"Le collectionneur d'armes" - Pieter Aspe

Deuxième incursion dans l'œuvre de Pieter Aspe. Toujours un plaisir, même si j'ai peut-être moins accroché sur l'histoire, je me suis de nouveau bien amusé tant l'humour est toujours aussi présent.


+++ La quatrième de couverture +++

Épaulé par le fidèle inspecteur Versavel et par la belle Hannelore, juge d'instruction de son état (et accessoirement mère de ses jumeaux), le commissaire Van In, un flic peu catholique et peu diplomate, va devoir affronter la bourgeoisie de Bruges, arrogante et persuadée que l’argent peut tout acheter, lorsque la coûteuse collection d'armes du richissime trader Claes est dérobée. Très vite, Van In flaire une supercherie : le financier n'a visiblement pas la conscience tranquille et ses rendez-vous à la sauvette avec un mafieux russe ne plaident pas en sa faveur... Trafic d'armes, mafia russe et bordels de luxe : nos incorruptibles Brugeois ont du pain sur la planche !


+++ Mon avis +++

J'aime bien ce genre d'histoires qui égratignent la classe haute. Cette noblesse des temps modernes que sont les traders. Ces abjectes riches, plus riches que riches, aux mœurs et à l'éthique plus que douteuse. Bref, le genre d'histoire qui pouvait d'emblée me plaire. Sauf que le début du roman s'enlise un peu trop à mon goût dans une querelle d'amoureux entre Van In et la belle Hannelore. Maintenant parents, voilà que leur couple bat de l'aile. Situation de la vie courante ceci dit, mais je trouve que cela patine un peu sur cette partie là du texte. Certes cela rajoute une petite couche "personnelle" à une histoire policière, enrichissant les personnages, mais j'ai moins accroché.

Au niveau de l'histoire, Van In se retrouve plongé sur une enquête de meurtre qui n'en est pas une. Le trader de notre histoire, Patrick Claes, est retrouvé par sa bourgeoise la tête en sang. Celle-ci croit au meurtre mais finalement l'homme s'en tire à bon compte. Que reste-t-il à la police criminelle quand il n'y a pas de meurtre? Hé bien le vol d'armes de collection. Bon évidemment, tout n'est pas si simple...et les choses se compliquent, deux disquettes ont également disparues, des meurtres s'en suivent. L'enquête avance pour découvrir d'autres morts et que la haute semble mouillée jusqu'à l'os par cette sale affaire. Van In s'il avance est pourtant carrément à côté de la plaque, trop enlisé dans ses propres problèmes que pour y voir clair. Une lutte intestine entre sa femme, Hannelore, et lui se joue sur cette enquête... Jusqu'au moment où elle manque y laisser la vie. Van In se réveille alors et avec Guido Versavel, ils réussiront à faire avancer les choses. Mais si le final a tout d'un happy end , il n'en est pas un car un petit petit switch met les choses dans une autre perspective et donne à cette fin une certaine amertume.

Au niveau du roman, ce que j'aime ce sont les personnages. Chacun a son caractère, peut-être archétypé, mais cela colle bien avec ce genre de roman. Leur relation, les dialogues qui jouent avec les non-dits, l'humour permanent doué d'une certaine ironie, les relations avec certaines choses typiquement belges, enfin bref, tout ça me plaît bien. Certaines belgitudes seront peut-être plus difficiles à accrocher pour d'autres mais cela ne nuit pas du tout à la compréhension du livre, aucunement d'ailleurs.

Par contre, j'ai moins accroché sur le récit cette fois, trainant en longueur pendant une moitié du roman. Van In se perdant dans ses propres délires, l'enquête n'avançant pas, même si les méchants continuent à trucider eux! Peut-être que la présence de date seraient pas mal dans le texte, car l'utilisation de disquette donne un petit côté suranné à l'histoire qui pourrait déranger les plus jeunes lecteurs. Mais cela reste de l'ordre du détail selon moi.

Bref, partagé entre le plaisir de la lecture rapide d'un roman qui se dévore. Amusé par l'humour du roman. J'ai malheureusement moins accroché à l'histoire. Ceci dit, qu'à cela ne tienne, cela ne m'empêchera pas d'avoir envie de lire un autre Pieter Aspe. Mais je garderai une préférence pour "Le Carré de la Vengeance".


+++ Mais encore +++


9ème lecture pour le Challenge Littérature belge :

- modalités et inscriptions
- recensement des articles






+++ Le livre +++

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (9 novembre 2011)
  • Collection : Policier / Thriller
  • Traduction : Marie Belina-Podgaetsky et Emmanuèle Sandron

"Le carré de la vengeance" - Pieter Aspe

Première découverte de cet auteur belge. Verdict : comblé! Humour et enquête au rendez-vous. Des personnages sympathiques et une histoire qui joue avec les clichés de genre de manière fort agréable. A découvrir!


+++ La quatrième de couverture +++

A Bruges, la bijouterie Degroof a été cambriolée. Rien n'a été volé, mais le malfaiteur a fondu tous les bijoux dans un bain d'acide. Sa signature : un énigmatique message en latin... L'enquête est confiée au commissaire Van In, un flic buté étranglé par ses dettes, au sale caractère et à l'humour caustique. Amateur d'art, de cigares, de bières et de jolies femmes, il n'a pas son pareil pour déjouer les affaires les plus tordues. Avec Versavel, jumeau d'Hercule Poirot à l'homosexualité revendiquée, et Hannelore Martens, substitut du procureur affriolante et ambitieuse, Van In plonge dans la grande bourgeois brugeoise où il ne fait pas bon déterrer les secrets enfouis... Premier volet de la série, Le Carré de la vengeance fait de Pieter Aspe le " Simenon flamand ".


+++ Mon avis +++

Derrière cette belle petite couverture se cache une bien chouette découverte : le polar belge d'aujourd'hui. S'il fut, je crois, fortement francophone par le passé, aujourd'hui c'est Pieter Aspe qui brille par son style et ses personnages hauts en couleurs. Et là réside beaucoup du plaisir d'un polar, car si le scénario doit être prenant il faut que les personnages soient accrocheurs pour que l'on ait envie de les suivre au travers de leurs recherches. Et pour ça, Pieter Aspe nous gâte. D'abord il y'a le flic pas banal, le commissaire Van In, genre de flic hors norme tout ce qu'il y'a de plus logique dans un polar, l'archétype même du héros de roman noir. Et puis il y'a belle Hannelore Martens, jeune substitut du procureur sur qui tout le monde tourne la tête. Et puis ce brigadier homosexuel à la moustache aussi fournie qu'un personnage du YMCA. Bref, l'équipe est là, tous aussi accrocheurs les uns que les autres!

Quand au scénario, ce serait gâcher le plaisir que d'en dire trop. D'ailleurs, si l'on sait rapidement qui a fait le coup, on ne le sait pas clairement. Je veux dire par là que nous suivons les méchants en parallèle des bons. Ces premiers nous semblent tout aussi sympathiques que ces derniers d'ailleurs. Hé quoi? Y'a plus de vrais méchants de le banditisme romanesque de nos jours? Bon faut dire qu'avec comme point de départ un cambriolage qui n'en est pas un, ça démarre bien. La bijouterie Degroof c'est fait dévalisée! Mais en fait non. Nos malfrats n'ont rien trouvé de mieux à faire que de dissoudre les bijoux dans un bain d'acide. Du coup, il n'y a pas de vol... Une signature? Un message cryptique en latin qui semble tout droit venu des Templiers. Mais que cela cache-t-il? Une énième secte ésotérique prête à tout faire péter? Hé bien c'est bien plus amusant que ça, car Pieter Aspe joue avec les codes du genre polar et thriller pour finalement les détourner dans un jeu de vengeance. Et là, dans ce détournement subtile, ludique et oh combien amusant, l'auteur nous livre un récit fort agréable et finalement détaché des clichés du genre tout en jouant avec.

Le style est lui assez fluide, comme d'habitude dans un polar. Variant les vues, passant de nos bons amis les poulets à la marmailles des méchants, nous livrant ainsi des détails sans trop en dire. De même, Pieter Aspe mêle dialogues et pensées non-dites par ses personnages. Cela permet de jouer sur deux niveaux de dialogue et ajoutant une couche d'humour des plus agréables dans ce genre d'ouvrage. Un style très fluide qui fait que le livre se dévore assez rapidement et qui au final ne laisse que juste une envie : lire un autre Pieter Aspe dans la foulée. Et puis envie de découvrir des classiques belges du genre, tels que Simenon ou Steeman. Bientôt, bientôt!

Bref, ce roman est une découverte d'un auteur que je recommande chaudement. Un livre qui me donne envie de continuer mon exploration de la sphère polar, certes moi noire que Dashiell Hammett mais si bon quand même. A découvrir!


+++ Mais encore +++


8ème lecture pour le Challenge Littérature belge :

- modalités et inscriptions
- recensement des articles






+++ Le livre +++

  • Poche: 376 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (7 octobre 2009)
  • Collection : Policier / Thriller
  • Traduction : Emmanuèle Sandron

"Moisson Rouge" - Dashiell Hammett

Un classique du polar hard-boiled, voilà ce qu'il me fallait après avoir lu "La trilogie berlinoise" de Philip Kerr. Sympathique découverte ici, pour une œuvre classique de ce genre qu'il me plaît à (enfin) découvrir. Dashiell Hammett est une bonne entrée en matière.

+++ La quatrième de couverture +++

Depuis que le maire Elihu Willsson leur a demandé de l'aide pour briser les grèves de mineurs, les truands règnent en Maîtres à Personville. Son fils Don, patron de presse fait appel au célèbre détective de l'agence Continental pour y mettre un terme. Mais Don est assassiné avant d'avoir pu lui parler... Avec des méthodes aussi expéditives que celles des criminels, le détective s'emploie alors à nettoyer la ville gangrenée par la corruption, le chantage et le vice.


+++ Mon avis +++

Ma première impression fut que ce n'était pas tellement bien écrit. Cependant, je faisais cette lecture en parallèle de celle de "La Horde du Contrevent" de Alain Damasio (chronique ici). Mauvaise idée! Ce dernier étant tellement bien écrit et de plus directement en français, il gagnait sur le style d'office. Sans oublier qu'il fut un coup de cœur! J'ai donc judicieusement laissé ce livre mariné quelques temps avant de le reprendre et de plonger dans l'histoire, le chapeau sur la tête, le flingue coincé dans le pantalon. Un homme averti en vaut deux...

Repris en main, ce livre se révèle être bien mieux que ma première impression. Bien sur, il accuse son âge : 1928 pour sa première sortie US. Mais même si l'histoire nous paraissait d'un certain classicisme cliché, il n'est rien moins que original de par la coupure qu'il créé avec la littérature policière du siècle précédent. En cela, il n'a pas pris une ride tant ce style a imprégné des œuvres qui ont suivi Dashiell Hammett, tant au niveau polars que science-fiction d'ailleurs.

Avec seulement 5 romans et une soixantaine de nouvelles, on en a fait le chef de file de l'école hard-boiled, ces romans noirs des durs à cuire avec ces personnages violents plutôt dépourvus de sentiments. Si l'auteur nous dépeint une Amérique noire, engluée dans la corruption et les affaires louches, c'est parce que lui-même, Dashiell Hammett, a été enquêteur au sein de l'Agence Pinkerton et qu'il a été confronté à tout cela. Et si cela semble cliché et exagéré, peut-être y ajoute-t-il une pointe de fiction, mais si ce n'est pas loin de la vérité, alors cette période de notre histoire devait être bien noire et difficile à vivre.

Mais revenons au texte. D'office, à lire la quatrième de couverture et ce que je viens de vous mettre ci-dessus, on sent qu'il y'a un lien fort entre l'expérience de Dashiell Hammett et sa fiction. On sent également qu'il y' derrière cela un certain intérêt social du personnage, renforcé par la réalité quand on sait qu'il a démissionné de son poste lorsque l'Agence Pinkerton fut recrutée pour casser des grèves. Notre détective, celui du roman donc, se retrouve à enquêter à Personville, ville tellement pourrie que même ses habitants l'appellent Poisonville. Meutres sur meurtres vont se perpétrer, et notre détective découvrira toute la fange pourrie qui tient la ville en main, du riche véreux aux membres de la pègre locale. S'ensuivra toute une enquête à travers laquelle notre brave gars n'hésitera pas à se salir les mains pour mettre un peu d'ordre dans cette ville pourrie. Pour peu, notre homme passerait pour un Batman des temps anciens sans déguisement, car à Poisonville, tout comme à Gotham City, il faut faire le ménage! Et le plus tôt sera le mieux!

"Moisson Rouge" profite de tous les clichés du genre. Et pour preuve, il est la naissance de ces clichés! Non? Les mecs sont des durs à cuire, il ont la violence au bout des ongles et ont la gâchette facile. S'ils sont dans la rue pour y régner, il faut savoir en imposer, alors le flingue, la chapeau vissé sur la tête et l'argent facile sont tout ce qu'il faut pour en imposer. Et surtout : faut pas les faire chier! On retrouve là tout ce qu'on peu imaginer d'un roman noir ou d'un film noir. Pour preuve, une fois de plus, "Le Faucon maltais", autre livre de Dashiell Hammett, qui a été porté à l'écran avec Humphrey Bogart comme acteur (extrait vidéo ici).

Bref, l'œuvre de Dashiell Hammett tiens du classique pur genre. Ouvrage que j'ai été heureux de découvrir et qui profite d'une retraduction complète qui apporte surement un réel plus à cette œuvre. Si je n'ai pas été à 100% conquis par cette lecture, je pense que je retenterai l'aventure hard boiled avec un autre livre de Dashiell Hammett. Mais cette fois-ci, en lui réservant toute l'attention qu'il mérite, celle que André Gide lui a surement porté avant de l'encenser.


+++ Mais encore +++

A lire également, source d'infos de ma chronique :

+++ Le livre +++
  • Poche: 302 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (13 octobre 2011)
  • Collection : Folio Policier
  • Traduction : Nathalie Beunat et Pierre Bondil (Traduction entièrement révisée, 2009)

"Le K" - Dino Buzzati

Découverte d'un classique lu il y'a quelques mois. Un ouvrage qui m'aura laissé un avis mitigé... Dommage. Ou peut-être lu au mauvais moment?


+++ La quatrième de couverture +++

Lorsque le vieux Stefano rencontre enfin le K, le squale qui doit le dévorer, il découvre que le monstre l'a poursuivi sur toutes les mers du monde, non pour l'avaler mais pour lui remettre la perle merveilleuse « qui donne à celui qui la possède fortune, puissance, amour et paix de l'âme ». Devenu, avec Le désert des Tartares, un classique du XXe siècle, ce récit ouvre un recueil de 50 contes fantastiques où l'on retrouve tous les thèmes poignants et familiers de Dino Buzzati : la fuite des jours, la fatalité de notre condition de mortels, l'angoisse du néant, l'échec de toute vie, le mystère de la souffrance et du mal. Autant d'histoires merveilleuses, tristes ou inquiétantes pour traduire la réalité vécue de ce qui est par nature incommunicable.


+++ Mon avis +++

Lu lors d'une lecture commune du Cercle d'Atuan, c'est avec enthousiasme et beaucoup d'attente que je me lançais dans cette lecture. D'abord parce que "Le K" de Dino Buzzati est considéré comme un classique du fantastique. Ensuite parce que j'avais déjà pu lire une nouvelle de lui qui m'avait beaucoup plu, "La Tour Eiffel". Malheureusement, de trop grands espoirs m'ont amené à un avis plutôt mitigé.

Les textes parfois trop courts laissent trop peu de temps pour entrer dans le récit. Si ceci fut un défaut, il peut également être une qualité. Du souvenir que je garde de cette lecture du mois de juillet 2011, ce sont des bons textes et des moins bons. Tout réside dans la chute pour ce genre de textes, et si vous n'êtes pas un minimum dedans, vous passez outre comme cela le fut plus d'une fois pour moi. Plutôt resté sur ma faim, je pense avoir abordé ce livre au mauvais moment. J'en veux pour preuve mon envie actuelle de nouvelles et de textes brefs. Peut-être également que ce genre d'ouvrage ce prête très peu à des lectures communes découpées?

Comme quoi, un roman doit toujours se lire au bon moment et le style de Buzzati m'aurait peut-être plus touché lors de ma mélancolie hivernale. D'une écriture elliptique qui joue avec les synonymes et adjectifs, Buzzati crée des phrases agréables pour mieux en faire ressortir une image ou une ambiance. Bref, un beau style et un auteur que je devrais peut-être réessayé à l'occasion... Ou alors je ne suis pas le bon public.

Concluons cette trop brève chronique par deux extraits de la post-face de François Livi qui pourra éclairer votre avis sur cette lecture :

"Buzzati préfère un point de départ plus réaliste. Un élément étrange fait ensuite basculer le récit dans le fantastique ou dans l'absurde, dont la logique peut-être acceptée ou refusé par le narrateur ou ses personnages".

Encore que pour l'absurde en court, j'aurai préféré Fredric Brown, et pour le fantastique pur et dure le style de Thomas Owen que je découvre actuellement.

Mais terminons par cette très belle phrase, toujours de François Livi, qui voit clair dans le style de Buzzati, plus que moi sans doute...

"Le fantastique est un instrument qui corrige notre myopie. Et l'humour évite, tout simplement, que le drame de l'existence ne tourne à la tragédie".

Bref, un auteur à découvrir. Un livre qui ne m'aura pas conquit, mais qui n'est pas exempt de qualités. A chacun de se faire son opinion. Pour moi c'est pas réussi...


+++ Mais encore +++

Il s'agit de mon 6ème livre lu dans le cadre du Challenge Chef d'oeuvre de la SFFF.

SF : 2/9 , Fantasy : 3/7, Fantastique : 0/2

Toutes les chroniques de ce challenge
Mon billet de participation.
Le Billet de présentation du Challenge


+++ Le livre +++
  • Poche: 441 pages
  • Editeur : Pocket (31 janvier 2004)
  • Collection : Litterature

Galaxies Science-Fiction - la filière belge

Voici un hors-série de la revue Galaxies Science-Fiction que je me devais de lire. Loin de moi tout nationalisme de bas étage, d'ailleurs mort aux frontières, mais ce qui m'intéresse dans ce qui se fait en SFFF belge c'est de savoir ce qui pousse autour de moi, dans notre terroir local.


+++ Sommaire +++

Dossier : la filière belge

- Editorial
- Luc Schuiten
- La possibilité d’une science-fiction - Dominique Warfa
- Hommage à Alain le Bussy - Pierre Gévart
- La SF francophone et moi - Alain le Bussy
- Entretien avec Alain le Bussy

Nouvelles

- La dernière danse avec la mort - Alain le Bussy
- Moi, Elmyr Schatz, en ma vie infinie - Alain Dartevelle
- Service des rebuts - Serge Delsemme
- Une rose morte au fond du glacier - Anne Smulders
- D’une gare à l’autre - Christian Simon
- Pertes de mémoire - Adriana Lorusso
- Fracture de temps dans la tour de l’espoir - Frank Roger
- Prévenu - Odile Kennel
- Micronouvelles - Vincent Bastin

- Petit aperçu de la BD belge - Alain Dartevelle
- Jacques Sternberg - Odile Kennel
- Bob Morane et la Science-fiction - Michel Vannereux
- Interview d’Henri Vernes - Hugo van Gaert
- Les aventures de Victor Vincent - Philippe Ethuin


+++ Mon avis +++

Haaaa hé bien voilà une sympathique découverte : la SF belge! Bon, soyons clair, en fait la SF belge n'existe pas. En tout cas c'est ce qu'il ressort de l'article de Dominique Warfa. Un très chouette texte d'ailleurs qui déborde d'un tas de références diverses qui ne vous donne qu'une seule envie : découvrir tous ce qui semble bien. J'ai bien repérer quelques trucs à essayer de découvrir, mais il ne me restera quasi que les rayons d'occasion pour cela car la SF belge ne se trouve pas énormément sur les rayons d'aujourd'hui. Dominique Warfa nous fournit ici un solide dossier que je vous invite à découvrir, bien complet et construit selon une suite historique des événements. Bref un article qui vaut franchement le détour. Seul point négatif, s'il en est, c'est que l'on aimerait que l'auteur ait réalisé une somme des titres proposés/nommés dans l'article. Ouvrages que l'on aurait plus qu'à cocher et emporter dans nos promenades bibliophiles. J'invite d'ailleurs monsieur Warfa à proposer à ActuSF un "Petit guide à trimballer" sur la SFFF belge.

J'y découvre également ici Alain Le Bussy. Si je suis Liégeois d'adoption, ce n'est que maintenant, après sa mort, que je découvre enfin cet auteur. A savoir si maintenant j'apprécierai tout ce qu'il a réalisé, c'est une autre pair de manche. Sachant que le bonhomme a réalisé un nombre invraisemblables de textes de longueurs diverses, il devrait être possible néanmoins de trouver de quoi lire. Mais reste à voir si la qualité sera au rendez-vous vu que l'homme semblait aimer écrire et écrire et écrire plutôt que retoucher ses textes pour les peaufiner. Faut-il y voir les racines du roman populaire en plein?

Passons aux nouvelles, celles-ci sont vraiment chouette. Seul hic, il n'y a pas de présentation des auteurs et quand je dois lire une nouvelle j'aime avoir un minimum d'introduction. Qui est l'auteur, d'où vient-il, qu'est-ce qui est disponible actuellement de lui, quels sont ses productions en prévisions, etc. Le genre de choses qui aideraient à aller plus loin dans la découverte d'un auteur. Juste pour ne pas faire dans la lecture one-shot quand on a apprécié. D'autant qu'il y'a du bon.

J'ai aimé découvrir Alain Le Bussy, fameux rédacteur d'une revue que je n'ai pas connu "Xuense", mot créé à l'inverse de la jolie bourgade qui l'a abrité : Esneux. Un texte écrit en 10 heures chrono ce qui est plutôt impressionnant. A croire que cet homme est une machine!

Le texte d'Alain Dartevelle est bien. Mieux écrit d'ailleurs j'ai trouvé, plus riche au niveau du style. Par contre, j'ai moins accroché au texte, fort probablement à cause du personnage détestable... Mais c'est voulu! Non? Par conte, cela m'a donné envie de lire "Imago", de lui, que j'ai trouvé en occasion.

Le texte de Serge Delsemme est celui que j'ai le plus aimé. Inévitablement, je n'ai pu que sombrer dans le parcourt du personnage qui a croisé la route d'endroit que j'ai fréquenté quotidiennement ces dernières années. Nouvelle kafakïenne, le texte de Delsemme nous promène jusqu'au quartier Pierreuse pour se perdre dans les méandres du centre culturel Barricade où j'ai travaillé plusieurs années. C'est assez hallucinant de retrouver ce lieu dans une nouvelle SF, mais oh combien amusant que de s'imaginer si facilement les espaces. Bravo Mr Delsemme. Au plaisir de lire d'autres de vos textes. En espérant que Le Bélial vous invitera encore à publier des textes? Voir à réaliser un recueil...

Anne Smulders nous offre un beau texte également. Plein d'une poésie toute fantastique, elle plaira a pas mal de monde je pense. Également un texte qui donne envie d'en découvrir un peu plus sur l'auteure. Malheureusement, il ne semble y avoir que quelques nouvelles éparses ici et là.

Christian Simon offre un texte également très agréable. Sorte de voyage fantastique dans un autre-monde. Quelque part entre Liège et Liège. Perdu dans l'au delà, perdu dans l'autre là. Encore un texte qui se passe en partie dans la ville où je vis. Un auteur à suivre probablement...

Adriana Lorusso est l'auteur non-belge de ce numéro spécial. Italienne de souche, elle est belge d'adoption et vit à Bruxelles. Elle est édité chez Bragelonne avec "Ta-Shima". Elle nous offre ici un texte plutôt Dickien, très agréable et même si ce n'est pas forcément original sur le fond on s'y promène avec grand plaisir!

Frank Roger offre une nouvelle futuriste qui sur fond d'immigration pour le travail, nous fait réfléchir sur les espoirs de chacun. Mais qu'est-ce qui se cache derrière tout cela? Un texte quelque part entre Dick et Silverberg. Assez sympathique il faut le dire.

Odile Kennel offre une très courte nouvelle. Courte mais juste. Malheureusement, la "courtitude" d'une nouvelle en laisse parfois un souvenir peu pérenne. Encore que...

Quand à faire court autant faire mini. Alors Vincent Bastin, lui, fait dans la micro-nouvelle. Que dis-je? Les micro-nouvelles, rien moins que 14. Parfois cela tombe très bien, parfois moins, mais c'est un exercice de style qui aurait sans doute plus à Fredric Brown, y compris l'humour!

L'article sur la BD belge de SF, est écrit par Alain Dartevelle. Il a éveillé en moins de nombreux souvenirs de lectures. Et à bien y regarder, mes lectures d'enfants qui croisent une bonne partie des titres soulevés, m'ont surement amenées à mes lectures d'aujourd'hui. Ceci dit, un article tel que celui-ci me donne juste envie d'aller déterrer de vieilles BD à la bibliothèque du coin. Merci monsieur Dartevelle.

Un bref, trop bref sans doute, article nous présente Jacques Sternberg. Un auteur belge que je n'ai pas encore lu mais qui a son importance dans l'univers SF belge. Un article complet aurait sans doute étant plus intéressant, pour moi (et peut-être que pour moi), qu'une présentation en long et en large du travail de Henri Vernes (qui a lui aussi toute sa valeur ceci dit!). Jacques Sternberg attend ma lecture du côté de ma pile de lectures...

On termine ensuite avec une interview de Henri Vernes, le monsieur de Bob Morane. Je ne savais pas son nom, ni même qu'il était belge. Peut-être parce que Bob Morane ne m'a jamais intéressé. Néanmoins l'interview est intéressante et il est impressionnant de voir le nombre d'aventures de Bob Morane qu'il a pu écrire depuis quelques dizaines d'années. J'aurai néanmoins été étonné (voir irrité?) de voir que monsieur Vernes trouve que la SF ne se réinvente pas. Si sur le fond il n'a pas tord, on ne peut pas dire que Bob Morane brille par l'originalité de ses thèmes tant ils sont "pompés" ici et là, notamment en SF. Inconsistance humaine... Mais néanmoins je reste impressionné par son parcourt.

Bref, au final un très bon recueil qui profite de sympathiques articles, parfois très complets, parfois bien trop courts. On pourrait s'attrister de la non-présence du fantastique belge, mais ce dernier étant plus connu, il était intéressant de relevé la SF belge en tant que telle. Même si elle n'existe pas selon Dominique Warfa... A découvrir donc, pour nous belges, mais également pour les Français, afin qu'il puissent découvrir ce qui peut s'écrire dans les pays voisins du leur, fut-il petit!


+++ Mais encore +++

Cet ouvrage peut se commander en ligne directement sur le site de Galaxies SF.

7ème lecture pour le Challenge Littérature belge :

- modalités et inscriptions
- recensement des articles





+++ Le livre +++

  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Galaxies SF (Août 2011)
  • Illustration : Luc Schuiten

"Hunger Games" - Suzanne Collins

Voici un livre que l'on m'a prêté. Sans ça, je crois que je ne l'aurais jamais acheté because mes préjugés sur la littérature jeunesse. Mais la lecture est faites! Il y'a du bon et du moyen, mais ce qui est certain, c'est que je ne suis pas la cible de ce genre d'ouvrages.


+++ La quatrième de couverture +++

Peeta et Katniss sont tirés au sort pour participer aux Jeux de la Faim. La règle est simple : 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras ? Dans chaque district de Panem une société reconstruite sur les ruines des États-Unis deux adolescents sont choisis pour participer au Jeu de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an. Katniss et Peeta sont les « élus » du district numéro douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé... Alors que les candidats tombent comme des mouches, que les alliances se font et se défont, Peeta déclare sa flamme pour Katniss à l antenne. La jeune fille avoue elle-aussi son amour. Calcul ? Idylle qui se conclura par la mort d un des amants ? Un suicide ? Tout est possible, et surtout tout est faussé au sein du Jeu de la Faim...


+++ Mon avis +++

Comme dit plus haut, "Hunger Games" je l'ai eu à prêté. Sans ça, je ne l'aurais surement jamais acheté. Il faut dire que je suis chargé de préjugés sur la littérature jeunesse. Pour moi c'est un style plus léger, parfois efficace, plus facile d'accès également, profitant d'une lecture simple mais soufrant également, à mon avis, d'une trame narrative simpliste. Voici ce dont j'en pense. A vrais dire, je trouve qu'ici, ça se vérifie. Ceci dit, je ne suis vraiment pas le public cible non plus vu que j'ai dépassé l'âge générique de la littérature jeunesse. Ce qui fait que je n'ai peut-être pas le bon œil critique pour cet ouvrage... Encore que?

Au niveau de la trame c'est assez téléphone. Inévitablement, l'histoire fait appel à un récit dont on devinera assez vite ce qui va se passer. Ce n'est pas spécifiquement mauvais, mais c'est comme un block buster américain : le scénario n'est pas en béton mais on y passe quand même un très bon moment de détente, éblouis par les effets spéciaux. Est-ce que cela s'arrête là? Peut-être. Peut-être pas. A chacun ses goûts et à chacun ses lectures donc. Pour ma part je ne sais pas si je continuerai sur les tomes 2 et 3. On verra bien...

Si ce livre souffre de ces défauts, à mes yeux (et je dis bien à mes yeux!), il profite néanmoins d'une langue simple, rythmée et accessible. Il ne ravira pas le fan de lectures plus complexes mais il invitera surement le jeune lecteur à s'initier à la littérature de l'imaginaire. Fut-elle de jeunesse, elle créera de manière plus pérenne un engouement à la lecture que ne pourrait le créer un énième classique de base qu'il faudra s'ingurgiter de force pour l'école. Là est la clé selon moi dans ce genre d'oeuvre : créer le plaisir chez le jeune lecteur et inviter à d'autres découvertes? Faut-il y voir des parallèles avec les classiques de la littératures populaires tel que Bob Morrane? Ce personnage de Henri Verne qui aura inviter toute une génération à découvre les littératures de genre. Une initiation à plus, à autre chose? Peut-être. Mais beaucoup y trouveront, et même y ont trouvé, beaucoup de plaisir car transporter par le personnage de Katniss, adolescente de 16 ans, doué d'un caractère trempé et qui a une volonté de survie incroyable.

Au niveau de l'histoire, il n'est guère utile d'en donner plus que le descriptif de présentation. Le reste peut se deviner. Katniss est prise dans le jeux, voir même survit et gagne. Je ne vous apprends rien à partir du moment où vous savez qu'il y'a un tome 2 et 3. Le fond post-apocalytique, la répartition en classes dominées et dominantes peut inviter à une réflexion de surface, le jeu du Hunger Games sorte de reality show violent qui serait un Kolenta brutal et animal est également une critique des ces cirques actuels. A savoir si cela touchera le public et le poussera à une réflexion critique... il y'a du chemin à faire.

En bref, ce roman de Suzanne Collins je l'ai lu de bout en bout. Je l'ai même plutôt apprécié vu que je l'ai rapidement dévoré. Sans prétention, il offre un bon moment de divertissement. Et si c'est un livre sympathique, il ne rejoindra certes pas mon top des favoris, mais il ne rejoindra pas les flops non plus. Il se situera quelque part au milieu, dans cette masse de livre que l'on sait avoir lu mais que l'on oubliera peut-être. Maintenant, que ceci ne vous empêche pas de le lire et d'y prendre du plaisir car quitte à me répéter : chacun ses goûts et ses plaisirs.


+++ Mais encore +++

8ème lecture pour le challenge Fin du Monde :

Mon billet sur le Challenge Fin du Monde.
Mes autres chroniques pour se challenge.
Le Billet de Présentation et Récapitulatif est ICI



+++ Le livre +++

  • Poche: 379 pages
  • Editeur : Pocket (1 octobre 2009)
  • Collection : Pocket Jeunesse
  • Traduction : Guillaume Fournier

"Petit déjeuner au crépuscule" - Philip K. Dick

Un petit livre à 2 euros, cela s'achète presque les yeux fermés. En tout cas c'était l'occasion de renouer avec Philip K. Dick, un bon auteur de SF qui ne m'a pas toujours convaincu. Ceci dit, cette fois, j'ai vraiment apprécié de bout en bout.


+++ La quatrième de couverture +++

Imaginez que, au moment où vous ouvrez la porte pour emmener vos enfants à l'école, des soldats armés jusqu'aux dents fassent irruption dans votre cuisine. Dehors, à la place de votre petite ville riante, il n'y a qu'immeubles en ruine et gravats... Prendre un petit déjeuner avec Philip K. Dick n'est pas sans danger. Qui sait ce que vous réserve le reste de la journée?


+++ Mon avis +++

Les trois nouvelles qui composent ce court recueil sont issues du livre "Paycheck", ouvrage disponible en Folio SF.

Le premier texte, "Petit déjeuner au crépuscule" nous plonge dans un monde uchronique. Uchronie sans l'être... Encore que! C'est le matin d'une journée comme toutes les autres. Tim McLean prend son petit déjeuner avec ses enfants de manière un peu pressée juste avant de conduire les enfants à l'école puis d'aller travailler. Sauf que derrière la porte se trouve des soldats. De fil en aiguille, on réalise qu'une guerre a eu lieu entre les USA et les Russes. On est en 1980, et des Etats-Unis d'Amérique il ne reste que des cendres à peu de chose prêt. Sauf la maison de Tim qui est intacte ou presque. Hallucinant! Comment est-ce possible? Que c'est-il passé? Bon, n'en disons pas trop, ce serait dommage. Toujours est-il que ce sympathique petit texte a un bon goût d'uchronie mâtiné de post-apocaliptique.

"Une petite vile" est un peu plus incidieux. Verne Haskel est un brave gars. Le genre de type discret pour qui la vie n'est que boulot et repos à la maison. Quand il est chez lui, il s'occupe de son train électrique. Pour celui-ci, il a reconstruit entièrement sa ville, pièce par pièce, lieu par lieu, tout à l'identique. Mais Verne en a marre, tout bascule, il jette son boulot et décide de tout changer. Alors pour influer le monde, que lui reste-il? La seule chose sur laquelle il a une influence : sa maquette de la ville. Détruire son univers réduit pour le reconstruire à sa manière... et alors le monde va changer avec ce qu'il réalise. Une fois de plus arrive le questionnement de Philip K. Dick sur la réalité de ce qui nous entoure, celle-ci n'étant qu'une représentation de notre esprit. En bref, rien ne serait réellement réel. Cela donne un petit côté caverne de Platon sous LSD et paranoïa, non? Ceci dit, cela marche très bien et j'aime beaucoup!

Le troisième et dernier texte, intitulé "Là où il y'a de l'hygiène" aborde le thème de la liberté de penser. Un homme, Don Walsh, est tiraillé entre les deux avis qui dirigent l'état actuel des choses. D'u côté il y'a les naturalistes, ceux qui revendiquent leur nature, leurs odeurs, leur transpirations, leurs productions corporelles. De l'autre, il y'a les puristes qui sont l'exacte contraire, sorte d'intégriste hygiéniste. Inévatiblement, Walsh doit choisir son camp. Il ne veut pas... s'en suivra pour lui des rencontres difficiles et des déboires à gérer. Faut-il, avec cette histoire, faire un parallèle avec la politique américaine où il n'y a que deux camps? Un pays où l'on est soit de l'un, soit de l'autre mais où il n'existerait dès lors aucune place quelque part au milieu ou ailleurs? Doit-on aussi y voir le côté gauchiste de Philip K. Dick, ce courant qui n'existe pas réellement en politique américaine?

Bref, ce recueil fut pour moi un réel plaisir. Une nouvelle incursion dans l'univers déroutant de Philip K. Dick. Un bon auteur de SF qui a pondu de très bon texte au niveau réflexif, mais qui en a pondu des mauvais comme des bofs. Tout tient pour moi essentiellement dans ces idées plus que son style. Non? Ce qui est certain, c'est que ces trois nouvelles m'ont donné envie de relire du Philip K. Dick, un auteur que j'avais un peu rangé aux oubliettes tant il peut être déroutant.


+++ Mais encore +++

7ème lecture pour le challenge Fin du Monde :

Mon billet sur le Challenge Fin du Monde.
Mes autres chroniques pour se challenge.
Le Billet de Présentation et Récapitulatif est ICI



Première lecture pour le Winter Time Travel Challenge, édition 2011-2012, défi littéraire qui a pour thème l'uchronie.

Les autres billets de ce Challenge (y compris l'édition précédente)
Le billet du RSF blog qui a lancé ce Challenge





+++ Le livre +++

  • Broché: 108 pages
  • Editeur : Gallimard (2 septembre 2010)
  • Collection : Folio 2€
  • Traductions : revues et corrigées par Hélène Collon
  • Illustration : Alan Sirulnikoff

"Le Miroir aux éperluettes" - Sylvie Lainé

Sympathique découverte que cette auteure que je ne connaissais actuellement que de nom. En tout cas, conquis par son style et sa poésie, cela donne envie de lire un autre de ses recueils.


+++ La quatrième de couverture +++

« Elle venait presque tous les mercredis, à cinq heures. Une belle femme rousse, avec des jambes interminables. Toujours seule. Jamais je n’avais osé lui parler, encore moins m’asseoir à sa table. Elle m’intimidait. »
En six nouvelles, Sylvie Lainé explore le thème de la rencontre et de l’autre. Même s’il vient d’ailleurs, cela reste toujours une entité, un être à découvrir et peut-être à aimer. Laissez-vous entraîner vers l’inconnu. Il est tout proche. Il nous connaît déjà... Six textes savoureux de douceur et de précision. Une science fiction sensible, passionnante et intelligente.
Née en 1957, Sylvie Lainé a multiplié les nouvelles ces dernières années, accumulant les prix et les récompenses. Voici enfin le premier recueil regroupant une partie de ses meilleurs récits.

Contient Un signe de Setty, Prix Rosny aîné 2003.


+++ Mon avis +++

Sympathique petit recueil que celui-ci. Une petite découverte d'une auteure française, Sylvie Lainé, qui m'était inconnue. Ceci dit, je n'ai pas la prétention de connaître tout en SFFF. D'ailleurs plus je découvre ce pan de littérature et plus je réalise que je n'y connais pas grand chose.

Ce recueil s'ouvre sur une mise en bouche réalisé par Jean-Claude Dunyach. Ce dernier nous donne en quelques mots qui donne juste l'envie de découvrir cette auteure. Alors fonçons.

Au rendez-vous, on retrouve 7 nouvelles, dont "Setty" qui a reçu le Prix Rosny aîné en 2003. Sept textes plutôt agréables, teintés d'une certaine poésie fantastique, sept balades dans des mondes imaginaires où les rencontres merveilleuses avec l'autre sont le point d'orgue. Exactement le genre de nouvelles qui plairont aux personnes qui ne sont pas fans de la SF techniciste, typiquement le genre de textes qu'adoreront les amateurs de fantastique poétique plutôt éloignée du style terreurs abominables.

S'il fallait épinglé trois textes, je prendrais ceux-ci : "La mirotte", "Un rêve d'herbe" et "Un signe de Setty". "La mirotte" pour son petit goût de "Des fleurs pour Algernon" de Daniel Keyes, sans en être. "Un rêve d'herbe" pour sa végétalité fantasmatique mêlée à un fantastique urbain. Et "Un signe pour Setty" parce que par son côté réalité virtuelle, il donne un goût de Greg Egan en bien plus poétique, le style littéraire en plus et que finalement ce texte mérite bien son Prix Rosny aîné. Les trois autres m'ont également bien plus vu que j'ai dévoré ce petit ouvrage en moins d'une soirée, absorbé par l'univers de Sylvie Lainé. Par contre, à posteriori, je n'ai plus grand souvenir de ceux-ci. L'occasion de les relire un jour? Peut-être...

Bref, "Le Miroir aux éperluettes" est un très chouette ouvrage. Une découverte également pour moi d'une auteure qui m'était inconnue, qui brille tant par l'imaginaire fantasmatique dégagé que par le style littéraire des plus agréables. Faut-il également féliciter ActuSF pour ce recueil? Peut-être bien car entre la découverte de textes inconnus de grands noms des la SF anglo-saxonne, cette petit maison de micro-édition nous fourni comme ici quelques bons recueils de nouvelles. Alors comme dirait l'autre : keep up the good work!


+++ Mais encore +++

Ce livre peut se commander sur le site d'ActuSf en suivant ce lien-ci

+++ Le livre +++

  • Broché: 88 pages
  • Editeur : ActuSF (11 novembre 2007)
  • Collection : Trois Souhaits
  • Illustration : Gilles Francescano

"Julian" - Robert Charles Wilson

Haaaaaaaaaaa Robert Charles Wilson. Grand fan je suis devenu, grand fan je resterai (malgré un pauvre "Bios"). En tout cas, si "Julian" n'est pas un masterpiece, il reste une pièce maitresse dans son œuvre en construction. Tout simplement génial! Une fois de plus.


+++ La quatrième de couverture +++

Il s'appelle Julian Comstock ; il est le neveu du président des Etats-Unis. Son père, le général Bryce Comstock, a été pendu pour trahison (on murmure qu'il était innocent de ce crime). Julian est né dans une Amérique à jamais privée de pétrole, une Amérique étendue à soixante Etats, tenue de main de maître par l'Eglise du Dominion. Un pays en ruine, exsangue, en guerre au Labrador contre les forces mitteleuropéennes. Un combat acharné pour exploiter les ultimes ressources naturelles nord-américaines. On le connaît désormais sous le nom de Julian l'agnostique ou (comme son oncle) de Julian le Conquérant. Ceci est l'histoire de ce qu'il a cru bon et juste, l'histoire de ses victoires et défaites, militaires et politiques. Fresque post-apocalyptique, western du XXIIe siècle, fulgurant hommage à l'oeuvre de Mark Twain, Julian est le plus atypique des romans de Robert Charles Wilson. Une réussite majeure et une critique sans concession des politiques environnementales actuelles.


+++ Mon avis +++

"Julian" est à la base une nouvelle. L'une de celle que l'on retrouve dans le recueil "Mysterium" édité également par Denoël dans la très bonne collection Lunes d'Encre. Ceci, malgré mon intérêt pour l'auteur, je ne le découvre qu'en ouvrant ce livre. Ceci dit, si ce roman n'est qu'une nouvelle agrandie, j'en veux bien des comme ça plus souvent car c'est tout simplement magnifique!

Pour tout dire, je suis un fan de Robert Charles Wilson, mais ça vous le saviez déjà, et plus son œuvre avance et plus il gagne en capacité d'écriture, tout en gardant cette mélancolie qui lui est propre. Tout à son habitude, Wilson prend un personnage de second plan, Adam Hazard, pour parler du héros de l'histoire en marche, Julian Comstock. Cette manière d'écrire l'histoire vue par le regard d'un tiers nous offre dans le cas présent une beauté de style vraiment agréable. Certes ce n'est pas son meilleur livre mais néanmoins une petite perle de plaisir.

"Julian" a tout d'un roman initiatique en suivant Julian Comstock et Adam Hazard, passant de leur adolescence à l'état adulte bien malgré eux et forcé par les événements. Mais ce roman ne se limitera pas seulement à cette étiquette si courante dans les romans des littératures de l'imaginaire. A celle-ci donc viendront s'ajouter deux autres. Le "post-apocalyptique" parce que nous sommes en 2172 de notre ère, que notre monde a souffert des dérangements climatiques, des pénuries, des famines, de la dénatalité, et du manque de tout. La deuxième, "Western", parce que ce 22ème siècle a tout d'un retour en arrière, d'un arrière goût prononcé d'Amérique d'autrefois, celle des grandes étendues, celle de la survie permanente. Et pourtant, bien que tout cela puisse s'y coller, et sans oublier le fait que "Julian" reste également avant tout un roman d'aventure, ce livre pourrait très facilement prendre place dans les rayons de littérature dites "blanche". Le graphisme de la couverture tout autant que le style et le rythme adopté par Wilson en feront un livre qui plaira à énormément de gens.

Si j'ai déjà parlé du style adopté par l'auteur, il est à ajouter que le rythme a quelque chose de très juste. D'une certaine lenteur et brossant rapidement les scènes d'action, il rebutera le fan de SF habituel qui aime lire un pur roman d'aventure pur et dur, mais celui ou celle qui cherche un roman qui a du style il trouvera ici dans le rythme, la poésie d'un temps futur où le monde tournera inévitablement plus lentement.

A sa manière, Robert Charles Wilson nous dépeint un futur possible. Plutôt sombre car post-apocalyptique, il nous présente ce que pourrait devenir notre histoire en cours si nous ne prenons pas garde à notre environnement, à nos consommations, à notre manière de vivre. Bien que le futur soit noir, un espoir reste car l'homme a survécu. Sans être moralisateur ni même jamais aborder de front le côté écologiste, Wilson nous distille ici et là ses idées. Sans jamais nous attaquer il provoque la réflexion sur nos manières de consommer et peut-être de manière plus pérenne qu'un discourt écologiste grossièrement frontal.

Outre la côté environnementaliste qui transparaît dans le récit, une discussion sur les religions revient à nouveau au centre de son récit. A nouveau, celles-ci sont des matières refuges face à la peur, face aux dangers, face à la mort et à l'inconnu qui nous entoure. Julian est lui-même un apostat, il ne cesse de critiquer l'église du Dominion, cette entité dogmatique qui presse le monde par ses croyances et dictats. Tout en restant foncièrement matérialiste Julian s'intéressera inévitablement à la spiritualité des autres, voir s'en rapprochera. Et Wilson de questionner le dogmatisme des religions institutionnelles... Tout en laissant la place à la spiritualité de chacun? Matière à réflexion bien amenée.

Certes l'histoire de l'auteur n'est pas spécialement originale, c'est la manière de la traitée qui la rend intéressante. Une comparaison avec Mark Twain est faites, mais n'ayant jamais lu l'auteur américain, je ne peux confirmer ceci. Il reste que Wilson aurait glissé ici et là, de manière assez claire, quelques clins d'œil en hommage à l'auteur classique qu'est Mark Twain. La plume de Wilson est souvent rapprochée de Clifford D. Simak et de Theodore Sturgeon. Lisant actuellement du Simak, j'aurais tendance à accepter cette première comparaison. Pour la deuxième, j'attendrai de relire du Sturgeon prochainement...

Toujours est-il que ce roman a au début un côté western des grands espaces pour finalement tomber vers l'aventure pré-industrielle des grandes villes américaines. Étrange retour historique dans un futur qui pourrait être le nôtre. Rêve prémonitoire ou délire poétique sur fond post-apocalyptique ? Nous ne seront sans doute plus là pour en témoigner. Cependant "Julian" reste un très très bon moment de lecture, tant au niveau des idées partagées discrètement que du style magnifiquement rendu par une plume savoureuse et une traduction probablement très bonne également. Robert Charles Wilson est une des nouvelles références SF d'aujourd'hui. Un vrais créateur d'histoire, un homme qui a la critique sociale au bout de la plume, qui sait partager de manière très humaine et avec beaucoup de style pour le présent ouvrage.


+++ Mais encore +++

6ème lecture pour le challenge Fin du Monde :

Mon billet sur le Challenge Fin du Monde.
Mes autres chroniques pour se challenge.
Le Billet de Présentation et Récapitulatif est ICI



+++ Le livre +++

  • Broché: 594 pages
  • Editeur : Editions Denoël (25 août 2011)
  • Collection : Lunes d'encre
  • Traduction : Gilles Goullet
  • Illustration : Jefferson Hayman

Bilan des lectures 2011

Je vais me plier au jeu inutile de la statistique de lecture. Ceci, non pas pour me comparer aux autres ni me voir meilleur (ou moins bon) lecteur que d'autres, mais juste pour voir mon évolution (ou involution) du nombre de lectures comparé à 2010.


+++ Toujours aussi gourmand de lectures +++

Une analyse peu fiable de mes chroniques bloguesques et de ce que je me souviens avoir lu fait état du fait que j'ai lu en 2011 plus de 102 ouvrages. Là dedans s'y retrouve des romans, BD, longue novella, essais, etc. Pourquoi plus de? Parce que je sais qu'il y'a des ouvrages lus que je n'ai pas chroniqué. Notamment les BD que je lis avec mon fils maintenant. Et sans compter ces livres pour enfants du plus petit lus et relus mille fois hehehehe.

Mais retournons à mes propres lectures... J'ai également fait un rapide tri pour noter que j'ai lu genre 68 livres et 34 bandes dessinées. Au niveau nombre de livres il semblerait que j'arrive au même nombre que l'année passée. Par contre, je peux ajouter toute une série de BD chroniquées (et celles que je n'aurais pas chroniquées). 2011 a donc vu chez moi un nouvel intérêt dans la BD. Déclenchement? Passer des vacances face à un mur rempli de centaines de BD!


+++ Les auteurs découverts en 2011 +++

Ici, je ne regarderai que les romans lus. J'y ai découvert une série d'auteurs. Pour certains, j'ai déjà surement du lire une nouvelle ou l'autre quelque part, mais si je le mentionne dans cette liste, c'est que je n'en garde pas souvenir.

En cette année 2011, j'ai pu découvrir la plume romanesque de Serge Brussolo, Léon Tolstoi (que j'avais découvert sous forme d'essai préalablement), Nadeem Aslam, Fabrice Collin, Ryûnosuke Akutagawa, Xavier Mauméjean, Hal Duncan, Ugo Bellagamba, Stephen Baxter, William Morris, Poppy Z. Brite, Max Brooks, Irène Frain, Akira Yoshimura, Pierre Pevel, Abe Kôbô, John Brunner, Stephen Fry, Maïa Mazaurette, Richard Paul Russo, Yoss, Antoine Bello, Charles Stross, Pedro Juan Gutiérrez, Fredric Brown, Philip Kerr, Jean-Babptiste Baronian, Serge Lehman, Harper Lee, Alain Damasio, Justine Niogret, Suzanne Collins, Sylvie Lainé et Dino Buzzati. 24 auteur-e-s de littérature de genre contre 10 de littérature dites "blanche". Soit 34 nouvelles découvertes d'auteurs! Ce qui est toujours sympathique d'autant que ici j'ai fait plus de découvertes qu'en 2010. Bien sur cela donne envie de creuser un peu plus la bibliographie de certains de ces écrivains. Bien sur les lectures communes, les partenariats et les challenges sont des bons moyens pour m'inviter à la découverte de l'inconnu.

J'ai également (enfin!) terminé les deux cycles de "L'assassin royal" de Robin Hobb. Sommes de livres que je traînais depuis un bon moment. Ceci dit, il me reste quelques autres cycles à terminer! Pffff, surtout de la fantasy alors...

J'ai également découvert un nouvel intérêt pour l'univers des polars. Ce que j'espère creuser un peu plus en 2012...


+++ Le tour des Challenges 2011 +++

En 2011, je me suis fait quelques challenges de lecture. Peut-être même un peu trop à mon goût finalement car on se met une petite pression de lecture qui est parfois la bien venue, parfois pas du tout.

Alors au rayon des challenges terminé il y'a :
  • Yes, we Kant! : Bien que terminé, ce challenge de lecture philosophique ne m'a pas (encore?) vu écrire ma chronique.
  • Le défi des mille : Où je comptais me relire le Seigneur des Anneaux, ce que je n'ai fait qu'en partie avec "La Communauté de l'anneau". Par contre j'ai terminé "La trilogie berlinoise" de Philip Kerr qui est très très bien.
  • Challenge PZB : Lu juste un livre pour ce Challenge sur Poppy Z. Brite. Sympathique mais je n'ai pas spécialement eu envie d'aller plus loin.
  • Le Winter Time Travel : Celui-ci s'étendait sur la toute fin 2010 et le début 2011. L'hiver donc. Quelques chouettes découvertes que vous retrouverez en suivant le lien du tag. 11 titres lus ici, mais cette année je ferai moins.
  • Challenge Regardes ce que tu lis : Lu un livre de Haruki Murakami, "La ballade de l'impossible", et vu le film qui en découle. Bonne adaptation... Mais si l'exercice était sympathique. Je n'ai pas d'assez bonnes compétences que pour me poser en chroniqueur de cinéma.
  • Défi H.P. Lovecraft : Lancé par Cachou, celui-ci je m'y suis mis. J'ai lu quelques nouvelles de Lovecraft mais je n'ai pas pris le temps de chroniquer. Comme je lis Lovecraft au gré des envies au travers des recueils de chez Bouquin... J'en ai encore pour un bon moment. Et puis c'est souvent un plaisir que de s'y replonger le temps de quelques nouvelles.
  • Challenge In The Mood For Japan : Et hop 6 livres de lus ici. Six ouvrages écrits par des auteurs japonais. Un bon plaisir d'ailleurs. Et je compte pas m'arrêter d'en lire des œuvres japonaises.
  • Le Challenge Summer Star Wars - Episode V : En réalité c'est la deuxième édition bien sur. Soit 20 billets à mon compte cette année, partagés entre romans, essais, artbook et BD. Un vrais bonheur que de lire ce style si cliché de la SF! J'en redemande! Il y'en a encore plein en rayon je crois chez moi.
  • Challenge Middle Earth : Pour celui-ci, je me suis mis à la découverte de "Bilbo le Hobbit". Un régal, vraiment. Je ne l'avais jamais lu étant jeune. Et puis j'ai relu "La Communauté de l'anneau" que j'ai toujours autant aimé!
  • Challenge histoire : Étonnant ce challenge. Commencé parce que je lisais un ouvrage d'histoire, je me suis retrouvé à lire quelques ouvrages, romans ou essais, d'histoire... Ce que je ne fais d'habitude jamais. Belle émulation donc!
  • Défi Robert Heinlein : Découverte ou redécouverte de Heinlein, ce challenge a fini de me convaincre que cet auteur vaut le détour. Oubliée donc ma première lecture mitigée de "Etoiles, gardes à vous!". "L'âge des étoiles" et le premier tome de "L'histoire du futur" m'ont convaincu. Merci Guillaume pour cette découverte!
  • Challenge Destination : Une fois et une lecture. Destination? Cuba. Découverte salace mais revancharde d'un auteur lubrique, Pedro Juan Gutiérrez, mais révolté contre son pays qu'il aime.
Ici, je liste les challenges qui sont encore en cours. Va falloir m'y mettre hein!
  • Défi Steampunk : Il me reste un roman à lire pour avoir atteins mon quota. Ceci dit, j'ai lu deux BD en bonus pour ce Challenge. Mais je compte bien m'y remettre.
  • Challenge Chefs d'œuvre de la SFFF : Si je n'avais pas déjà lu quelques livres de cette liste, je serais surement plus loin. Mais trêve de fausses excuses bidons, il faut que je m'y remette! Car c'est un excellent challenge qui a pour seul défaut de ne pas voir une série de bons titres dans sa liste. Hé dire que je n'ai pas encore fait la moitié de ce que je veux faire... Mais ouf, c'est illimité dans le temps.
  • Littérature belge : Haaa du plaisir aussi ici. Celui-ci il sera fini bien avant la fin... et avec des lectures en bonus je pense.
  • Challenge fins du monde : Pour celui-ci, il y'a cinq ouvrages de lus, BD et romans. Mais comme notre Tiger Lily est sympa, cela va durer jusqu'à la vrais fin du monde... Et donc 2012. Chouette car j'ai encore du post-apo en rayon.
Dans ceuxci pour lesquels j'ai signé, il me reste encore tout à faire :
  • Challenge Jules Verne : Celui, je dois me botter le cul pour le terminer prochainement. C'est bientôt la fin... Mais le livre n'attend que moi!
  • Nick Hornby's Challenge : Rien encore lu, possible que je ne le fasse pas. J'ai déjà lu beaucoup de Hornby, j'ai même adoré... mais ce qui reste ne me tente pas, ou plus.
  • Sherlock Big Challenge : Rien fait! Il est temps de m'y mettre et en plus j'ai envie de lire ça... Je sais pas ce qui me retient? La peur de Moriarty?
  • Défi Martien : Rien encore lu. Enfin oui, la premier tome de l'ancienne version du tome 1 de "La Triologie martienne", à l'époque ou "Mars la rouge" était coupé en deux. Pas terminé le deuxième tome. Mais j'espère me lire bientôt Ray Bradbury et ses "chroniques martiennes". Je t'oublie pas mon Guillaume...
Là je crois avoir fait le tour. Ce que je pense faire? C'est moins de challenge pour laisser plus de place à la spontanéité de lecture. Même si ces challenges participent à la découverte... L'émulation est bonne, mais trop de challenge tue la spontanéité de lecture du moment! L'envie subite de lire ceci ou cela.


+++ Pour conclure +++

Ce qui est certain, c'est que je lutte (quel grand mot!) continuellement pour la réduction de ma pile de lecture. Mais j'ai bien évidemment laissé tombé l'idée de son annihilation totale. D'ailleurs, une bibliothèque lui est consacrée à cette PàL... Et elle est bien remplie hehehe. Si un hiver nucléaire arrive, j'ai de quoi lire. D'ailleurs, ma balade du jour à Bruxelles pour faire le tour des bouquinistes a fait grossir ma bibliothèque de 9 livres, qui vont du roman de genre à la littérature blanche en passant par un guide nature sur les champignons!

Oh et vous vouliez surement savoir quels étaient les tops et les flops de 2011? Ce sera pour un prochain billet! Patience et bonne lecture d'ici là.

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A propos

"Naufragés Volontaires" est actuellement une fenêtre ouverte sur la littératures d'aujourd'hui ou d'hier. Qu'elle soit imaginaire ou non. Même si autrefois le blog fut musical et littéraire.

Lecteur compulsif je suis, mais critique littéraire je ne le pense pas. J'aime juste partager mes plaisirs d'évasion. En espérant que ceux-ci vous plairont également.

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Editeur : Julien Vanderhaeghen
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