"Le règne du vivant" - Alice Ferney

Première lecture, hélas peu convaincante, d'Alice Ferney.

+++ La quatrième de couverture +++

Aiguillonné par la curiosité, et très vite porté par l'admiration, un journaliste norvégien s'embarque sur l'Arrowhead avec une poignée de militants s'opposant activement à la pêche illégale en zone protégée. À leur tête, Magnus Wallace, figure héroïque et charismatique qui lutte avec des moyens dérisoires - mais un redoutable sens de la communication - contre le pillage organisé des richesses de la mer et le massacre de la faune. Retraçant les étapes de cette insurrection singulière, témoignant des discours et des valeurs qui la fondent, Alice Ferney s'empare d'un sujet aussi urgent qu'universel pour célébrer la beauté souveraine du monde marin et les vertus de l'engagement. Alors que l'homme étend sur les océans son emprise prédatrice, Le Règne du vivant questionne le devenir de "cette Terre que nous empruntons à nos enfants" et rend hommage à la dissidence nécessaire, face au cynisme organisé.

++ Mon avis ++


Alice Ferney est une auteure française qui en est à son dixième roman. Depuis 1993, chacun de ses livres est publié chez Actes Sud (sauf pour un chez Albin Michel). A ce jour, je n'avais jamais rien lu de l'auteure. 

Avec son roman "Le règne du vivant", nous sommes amené à suivre un journaliste qui s'embarque dans un navire, l'Arrowhead, afin de suivre une personnalité médiatique, controversée car il s'agit d'un militant écologiste : Magnus Wallace. Figure charismatique quoique sombre ce dernier s'exprime généralement peu mais bien. Dressé tel un héros grec face au pillage des fonds marin, Magnus Wallace s'attaque à tout navire qui défie les lois internationales sur la pêche et plus particulièrement les chasseurs de baleines. 

Dès le départ, cela s'annonce sympathique me dis-je. Pourtant, l'ennui s'installe vite. J'avoue être déjà partisan de l'action directe dans des cas où cela sert juste à faire respecter la loi internationale pour l'environnement ou le bien-être animal. Là n'est pas le problème, d'autant que Magnus est assez bien présenté et ne passe pas pour un sale type. Pourtant, celui-ci reste fort inaccessible, très distant, un espèce de monolithe sans faille, un héros grec en pierre froide. Bref, Magnus Wallace manque de fissures, de failles, de sensibilité pour être perçu comme un personnage plutôt qu'une icône. Il reste bien sur l'écriture d'Alice Ferney, bien tournée qui offre quelques beaux passages, mais dans l'ensemble, je dois bien avouer m'être un peu ennuyé au bout du compte. Est-ce que cela tient au personnage un peu trop impersonnel ? Est-ce qu'il manque un souffle au récit ? Ou n'ais-je juste pas été touché par le roman et la plume de l'auteure ? Peut-être. Mais je ne suis pas le seul à la maison dans le cas. Néanmoins, malgré une certaine beauté dans le style, je ne repars pas avec l'envie d'aller lire d'autres textes de l'auteure.
"Le règne du vivant" - Alice Ferney "Le règne du vivant" - Alice Ferney Reviewed by Julien le Naufragé on mercredi, janvier 07, 2015 Rating: 5

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