"L'idole dans la bombe" (T2) - Jérome et Anne-Claire Jouvray et Stéphane Presle

Souvenir de vacances d'une belle découverte!


++ Mon avis et ma présentation ++

C'est la guerre!! Le moral des troupes est au plus bas. Mais tout va bien au pays du bon président occidental. Tho-Radia nommée nouvelle idole est coincée dans son appartement. Elle a changé de pays, mais son statut reste le même : chanter pour le bien de la propagande d'état. D'un autre côté, notre président, un brin neuneu sur les bords, veut à tous prix rencontrer Tho-Radia seul à seul.

De l'autre côté du monde, en Monoposie, le professeur cherche à se venger. Mais pas facile de travailler au grand jour quand on a la gueule d'un zombie!

Un deuxième tome où l'humour est plus présent que sur le premier. Enfin, c'est l'impression que j'ai eu. L'histoire se développe, les personnages s'installent, manigancent, font leurs conneries et sont surveillés. Bref, une vrais BD d'espionnage sur fond de guerre froide. Sauf qu'ici, on est dans un autre monde, proche du notre, mais différent sur de nombreuses choses. On y empreinte encore bien une certaine esthétique décalée, assez steampunk sur certaines choses, moins présente à l'ouest qui semble plus avancée mais cela reste mais si c'est vachement moins flagrant dans ce tome 2.

Bon, maintenant, je suis sur ma faim. Il va falloir attendre le tome 3. Aaargghhll. Et je sais vraiment pas quand je vais me lire ça...

+++ Mais encore +++



Cette BD joue assez de lesthétique Steampunk pour être considéré, en partie du moins, de ce sous-genre. Les puristes ergoteront, mais ne gâchons pas le plaisir de la découverte! Je l'inclue donc comme deuxième participation au Défi Steampunk lancé par Lord Orkan Von Deck!


+++ La BD +++
  • Broché: 70 pages
  • Editeur : Futuropolis (12 juin 2008)

"La trilogie berlinoise" - Philip Kerr

Rapidement considéré comme un excellent roman sur la blogosphère, je n'ai pu qu'être tenté par cette lecture de Philip Kerr. Évidemment, le contexte d'une LC n'a fait que me pousser à m'enfiler les plus de 1000 pages de la "Trilogie Berlinoise". Au final : j'ai adoré et je le conseille chaudement !!


+++ La quatrième de couverture +++

Publiés pour la première fois entre 1989 et 1991, L'Eté de cristal, La Pâle Figure et Un requiem allemand ont pour toile de fond le IIIe Reich à son apogée et, après la défaite, l'Allemagne en ruine de 1947. Bernie Gunther, ex-commissaire de la police berlinoise, est devenu détective privé. Désabusé et courageux, perspicace et insolent, Bernie est à l'Allemagne nazie ce que Philip Marlowe est à la Californie de la fin des années 1930 : un homme solitaire, témoin de son époque. Des rues de Berlin "nettoyées" pour offrir une image idyllique aux visiteurs des Jeux olympiques à celles de Vienne la corrompue, Bernie enquête au milieu d'actrices et de prostituées, de psychiatres et de banquiers, de producteurs de cinéma et de publicitaires. La différence avec un film noir d'Hollywood, c'est que les principaux protagonistes s'appellent Heydrich, Himmler et Goering....


+++ Mon avis +++

La série des trois romans, "L'été de cristal", "La pâle figure" et "Un requiem allemand", qui font la Trilogie Berlinoise ont tout pour me plaire actuellement. Il y'a déjà que le fait que cela soit un polar, ce qui me change de mes dernières lectures. Sans oublier que cette brique peut aisément prendre l'étiquette Hard Boiled avec son détective privé, un vrais dur à cuir, le genre de gars qui traîne des idées noires, survit comme il peut en suivant un code moral qui lui est propre et auquel il ne transige pas, équipé d'un long imperméable et d'un chapeau dès qu'il quitte son bureau miteux et mal rangé. Bien sur il plaît au femmes, bien sur il ne plaît pas à un plein d'autres gens et évidemment il est à contre-courant de la masse.

Et la masse en Allemagne à cette période là elle est nazie. Et c'est la que le contexte devient intéressant, car pour le reste c'est du polar noir typique, sans doute sans grande originalité mais j'avoue ne pas être pas un spécialiste du genre. Toujours est-il que ces clichés m'ont plus, d'autant plus que la période s'y colle bien : une période sombre, dure et violente. Le personnage de Bernie Gunther est attachant malgré ses déboires et embrigadements foireux, car s'il a quitté la police pour garder son indépendance d'esprit il se retrouvera malgré lui dans la SS dans le tome 2, obligé ainsi de devoir enquêté sur tout autre chose que ce dont il s'attendait au début de ses recherches. Au tome 3 on apprend par contre qu'il a quitté la SS quand ces collègues ont commencé des meurtres ignobles, monstrueux, apprenant par là que être Allemand à cette période là c'était suivre le flux, qu'être à contre-courant n'était pas si simple, voir même dangereusement mortel. Si les deux premiers tomes nous relatent la montée du nazisme d'avant guerre, le troisième tome nous emmène dans un Berlin d'après 45, une ville détruite, aux mains des forces américaines, anglaises, françaises et russes, et que quand on est Allemand au milieu de ces décombres... On survit, difficilement, on encaisse et on survit. On y voit d'ailleurs dans ce roman ce que l'histoire ne nous apprend pas, ce que les vainqueurs ne racontent pas, ce que les Alliés ont fait subir aux Allemands d'après guerre.

Si la Trilogie Berlinoise se découpent en trois romans indépendant, je les ai lu d'affilé, comme une seule et même chronique : celle d'un pauvre enquêteur allemand de l'Allemagne nazie. Et si cette brique fait plus de 1000 pages, j'avoue que cela coule tout seul. Les pages tournent et tournent tant on a envie de suivre les aventures de Bernie Gunther. Ce personnage avec son franc parlé, son cynisme, son rentre-dedans typique des durs à cuire, son humour bien déplacé dans une Allemagne de la race pure, sa manière d'être à contre-courant, sa tolérance de l'autre, ... Tout cela nous en fait un personnage vraiment accrocheur, certainement pas un ange gardien, ni même un homme aux mains propres, mais un personnage auquel on s'accroche.

Bref, sans vouloir m'attarder sur le contenu des histoires, je rajouterais que j'ai également adoré tout le contexte allemand autour de l'histoire, la richesse historique qui fait que ce livre est une vrais immersion historique, on s'y croirait vraiment et c'est réellement prenant. Ce choix de contexte est l'originalité de cette trilogie. Choisir l'Allemagne nazie pour un roman noir était une excellente idée. Le reste sera peut-être d'une facture plus classique mais personnellement j'ai adoré et cela m'a juste donné envie de découvrir le monde du polar, depuis les clichés hard boiled aux policiers populaires d'autrefois. Enfin bref, cela m'a donné goût au style!

Pour clore je rajouterai que ce roman m'avait fait de l'oeil il y'a déjà de ça un long moment. A l'époque c'était notre camarade El JC qui m'avait inspiré cette lecture que j'ai longuement repoussé. Maintenant que celle-ci est terminée, j'apprends qu'El JC n'est plus. Triste nouvelle qui touche tout ceux qui l'on connu d'une manière ou d'une autre... Et il y'a de fortes chances que ce roman me rappellera son souvenir, et les découvertes qu'il a pu nous faire partager sur la bloguosphère. Merci à toi El JC et bon repos l'ami.


+++ Mais encore +++

Et voilà un livre de lu pour le défi des Mille. Un challenge de résolu!
Le billet de présentation du défi se trouve sur le blog de Fattorius.


Ce livre fut également le contexte d'une lecture commune partagée avec : Gentiane, Rose, Nnenetth, Elea23, (Mycoton), Kactuss, (Mack), Heclea, TheDoctorWho et bien sur Frankie.


+++ Le livre +++
  • Poche: 1024 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (13 janvier 2010)
  • Collection : Policier / Thriller
  • Traduction : Gilles Berton

Lecture Commune de "La Horde du Contrevent"

Pour ceux et celles qui veulent en être, j'ai lancé une lecture commune de "La Horde du Contrevent" d'Alain Damasio via le forum de Livraddict. Ne voulant pas limiter cette lecture aux seuls participants de ce forum, j'invite qui veut à nous rejoindre en laissant un commentaire à ce billet.

La date finale de lecture et donc de publication de vos billets sera le 16 décembre 2011. Il est donc encore largement temps de s'y mettre et de nous rejoindre. Moi, je vais seulement m'y mettre.


+++ La quatrième de couverture +++

" Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu'un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s'y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d'eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu'en Extrême-Aval ait été formé un bloc d'élite d'une vingtaine d'enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu'à sa source, à ce jour jamais atteinte : l'Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m'appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l'éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l'azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l'ultime. "


+++ Les participants +++

Archibald
Lily Tigre
Ptitetrolle
Reveline
Craklou
Julieblack
Pimousse4783

+++ Mais encore +++

Le livre peut également être lu dans le cadre du Challenge Chef d'oeuvre de la SFFF.

Toutes les chroniques de ce challenge
Mon billet de participation.
Le Billet de présentation du Challenge


A visiter également : http://www.lahordeducontrevent.org/

"L'idole dans la bombe" (T1) - Jérome et Anne-Claire Jouvray et Stéphane Presle

"L'idole dans la bombe" est une bien sympathique découverte, décalée avec un certain sens du merveilleux, parfois sombre, parfois comique et très souvent absurde. Une BD bien sympathique.

++ Mon avis et ma présentation ++

Je n'y connais pas grand chose en BD, je peux l'avouer, mais la collection Futuropolis me semble être une collection qui me plaît. En tout cas, j'y trouve mon compte, comme avec "London Calling" (voir chroniques T1 et T2).

Ici le dessin est plus sombre, partagé entre les traits presque esquisse ou croquis de Jérome Jouvray et les couleurs sombres d'Anne-Claire Jouvray. Un dessin bien sympathique et qui me plaît bien. Un style qui colle très bien au scénario de Stéphane Presle. J'avais déjà découvert avec plaisir Jérome et Anne-Claire Jouvray dans la BD "Lincoln", qui est bien fun d'ailleurs. Quant à parler de l'histoire on est ici dans un univers imaginaire, une allégorie de notre monde qui permet une revisite de notre propre histoire. Dans un style plutôt steampunk, nous commençons notre histoire en Monoposie, dictature sénile qui tient de la Russie soviétique mais qui par certains aspect peut rappeler l'Allemagne nazie. Bien évidemment, de ce monde fermé, certains cherchent à s'évader, dont Tho-Radia la belle chanteuse utilisée malgré elle a des fins de propagande d'état. En ayant marre de se faire utilisée ainsi, elle souhaite quitter le pays. Mais pas seulement elle, chez les pauvres aussi on veut s'exiler, comme Dimitri-Ivanov Spongia. Et pour réussir son transfert celui-ci organisera le meurtre de son voisin pour prendre sa place... sauf que Tho-Radia a tout vu. Sauf que les agents de l'état ne veulent pas laisser le contre-pouvoir faire, ils ne veulent pas que l'insurrection puisse laisser des gens quitter le pays... N'en disons pas plus.

Que dire de plus? Le dessin? J'ai déjà dit qu'il était excellent, entre les traits chargés qui me plaisent et les couleurs bien choisies pour chaque pays ou atmosphère. Le scénario est très bien aussi. Cet univers autre que le nôtre mais qui y fait référence, ce monde obscure qui n'est pas sans rappeler "Le meilleur des mondes" ou un "1984" mais avec une bonne dose d'humour en plus. Mais il y'a aussi cet esthétique presque steampunk avec ces hélicoptère bizarroïde, ces zeppelins, ces ordinateurs d'un temps que l'on a jamais connu. Bref, tout concoure à se retrouver plongé dans une ambiance des plus porteuse et assez amusante dans l'ensemble.

Bref, à découvre! Et maintenant, la suite...

+++ Mais encore +++



Cette BD joue assez de lesthétique Steampunk pour être considéré, en partie du moins, de ce sous-genre. Les puristes ergoteront, mais ne gâchons pas le plaisir de la découverte! Je l'inclue donc comme deuxième participation au Défi Steampunk lancé par Lord Orkan Von Deck!



+++ La BD +++
  • Broché: 104 pages
  • Editeur : Gallisol (8 février 2007)
  • Collection : Futuropolis

"Les ours n'ont pas de problème de parking" de Nicolas Ancion

Auteur belge que j'avais déjà découvert et adoré avec "Nous sommes tous des Playmobils", c'est avec joie et délectation que je me suis plongé dans un autre de ses recueils. Au final? Un vrais plaisir entièrement dévoré!


+++ La quatrième de couverture +++

Imaginez... Un pays où les ours en peluche mènent un combat de tous les jours contre les chats les plus sournois. Un pays où des Pères Noël immigrés enseignent l'égoïsme aux enfants des bourgeois. Un pays où les petits vieux menacent les braqueurs de pressing avec des pistolets en plastique. Un pays où les clowns en bois travaillent à redonner vie aux jouets du grenier. Un pays où les albums d'autocollants de foot sont le prétexte à d'immenses tragédies... Ce pays merveilleux, c'est la Belgique de Nicolas Ancion. La fantaisie la plus débridée y côtoie l'absurde et la mélancolie la plus profonde. Chacune de ces nouvelles brosse une géographie sensible et universelle : celle de notre enfance. Dans ce monde béni, cruel et drolatique, les ours n'ont peut-être pas de problème de parking, mais rien ne les empêche d'en avoir d'autres...


+++ Mon avis +++

Se lancer dans le compte-rendu d'un livre c'est toujours le réduire à quelque chose. Le limiter à quelques adjectifs, à quelques explications bancales ou éloges jouissives. Bref, on y dit tout et rien. Et pourtant, ce livre n'est pas bien gros, à peine 122 pages. Le tout devrait être vite bouclé et peu de mots suffiront pour en parler... Hé pourtant, rien n'est plus difficile que de dire du bien d'un livre qui vous a bien amusé, ou touché, ou distrait... Essayons tout de même.

Nicolas Ancion n'est donc pas du genre à écrire des romans kilométriques. Il est même plutôt du genre à nous offrir des ouvrages peu épais, somme de nouvelles compilées en quelques textes courts et forts sympathiques. Ce qui me plaît chez Ancion, c'est le détournement du réel, on n'est pas dans quelque chose de science-fictif, ni même de fantastique, encore moins de fantasy, mais peut-être dans un merveilleux quel qu'il soit, coincé entre le polar noir, l'humour et le réalisme triste. Car s'il met en scène des ours en peluches prêt à assouvir une basse vengeance contre un vulgaire chat, si l'on y croise des enfants prêt à se battre pour un album d'autocollants de football, si l'on y aperçoit des pères noëls immigrés, des braqueurs de pressing ou des ours en peluches détective privé, si l'on y voit cela, et bien d'autres choses, c'est pour partager quelque chose. Certes, il y 'a le divertissement, bien sur il y'a l'humour, évidemment il y'a le décalé et des mises en scène incroyables, carrément absurdes, mais il y'a aussi le réalisme social qui se cache derrière, la triste vérité de la vie, celle que l'on ne veut pas toujours voir, celle que l'on souhaite oublier. Mais Nicolas Ancion, grâce aux ficelles de l'absurde et de la fantaisie arrive à la fois à nous distraire et à nous faire réfléchir un court instant sur la mélancolie de nos vies ou celle des autres. Bien sur l'auteur n'est pas un revendicateur forcené, encore moins un moralisateur, mais j'aime trouver dans un livre un petit peu plus que juste de la distraction agréable et reposante (j'avoue aimer me distraire bêtement également, hein!)

Bref, "Les ours n'ont pas de problèmes de parking" est encore une bonne lecture de Nicolas Ancion, peut-être pas aussi bien que "Nous sommes tous des Playmobils", mais néanmoins excellente et d'une lecture tout à fait conseillée! Au travers de son imaginaire, il créé des histoires toutes en fantaisie qui ont tout du polar décalé. Gentiment ironique, Nicolas Ancion nous amène à réfléchir sur les petites choses du quotidien, nos relations aux autres, notre manière de voir l'autre tout en nous distrayant par son imaginaire absurde. Bravo.


+++ Mais encore +++

6ème lecture pour le Challenge Littérature belge :

- modalités et inscriptions
- recensement des articles

Sur le coup, je me suis vite commandé "L'homme qui valait 35 milliards" et "Écrivain cherche place concierge". Avis à tous et toutes, j'invite qui veut pour une lecture commune!

A lire sur ce blog, mes autres chroniques de Nicolas Ancion : "Nous Sommes tous des Playmobils" et "Quatrième étage".

CITRIQ


+++ Le livre +++
  • Poche: 122 pages
  • Editeur : Pocket (4 juin 2009)
  • Collection : Nouvelles voix
  • Illustration : Arnaud Tracol

"L'été est une saison morte" - Jean-Baptiste Baronian

Jean-Baptiste Baronian est un auteur belge relativement connu et plutôt attaché aux littératures de genre. Et si j'avais déjà pu l'entendre à la radio, je ne l'avais encore jamais lu. C'est maintenant chose faites. Et ce fut un vrais régal! A conseiller donc!


+++ La quatrième de couverture +++

Lorsqu'on est prof de musique et qu'un après-midi d'été Robert Mitchum enlève votre petite amie dans un mauvais remake de La Nuit chasseur, il y a de quoi rester sans réaction. Dans cette banlieue de Bruxelles coagulée par la torpeur estivale, un drôle de passé revient en force. Et le petit prof a bien du mal à résister à ce maelström où l'amour flirte avec le terrorisme, et à découvrir l'air vicié que cache ce mortel été.


+++ Mon avis +++

"J'étais en train d'arroser les iris du jardin quand la silhouette a surgi au-dessus de la haie. De l'endroit où je me tenais, j'ai eu, sur l'instant même, du mal à la détailler. On aurait dit un cowboy. J'ai tout de suite pensé que cette image était absurde. J'étais à Maret, un hameau du village brabançon d'Orp-le-Grand, à l'extrémité d'une rue sans issue, et il n'y avait aucune raison logique pour qu'un cowboy, quel qu'il fût, se soit aventuré jusqu'ici"
(J-B Baronian, p11, éditions Métaillé noir)

Rien que ce petit bout, rien que cet extrait qui est le début du roman, rien que cela avait tout pour m'intriguer et me pousser à lire la suite. Ce fut chose faites car pour tout dire, je ne l'ai pas lu, je l'ai avalé. Un vrai régal, un vrais plaisir et tout ce que je voulais, c'était en lire d'autres de Baronian. D'ailleurs deux autres attentent mon bon vouloir.

Bien sur, d'emblée de jeu, on se dit avec ce bref extrait que l'on va avoir quelque chose de décalé qui n'est pas sans me rappeler un certain belgicisme foutraque que l'on peut trouver chez Thomas Gunzig, Nicolas Ancion ou Bouli Lanners. Évidemment, loin de moi de réduire Jean-Baptiste Baronian à cela, encore moi à une école belge si tant est qu'elle put exister. Baronian étant dans ce cas-ci plutôt maître d'école que bon élève, non? Ancien responsable de la collection fantastique chez Marabout, écrivain de renom dans le même genre, fondateur de l'association "Les amis de Georges Simenon", et j'en passe et des meilleurs. Bref, Jean-Baptiste Baronian n'est pas né de la dernière pluie.

"L'été est une saison morte", de par son titre, nous livre déjà un sympathique jeu de mot. Quant à l'histoire, elle est génial. Suivre ce pauvre type qui se fait balader d'un côté à l'autre par ce malfrat. Rebondir de mensonges en révélations, voir des bleds de Belgique se retrouver des lieux de fusillades incroyables ou de planques du grand banditisme, moi je dis "Woaw". C'est tout simplement hallucinant d'imaginer certains de ces endroits si paisibles en lieu d'aventure. Génial!! On a peu souvent l'occasion de voir son propre pays comme un lieu d'aventure.

De plus, il y'a un certain humour je trouve. Ne fut-ce que les lieux choisis, les personnages qui se jouent l'un de l'autre. Il y'a quelque chose de théâtral et en même temps de tragique. Sans oublier la plume géniale de Baronian, car il faut bien l'avouer, c'est de bout en bout que je me suis laisser embarquer sans vouloir lâcher ce livre.

Découvert dans une librairie d'occasion (Bookshop Oxfam, pour ne pas la citer), je m'attriste d'avance de savoir que ce livre n'est surement plus très disponible en librairie (il semble tout de même encore commandable). Et si ce n'est déjà fait, il va être temps de le rééditer, qu'on puisse le (re)découvrir. Cela dit, Baronian a écrit une tonne de textes, alors allez-y découvrez cet auteur. Et ne passez pas à côté de ce bien sympathique petit roman. A conseiller pour découvrir le "polar" belge. A conseiller tout court.


+++ Mais encore +++


Le Challenge Littérature belge :

- modalités et inscriptions
- recensement des articles





CITRIQ


+++ Le livre +++
  • Poche : 136 pages
  • Editeur : Métailié (23 octobre 1998)
  • Collection : Policier

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A propos

"Naufragés Volontaires" est actuellement une fenêtre ouverte sur la littératures d'aujourd'hui ou d'hier. Qu'elle soit imaginaire ou non. Même si autrefois le blog fut musical et littéraire.

Lecteur compulsif je suis, mais critique littéraire je ne le pense pas. J'aime juste partager mes plaisirs d'évasion. En espérant que ceux-ci vous plairont également.

Je vous invite également à commenter mes messages comme bon vous semble. Vos avis m'intéressent.

Editeur : Julien Vanderhaeghen
Q.G. : Liège en Belgique
Contact : julien.vdhg@gmail.com

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