"L'éléphant s'évapore" de Haruki Murakami

Encore une fois, la grande classe. Et quitte à me répéter, je classe Haruki Murakami parmis mes auteurs favoris. Depuis la découverte de cet auteur, je surfe sur son oeuvre avec bonheur et plaisir.

"L'éléphant s'évapore"
est un recueil de nouvelles. Une bonne manière à mon avis de rentrer dans l'univers de l'auteur sans se taper d'entrée de jeux un roman de 600 pages.

On y trouve pas moins de 17 nouvelles, dont une première qui ne semble être que le départ du roman "Chroniques de l'oiseau à ressort". On passe du "bon" au "très bon", en passant par au pire du "moyen". Rien à jeter quoi. Difficile de vous épingler une nouvelle parmis les autres vu que cela fait quelques temps que j'ai terminé le livre. Il se fait qu'il traînait en attente de chronique... Mais bon, l'immersion dans l'univers de Haruki Murakami est un voyage trouble entre le réel et l'imaginaire. Le top du top de la littérature nippone actuelle!! Un auteur dont je ne me lasse pas!

Présentation de l'éditeur

Une curieuse digression sur les kangourous. Un éléphant qui se volatilise. Un nain diabolique qui danse. Ou une jeune fille " cent pour cent parfaite ". A travers ces dix-sept nouvelles, petits contes anodins de notre quotidien, Haruki Murakami entraîne son lecteur dans une dimension parallèle à l'imaginaire délicieusement drôle et bizarre, au fil d'un Japon nostalgique et moderne à la fois. Farouchement zen et férocement fantastique, l'auteur déploie encore une fois son art magistral, et nous montre qu'il sait comme personne comment transfigurer la banalité de nos existences.

  • Poche : 417 pages
  • Editeur : 10 X 18 (2 avril 2009)
  • Collection : Domaine étranger
  • Prix Approximatif : 8,00 EUR
Sur le web :
Les autres livres de H. Murakami chroniqués sur ce blog.
L'auteur sur Wikipedia.
Un bon article sur La Quinzaine Littéraire.

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"Les Secrets de Castelcerf" de Robin Hobb

Autant le dire d'entrée de jeux, ce tome-ci m'a paru éternellement long. Pourtant j'aime beaucoup l'oeuvre de Robin Hobb, son personnage tourmenté, qui s'auto-dévalorise encore plus que moi je ne le fais. Un héros bien malgré lui aux actes de bravoures bien méconnus dans son propre royaume. Enfin Fitz a tout sauf la carrure d'un vrais champion d'épopée. D'abord c'est un batard. Ensuite même si il profite de certains pouvoirs que sont le Vif et l'Art, il les vit presque comme une tare tant cela peut l'accabler par instant, pyshiquement ou mralement. Mais malgré tout cela il réussit tout de même à nous embarquer dans des aventures finalement incroyables... Mais ce qui touche finalement, c'est que ce Fitz Chevalerie est un être sensible, pleins de défauts et d'humanité. Rien d'un incroyable héros indestructible et sans reproches. Je pense que c'est cela qui fait mouche.

Ici avec ce tome 9 on est coincé à l'intérieur de Castelcerf en plein hiver. Et l'hiver dans un chateau c'est long... Et c'est lent. Il ne se passe pas grand chose niveau rebondissements d'ailleurs. Tout est dans la diplomatie, les prises de têtes continuelles de Fitz (aka Tom Blaireau ici), et les problèmes relationnels de notre malheureux héros avec son entourage proche... Mais le pire c'est son accablement permanent... Son auto-apitoiement. Rien d'un héros, je vous l'avais dit. Un personnage sensible quoi...

Finalement il a fallut attendre les 150 dernières pages pour entrevoir des rebondissements et terminer sur un début de futures aventures... On verra ce que nous donne le tome 10.

Point intéressant dans ce livre; l'entrelacement entre ce cycle-ci et celui des "Aventuriers de la mer".

En attendant je vous conseil la lecture du cycle de "L'assassin royal". Oeuvre majeure de la fantasy actuelle. Un incontournable quoi!

Présentation de l'éditeur
FitzChevalerie, l'assassin royal, vient tout juste d'arracher l'héritier ou trône des Six-Duchés, le prince Devoir, des griffes de la famille Pie. Reprenant son identité d'emprunt de Tom Blaireau, Fitz aspire enfin au repos : pour clarifier sa relation avec Jinna, la sorcière des Haies ; pour voir grandir Heur, son fils adoptif ; et pour pleurer la mort de son compagnon de toujours, le loup œil-de-nuit. Hélas, les fiançailles annoncées du prince Devoir avec la Narcheska Elliania vont brusquement réclamer toute son attention. Et si les Pie profitaient du ballet diplomatique pour tenter un nouvel et dangereux coup d'éclat ? L'art et le vif ne lui seront pas de trop pour percer à jour tous les secrets de Castelcerf...

  • Poche: 443 pages
  • Editeur : J'ai lu (2 mai 2005)
  • Collection : J'ai lu Fantasy
  • Prix Approximatif : 8,00 EUR

"Le chantier infernal" de Woody Allen

On aime... ou on aime pas Woody Allen. C'est particulier. Mais moi j'aime beaucoup son cinéma, alors voilà, j'ai fait le pas vers son écriture. Et c'est assez jubilatoire. Un ton humoristique assez particulier, caustique envers les snobinards de la haute classe et tout cela avec un style assez riche en allusions et dérisions sans être lourd.

J'ai bien apprécié ce recueil de nouvelles publiées dans un format pas cher (2 euros) avec une sympathique couverture embellie d'une photo de Raymond Depardon.

Promis, la prochaine fois, j'achète l'autre recueil dispo également chez Folio!


Présentation de l'éditeur

Neuf nouvelles de Woody Allen qui renouent avec l'esprit des premiers films du maître de la dérision.


  • Broché: 88 pages
  • Editeur : Librio (25 août 2008)
  • Collection : Librio contemporains
  • Prix Approximatif : 2 EUR

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Sed Non Satiata - "le ciel de notre enfance"

Un petit EP du groupe français SED NON SATIATA. Un disque finalement superbe et une heureuse redécouverte ce dimanche matin. Comme quoi, il y'a pas que la nouveauté qui vous éclaire mais également la redécouverte du passé. Y compris celui que vous avez déjà dans votre collection...

SED NON SATIATA "le ciel de notre enfance"
Error! Records & Aspidistra Records (2005)
DOWNLOAD (via Mediafire : 21MO)

Tracklist :

01 Moi Le Premier
02 Spirit Fuel
03 En Attendant L'Aube
04 Hypocrisie Des Sentiments
05 Urgent D'Attendre

"Le dérèglement du monde" de Amin Maalouf

Je ne sais pas vraiment comment résumer ou dire quelque chose qui ne sonne pas ridicule sur ce livre? Vraiment.

Auteur romanesque pour la majeure partie de son oeuvre il signe néanmoins quelques essais, et "Le Dérèglement du Monde" est son dernier ouvrage du genre. Œuvre analytique, historique, parfois critique mais surement lucide de ce qui se passe actuellement dans le Monde Arabe et cette fameuse confrontation avec notre triste Occident.

L'humanité va mal, on le sait, on le vit tous les jours. Mais là où l'oeuvre de Maalouf est intéressante c'est par son point de vue métissé. Homme issu tant d'une culture arabe qu'occidentale, il nous offre un regard sans parti pris et lucide. Un livre indispensable pour aider à y voir plus clair. Incontournable pour mieux comprendre le dérapage actuel...





Présentation de l'éditeur

En ces premières années du XXIe siècle, le monde présente de nombreux signes de dérèglement. Dérèglement intellectuel, caractérisé par un déchaînement des affirmations identitaires qui rend difficiles toute coexistence harmonieuse et tout véritable débat. Dérèglement économique et financier, qui entraîne la planète entière dans une zone de turbulences aux conséquences imprévisibles, et qui est lui-même le symptôme d'une perturbation de notre système de valeurs. Dérèglement climatique, qui résulte d'une longue pratique de l'irresponsabilité... L'humanité aurait-elle atteint son " seuil d'incompétence morale " ? Dans cet essai ample, l'auteur cherche à comprendre comment on en est arrivé là et comment on pourrait s'en sortir. Pour lui, le dérèglement du monde tient moins à une " guerre des civilisations " qu'à l'épuisement simultané de toutes nos civilisations, et notamment des deux ensembles culturels dont il se réclame lui-même, à savoir l'Occident et le Monde arabe. Le premier, peu fidèle à ses propres valeurs ; le second, enfermé dans une impasse historique. Un diagnostic inquiétant, mais qui débouche sur une note d'espoir: la période tumultueuse où nous entrons pourrait nous amener à élaborer une vision enfin adulte de nos appartenances, de nos croyances, de nos différences, et du destin de la planète qui nous est commune.

  • Broché: 314 pages
  • Editeur : Grasset & Fasquelle (4 mars 2009)
  • Langue : Français
  • Prix approximatif : 18,00 EUR

Sur le web :

Site sur le livre et sa bibliographie constament actualisée autour du sujet (avec un extrait du livre à lire)
Le site perso de l'auteur
L'auteur sur Wikipedia

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James Lovegrove - interview à lire sur ActuSF

James Lovegrove, écrivain anglais de l'excellentissime roman SF "Days", nous revient avec un nouveau roman nommé "Gig" (que je n'ai pas encore lu, ni acheté d'ailleurs). Livre palindromique basé sur deux novellas autour du rock.

Il passe pour l'occasion sur la petite maison d'édition française Griffe d'Encre.

ActuSF nous offre une interview avec le bonhomme qui ma foi est bien sympathique! A lire ICI.

Extrait :

Actusf : Aussi bien dans Days, Royaume-Désuni que Gig, vous montrez un avenir plutôt sombre. N’y a-t-il pas d’espoir pour notre société ?
James Lovegrove : Pas tant que cela, j’en ai bien peur. J’aimerais être plus optimiste au sujet de l’avenir, et parfois je le suis et j’apprécie le besoin et la valeur d’une pensée positive. Etre positif peut vous changer vous, et le monde, en mieux. Mais cela dit, j’ai peur qu’il ne soit trop tard pour la race humaine. Nous sommes trop nombreux et il n’y a pas assez de ressources. Et l’avidité, la recherche du profit et l’égoïsme sont des habitudes trop installées pour que nous puissions les changer, ou du moins pas assez vite pour pouvoir nous sauver nous-mêmes et protéger la planète de la destruction. Notre espèce réussit trop bien à ruiner son environnement et à s’entretuer pour son propre bien. J’aimerais être agréablement surpris. C’est ce qui est si satisfaisant dans le pessimisme. Vous vous attendez toujours au pire, vous ne pouvez jamais être déçu.

James Lovegrove sur ActuSF
Critique de "Days" sur Le Cafard Cosmique

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Moss Icon "Lyburnum wits end liberation fly"

MOSS ICON est un groupe méconnu mais qui reste également une influence importante pour beaucoup de groupes américains surtout. Représentant du style emocore de la fin des années 90, le groupe exista de 1986 à 1991. Sa musique semblant sortir sur disque principalement après la dissolution du groupe, notamment sur Ebullition Records label important du genre musical. Groupe également marqué par des textes socialement engagés et attaquant régulièrement la religion. Groupe à rapprocher de EMBRACE, RITES OF SPRING, etc

Plus d'infos sur MOSS ICON via Wikipedia.

Moss Icon "Lyburnum wits end liberation fly"
(1994, Vermiform Records)
DOWNLOAD (91MO sur Mediafire)

track list:

1. Mirror
2. I'm Back Sleeping or Fucking or Something
3. The Life
4. Divinity Cove
5. Locket
6. Kick the Can
7. Lyburnum Wits End Liberation Fly
8. End Liberation Fly
9. Cricketty Rise (Haverton Roads Browns and Greens)
10. As Afterwards the Words Still Ring Happy (Unbounded Glory)
11. Guatemala
12. Memorial
13. Moth
14. Gravity

Décompte avant la prochaine sortie d'Ubuntu!!


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A propos

"Naufragés Volontaires" est actuellement une fenêtre ouverte sur la littératures d'aujourd'hui ou d'hier. Qu'elle soit imaginaire ou non. Même si autrefois le blog fut musical et littéraire.

Lecteur compulsif je suis, mais critique littéraire je ne le pense pas. J'aime juste partager mes plaisirs d'évasion. En espérant que ceux-ci vous plairont également.

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Editeur : Julien Vanderhaeghen
Q.G. : Liège en Belgique
Contact : julien.vdhg@gmail.com

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