Lecture feuilleton : "Les mystères de Paris" d'Eugène Sue

Les Mystères de Paris - Eugène Sue

"Les Mystères de Paris" en lecture feuilleton


Allez hop, c'est parti pour une lecture marathon en version feuilleton du roman "Les Mystères de Paris" de Eugène Sue. Rebondissant sur l'offre de Gromovar, je me lance avec lui et Arutha dans une lecture journalière et épisodique du célèbre roman populaire. 

Comme "Les Mystères de Paris" parurent en feuilleton dans Le Journal des Débats de juin 1842 à octobre 1843, nous jouons également le jeu de l'époque. Nous essayerons de tenir le rythme d'un épisode par jour (sauf empêchement). Relais est fait sur FB et sur Twitter avec le hashtag #LMDPMarathon.

Alors garder un oeil sur ce billet, il sera mis à jour chaque jour.

A la fin du premier volume, je compte faire un compte rendu plus global. Mais pour le moment, jouons le jeu de l'épisode. 


Chapitre 1 : "Le tapis-franc"


Premier chapitre où Eugène Sue nous fait rapidement de la retape afin d'alpaguer son lecteur : gare à toi lecteur car c'est du sang et de la sueur que tu trouveras en ces lignes qui t'emmèneront dans un voyage sordide dans les mystères d'un Paris interlope.

Ensuite et directement, l'auteur nous emmène dans une scène d'action qui amène trois protagonistes  : le violent Chourineur, la belle Goualeuse et un mystérieux inconnu venu sauvé cette dernière d'une violente altercation avec ce premier. Après quelques échanges de coups de savate et de gouaille argotique, le Chourineur est face contre terre. Beau joueur, il accepte sa défaite et l'étranger accepte d'offrir le boire et le manger pour la belle et l'affreux perdant. En route pour le "Lapin Blanc". 

Ainsi démarre les "Mystère de Paris" qui vont nous emmener aux travers des bas fonds de la Paris, au travers de la violence, de la saleté et de la gouaille argotique...


Chapitre 2 : "L'ogresse"


"Un tapis-franc, en argot de vol et de meurtre, signifie un estaminet ou un cabaret du plus bas étage.
(in "Les Mystères de Paris", Eugène Sue)

Nos trois comparses, après s'être échangés quelques coups sur la tronche s'en vont découvrir un bistro tenu par l'Ogresse, une femme au physique digne du nom qui l'affuble.

L'occasion ici pour Eugène Sue de nous faire la description de la populace qui traîne dans ces bat de bas-étage, car tel un journaliste, l'auteur nous fait le rapport circonstancié de qui s'y trouve et de ce qui s'y passe.


Chapitre 3 : "L'histoire de La Goualeuse"


Lors de leur repas, nos comparses désirent en apprendre un peu plus l'un sur l'autre. La première à se lancer est La Goualeuse. La jeune fille, également appelée Fleur-de-Marie, nous raconte sa vie depuis sa triste enfance où elle a été abandonnée par ses parents, vouée à grandir dans la pauvreté, malmenée, exploitée et battue par la Chouette pour finir par se rebeller (après s'être fait arracher une dent par la Chouette) et finir en prison pour un vol qu'elle n'a pas commis. Ce malheur lui amène finalement la protection de la réclusion contre la Chouette mais aussi le repas et le logement pour les quelques années de son adolescence. Sortie de prison, après avoir gaspiller son peu d'argent, c'est dans les mains de l'Ogresse qu'elle tombe finalement, cette même personne à qui elle doit ses vêtements (qu'elle loue) et chez qui ils mangent tous actuellement.


Eugène Sue nous dépeint, au travers des dialogues et confessions, une bien triste de vie que celle de Fleur-de-Marie, sans parler du pauvre accouchement de Lorraine dans la cave, ou d'Helmina qui finira poignardée par son marie violent. Le Paris des pauvres semble bien difficile à vivre en ces temps-là. Et pour oublier la dure réalité, la Goualeuse se noie, comme tant d'autres, dans l'eau de vie.


Chapitre 4 : "Histoire du Chourineur"


En attente du Maître d'école à qui Rodolphe, notre mystérieux sauveur, est sensé mettre une raclée pour le plaisir du Chourineur, ce dernier se met à raconter également sa triste vie. Tout gamin, il a aussi été abandonné par ses parents. Portant à l'époque encore le nom de l'Albinos à cause de ses yeux rouges, il gagne finalement le nom de Chourineur par son travail aux abattoirs où il s'est découvert une joie sans limite à chouriner des canassons à longueur de journées. Finalement, emporté par le plaisir du sang, il finit par mal travailler et se faire renvoyer. Ainsi démarre sa vie dans la rue.

Encore tout un chapitre sous le rythme du dialogue. On sent là une bonne manière de nous plonger dans la réalité de l'époque, car en versant ainsi dans la confessions, les personnages nous livrent la réalité rude de l'époque. Doucement on s'immerge dans cette noirceur et cette dureté de la vie. Par ailleurs, l'utilisation du dialogue permet sans doute de garder le récit accessible à tout un chacun à cette époque là.


Chapitre 5 : "L'arrestation"


Deux bandits étaient également présents dans le tapis-franc jusqu'à ce que la police leur tombe dessus. Si l'un se démène comme un beau diable, l'autre se rend facilement. Les deux hommes étaient coupable du meurtre d'une vieille dame. Profitant du tumulte, un charbonnier s'éclipse avec l'aide de Rodolphe.

La police disparue, c'est le Maître d'école qui entre en jeu, accompagné d'une dame qui se révèle être La Chouette. La Goualeuse est prise à partie par le Maître d'école qui veut que la belle jeune blonde la suive. Rodolphe décide de la défendre. C'est d'abord un duel de regard qui démarre entre Rodolphe et le Maître d'école. Pris de peur, ce dernier est prêt à sortir son couteau lorsque La Chouette intervient, pour éviter un meurtre, et prend à partie La Goualeuse. Elle révèle à la jeune demoiselle le fait qu'elle connait ses parents.

Mais lorsque finalement le Maître d'école décide de régler son compte à Rodolphe, le charbonnier revient, écarte notre premier homme pour annoncer au second que Tom et Sarah sont au bout de la rue. Rodolphe prend dès lors la fuite en compagnie du charbonnier et assomme le Maître d'école au passage.

Le chapitre se termine avec l'arrivée de deux nouveaux protagonistes dans le tapis-franc : Tom et Sarah.


Chapitre 6 : "Thomas Seyton et la comtesse Sarah"


Les deux nouveaux personnages arrivés dans le tapis-franc semblent venir clairement d'un autre milieu. La plus petite des deux personnes semble être une femme, bien qu'elle semble le cacher. Profitant de cette arrivée, la Goualeuse en profite pour fuir discrètement.

Tom et Sarah questionnent l'Ogresse sur le passage d'une personne qu'ils recherchent, Rodolphe évidemment. Tom et Sarah passe ensuite auprès du Chourineur pour le questionner à propos de Rodolphe et de leur rencontre. Bien sur, quand le Chourineur parle en argot, nos English ne pigent rien et leur parle en français. Il en vient à parler de Bras Rouge et de sa contrebande pour finir par leur donner son adresse au cas où ils auraient besoin de ses services.

De leur côté, le Maître d'école et la Chouette décident de voler nos deux nouveaux arrivants et s'en vont préparer leur mauvais coup.


Chapitre 7 - "La bourse ou la vie"


Sortant du tapis-franc, le Maître d'école et la chouette s'en vont se planquer afin de tendre une embuscade à Tom et Sarah dans le but de les détrousser. Nos deux English sortent et les deux malandrins leur tombent dessus. Mais en donnant toutes leurs possessions, Tom propose un deal au Maître d'école, un rendez-vous le lendemain pour récupérer des papiers dans son portefeuille en échange d'une somme plus importante que ce qu'il a dans sa poche. Plus encore, réalisant qu'il est celui avec qui Rodolphe a eu un échange de poings avant sa fuite, il lui propose une somme encore plus importante afin de les aider à retrouver Rodolphe.

Parti de son côté préalablement, le Chourineur était revenu sur ses pas et a entendu tout de la conversation. Tout à sa haine envers le Maître d'école et la Chouette, il ne sait pas encore comment il va pouvoir aider Rodolphe.


Chapitre 8 : "Promenade"


Le lendemain, Rodolphe retourne au Lapin Blanc pour emmener La Goualeuse à la campagne. Mais avant tout départ, il paye la dette de celle-ci auprès de sa logeuse, la patronne du tapis-franc : l'Ogresse. Il fait ceci mais n'en touche aucun mot à La Goualeuse car il ne veut pas que celle-ci se sente redevable auprès de lui, l'Ogresse accepte de jouer le jeu sachant que cela peut aussi lui être utile.

Partis sur les routes de campagnes, Rodolphe et La Goualeuse sont tout à leur bonheur. Celle-ci, tout à son aise et profitant du paysage, se laisse aller à quelque confidences. Rodolphe en est touché. Jusqu'à ce qu'un incident imprévu les tire de leur contemplation.


Chapitre 9 : "La surprise"


La surprise, c'est le Chourineur. Ce dernier explique à Rodolphe pourquoi il est là, comment et ce qu'il a entendu de la conversation entre Thomas, Sarah, le Maître d'école et la Chouette. Le Chourineur, décidé à en savoir plus est là pour le rendez-vous prévu à la campagne entre Thomas et le Maîre d'école. Apprenant cela, Rodolphe modifie le plan du Chourineur afin que celui-ci puisse entendre ce qu'il sera dit dans cet échange tout en leur proposant un bon coup à faire.

A la lecture de ce chapitre, je commence à ressentir le même plaisir que dans "Les Trois Mousquetaires". On pourrait y trouver des parallèles d'ailleurs. Faut-il ajouter qu'Alexandre Dumas fut un lecteur attentif et critique des "Mystères de Paris" ?


Un chapitre par jour ! 


Demain le chapitre 10


"Les Mystères de Paris" : ailleurs


Vous retrouverez la même lecture chez Gromovar et Arutha qui participe à cette lecture commune.
Lecture feuilleton : "Les mystères de Paris" d'Eugène Sue Lecture feuilleton : "Les mystères de Paris" d'Eugène Sue Reviewed by Julien le Naufragé on jeudi, mars 31, 2016 Rating: 5

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