"Minuit à Paris" de Woody Allen

J'aime beaucoup les films de Woody Allen, comme ses nouvelles d'ailleurs, alors quand un nouveau film de l'auteur sort c'est avec plaisir que je m'en vais voir ce que cela donne. Et ici, c'est que du plaisir!

++ Synopsis ++

Gil et Inez, un jeune couple d'américains sur le point de se marier, passent quelques jours à Paris. Gil, scénariste hollywoodien, rêve d'écrire un roman et se sent inspiré par la ville lumière tandis que sa fiancée est beaucoup plus pragmatique. Nostalgique du passé, il se retrouve mystérieusement plongé, un soir, dans le Paris des années folles. Commence alors pour lui, une aventure hors du commun en compagnie des plus grands artistes de cette époque...


+++ Mon avis sur le film +++

Bien sur un film de Woody Allen, cela me fait toujours envie. Mais quand en plus, je lis une chronique positive sur le blog de Cachou, alors le pas est franchis : c'est parti pour le cinéma.

Bien sur, on aime ou on n'aime pas les œuvres de Woody Allen. Ca ne laisse pas indifférent comme dirait l'autre, chacun son camp. Toujours est-il que son œuvre est plutôt cousue de fil blanc, avec ces personnages riches et cultivés, une personne centrale peu sure d'elle-même en passe à de multiples lubies et de nombreux doutes. Les questions habituels du réalisateur sont une fois de plus présentent : les fantasmes, la culpabilité, l'adultère, etc. Soit, la recette habituelle! Mais je ne me lasse pas et comme on sait plus ou moins à quoi s'attendre avec lui, on sait que l'on aimera sans doute ce qui va venir, sans grandes surprises.

Mais cette fois-ci, j'ai pris beaucoup de plaisir! Je pense même en avoir pris plus que pour les deux derniers films que j'ai vu de lui, "Vikcky Christina Barcelona" et "Match Point". Bien sur ils sont très bons également, mais ce "Minuit à Paris" retient une bonne dose d'humour qui me plaît énormément. Déjà rien que le personnage central, joué par Owen Wilson, qui incarne une espèce de Woody Allen plus jeune, avec les mêmes tics et les mêmes bégaiements, rien que ça c'est déjà du plaisir en plein!


Mais revenons au film. Tout débute à Paris, le Paris fantasmé par les Américains, la ville en version touristique, successions invraisemblables de cartes postales sur fond de musique jazz. Ajoutons au tableau, nos deux tourtereaux Gil et Inez, deux beaux riches américains, bien lotis et plutôt heureux dirait-on. Et puis cela dérape, Gil rêve du Paris de la nuit, celui des années 20. Ce paris des romanciers, celui qui fait rêver et qui donne aux belles âmes de belles plumes, ce Paris qui a vu passé les héros littéraires de Gil : Francis Scott Ftizgerald et sa femme Zelda, Ernest Hemmingway, etc. Sans oublier tout un tas d'artistes divers comme le musicien Cole Porter, le peintre Pablo Picasso, etc. Tout un monde artistique qui fourmille autour de Gertrud Stein. Ce Paris des rêves de Gil deviendra réalité un soir à minuit. Une voiture s'arrête, un véhicule des années 20, l'âge d'or pour Gil. On l'invite à se joindre à la fête, de grimper dans cet ancêtre... pour finalement arriver dans un lieu où il rencontrera F.S. Fitzgerald.


Dès cet instant, le film prend un tout autre goût. Commence alors les questionnements et les fantasmes de Gil. Ceux-ci sont bien loin de la réalité consumériste de la belle riche blonde qu'est sa femme, Inez. Et dès lors les deux êtres vont doucement s'éloigner, l'un fantasmant sur les êtres qu'il croisera dans ses rêves devenus réalité, l'autre fantasmant sur un ami retrouvé à Paris, un beau gars, riche et intelligent.

Mais plus que cela, le film de Woody Allen pourrait presque devenir de la SF si l'on voulait bien y coller cette étiquette car Gil, voyage bien dans le temps. D'abord vers les années 20, ensuite plus tard vers les années folles de la Belle Époque. Gil, voit en ces années 20 l'âge d'or, cette période où tout était mieux, un moment où la créativité était magnifique. Et Woody Allen en profites dès lors pour nous questionner sur le glorieux passé, celui que chacun de nous idéalise, car quelque part car on a tous un âge d'or.


Derrière toutes ces belles choses, le réalisateur joue d'une accumulation de rencontres avec les grands auteurs de l'époque, références littéraires diverses qui laisseront de marbre la plupart des cinéphiles non-lecteurs mais qui pourrait rebuté des non-initié à l'histoire littéraire US voir générale. D'un autre côté, cela m'a plutôt donné envie de découvrir ces auteurs. Comme quoi...

Bref, ce film m'a énormément plu! Il a tous les défauts d'un film de Woody Allen, tous ces défauts qui déplaisent à ses détracteurs mais qui m'amuse toujours énormément. Alors pour ceux qui aime son style, n'hésitez pas à vous jeter dessus!


+++ Mais encore +++

Lisez également la chronique de Cachou et de Frankie sur "Minuit à Paris".


+++ Le film +++
Réalisé par Woody Allen
Avec Owen Wilson, Rachel McAdams, Michael Sheen, ...
Titre original : Midnight in Paris
Long-métrage américain.
Genre : Comédie , Romance
Durée : 01h34min
Année de production : 2011
"Minuit à Paris" de Woody Allen "Minuit à Paris" de Woody Allen Reviewed by Julien le Naufragé on mercredi, août 03, 2011 Rating: 5

6 commentaires:

  1. Je suis entièrement d'accord avec toi ! :) Il y a forcément des clichés mais j'ai embarqué avec Gil dans son aventure et elle m'a vraiment plu. Merci pour le lien !

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  2. Quand on aime les clichés de Woody Allen, on aime ses films ;-) Et celui-ci nous transporte de manière très réussie je trouve!

    Et de rien pour le lien.

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  3. Ben tout pareil hein ^_^. Et c'est vrai que je ne m'en lasse pas non plus.

    Pour l'étiquette, moi, j'ai mis fantastique parce qu'il voyage dans le temps grâce à un élément fantastique plus qu'à un élément scientifique, non?

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  4. @ Cachou : Tu as raison sur le détail non-scientifique. Mais qu'importe, je pense qu'il n'a pas spécifiquement réfléchi à ça! Mais cela tient plus du déplacement fantastique oui.

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  5. Ouh les spoilers! Heureusement que je l'ai déjà vu. :)
    Bien aimé également, même s'il y a un petit côté too much.

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  6. @ Maëlig : Est-ce que je spoile plus que le premier journal lambda dans ce cas-ci? Je ne sais pas... Par contre je ne crois pas que cela enlèvera le plaisir de la découverte du film. Et le côté too much, c'est ce que j'aime justement ;-)

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