mon premier roman pour ce Challenge. Et tout le monde est le bienvenu! Et si je ne me trompe pas, les non-blogueurs sont acceptés!

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"L'étoile et le fouet" de Frank Herbert

Alors que je me décide enfin à le sortir de ma PàL pour le Challenge Star Wars, voilà que je réalise en me promenant chez un libraire que ce livre vient d'être réédité au Livres de Poche. Et en plus avec une couverture bien sympathique, celle que vous voyez ici d'ailleurs. Pour ma part je possède la version Presses Pocket, bien moins jolie, de 1980, ce qui fait que mon livre est à un an prêt du même âge que moi.
Alors que la première publication (anglophone) date de 1969...


+++ La quatrième de couverture +++

Les couloirs calibans permettent de voyager presque instantanément entre les étoiles. Mais quelque chose se détraque. Tous ceux qui les ont récemment empruntés perdent la mémoire ou encore disparaissent dans le néant. L'ennui, c'est que personne ne sait comment fonctionnent exactement les couloirs calibans. Et, bien entendu, c'est Jorj X. McKie, saboteur extraordinaire, qui va être chargé de découvrir ce qui se passe. Et de sauver les civilisations interstellaires. Comment communiquer avec les dieux ? Avec un être si puissant qu'il semble appartenir à un autre univers, que les hommes ne sont guère pour lui que des flammes de bougie oscillant dans la nuit... Mais dont il peut tomber amoureux. Avec son génie habituel, Frank Herbert, l'auteur de Dune, s'attaque ici, dans son roman le plus étrange, magistralement traduit par Guy Abadia, au problème central de toute société et de toute littérature : celui de la communication.


+++ Mon avis +++

Lire un livre de Frank Herbert pour ce fait avec un certain plaisir et une appréhension. L'entrée dans la SF, pour moi, c'est faite au travers de "Dune". Donc, il y'a du plaisir à lire Herbert, mais également peur de ne plus y retrouver le plaisir d'antan... Mais il était temps d'enfin sortir ce livre de ma PàL. Et là, une fois de plus, c'est le récent Challenge Star Wars qui m'a poussé à l'action.

"L'étoile et le fouet" est un court roman. Tout, ou presque tout, est écrit sous forme de dialogue. D'où le thème général du traitement de la communication. Une discussion sous fond d'enquête, de suspens voir de thriller avant l'heure. Et pour résoudre l'enquête on fait appel Jorj X. McKie, Saboteur inter-galactique qui n'a rien d'autre comme mission que d'essayer de sauver toutes les personnes qui sont passer au travers d'un couloir caliban. La discussion entre la Calibane et McKie n'est pas toujours évidente. L'un essayant de comprendre et savoir ce qui est en jeu, l'autre parlant comme un ordinateur., essayant de comprendre chaque mot, terme et concepts en liens. Et même si cela donne une conversation étrange, on retrouve ici le sujet de l'extra-terrestre sous son concept majeur : l'altérité. Et là, on commence à se dire que Herbert nous fait réfléchir sur la communication avec l'autre. Discussion au travers d'un language dépouillé, et la réflexion sur la langue, son utilité et la compréhension que l'on peut avoir des mots. Et sur ce sujet, Herbert nous amène une certaine profondeur de réflexion, si on la pousse soi-même...

Le roman est inclus dans "Le cycle des saboteurs". Histoire indépendante, je crois, mais suivie tout de même de "Dosadi".

"L'étoile et le fouet" reste un court roman, rapidement lu. Un titre oublié et actuellement réédité pour le bonheur des inconditionnels d'Herbert. D'autant plus que la couverture actuelle est bien sympathique.

Maintenant, à savoir si c'est du grand Herbert... Je ne sais pas. C'est un livre distrayant, sans spécialement être couvert d'actions. Il offre une certaine réflexion sans tomber dans le too much. Au final, un bon livre tout de même, mais pas une œuvre majeure.


+++ Sur le Web +++

Frank Herbert sur Wikipedia
Frank Herbert sur ActuSF
Frank Herbert sur le Cafard Cosmique
Frank Herbert sur Phenixweb
Discussion sur "L'étoile et le fouet" sur Wikipedia


+++ Le livre +++
  • Poche: 218 pages (pour sa version actuelle)
  • Editeur : Librairie Générale Française (LGF) (mai 2010)
  • Collection : Le livre de poche Science fiction

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Et si on parlait lectures communes

J'ai rejoint les autres bloggeurs dans une pratique ma foi fort sympathique : la lecture commune. Outre l'avantage de pouvoir sortir un livre de sa Pile à Lire, cela permet notamment de découvrir l'avis d'autres personnes que vous de cette lecture partagée. Au passage, cela permet parfois de découvrir de nouveaux blogs...

Tout cela pour en venir à dire que prochainement, des lectures communes se dessinent pour moi. Après celle réalisée autour du "Maître du Haut Château" de P.K. Dick il y'a peu, lecture lancée au travers du forum de Livraddict. Voilà que via ce même forum je me suis engagé à relire "L'affaire Charles Dexter Ward" de Lovecraft pour le 6 août. Un auteur que j'ai énormément aimé à une certaine période...


Lancé dans cette vague de lecture commune, LC pour les intimes, j'ai décidé également d'en lancer une, toujours au travers de Livraddict, avec le livre "Spin" de Robert Charles Wilson. Si cela vous tente, jetez un oil ICI.


Une autre idée me traverse la tête : faire une petite liste de livres que j'ai actuellement dans ma PàL et que je souhaiterais lire en LC avec qui le souhaiterais.

"A vos souhaits" de Fabrice Colin
"La tour de babylone" de Ted Chiang
"La cité des permutants" de Greg Egan
"La forêt de Mythagos" de Robert Holdstock
"Le maître des rêves" de Roger Zelazny

"Le voyage d'Anna Blume" de Paul Auster
"Mort d'un parfait bilingue" de Thomas Gunzig
"Dalva" de Jim Harisson

Voilà pour la petite liste actuelle. Elle ne représente pas réellement ma PàL. D'ailleurs si elle était si petite se serait bien plus simple pour choisir...

Alors si quelqu'un souhaites faire une LC, un petit commentaire et on s'arrange!

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"Riverdream" de G.R.R. Martin

Lecture commune du mois de juin 2010 pour le Cercle d'Atuan. Une oeuvre de G.R.R. Martin que je n'avais encore jamais lue. Il faut dire que de l'auteur je n'ai lu qu'une partie du "Trône de fer", oeuvre magistrale et monumentale encore inachevée. Ici avec "Riverdream", G.R.R. Martin revisite la littérature vampirique, mais sous un certain angle : celui du choix du bien ou du mal.



+++ La quatrième de couverture +++

Mississippi, 1857. Quel capitaine de vapeur sensé refuserait le marché de Joshua York ? Cet armateur aux allures de dandy romantique offre des fonds illimités pour faire construire le navire le plus grand, le plus rapide et le plus somptueux que le fleuve ait jamais connu. En échange de quoi ses exigences paraissent bien raisonnables : garder la maîtrise des horaires et des destinations, et, surtout, ne jamais - à aucun prix - être dérangé dans sa cabine hermétiquement close, dont il ne sort qu'une fois la nuit tombée. Voilà enfin l'occasion qu'attendait le capitaine Marsh, vieux loup de rivière aux proportions gargantuesques, pour relancer sa compagnie en perte de vitesse. Si ce formidable vapeur lui permet de coiffer ses concurrents au poteau, peu lui importe les lubies de l'étrange armateur. Jusqu'au jour où une vague de meurtres sanglants apparaît dans le sillage du Rêve de Fèvre...


+++ Mon avis +++

Quoi de plus banal qu'un roman sur les vampires. Sujet oh combien classique et ultra-tendance actuellement, surtout avec Twilight et tout ce qui tourne autour. Hé pourtant, le livre de G.R.R. Martin date de 1983 pour sa version originale... Il y avait pensé bien avant la vague rouge.

Si ce n'est pas un chef d'oeuvre, il n'en reste pas moins que "Riverdream" fut pour moi un excellent roman. J'aime bien la thématique Vampire mais plutôt dans le genre "Dracula" ou "Entretien avec un vampire". Et ici, il y'a un quelque chose de ces deux oeuvres, plus la touche Martin. Je m'explique... Le découpage historique n'est pas sans rappeler "Dracula" ainsi que certaines courses poursuites qui si elles ne sont pas faites à cheval, le son grâce aux chevaux vapeurs de nos bateaux. Le fait que cela se passe sur le Mississippi me rappelle "Entretien avec un vampire", ainsi que l'image de York, vampire certes, mais également avec un certain humanisme. Il est pas juste noir, ni juste blanc. Il est tout en contrastes! Mais ce n'est que mon propre ressenti qui ne sera pas forcément partagé par tous et toutes.

Le personnage d'Abner est touchant également. Un espèce de grand gaillard, moche de sa personne, pas très rapide à la comprenure, enfin bref, il a tout de l'idiot en puissance. Et pourtant, s'il est lent... il n'en reste pas moins obstiné, têtu et intègre avec lui-même. Rien du héros romantique ou du personnage habituel du roman initiatique. Abner a tout de monsieur toutlemonde, et c'est ce qui plaît!

Et même si le livre commence doucement, avançant lentement comme un vapeur sur un cours d'eau, on est tout de même emporté par les images et les détails fournis par G.R.R. Martin. Alternant passages lents et rebondissements se déroulant tambour battant, Martin montre sa maîtrise du rythme et faisant de ce livre un excellent roman d'aventures. Un livre où la question du bien et du mal est posée. Car au final, tout est une question de choix, et non de race ou de déterminisme quelconque...

Certes ce ne sera pas un chef d'oeuvre, mais "Riverdream" est un livre que j'ai aimé de bout en bout. Se laissant dévorer avec allégresse, plein de belles images, de personnages attachants et de rebondissements (littéralement) mortels. Bref c'est un livre que je conseillerais à qui voudrait se lire un bon roman de vampires. Un truc qui change surement de la soupe actuelle qui a surement tendance à ressasser toujours les mêmes vieux fonds de casseroles.


+++ Sur le Web +++

Lecture effectuée dans le cadre du Cercle d'Atuan :
Le Hit Parade du Cercle d'Atuan


+++ Le livre +++

  • Poche: 506 pages
  • Editeur : J'ai lu (14 mai 2008)
  • Collection : J'ai lu
  • Prix Approximatif : 8,50 EUR

"Les futurs mystères de Paris 2" de Roland C. Wagner

Retour vers les Futurs Mystères de Paris pour accompagner notre Temple Sacré de l'Aube Radieuse, plus couramment appelé Tem, et détective privé de son état. Humour, polar et SF hallucinée pour cette aventure marquant le Tome 2.


+++ La quatrième de couverture +++

Le talent de transparence est un avantage certain pour un détective privé. Sauf lorsque votre employeur vous oublie au moment du règlement des honoraires, ou que votre copine oblitère votre existence... C'est donc affublé de son borsalino vert fluo pour le moins voyant que Temple Sacré de l'Aube Radieuse-appelez-le Tem-mène l'enquête. Il doit cette fois retrouver une jeune fille kidnappée par une secte de copistes. Mission simple en apparence, mais qui se complique dès lors que son chemin croise celui d'un chien jaune ravisseur quantique, de la pierre philosophale et d'agents du KGB polymorphes... Tem peut heureusement compter sur sa fidèle Gloria, l'Intelligence Artificielle anarchiste!


+++ Mon avis +++

Encore un bon moment partagé avec notre Tem qui est reparti en guerre contre une secte, mais cette fois c'est gratos. Ha ça, quand on a une dette envers un ami... il faut bien s'en acquitter. Notre héro n'a pourtant plus un rond, car malheureusement doué d'un don de transparence fort utile dans sa profession, cela l'est moins quand il s'agit de se faire payer pour ses services.

Pourtant, en mission contre la Secte des Copistes, Tem va se retrouver dans un autre lieu. Un autre espace .Un autre univers. Un non-lieu on ne sait où. Espace uchronique où les Russes ont gagné la Seconde Guerre voir la Guerre Froide, en tout cas ils dominent la France. En gros l'inverse de la vision uchronique de P.K. Dick que je viens de chroniquer. Bien sur ici, on est dans une version bien plus désopilante également, car entre les agents polymorphes du KGB et les résistants shootés à l'acide, on a de quoi perdre la tête. Et pour une mission qui devait sans doute être relativement simple, Tem s'en retrouve dans un casse-tête ressemblant plutôt à des poupées russes.

Un roman qui tient en un peu plus de 170 pages. Aventures plaisantes et ramassées, ce qui n'est pas sans déplaire au milieu de tous ces romans à rallonge et saga fantasy en multiples volumes.

On termine ensuite avec une brève nouvelle, "Le réveil du parasite", long d'une dizaine de pages où l'héroïne n'est autre que la compagne virtuelle de Tem, la bien nommée Gloria, Intelligence Artificielle anarchiste de son état.

Excellent image de couverture signée Marc Simonetti.


+++ Sur le Web +++

La page Wikipedia sur Les Futurs Mystères de Paris
La page web de Roland C. Wagner


+++ Le livre +++
  • Poche: 187 pages
  • Editeur : J'ai lu (6 avril 2009)
  • Collection : J'ai lu

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"Le Maître du Haut Château" de Philip K. Dick

Lecture d'un grand maître de la SF. Relecture d'un ouvrage dont j'avais complètement oublié la trame narrative. Œuvre complexe et difficile d'accès. Panorama kaléidoscopique de personnages psychotiques. Questionnement sur la réalité. On atteint ici un phénomène d'empilement où la multitude des portraits décrits parlent d'une uchronie dans l'uchronie au travers d'un roman S-F au travers d'un livre de S-F. Vous me suivez toujours là? ...

+++ La quatrième de couverture +++

En 1947 avait eu lieu la capitulation des alliés devant les forces de l'axe. Cependant que Hitler avait imposé la tyrannie nazie â l'est des Etats-Unis, l'ouest avait été attribué aux japonais.

Quelques années plus tard la vie avait repris 50n cours normal dans la zone occupée par les nippons. Ils avaient apporté avec eux l'usage du Yi-King, le livre des transformations du célèbre oracle chinoisa dont l'origine se perd dans la nuit des temps. Pourtant, dans cette nouvelle civilisation une rumeur étrange vint â circuler. Un homme vivant dans un haut château, un écrivain de science-fiction, aurait écrit un ouvrage racontant la victoire des alliés en 1945...


+++ Mon avis +++

"Le Maître du Haut Château" est une uchronie. Un livre classique dans le genre en question. Une œuvre connue et reconnue de P.K. Dick : Prix Hugo du meilleur roman en 1963.

Mais qu'est-ce donc qu'une uchronie, pour ceux ou celles qui ne le savent pas encore (ce qui est tout à fait pardonnable), selon Wikipedia : "L’auteur d’une uchronie prend comme point de départ une situation historique existante et en modifie l’issue pour ensuite imaginer les différentes conséquences possibles." Ici P.K. Dick nous offre un monde où les Nazis et les Japonais auraient gagner la Guerre. Seulement ce n'est pas tant cela qui est le propos du roman qu'un questionnement sur la réalité.

Dans ce roman, on suit une poignée de personnages dont les destins sont plus ou moins liés. Chacun a son histoire et son questionnement. Plutôt qu'un roman d'aventure, Dick nous offre un livre d'interrogations. Au travers de vrilles psychotiques, l'auteur nous emmène aux confins des questionnements de chaque personnages : "Et si les choses ne se passaient pas comme ça...", "Et s'il faisait cela plutôt que ceci...", "Que m'arrivera-t-il si je fais cela...", etc. Mais heureusement pour eux, l'Oracle est là pour les guider. Le bon vieux Yi King des Chinois est là pour leur donner réponse à leurs questions, leur offrir une voie. Encore que... Serait-ce vraiment la bonne voie? Que va-t-il se passer? Etc. On tourne en rond. Les pensées se mangent la queue les unes derrières les autres pour arriver par instants à un verbiage mental presque indigeste. Alors qu'à d'autre, la spirale nous happe et nous emmène... on ne sait où.

Il y'a peut-être trop de personnages à mon goût. Cela rend la lecture difficile, même si les différents points de vue peuvent se percuter, s'entrechoquer, se questionner l'un l'autre. Enfin bref... pas évident quoi.

Au final, est-ce que nos personnages fictionnels réalisent qu'ils vivent eux-même une fiction? Mise en abîme réalisée par la vérité offerte par l'Oracle, le Yi King? Encore une fois la remise en question éternelle de la réalité selon P.K. Dick. Une fin abyssale, certes, mais un peu frustrante également.

Un livre intéressant. Parfois difficile, parfois captivant. Une seconde lecture pour moi mais qui laisse un léger goût amer. Un je-ne-sais-quoi, comme un questionnement. Est-ce un bon livre? Je ne sais pas. Est-il à lire? Je ne sais pas. Mais c'est un classique tout de même.


+++ Sur le Web +++

Cette lecture marque pour une lecture commune engagée au travers du Forum de Livraddict.
Ce livre est une lecture commune avec Lexounet, Phooka, Lagrandesteph, Cerisia, Lynnae et Frankie.

Autres liens :
Le livre sur Wikipedia
10 uchronies incontournables selon ActuSF
La bibliothèque d'uchronies idéales selon Le Cafard Cosmique
Philip K. Dick sur Le Cafard Cosmique
L'uchronie sur Phenixweb


+++ Le livre +++
  • Poche: 317 pages
  • Editeur : J'ai lu (25 avril 2001)
  • Collection : J'ai lu
  • Prix Approximatif : 6,00 EUR

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