Un été space opera! Le recap' du Summer Star Wars Challenge 2011

Hé oui, c'est terminé le Summer Star Wars Challenge pour 2011. En tout cas pour cette année, mais cela ne m'empêchera pas de lire du space opera encore et encore! Cette fois-ci j'ai dépassé mon score de l'année passée et j'ai lu 20 titres, livres et BD confondues. J'ai même réussi à gagner un livre de G.R.R. Martin par effet rebond et grâce à Guillaume, le Traqueur Stellaire. Bref, je remercie une fois de plus les Lhisbei de nous avoir proposé un chouette Challenge plutôt animé car un total de 401 billets ont été écrits sur cette période estivale. Je vous invite d'ailleurs à consulter la liste sur le recap' final du RSFblog.

Bon et de mon côté, voici mon récapitulatif de lecture pour mes 20 billets...


+++ Les romans +++

Neuf romans ou recueils de nouvelles :



"Daemone" - Thomas Day
Une bonne série B et un space opera rythmé qui n'a rien à envié au western... Tel était le pari de Thomas Day et pour tout dire, c'est réussi.

"Les vestiges de l'automne" - Robert Silverberg
C'est toujours un plaisir que de retourner dans l'imaginaire de Robert Silverberg, d'autant plus qu'ici ActuSF nous offre une petite perle de novella.

"BIOS" - Robert Charles Wilson
Je crois que je peux me considérer comme assez fan des des écrits de Robert Charles Wilson...hé bien avec celui-ci j'ai été assez déçu en fait.






"Crépuscule d'Acier" - Charles Stross
Premier aventure dans l'univers déjanté et hard SF de Charles Stross. Curieuse aventure, déroutante et pas forcément toujours facile à suivre. Du dépaysement, de l'amusement et de l'incompréhension au rendez-vous.

"Les Seigneurs de l'Instrumentalité" (tome 4) - Cordwainer Smith
C'est toujours un plaisir que de redécouvrir la plume de Cordwainer Smith... N'est-ce pas? Un classique de la SF à ne pas manquer!

"Go Ganymède!" - Antoine Bello
Rien que la couverture m'a donnée envie de lire ce livre, digne d'une vieille illustration de pulp...



"Planète à louer" de Yoss - ATTENTION : COUP DE COEUR !!
Yoss est un petit peu le bonhomme du moment. L'invité cubain qui fait le tour des rencontres de l'imaginaire actuels. Ou du moins c'est l'image que j'en ai... Toujours est-il que curieux de découvrir son œuvre, j'ai décidé de m'y essayer via "Planète à louer".
Et j'ai adoré!

"Le cimetière des saints" - Richard Paul Russo
J'avais envie de découvrir Richard Paul Russo qui n'est actuellement connu par chez nous que par "La nef des fous". Mais comme je ne l'avais pas lu, autant le découvrir par ce livre-ci, histoire de voir ce qui cache derrière cette très sympathique couverture.

"Le Volcryn" de G.R.R. Martin
G.R.R. Martin est un grand auteur! Ou en tout cas, moi il me plaît beaucoup car il sait toujours construire de bonne intrigue. Surtout connu pour son "Trône de fer", on le connaît moins dans d'autres styles. Pourtant il a déjà fait du fantastique vampirique! Mais ici, il excelle dans un thriller haletant sur fond de space opera.


+++ Les Bandes Dessinées +++

Neuf bandes dessinées lues :

"Sillage - A feu et à cendres" (T1) - Morvan et Buchet
Un premier titre en guise d'introduction. Une aventure rythmée qui ne demande que se laisser suivre. A voir si la suite en vaudra la peine...







Aldébaran est déjà une légende de la BD planet opera. Une œuvre dans laquelle j'ai aimé me replongé pour enfin la terminée. Un vrais bonheur et 5 titres que je conseille à tous!


    Betelgeuse est la cycle qui suit Aldébaran. Toujours aussi exotique, il nous emmène sur une autre planète, à la découverte de la Mantrisse mais encore une fois du joug dictatorial.

    +++ L'essai +++



    "Space Opera!" - André-François Ruaud et Vivian Almaric
    Superbe ouvrage, hyper complet et écrit par des passionnés. Un must have pour qui aime le space opera!! Une belle bible chargées de titres à découvrir et d'illustrations soooo kitch mais trop géniales!






    +++ L'art book +++



    "Starship(s)" - Manchu
    Quand le maître de l'illustration SF nous livre un ouvrage, cela donne un art book géniallissime. Un bouquin à ne pas rater pour tout fan de SF car Manchu est l'Illustrateur du moment, celui qui fournit sans conteste les plus belles couvertures actuelles!




    +++ Et pour terminer +++

    Et si c'était à refaire, je me relance demain. Mais peut-être que cette fois je n'attendrais pas le milieu du challenge pour m'y mettre. Quand bien même, on ne se refait pas!

    Je tiens à remercier les Lhisbei pour leur excellent challenge et je les pleins pour tout le travail d'encodage qu'on leur a donner. Et pour mes collègues je ne sais pas si je dois les remercier pour être de vil tentateur qui vont me pousser à acquérir d'autres ouvrages pour ma PàL gargantuesque...

    Allez, on remet ça l'été prochain?

    "Space Opera!" - André-François Ruaud et Vivian Almaric

    Une bible et un ouvrage de passionnés !!! Reste qu'au bout de ce livre vous n'avez plus qu'une seule envie : compléter votre bibliothèque avec un tas de livres obscures de space opéra dont vous ne soupçonniez pas jusqu'à l'existence.


    +++ La quatrième de couverture +++

    Space opera :une succursale majeure de la science-fiction. Tout l'imaginaire des espérances de l'espace, lorsque cape flottant à l'épaule et pistolet-laser au poing, de vaillants héros parcouraient les immensités galactiques à bord de leurs vaisseaux rutilants. De Flash Gordon à Star Trek de la faune de l'espace aux empires galactiques, d'E. E. Doc Smith à Samuel Delany en passant par Poul Anderson, Isaac Asimov, Charles Harness et E. C.Tubb, sans oublier Buck Rogers, Dan Dore, Perry Rhodan, les pulps, les serials et Doctor Who l'histoire illustrée du rêve spatial, lorsque les étoiles étaient plus proches.


    +++ Mon avis +++

    Y'a pas à chier, les bouqins de chez Les Moutons Electriques ils ont la classe. Rien que de tenir un de leur livre en main, on sent la qualité du papier, de la reliure et de la couverture. Celle-ci d'ailleurs profite d'un chouette rendu brillant avec le vernissage juste sur une partie du livre. Dommage par contre que je n'accroche que moyennement à l'illustration de couverture. Cela dit, pour le reste les illustrations à l'intérieur de ce livre sont un pur régal. On y retrouve plein de couvertures de livres et de pulps, mais également des extraits de BD, de comic strips et des affiches de films. Bref un compilé graphique du space opera depuis les serial et les pulps jusqu'à 1977, l'année charnière, celle qui a vu la sortie de "Star Wars".

    Mais revenons au début de cette bible deluxe, dirigée par André-François Ruaud et Vivian Almaric elle profite néanmoins de la collaboration d'un tas de beau monde : Jean-Michel Achaimbault, Isabelle Ballester, Jean-Daniel Brèque, Raphaeël Colson, José Gérard, Christine Luce, Richard D. Nolane, Elisabeth Vonarburg, Roland Wagner et Gérard Klein. Construit autour de 21 chapitres, ce livre est une vrais mine qui balaie cet esthétique SF depuis ses quasi débuts jusqu'à 1977. Commençant par aborder le genre via les comic strips et les serials, me faisant découvrir des bijoux de plaisir, de "Buck Rogers" à "Flash Gordon", qui se dégustent avec ce petit goût de plaisir que contient la SF retro. Je conseille d'ailleurs la vision de ces vieux serials, c'est d'un kitch exultant!

    On continue ensuite par découvrir un tas d'auteurs incroyables : Eric Frank Russel, A. Bertram Chandler, Asimov, Gunn, Williamson, Charles Harness, Hal Clément, Poul Anderson, Blish, Brunner, Lloyd Biggle Jr, Colin Kapp, E.C. Tubb, Nathalie Henneberg, Louis Thirion, Panshin, Delany tout en oubliant de vous citer tous ceux qui sont abordés même un tant soit peu au travers des articles faisant la somme des différents chapitre. Bien sur, on pourrait argumenter qu'il manque d'autres auteurs incontournables du genre comme Cordwainer Smith qui aurait mérité son article ou bien Robert Heinlein, encore que ce dernier profite d'un livre pour lui seul chez le même éditeur. Mais sous cet étiquette de space opera se cachent des centaines de bons et mauvais titres, une production énorme et il fallait surement bien faire un choix. Et bon, autant l'avouer de suite, ce livre est très réussi car je n'ai qu'une envie : compléter ma collection de livres avec un tas de titres mentionnés ici et là dans les "repères de lecture" qui figurent en fin de chaque chapitre. Y'a de quoi bien m'occuper chez les bouquinistes donc!

    Quant au contenu des chapitres, ils sont tous bien intéressant, et j'avoue m'être plongé dans chacun avec un réel plaisir, même dans ceux qui m'attiraient le moins comme ceux sur "Doctor Who" et "Star Trek", ils sont tous hyper informatifs, faisant même découvrir un tas d'auteurs que je ne connaissais pas et invitant à aller chercher des collections du passé que je ne pensais même plus à regarder comme "Anticipation".

    Sans oublier toute l'esthétique du livre, toutes ces couvertures, ces dessins, ces affiches, ces strips, toutes ces illustrations géniales, ignobles, dépassées et illustratrices d'un imaginaire d'autrefois mais oohh si charmantes. Exactement le genre de truc que je mettrais bien sous cadre chez moi! Bah oui, moi aussi j'aime bien cet esthétique dépassé mais si génial!

    Ce livre est vraiment débordant d'informations, de détails intéressants, d'images saisissantes, et surtout et avant tout : de passion. Derrière ce livre c'est ce qui transpire le plus c'est la passion. On sent que les participants nous font partager leur plaisir plutôt qu'une analyse clinique et académique de ce genre collectif qui s'est construit sur l'accumulation, tant des clichés que des idées originales. "Space Opera!" est donc un livre à avoir pour qui aime ce sous-genre de la SF, un livre qui se regarde, qui se lit et qui donne envie de lire plus que le livre lui-même. Alors messieurs dames, moi je dis bravo pour cet ouvrage magnifique. Et on en veut d'autres des comme ça!


    +++ Mais encore +++



    Et voici ma 20ème participation pour le Summer Star Wars Challenge

    Tous les billets de ce Challenge 2011 et du 2010 en suivant ce lien-ci.



    +++ Le livre +++

    • Broché: 426 pages
    • Editeur : Les Moutons Electriques (12 mai 2009)
    • Collection : La bibliothèque des mirroirs
    • Illustration : Sébastien Hayez

    "Starship(s)" - Manchu

    En tant que fan des productions de Manchu, ce livre était exactement le genre d'art book qu'il fallait dans ma bibliothèque. Et croyez moi, c'est que du bonheur de feuilleter de livre, je me lasse pas! Oh et puis merde, qu'est-ce que j'aimerais avoir l'une ou l'autre de ces illustrations encadrées en grand chez moi!


    +++ La quatrième de couverture +++

    Au premier coup d'oeil, on reconnaît la " patte Manchu " par une virtuosité au service de l'exigence de crédibilité. Laurent Genefort.

    +++ Mon avis +++

    Ce genre d'ouvrage n'a pas besoin de mots, l'image se suffit à elle même (voir ci-dessous). Manchu est pour moi un vrais virtuose, doué d'un style identifiable entre tous au trait précis et chargé de détails incroyables à qui prend le plaisir de lire son image. Je me retrouve face à ces illustrations comme un gosse face à sa première BD, occupé à regarder dans les coins et recoins les détails qui font tout le vraisemblable de l'imaginaire de ce dessinateur.

    Manchu fait partie de ces rares illustrateurs qui sont capable de pouvoir résumer un livre en une seule image. Forme synthétique graphique d'un livre il permet à lui tout seul de vous donner envie de lire le roman qui se cache derrière la couverture. Invitant ainsi à la découverte, parfois au bonheur de la noyade dans un autre univers, parfois déçu par le contenu du livre qui devient moins bon que la couverture qui le magnifiait. Oui, Manchu est de ces virtuoses. En disant cela, je ne fais bien sur que suivre la vague, je ne fais que rajouter une couche à ce qu'en dit Laurent Genefort dans ce livre, mais comme d'autres illustrateurs de la sphère SF, Manchu est celui qui marquera la période actuelle, et ce quelque soit les maisons d'éditions, comme Siudmak a marqué l'ère précédente.

    Quant au contenu de cet art book, on est noyé dans le plaisir graphique. Entre grandes et petites illustrations on ne sait plus où donner de la tête, les yeux s'échouant ici ou là pour se retrouver plongé dans les contrées infinies de l'espace et se retrouver tel un naufragé sur une planète étrangère en guerre. On y croise toutes ces couvertures qui vous rappellent ces plaisirs de lectures, ces instants d'évasion ailleurs et demain.

    Le seul bémol, c'est que l'on retrouve tous les titres des ouvrages que Manchu illustre mais pas les noms des auteurs des romans. Et je ne sais pas pourquoi, mais pour moi l'un et l'autre auraient été un plus m'invitant d'autant plus à d'autres découvertes livresques.

    Bref, cet art book grand format est une œuvre d'art, une belle pièce, un bijoux que l'on regarde attentivement, que l'on chéri à tel point que l'on n'ose pas le mettre entre toutes les mains, comme une relique sainte. Un ouvrage qui devrait ravir et combler plus d'un lecteur SF d'aujourd'hui.


    +++ Extraits du livre +++


    +++ Mais encore +++



    Et voici ma 19ème participation pour le Summer Star Wars Challenge

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    +++ Le livre +++

    • Relié: 96 pages
    • Editeur : Delcourt (17 novembre 2010)
    • Langue : Français

    "Daemone" - Thomas Day

    Une bonne série B et un space opera rythmé qui n'a rien à envié au western... Tel était le pari de Thomas Day et pour tout dire, c'est réussi.


    +++ La quatrième de couverture +++

    David Rosenberg est le « Golem de New Edo », le Dæmone Eraser, le démon revenu d’entre les morts qui efface ses victimes. Il est le Gladiateur le plus célèbre de l’Aire Humaine, une star sans équivalent dans l’histoire du Jeu, un combattant déjà mort n’ayant plus rien à perdre depuis qu’il sait sa femme plongée dans un coma dont elle ne reviendra pas. à moins qu’il ne tue à cinq reprises… « Pas d’innocent, pas d’enfant. Et tu retrouveras ta femme. Vivante. » Tel est le marché, le contrat faustien que lui propose l’Alèphe, un Guerrier du temps, l’une des plus mystérieuses créatures des Sept Berceaux, un géant insectoïde aux motivations impénétrables…
    Concentré de space opera, récit à mi-chemin entre La Horde Sauvage et La Geste des Princes-Démons, Dæmone est sans conteste le plus débridé des romans de Thomas Day.

    +++ Mon avis +++

    Avec Thomas Day, j'ai parfois un peu peur. Cet engouement personnel pour les bonnes séries B peut parfois nous emmener vers textes moyens ou des histoires que l'on a pas forcément envie de lire quand on cherche un peu plus de profondeur. Cela dit, je savais à quoi m'attendre ici, tout est limpide dans la quatrième de couverture et il suffit de parcourir la blogosphère pour savoir à quoi s'attendre avec "Daemone". Je tenais donc bien entre les mains le roman que j'avais envie de lire ce week-end : court, vif, percutant et violent. Bref un bon page-turner et c'est ce qu'il est, un bouqin qui se dévore aussi vite qu'on le peut. D'ailleurs, si l'on lit l'interview en pages 195-196, Thomas Day nous présente son livre comme ceci : "Je voulais qu'il y ait des sentiments exacerbés, d'énormes fusillades, des explosions, du vertige et de la démesure (le tout en 192 pages environ), et que ça se dévore." Et bien sur ce principe-là, c'est tout réussi selon moi.

    Cela dit, j'avais quand même un peu peur ayant lu également du négatif sur ce livre. C'est donc avec une certain appréhension que j'ai entamé le livre. Mais les pages se tournant, l'un après l'autre, le rythme de progression se faisant plus rapide, j'ai bien du accepter la réalité : je m'amusais bien! Et me voilà au bout de ses quelques 200 pages, le plaisir de quelques heures de lecture derrière moi.

    L'histoire est clairement linéaire mais quand on se lit ce genre d'histoire ce n'est guère un défaut car ce n'est pas pour la complexité du scénario que l'on lit ce genre de série B, c'est pour la poudre aux yeux, le divertissement et le plaisir momentané de l'instant, transporté à des lieux d'ici dans les étoiles grâce à ce que William Gibson appellerait de la littérature "dirty-ass" (dixit Thomas Day). Ce genre d'aventure plein de violence, de pif paf poum , de héros taillés aux couteaux et chargés d'hormones sexuelles.

    Visuellement, Thomas Day nous emmène vers du western version space opera. Quelque chose de violent mais paré des couleurs de l'espace à la Star Wars. Les explosions et la violence olé olé de ce roman m'ont fait penser aux films de Zack Snyder (300, Watchmen, etc), pourtant Thomas Day ne mentionne pas cela dans ces références et n'invite pas forcément à la comparaison avec ces films-là... mais je verrais bien ce de roman adapté au cinéma par ce genre de réalisateur.

    Bref, "Daemone" est un excellent divertissement et il ne faut pas y chercher grand chose de plus. Si l'on veut des textes de Thomas Day plus intéressant, il faut se tourner vers ses productions plus récentes, celui-ci étant une réécriture des "Cinq derniers contrats de Daemone Eraser". Et malgré un récit sans aucune surprise, un trame linéaire et des personnages caricaturaux, on se plaît à lire le roman de bout en bout, porté par une plume percutante et qui a du punch, enveloppé dans une histoire a pour mérite de distraire comme il faut sur la longueur qui lui fallait, soit 200 pages. Challenge réussi monsieur Thomas Day, pourtant je n'étais pas certain d'accrocher.


    +++ Mais encore +++



    Et voici ma 18ème participation pour le Summer Star Wars Challenge

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    +++ Le livre +++

    • Broché: 224 pages
    • Editeur : Le Bélial (13 mai 2011)
    • Collection : Roman
    • Illustration : Manchu
    • La version numérique : chez Le Belial

    "Les vestiges de l'automne" - Robert Silverberg

    C'est toujours un plaisir que de retourner dans l'imaginaire de Robert Silverberg, d'autant plus qu'ici ActuSF nous offre une petite perle de novella.


    +++ La quatrième de couverture +++

    Deux cents ans après le Nouveau Printemps, le Peuple a rebâti une civilisation sur les ruines de la Grande Planète.
    Elles réservent toutefois bien des surprises aux héritiers de l’Humanité. Ainsi, une colonie oubliée de Seigneurs-de-la-Mer a survécu au Long Hiver en se réfugiant sur les rives de ce qui a été, un jour, la Méditerranée. Et lorsque la troublante Thalarne propose à Nortekku de partir à leur rencontre, il est loin d’imaginer la détresse des derniers survivants des anciennes races.
    Mais leur désespoir est peut-être l’ultime legs de leurs mystérieux ancêtres.
    Robert Silverberg est incontestablement l’un des grands maîtres de la littérature anglo-saxonne. Les Vestiges de l’automne clôt la trilogie ouverte avec À la fin de l’hiver et La Reine du printemps. Du troisième tome prévu à l’origine est née cette longue novella inédite, qui s’affranchit des premiers volumes tout en en préservant l’esprit. Un esprit que l’on retrouve dans le synopsis du roman qui aurait dû achever la trilogie et qui vous est présenté en édition bilingue.


    +++ Mon avis +++

    J'aime bien lire les histoires de Robert Silverberg et celle-ci ne fait pas défaut. Pourtant, au long de sa carrière, qui n'est d'ailleurs pas encore terminée, il a publié des kilomètres de mots, enfilant les nouvelles et les romans tel un stakhanoviste du clavier. Évidemment de toute cette production, il y'a du bon et du moins bon, sans parler des traductions qui n'ont pas toujours été à la hauteur et qui pour la plupart mériteraient une bonne révision. De son côté, "Les vestiges de l'automne" profite selon moi d'une très bonne traduction et sans doute également de la maturation des âges vu que le texte est construit sur un synopsis d'un roman qui n'a jamais vu le jour. On sent ici la maîtrise de Silverberg, en bon professionnel des mots, il sait nous transporter ailleurs le temps de quelques pages.

    Quant à l'histoire autant ne pas trop en dire, cela gâcherait la lecture. Pourtant, il ne se passe pas grand chose niveau aventure. "Vestiges de l'automne" n'est certes pas un livre d'action et pourtant on voyage, le dépaysement est au rendez-vous au travers d'un panel de couleurs et de personnages qui pourraient sortir de l'imaginaire luxuriant d'un Jack Vance. Abondance de couleurs, de décors, d'espèces et un voyage au travers d'une planète qui a subi autrefois le Grand Hiver. Un monde post-apocalyptique qui s'en sort finalement bien et qui se construit sur un illustre passé, un monde qui a survécu à la chute des étoiles. Bien sur le thème de la chute de l'empire de l'homme est un classique de la SF, d'autant plus chez un Silverberg passionné et fortement influencé par l'histoire. Mais ici l'auteur joue également la carte ethnologique, offrant différentes races superbes qui ont toute quelque chose de post-humaine ou un je-ne-sais-quoi d'autre. Bref on se croirait en plein planet-opera, sauf que... Évidemment les détails se développent petit à petit et les vrais infos se divulguent en fin de livre dans le synopsis du roman à l'origine de ce texte. Bref on est bien quelque part entre le planet-opera et le post-apocalyptique, sans pour autant tomber dans l'excès de clichés des deux genres. Les infos se découvrent petit à petit sans réellement se révéler, on se pose toujours un tas de question du où on est et comment on en est arrivé là. Finalement Silverberg nous offre en toile de fond un extrait d'une histoire du futur, mais son propos est plutôt tourné autour des personnages et de leur voyage exploratoire, abordant au passage la fin des civilisations et le pillage d'un peuple.

    Avec ce livre, ActuSF nous gratifie d'une vrais petite perle. Un texte très bien écrits et très bien traduit. Une novella qui se déguste avec grand plaisir et qui nous donne juste envie de découvrir les romans qui préfigurent à cette novella. Ou sinon de replonger dans d'autres titres de la vaste bibliographie de l'œuvre de Silverberg. Un très beau texte à ne pas rater, surtout si l'on apprécie l'auteur. Un bouquin qui profite de l'ajout du synopsis à l'origine du roman qui ne verra jamais le jour, synopsis disponible en français et anglais. Bref un très bel ouvrage magnifié par le dessin de Manchu.


    +++ Mais encore +++



    Et voici ma 17ème participation pour le Summer Star Wars Challenge

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    5ème lecture pour le challenge Fin du Monde :

    Mon billet sur le Challenge Fin du Monde.
    Mes autres chroniques pour se challenge.
    Le Billet de Présentation et Récapitulatif est ICI


    +++ Le livre +++

    • Broché: 176 pages
    • Editeur : ActuSF (5 mai 2010)
    • Collection : Perles d'épice
    • Traduction : Jacqueline Dolisi, Florence Dolisi et Eric Holstein
    • Illustration : Manchu
    • Commander en ligne aux éditions Actu SF

    "BIOS" - Robert Charles Wilson

    Je crois que je peux me considérer comme assez fan des des écrits de Robert Charles Wilson...hé bien avec celui-ci j'ai été assez déçu en fait.

    +++ La quatrième de couverture +++

    Situé à quelques années-lumière de la Terre, Isis est un monde verdoyant à l'écosystème complexe. Un monde classé zone de biomenace de niveau 4. La moindre molécule de son biotope est capable de tuer un être humain au terme d'une terrifiante agonie. Et pourtant, Isis constitue la découverte la plus prometteuse de ce XXIIe siècle : berceau d'une vie fondamentalement différente, elle pourrait en miroir éclairer notre propre nature. Zoé Fisher a été conçue pour explorer Isis. Son organisme a été génétiquement optimisé pour s'adapter à l'environnement inhospitalier de cette planète ; sa personnalité patiemment construite autour de cette seule mission. Quels dangers imprévus Zoé affrontera-t-elle sur cette planète grandiose et meurtrière ? Devra-tille sacrifier son humanité pour en découvrir tous les secrets ? Dans la lignée de Solaris, de Stanislas Lem, BIOS nous invite à l'exploration vertigineuse d'un monde radicalement autre.


    +++ Mon avis +++

    Ce livre aurait pu être un très bon livre, il est d'ailleurs positivé par une très belle plume douée d'un certain rythme agréable mais néanmoins alourdie par un petit côté Hard SF et surtout un traitement un peu trop froid des personnages. Hé pourtant Robert Charles Wilson tenait ici un bon pitch. On est sur une planète lointaine, un monde inhospitalier, tellement inaccueillant qu'il faut un scaphandre complet pour s'y aventurer et que les hommes vivent dans des bulles comme s'ils vivaient au fond d'un océan. Ceci crée un huis clos qui tel un polar ou un thriller donne une atmosphère pesante et inquiétante assez réussie. Coupé du monde d'Isis par une barrière physique et coupé de la Terre par la distance, la colonie de scientifique est seule... D'un autre côté, quand l'humanité se présente, c'est pour mieux montrer la force des trusts, ces "familles" aristocratiques commerciales qui dirigent le monde et l'univers imposant leurs vues sur les recherches d'Isis.

    J'ai assez apprécié de voir le jeu que l'auteur faisait de l'hypothèse Gaïa, cette idée controversée avancée par James Lovelock, comme quoi la Terre serait un vaste système physiologique dynamique et par extension que la Terre serait un être vivant global dont nous ne seriont que partie. Isis peut être vu comme ça dans de nombreuses réactions et l'homme, nouveau colonisateur, y est perçu comme un organisme étranger, un vulgaire miasme dont il faut se débarrasser. Ici l'homme n'est d'ailleurs pas un vainqueur mais un être vaincu, un organisme menacé.

    Malheureusement, Robert Charles Wilson oscille constamment entre planet opera, polar et Hard SF sans vraiment faire prendre la sauce correctement. Sans doute la faute à ses personnages traités de manière un peu froide, même souvent trop superficielle bien loin de ce qu'il fait actuellement donc, et surtout cette lenteur qui certes ajoute une couche à l'atmosphère étouffante mais englue l'histoire dans des dédales inutiles. Et c'est bien dommage car ici on sent les prémices du futur Robert Charles Wilson, celui qui nous offrira le merveilleux "Spin" et "Les Chronolithes", sauf qu'ici cela ne marche pas aussi bien malgré un final assez réussi quoi que plutôt prévisible quand on a déjà lu des ouvrages de l'auteur. Enfin pour moi, ce final marche toujours aussi bien...

    Bref, tant qu'à lire du Robert Charles Wilson autour lire les deux titres sus-nommés. "BIOS" reste pour moi plus anecdotique, moins intéressant sauf à qui voudrait découvrir plus en profondeur l'oeuvre de cet auteur.


    +++ Mais encore +++



    Et voici ma seizième participation pour le Summer Star Wars Challenge

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    +++ Le livre +++

    • Poche: 308 pages
    • Editeur : Gallimard (6 décembre 2001)
    • Collection : Folio
    • Illustration : Alain Brion
    • Traduction : Gilles Goullet

    "Crépuscule d'Acier" - Charles Stross

    Premier aventure dans l'univers déjanté et hard SF de Charles Stross. Curieuse aventure, déroutante et pas forcément toujours facile à suivre. Du dépaysement, de l'amusement et de l'incompréhension au rendez-vous.


    +++ La quatrième de couverture +++
    Nouvelle République, planète plutôt arriérée et en tout cas coincée côté culture pour ce XXVe siècle, subit l'invasion du Festival. Le Festival est une société galactiquement itinérante post-Singularité. Elle fait pleuvoir sur Nouvelle République une nuée de téléphones qui ne disent qu'une chose : " Bonjour. Tu veux bien nous distraire ? " De la réponse dépend la récompense. Ainsi, des armes. Il n'en faut pas plus pour déclencher la Révolution. Et pour conduire les autorités à imaginer pour la vaincre de remonter le temps. Et risquer l'anéantissement de cette partie de la Galaxie, car l'Eschaton déteste qu'on touche à son histoire. C'est qui, l'Eschaton ? Charles Stross est le plus prometteur et le plus déjanté des nouveaux venus sur la scène de la science-fiction. Crépuscule d'acier a manqué de peu le prix Hugo 2004.


    +++ Mon avis +++

    Il y'a déjà la couverture de Manchu, superbe une fois de plus, magistrale par certains côté, une impression graphique saisissante qui donne juste envie de prendre le livre et de le lire. Et puis il y'a la quatrième de couverture aussi et cette référence au presque prix Hugo en 2004. Et pour finir il y'a ce prologue déjanté qui m'a scotché littéralement et amusé profondément. Mais qu'en est-il de la suite?

    Hé bien on aurait pu dire que "Crépuscule d'acier" c'est de la SF, même du space opéra si l'on joue la carte des étiquettes. On aurait pu dire qu'on se rapproche même de la Hard SF par certains détails techniques, le jeu sur la vraisemblance. On aurait pu dire que le scénario est bien construit, réfléchi voir même compliqué si on ne suit pas bien tant les jeu sur le temps et les voyages stellaires. On aurait pu également ajouter que "Crépuscule d'acier" insuffle du steampunk dans le space opera, que l'auteur invite même les agents secret dans son aventure. Et pour terminer on aurait pu dire que Charles Stross aime jouer avec l'humour pour mettre un vernis des plus agréable à cet ensemble.

    Sauf que malgré toutes ces qualités, je n'ai pas réussi à être pris au jeu. Sans doute trop dense par instant, le livre nous assomme par des détails typiques de la Hard SF. C'est certes intéressant, mais cela alourdi également un récit et quand on est un peu fatigué, hé bien on décroche, comme moi. Et pourtant Charles Stross joue la carte de l'humour pour faire passer l'ensemble de manière plus agréable, cependant ses personnages en pâtissent et deviennent de vrais caricatures. Bien sur cela sert à l'ensemble du tableau d'autant que le space opera est construit de plein de clichés, mais bon ils en deviennent un peu trop prévisibles. Et à choisir entre le débridé et la Hard SF, je pense que l'auteur aurait du choisir son camp plutôt que de mixer les deux. C'est une très belle initiative mais qui hélas ne réussit pas à cause des longues tirades techniques. Bien sur à écrire cela, je ne me ferai pas que des amis, mais à chacun son point de vue et ses goûts...

    Au final, je dirais que Charles Stross ne m'a pas franchement convaincu. J'ai bien aimé, même parfois rigolé, mais à d'autres je me suis même demandé si j'avais bien compris ce que j'avais lu, si je suivais bien le fil de l'histoire entre les déplacements dans le temps et les jeux politiques. Je dois surement être bien moins malin que je n'ose l'espérer. Dommage... Toujours est-il que cet avis mitigé ne m'empêchera pas de me réessayer à la plume de Charles Stross dans un avenir incertain.


    +++ Mais encore +++



    Et voici ma quinzième participation pour le Summer Star Wars Challenge

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    +++ Le livre +++

    • Broché: 535 pages
    • Editeur : Le Livre de Poche (14 mars 2008)
    • Collection : Science-fiction
    • Traduction : Xavier Spinat
    • Illustration : Manchu

    "Le Legs de l'Alchimiste - Joachim Overbeck" (T1) de Tanquerelle et Hubert

    Attrapé lors d'une balade dans ma bibliothèque, c'est avec plaisir que j'ai lu cette petite BD.


    ++ Synopsis ++

    « Avant d'entamer le récit des événements auxquels je fus mêlé bien malgré moi, je tiens à avertir les esprits chagrins dont regorge ce nouveau siècle... Il ne sera question que de la vérité la plus scrupuleuse. Je fus bien, moi, Joachim Overbeck, le témoin et l'infortuné acteur de ces événements extraordinaires. »Début du XXème siècle... Joachim n'est qu'un modeste étudiant qui survit grâce à de menus larcins. Il est l'élève de Maître Helvetius, un homme parmi les esprits les plus brillants de ce siècle, mais qui avait décidé d'explorer les zones les plus secrètes du savoir humain, l'art combinatoire de la Kabbale et la science secrète des Alchimistes... Celui-ci s'apprête à donner le souffle vital à un Golem qui, à cause d'une gaffe de Joachim, s'avère méchant et destructeur. Helvetius sera sa première victime. Désormais accompagné malgré lui d'un « esprit familier », Joachim se voit investi d'une mission : détruire la créature.« Merde ! Qu'est-ce que j'ai fait ? » s'écrie-t-il...Le Legs de l'Alchimiste est un véritable petit bijou qui mêle mythologie occulte, suspense diabolique et humour noir. Une nouvelle série et deux jeunes auteurs à découvrir absolument !


    +++ Mon avis +++

    Difficile de faire mieux que la présentation ci-dessus...

    Attiré par une couverture au dessin singulier, j'ai attrapé cette BD que j'ai assez rapidement dévoré. J'ai bien aimé l'humour, presque noir, qui parsème les 48 pages de cet ouvrage. Joachim, voleur de son état est loin d'avoir la carrure d'un héros. Heureusement pour lui, grâce à l'héritage que son maître Helvetius lui offert, il se trouve affublé d'un esprit familier qui va le sauver d'un tas de mauvais pas. Sans oublier tous les échanges croustillants qui peuvent se passer entre eux. L'un dans l'autre, ils se retrouvent à devoir sauver la ville en essayant de se débarrasser d'un golem, être mythique qui a pris corps par la magie noire de son ex-maître Helvetius et d'une gaffe de Joachim.

    Outre l'humour dès plus agréable, il y'a les petites références ici et là à la mythologie noire, sans oublier les autres petites notes comme cette déclamation de Proudhon (l'anarchiste) toute droite sortie des lèvres de Joachim en plein milieu du marché. Enfin bref, mélange d'humour et de petites notes d'intelligence, le tout sous une forme fort distrayante.

    Sans oublier ce dessin au trait quasi caricaturale, un coup de crayon qui aime jouer sur les lignes pour renforcer les effets et la dynamique d'ensemble. Le choix des couleurs, plutôt pâles, collent assez bien avec le dessin et l'époque de l'histoire.


    +++ La BD +++

    • Cartonné: 48 pages
    • Editeur : Glénat (8 janvier 2002)
    • Collection : La loge noire

    "Sillage - A feu et à cendres" (T1) - Morvan et Buchet

    Encore un petit tour dans le monde de la BD. Encore un voyage dans un planet opera...


    ++ Synopsis ++

    Sillage est un convoi multiracial de vaisseaux spatiaux à la recherche de planètes à coloniser. Les Hottards, peuple du convoi, doivent absolument s'implanter quelque part.

    Sillage leur accorde une planète couverte de jungles et d'océans qui n'est habitée - selon ses critères - par aucune espèce intelligente. Mais le premier Hottard qui débarque tombe sur Nävis, une enfant sauvage d'une race jusqu'alors inconnue de Sillage : les Hommes?


    +++ Mon avis +++

    J'avais déjà eu l'occasion de lire une BD de "Sillage" il y'a quelques mois, mais cette fois-ci, j'avais envie de prendre le truc par le bon bout en commençant par le tome 1.

    Ce tome est forcément un tome d'introduction. Il n'est pas pour autant lent ni dépourvu d'action. Bien au contraire car si l'on découvre Naïvis dès la première planche, à la troisième cela bouge déjà! Bref, le ton est pris : "Sillage" tient de la BD d'action et d'aventure. Cependant, au passage le scénariste inverse une tendance : ici l'homme est l'animal que l'on découvre, l'être supposé non-intelligent par les Hottards, race extraterrestre qui cherche une planète pour s'implanter. Il reste un problème, si Naïvis est intelligente, la planète ne peut pas être colonisée par les êtres du Sillage. S'ensuivra une série d'aventures et d'actions qui emmènera le Hottard à la chasse à l'homme. En éliminant Naïvis et toute trace de sa présence, cette race extraterrestre sans terre pourra s'y créer un nouveau monde et sauver sa race.

    Le personnage de Naïvis, encore très jeune ici, n'est pas sans amener des rebondissement. Intrépide, impulsive, courageuse voir téméraire, elle a tout du héros en soi. A côté d'elle, il y'a ce personnage télépathe qui l'accompagne, petit être particulier mais intéressant. Sans oublier ces gros bêtas de service qui serve Sillage et que Naïvis amènera doucement à la "conscience individuelle", cette même petit bonne femme qui va quitter sa vie d'être sauvage pour toucher au monde technologique pur et dur.

    Il y'a le sens du rythme ici, autant dans le scénario que dans la construction graphique. Le dessin net et propre nous dépeint des extraterrestres saisissant ainsi que du matériel technologique superbe. Sans oublier la construction des planches qui nous offre parfois des tableaux très bons! Le jeu de couleurs en parfaite adéquation avec le dessin renvoie également un côté très dynamique à l'ensemble. Une belle réussite de ce côté là.

    Pour le reste, c'est un tome 1, difficile à se dire actuellement si "Sillage" va nous fournir un scénario intéressant autre que juste une suite sans fins d'aventures et d'actions. On verra ce que la suite donnera avec ce comité du Sillage, cet énorme congrégation intersidérale et tous ces êtres. Il y'a moyen d'en sortir des choses intéressantes. A suivre donc...



    +++ Mais encore +++



    Et voici ma quatorzième participation pour le Summer Star Wars Challenge

    Tous les billets de ce Challenge 2011 et du 2010 en suivant ce lien-ci.



    +++ La BD +++

    • Album: 48 pages
    • Editeur : Delcourt (1998)
    • Collection : Neopolis

    "Les Seigneurs de l'Instrumentalité" (tome 4) - Cordwainer Smith

    C'est toujours un plaisir que de redécouvrir la plume de Cordwainer Smith... N'est-ce pas?


    +++ La quatrième de couverture +++

    "Vous allez partir dans l'espace, dit-il, et nous vous jouons une petite saynète, un numéro comique. Le général n'a pas eu de Nancy. Il n'a pas demandé de Nancy. Il n'a pas voulu d'aide. Il est allé dans le Grand Extérieur, et il n'en est pas mort. Cela a duré trois ans. Trois années qui doivent en paraître plutôt trois millions. Il a traversé l'enfer et il en est revenu. Regardez son visage. C'est un vainqueur. Un vainqueur total et incontestable, assis devant vous, usé, fatigué, et, semble-t-il, blessé. Regardez-moi. Regardez-moi bien, lieutenant. Je suis un vaincu. Je suis lieutenant dans le Service Spatial et je le resterai. " Chef-d'œuvre mythique de la science-fiction, le cycle des Seigneurs de l'Instrumentalité compose au fil de ses tableaux une légende des siècles à venir, empreinte de poésie et d'une profonde humanité. Une vision inoubliable ici complétée de Concordance, un essai inédit d'Anthony Lewis, nominé au prix Hugo 2000, qui analyse tous les personnages, lieux et éléments apparaissant dans cette gigantesque histoire du futur.


    +++ Mon avis +++

    Cordwainer Smith est un maître du genre, un créateur d'histoire doublé d'un poète, ce qui fait de lui un auteur incontournable et souvent méconnu. N'ayant à son compte écrit que un roman et une bonne série de nouvelles qui se retrouvent dans ce corpus des "Seigneurs de l'Instrumentalité" regroupés en quatre tomes dont voici le dernier. Celui-ci n'est d'ailleurs riche que de 6 textes, le reste étant rempli par la chronologie de l'Instrumentalité, écrite par Anthony Lewis, et un glossaire de cette histoire du futur.

    Au niveau des histoires, on est dans un registre assez court. La nouvelle est bien sur le format de rigueur, mais elles peuvent néanmoins être plus ou moins longue. On notera dans les plus intéressantes "Nancy" et "Angerhelm". La première nous contant la folie que peut amener un voyage longue distance dans la solitude. Et la deuxième nous parle dans un registre fantastique d'une communication... particulière. Je n'en dirai pas plus.

    L'ensemble des tires ici présent ont pour cohérence un certain humour ou un côté parfois plus fantastique. Cela nous change du tome précédent, unique roman de Cordwainer Smith, et des nouvelles des deux premiers opus qui sont pour moi les meilleurs de cet ensemble de quatre livres. Si l'on prend "La science occidentale, quelle merveille!" , la nouvelle surfe sur un humour qui n'est pas sans rappeler Frederic Brown et s'est assez plaisant.

    Un recueil finalement assez court si l'on remarque que les textes se terminent en page 126. Bien sur cela continue avec la "Concordance de Cordwainer Smith", écrit par Anthony Lewis, texte qui remet dans l'ordre chronologique la somme des textes présentés dans les ouvrages précédents. Intéressant mais pas forcément indispensable. Néanmoins ce texte informatif a tout son sens dans ce genre de recueil. Cependant le lexique qui suit, qui est certes riche et complet, n'a pas grande importance selon moi. Il est bien sur intéressant, voir utile lors de la lecture des précédents ouvrages, mais pour qui veut se lire le corpus de Cordwainer Smith... disons que ce n'est pas nécessaire.

    Au final cela reste un bon recueil, même si les nouvelles ne prennent qu'un tiers du bouquin. Et comme dit plus haut, si je devais vous conseiller la lecture de Cordwainer Smith, je vous invite à lire d'abord et avant tout les deux premiers tomes qui sont d'une excellente facture! Ais-je déjà dit qu'il faisait partie de ces auteurs classiques du genre que l'on se doit de lire, tant pour son imaginaire que pour sa poésie?


    +++ Mais encore +++



    Et voici ma treizième participation pour le Summer Star Wars Challenge

    Tous les billets de ce Challenge 2011 et du 2010 en suivant ce lien-ci.



    Il s'agit de mon troisième livre lu dans le cadre du Challenge Chef d'oeuvre de la SFFF. Et le premier pour le rayon SF.
    SF : 2/9 , Fantasy : 2/7, Fantastique : 0/2

    Toutes les chroniques de ce challenge
    Mon billet de participation.
    Le Billet de présentation du Challenge

    +++ Le Livre +++

    • Poche: 340 pages
    • Editeur : Gallimard (25 mars 2004)
    • Collection : Folio science-fiction
    • Traducteur : Simone Hilling et Pierre-Paul Durastanti
    • Illustrateur : Manchu

    C'est l'aventure "Encre Noire" qui commence!


    J'ai décidé de rejoindre l'équipe du magazine belge "Encre Noire" en tant que chroniqueur SF. Certains d'entre vous connaissent déjà cette revue, d'autres non. Au sein de ses pages, les chroniqueurs y abordent tous les genres de l'imaginaire : science-fiction, fantasy, polar, jeunesse, bandes dessinées et mangas. Bref, un beau panel de chroniques plus des dossiers différents à chaque numéros. Je vous invite à jeter un œil sur la version online d'Encre Noire, mais n'hésitez pas vous y abonner.

    Pour ma part, ma première chronique sera sur "Planète à Louer" de Yoss. Bien évidemment, mes écrits dans ce magazines seront différents de ceux ici présent. Alors, n'héistez pas à jeter un oeil sur le site, au moins pour y lire les autres avis de lecture.

    Le site d'Encre Noire
    La page Facebook d'Encre Noire

    "Betelgeuse - l'expédition" (T3) - Léo

    Le tome 3 de "Betelgeuse"... On continue la découverte et le dépaysement avec Léo!


    ++ Synopsis ++

    Pour être plus informée sur les Iums, Kim et son équipe, ainsi que des représentants de chaque clan de Betelgeuse, partent sur un des canyons de Betelgeuse pour mieux comprendre les Iums et leur comportement. (Source : Wikipedia)


    +++ Mon avis +++

    L'aventure continue sur Betelgeuse, et cette fois c'est une expédition emmenée par Kim constitué des membres de son équipe et des représentants des deux groupes antagonistes de la planète. Kim a décidé qu'ainsi elle pourrait se faire une opinion et choisir son camp. Le but de l'expédition? Aller à la découverte des Iums et les observer. L'occasion une fois de plus de croiser quelques animaux fantastiques mais aussi d'en apprendre un peu plus sur les relations internes au groupes, que celles-ci soient physiques, amoureuses ou bien partisanes. On découvre également quelques preuves irréfutables de l'intelligence des Iums, même si ceux-ci ne sont pas forcément aux goûts des critères émis par l'O.N.U. quant à la reconnaissance de l'intelligence d'une espèce extra-terrestre.

    Au fil de l'eau et des découvertes, le groupe continue à se construire et se déconstruire. Kim rencontre une nouvelle manifestation de La Mantrisse et les Iums restent finalement des êtres encore très étranges et inconnus. On sent que des vérités vont bientôt se révélées mais il faudra attendre le tome 4. Des choses se dévoilent mais elles appellent plus de questions que de réponses.

    Un bon tome qui reprend un peu de rythme et d'aventure comparé au précédent. Un tome qui donne plus qu'envie de voir la suite d'autant qu'Alexa et Marc se sont mis en tête d'aller sauver Kim sur Betelgeuse.



    +++ Mais encore +++



    Et voici ma douzième participation pour le Summer Star Wars Challenge

    Tous les billets de ce Challenge 2011 et du 2010 en suivant ce lien-ci.




    +++ La BD +++

    • Cartonné: 48 pages
    • Éditeur : Dargaud (1 mai 2002)
    • Collection : Betelgeuse

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    A propos

    "Naufragés Volontaires" est actuellement une fenêtre ouverte sur la littératures d'aujourd'hui ou d'hier. Qu'elle soit imaginaire ou non. Même si autrefois le blog fut musical et littéraire.

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    Je vous invite également à commenter mes messages comme bon vous semble. Vos avis m'intéressent.

    Editeur : Julien Vanderhaeghen
    Q.G. : Liège en Belgique
    Contact : julien.vdhg@gmail.com

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