Chroniques en vrac : Bradbury, Brown et Blanchet

Peu présent ces derniers temps sur le blog, préférant lire que chroniquer ainsi que pratiquer les arts martiaux plutôt que l'ordinateur, j'ai donc du retard dans mes chronique. Et donc par facilité, voici quelques rapides chroniques en vrac.


"L"ondine" de Marc Blanchet est un court ouvrage parue chez l'Arbre Vengeur éditeur. Joli livre d'un peu plus de 100 pages et assez bien écrit, il nous conte l'histoire d'un homme qui rencontre une ondine. Bouleversé par cette rencontre l'homme va se lancer dans une relation amoureuse plutôt étrange avec cet être mythique devenu réalité. Enivré par cette beauté charnelle, ce corps étrange et fascinant va attirer l'homme au point qu'il s'abandonnera dans une aventure sexuelle riche en sensations avec cet être merveilleux. Un récit où le mythe rejoint la réalité.
Si le texte est bien écrit, je dois bien avouer pour ma part ne pas trop être rentré dedans. L'ondine, en tant qu'être mythique, devient un objet de désir et d'expression sexuelle pour cet homme. Celle-ci, dépourvue de parole n'offre aucun échange avec le narrateur sauf bien sur des échanges de fluides corporels. S'il y a une certaine poésie dans l'écrit, j'ai trouvé l'histoire un peu réductrice : l'ondine ne devenant qu'un objet de luxure pour notre personnage. Bref : bofbof.
Livre lu pour le  Winter Mythic Fiction Challenge.

"Martiens, go home!" est un roman délirant de Fredric Brown. Nous sommes en 1964, tout va pour le mieux pour le monde américain, sauf peut-être pour notre narrateur qui est un écrivain en mal d'inspiration. Isolé en plein désert pour faire face à la page blanche, il tente de remonter la pente en attendant l'idée salvatrice. Mais voilà qu'on frappe à la porte. Il ouvre et qui trouve-t-il de l'autre côté? Un petit homme vert qui lui lance gaiement un "Salut Toto!". Et là, le monde déraille car les petits hommes ont envahi le monde. Mais loin d'être guerrier, ces petit gaillards verts ne semblent être là que pour rigoler et incommoder le genre humain. Disparaissant ici pour apparaître là incongrument pendant que deux personnes sont prêt à passer à l'acte. Ou bien réapparaître sur le capot d'une voiture et lancer un "Salut Toto!" et bam provoquer un accident. Et puis comment les choses peuvent-elles rester sérieuses quand un petit homme vert peut débarquer à tout instant et foutre le bordel dans votre réunion, votre émission radio, votre commerce ou votre relation? Bref, c'est le foutoir ! C'est délirant, amusant et surtout rigolard. Bon ça ne va pas beaucoup plus loin. Ca se laisse bien lire par temps de fatigue et cela m'a détendu. Cela dit, j'ai apprécié de voir qu'une telle situation, aussi délirante soit-elle, pourrait bien mettre un frein à toutes les guerres tout autant que cela mettrait en berne toute l'économie. Comme quoi notre mode de vie ne tient pas à grand chose.

"La foire des ténèbres" de Ray Bradbury est considéré comme un classique de l'auteur. Mais je dois bien avouer que je pense l'avoir lu trop tard. J'aurais du lire cela plus tôt, plus jeune surtout afin de pouvoir mieux m'identifier aux personnages. Nos héros? Deux jeunes adolescents d'une petite ville américaine. On imagine cela dans 50 ou 60, voir plus tôt. Un cirque débarque en pleine nuit quelque temps avant Halloween, un cirque étrange mené par un dénommé Mr Dark. Seuls témoins de leur arrivé, Jim et Will semblent être les seuls à estimer le danger qui guette la ville. Une foire du cauchemar où l'on croise des être étranges : homme illustré, nain, sorcière et bien d'autres encore. Un cirque qui semble se nourrir de la peur des gens.
Un roman qui aurait pu, qui aurait du, être un scenario pour un film de Gene Kelly. L'histoire en aura fait autre chose : un roman culte pour plusieurs générations de lecteurs ! Et une influence certaine pour plein d'auteurs dont on ne peut qu'imaginer Stephen King qui avoue lui-même être fan de Ray Bradbury. On n'en est pas étonné à la lecture de cet ouvrage. Sauf que je trouve l'oeuvre de Bradbury bien plus poétique et mélancolique que celle de King. 

Chroniques en vrac : Bradbury, Brown et Blanchet Chroniques en vrac : Bradbury, Brown et Blanchet Reviewed by Julien le Naufragé on samedi, février 22, 2014 Rating: 5

4 commentaires:

  1. Je garde un excellent souvenir de "Martiens, go home !", un des rares romans humoristiques (pourtant pas mon genre préféré) qui m'ont marqué ! :)

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  2. Je compte bien lire un jour Martiens go home !. Le Bradbury pique ma curiosité également, je serais curieuse de voir à quel point il a influencé les auteurs actuels.

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  3. Martiens, go home! a l’air bien délirant ! Il faut que je le lise un jour.

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  4. @ Lorhkan : Les romans humoristiques ne fonctionnent pas toujours chez moi. Ici c'est passé sans plus. J'étais trop fatigué pour entrer dedans je pense. Mauvais moment pour le lire que pour y adhérer complètement. Mais c'était bon quand même : je l'ai terminé! ;-)

    @Vert : Pour Bradbury, je trouve que l'on ressent cela chez Stephen King. Du moins pour le peu que j'ai lu de ce dernier.

    @ Escrocgriffe : Cela l'est.

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