"Le dernier chant d’Orphée" - Silverberg Robert

Retour dans l'oeuvre de Silverberg, qui au soir de sa grande carrière littéraire s'empare d'un mythe pour en faire la réécriture.

++ La quatrième de couverture ++

 
On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son coeur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée.

Robert Silverberg est l’un des derniers maîtres de la science-fiction américaine. Mais c’est dans la veine de Gilgamesh, Roi d’Ourouk que l’auteur des Monades Urbaines et du Cycle de Majipoor revient pour cette réécriture épique du mythe d’Orphée. 
 


++ La quatrième de couverture +

Silverberg est un auteur de SF qui a souvent joué de sa passion de l’histoire et des mythes pour réécrire l’un ou l’autre. Pensez par exemple à "Gilgamesh, roi d’Ourouk" qu’il a écrit en s’inspirant de "L’épopée de Gilgamesh". Ou bien à "L’homme dans le labyrinthe", inspiré du mythe de Phyloctète. Mais c’est également un auteur prolifique, connu et reconnu du milieu qui passe pour une légende vivante aujourd’hui. Un auteur, qui vu la quantité de textes produits, a écrit du très bon comme du moins bon. Mais je dois bien avouer pour ma part être assez fan de ses écrits. Certes pas un invétérés, ni même un fin connaisseur car je n’ai pas lu tous ses « classiques ». Néanmoins, je dois bien avouer qu’à l’époque "Les monades urbaines" m’avaient énormément plu !

Pour « Le dernier chant d’Oprhée », Silverberg s’inspire évidemment de la mythologie grecque. Mais je dois bien avouer ma très faible connaissance de cette mythologie, comme de toutes les mythologies. Lacune que j’espère bien combler un jour et Silverberg m’invite grandement à y travailler de suite (Homère et Ovide, me voilà!). Silverberg s’empare donc de la vie d’Orphée, de son amour pour Eurydice pour qui il brave les Enfers, son aventure avec Jason et les Argonautes, et nous trace ainsi le récit. Il n'apporte rien à l'histoire je pense mais offre sa version.Son point de vue de la destinée.

Silverberg garde pour ce texte un style très daté et fortement poétique pour convenir au récit et une rythmique qui colle bien à ce genre d’histoire. C’est pour moi un réel plus mais c’est également un frein pour certains lecteurs. Cela peut sembler nous faire tomber dans quelque chose de trop classique et peu moderne, mais pour ma part je trouve cela fort rafraichissant. Je dois bien avouer m’être attendu à ce style et lorsque j’ai eu ce livre en mains, avoir lu l’un ou l’autre passage m’avait vite convaincu.

Au final, je pense avoir bien aimé ce livre contrairement à d'autres. Emporté par le style et l’histoire, je me suis laissé transporter par le mythe d’Orphée. Une découverte pour le « bienheureux innocent » que je suis (dixit Pierre-Paul Durastanti dans la préface) qui découvre aujourd’hui ce mythe grâce à Silverberg. Pour les autres, cela ne risque pas d’apporter grand-chose. Pour moi, cela me donne envie de lire Homère et Ovide car il faut bien avouer que la mythologie a souvent été source d’inspiration pour nombre d’auteurs.


+++ Mais encore +++

A lire également, les avis de Gromovar, Tiger Lilly, Guillaume Traqueur Stellaire, Xapur.
"Le dernier chant d’Orphée" - Silverberg Robert "Le dernier chant d’Orphée" - Silverberg Robert Reviewed by Julien le Naufragé on dimanche, mars 24, 2013 Rating: 5

5 commentaires:

  1. Ouais, vite lu, vite oublié pour ma part. C'est cool que ça te donne envie de lire des classiques grecs. J'espère avoir le courage de lire l'Odyssée un jour.

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  2. Oh ! Je trouve que les couvertures est superbe.

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  3. @ Olya : Je la trouve très chouette aussi.

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