En vacances...

Cela ne m'est plus arrivé depuis très longtemps... Trop longtemps. Mais cette fois, ça y'est : je pars en vacances !!! Ce qui signifie que ce blog ne vivra pas pendant au moins une semaine. J'avais bien pensé programmer quelques billets, mais entre l'organisation de ma fin de contrat de travail et l'organisation de départ en vacances et bien je me suis laissé aller à me reposer. Grand bien me fasse! Enfin j'espère... D'ici à mon prochain billet, je vais allé prendre l'air des Ardennes belges pour une bonne grosse semaine! Et j'espère bien aller me perdre un jour à Redu, village du livre. A bientôt à tous et toutes.

"Demain, une oasis" - Ayerdhal

Auteur engagé dites-vous? Hé bien ce livre-ci vous le prouvera! Ayerdhal fait partie des ces auteurs qui n'ont pas leur langue en poche mais au bout de la plume et il sait en user pour vous transporter et s'engager!


++ La quatrième de couverture ++

Il était moitié médecin moitié technocrate, à Genève. Il avait un nom. Il n'en a plus : on le lui a retiré un soir, avec le reste de son existence. Une limousine devant, une derrière, un coup de freins, des portières qui claquent, un pistolet-mitrailleur, deux baffes bien assénées, une cagoule, des jours dans une cave sous perfusion et somnifères... Normal pour un kidnapping !

C'est au réveil que ça commence à clocher, quelque part dans un désert africain, à côté d'un vieillard gravement gangrené, quand un commando humanitaire lui confie la responsabilité médicale du village dans lequel il l'abandonne...


+++ Mon avis +++

C'est lors du festival Trolls et Légendes en avril dernier que j'ai acquis ce livre-ci. C'était également l'occasion de re-rencontrer Ayerdhal que j'avais déjà croisé lors de la Foire du Livre de Bruxelles un an avant. A nouveau conquis par le bonhomme, me voilà faisant l'acquisition de deux de ses livres. Celui-ci, je l'ai commencé directement lors du week-end en question... Et je l'ai terminé le week-end même. Vous l'aurez donc compris, je l'ai lu il y'a pas mal de temps déjà...plus ou moins 2,5 mois. Et j'aurai donc assez de mal à vous donner des détails sur le fond de l'histoire. Hé bien tant mieux pour vous, car je ne vous révèlerai donc rien de l'histoire de "Demain, une oasis".

Ayerdhal a une plume efficace. Bon conteur, il sait nous transporter ailleurs le temps d'une lecture. Ne s’embarrassant pas outre mesure de phrases longues et compliquées, il nous livre tout de même une belle plume plus qu'agréable, douée d'une langue acide qui a pour but de toucher au vitriol l'être humain afin de le faire réfléchir sur lui-même et son futur. Au travers du livre on est porté par les dialogues, point fort du style d'Ayerdhal, qui nous met à réfléchir sur la position et les points de vue des personnages. Réflexions qui amènent à nous-même, riches européens bien lotis et bien pensant, qui questionnons le tiers monde, la désertification et les changements climatiques bien installés dans notre confort! Oui, Ayerdhal fait partie de ses auteurs engagés. Un terme bateau, passe-partout et qui range l'auteur dans un tiroir, celui de gauche bien sur. Une étiquette galvaudée certes, mais Ayerdhal porte un oeil critique et acerbe sur la vie, un regard lucide, un oeil qui regarde la vie du même côté que moi et ça me plaît!

Niveau du roman, on est dans une histoire que l'on rangera plutôt côté thriller. Encore que... Ayerdhal, auteur des mondes de l'imaginaire, nous livre ici plutôt une anticipation légère de notre monde. A peu de chose près c'est le nôtre, mais dans un futur proche, et tellement proche que le lien entre notre vie et celle du livre est facile à faire. Un côté "légèrement futuriste" qui nous détache du monde afin de mieux observer le nôtre.

"Demain, une oasis" est une claque. Du genre de celle qui font réfléchir. Le genre de livre qui nous scotche et nous happe. Le genre de livre que l'on peut qualifier de coup de cœur. Le genre de livre que je conseille à tous.

Encore une chose, bravo aux éditions Au Diable Vauvert pour les rééditions des livres d'Ayerdhal. Mais dommage qu'il n'y ait pas (ou plus?) un éditeur poche pour nous offrir ces bouquins aux formats poche, que ceux-ci soient plus accessibles à tous les publics.

Et dernier mot, comme dirait Lhisbei : Ayerdhal Power! Alors, lisez "Demain, une oasis", ou un autre livre de l'auteur!


+++ Mais encore +++

Ce livre a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire en 1993.

CITRIQ

+++ Le livre +++

  • Broché: 244 pages
  • Editeur : Au Diable Vauvert (26 octobre 2006)
  • Collection : Litt Générale

"Tous à Zanzibar" - John Brunner

Voilà un classique de la SF qui mérite autant ses prix littéraires ainsi que son désintérêt par le public. Un livre kaléidoscopique au pouvoir d'anticipation critique puissant mais qui découragera de nombreux lecteurs de par ses 700 pages éclatées.


++ La quatrième de couverture ++

Le XXIème siècle comme si vous y étiez. Ses Villes où les gens dorment légalement dans les rues, où le terrorisme est un sport et les émeutes urbaines un spectacle. Surpeuplé, démentiel, tout proche.Un monde où l'on s'interroge sur la conscience de Shalmeneser, l'oracle électronique, et où un sociologue brillant, Chad Mulligan, prêche dans le désert.Avec ce livre-univers, John Brunner a battu sur leur propre terrain les meilleurs spécialistes de la futurologie.Tous à Zanzibar a obtenu aux Etats-Unis le prix Hugo, en France le prix Apollo, et en Grande-Bretagne le prix de l'Association britannique de science-fiction. Un classique entre les classiques.


+++ Mon avis +++

Voici un livre écrit en 1968, un livre d'un autre temps, un roman d'anticipation qui porte une critique foudroyante à notre société de consommation et égocentrique où la méritocratie est portée comme la nouvelle démocratie internationale. John Brunner construit un monde futur, notre univers à nous, notre monde à nous, un monde qui à peu de choses près est notre monde d'ajourd'hui. D'une clairvoyance incroyable il nous livre un roman effrayant de vérité, un livre qui fait réfléchir, un livre qui marque la SF d'un ouvrage plein d'intelligence. Un roman qui pose question et ne fournit pas forcément de réponses, un roman qui mène à polémiquer avec soi-même, un livre qui fait réfléchir et qui n'a pas pris une ride depuis 1968. Bien du contraire.

John Brunner construit un monde au travers de ce livre, ou plutôt il nous livre sa vision de notre futur. A travers d'un prisme kaléidoscopique il nous livre une histoire qui tient du zapping forcé. Sommes d'images du monde en marche, d'instantanés de vie, de zapping d'informations brutes, observation de la vie ou plutôt de la survie d'un monde décadent, carrément barré et complètement dingue. Ce monde c'est le notre, en caricaturant c'est le notre, et nous sommes les fous qui y vivent. Mais au travers de ce zapping forcé, de ce voyage presque cinématographique au travers d'un roman à la construction complètement éclatée, nous voyageons tant bien que mal. Par instant subjugué par la critique et la narration découpée tandis qu'à d'autres moments on se sent perdu, largué, laissé pour compte, voir ennuyé. Et cet œuvre est assez exigeante, à tel point qu'elle en rebutera beaucoup. Il y'a bien sur sa taille, 700 pages, mais bien plus que ça sa construction narrative qui alterne tel un stroboscope entre les analyses critiques et sociologiques de notre monde avec de instantanés de vie et les aventures de nos héros, si héros il y'a. Le livre se lit tel qu'il est, une création littéraire critique, une oeuvre particulière, sorte d'ovni littéraire à part bien loin d'un bon roman d'aventure divertissant. C'est en soi génial, mais cet aspect aliénera plus d'un lecteur et c'est tout mérité. Et pour tout dire, l'ayant déjà commencé il y'a des années, je l'avais abandonnée, lassé et ennuyé, après 200 pages. Quelques années plus tard, aujourd'hui, je me le relis et je le trouve génial. Alors avant de le tenter, sachez dans quel aventure vous vous embarquez car en lisant ce livre, on ne sait jamais vraiment vers où on va. Alors soit on se laisse porter, soit on abandonne et on passe à autre chose.

Pour ma part, ma lecture a été partagé entre le plaisir et l'ennui. Entre le plaisr de lire un livre original et d'une critique intelligente et visionnaire de notre monde, et l'ennui d'un ouvrage littéraire tellement à part qu'il en devient d'une lecture difficile de par sa construction parfois tellement éclatée que l'on se demande ce que l'on lit. Mais "Tous à Zanzibar" reste un ouvrage qui mérite autant ses superlatifs et ses prix littéraires que ses critiques et ses nombreux lecteurs détracteurs. Un livre qui touche ou laisse carrément indifférent. Une aventure à tenter néanmoins car ce livre est une réelle expérience, parfois effrayante, parfois douloureuse mais réellement juste.


+++ Mais encore +++

Lecture commune avec Cachou, Lael et Vance.

Il s'agit de mon troisième livre lu dans le cadre du Challenge Chef d'oeuvre de la SFFF. Et le premier pour le rayon SF.
SF : 1/9 , Fantasy : 2/7, Fantastique : 0/2

Toutes les chroniques de ce challenge
Mon billet de participation.
Le Billet de présentation du Challenge

CITRIQ

+++ Le livre +++

  • Poche: 703 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche; Édition : Le Livre de Poche (1995)
  • Collection : Science-fiction
  • Traducteur : Didier Pemerle
  • Illustration : Manchu

"La Ballade de l'impossible" de Tran Anh Hung

Ma première chronique de film ne va surement pas brillé par sa qualité, mais néanmoins je m'y essaie car elle me permet de mettre en parallèle un film et un livre lu il y'a peu de temps.


++ Synopsis ++

Tokyo, fin des années 60. Kizuki, le meilleur ami de Watanabe, s’est suicidé. Watanabe quitte alors Kobe et s’installe à Tokyo pour commencer ses études universitaires. Alors qu’un peu partout, les étudiants se révoltent contre les institutions, la vie de Watanabe est, elle aussi, bouleversée quand il retrouve Naoko, ancienne petite amie de Kizuki. Fragile et repliée sur elle-même, Naoko n’a pas encore surmonté la mort de Kizuki. Watanabe et Naoko passent les dimanches ensemble et le soir de l’anniversaire des 20 ans de Naoko, ils font l’amour. Mais le lendemain, elle disparaît sans laisser de traces. Watanabe semble alors mettre sa vie en suspension depuis la perte inexplicable de ce premier amour. Lorsqu’enfin il reçoit une lettre de Naoko, il vient à peine de rencontrer Midori, belle, drôle et vive qui ne demande qu’à lui offrir son amour.


+++ Mon avis sur le film +++

Etant plutôt fan de l'œuvre littéraire d'Haruki Murakami, je ne pouvais pas passer à côté de ce film. Ajoutons à cela le fait que le film soit fait par un réalisateur vietnamien au style brillant et somptueusement esthétique, et tout concourt à ce que ce soit un bon film.

Pour parler brièvement du livre d'Haruki Murakami, je dirais que ce n'est pas son meilleur roman. Enfin selon mes goûts personnels bien sur. Et il se fait que j'ai lu le livre juste avant de savoir que celui-ci était adapté et passait au cinéma. Quel heureux hasard! Je ne pouvais donc passer à côté de cette adaptation car même si le livre est loin d'être mon préféré, ni même le meilleur de Murakami, il y transpire une atmosphère particulière qui invitait à la création cinématographique.

Côté cinéma, c'est Tran Anh Hung qui s'est lancé dans l'aventure. Et comme me dirait un de mes beaux frères, il ne faut pas y chercher absolument le livre, mais une adaptation, la vision qu'en a le cinéaste, sa manière de transposer en images l'œuvre littéraire d'un auteur. De cela je me dis qu'il n'est pas toujours évident, et c'est même un jeu risqué,que de transposer à l'écran l'imagination issue d'un roman. Chacun s'y construit ses propres images d'un personnage, d'un lieu, d'une situation... Et ce n'est donc pas facile pour un réalisateur de pouvoir contenter tout le monde, sachant d'autant plus qu'il y réalise sa propre vision du roman.

Toujours est-il que Tran Anh Hung s'y prend très bien. Le réalisateur vietnamien au style très esthétique joue comme à son habitude d'une certaine lenteur dans le récit pour mettre en valeur l'instant et la beauté d'un lieu, d'une relation entre deux personnes et de faire passer au travers de ce moment le sentiment qui se dégage entre deux êtres ou l'atmosphère qui transpire d'un instant. Jouant des couleurs et des jeux de lumières, Tran Anh Hung nous livre des films d'une beauté magnifique, sortes de tableaux en mouvement d'une histoire en cours. De plus ce réalisateur a le sens du détail, de la petite touche, du petit quelque chose qui a lui seul de par sa présence, sa couleur ou sa signification nous transmettra presque inconsciemment un sentiment diffus de ce qui se passe à l'écran. Pour prendre un exemple, je me souviens d'une scène de sexe bien loin de ce que l'on voit à Hollywood. Un instant d'amour partagé entre deux êtres humains, un instant de passion... Et pour faire transparaître cela, Tran Anh Hung positionne dans un point fort de l'image un chauffage qui dégage une lumière rouge intense et qui contraste à merveille avec l'obscurité ambiante. De par son positionnement sur un point fort et sa couleur rouge inévitablement liée à la passion, le réalisateur nous renvoie un sentiment d'intensité et de passion magnifique. Et c'est d'autant bien joué que à la fin de l'acte, l'un des partenaire de par son déplacement masque cette lumière, ce rougeoiement pour ne plus laisser place qu'aux êtres et à une douce obscurité. Bref, pour moi, c'est merveilleusement bien réussi du côté esthétique.

Niveau de l'histoire, on est très proche du livre. Si ce n'est la première partie du film qui passe peut-être un peu trop vite à mon goût pour ralentir enfin et laisser place à la relation entre les différents personnages. Et c'est là que réside toute l'histoire, comme dans le roman, à ces relations, à cette découverte de l'amour, à la dure réalité de la mort, à la vie... Tran Anh Hung réussit également à laisser la place au dialogues, point fort d'Haruki Murakami dans ses livres.

Bref, au final j'ai bien aimé ce film. D'autant plus que j'avais lu livre juste avant d'y aller. Cette adaptation est très belle et très réussie. Je conseille vivement ceux et celles qui ne connaissent pas ce réalisateur à le découvrir. Quant à Haruki Murakami, je vous invite à lire ma chronique du livre, mais je vous conseillerais de le découvrir au travers d'autres livres bien meilleurs.


+++ Mais encore +++

Première chronique d'adaptation cinématographique.
Première épreuve du genre pour moi. Et désolé si ce n'est pas bien fait...

Toutes les infos sur le challenge sur le blog de Chez Nodrey

+++ Le film ++
+

Réalisé par Tran Anh Hung
Avec Kenichi Matsuyama, Rinko Kikuchi, Kiko Mizuhara, plus
Titre original : Noruwei No More
Long-métrage japonais.
Genre : Drame , Romance
Durée : 02h13min Année de production : 2010


+++ Mon avis sur le livre +++



Suivez ce lien pour lire ma chronique du livre.

"Le faiseur d'histoire" - Stephen Fry

Un gros coup de coeur.
Et là, tout est dit.
Non?
Alors lisez la suite...

++ La quatrième de couverture ++

Le choc frontal entre Michael Young, thésard en histoire à Cambridge, et le professeur Zuckermann, vieux physicien obsédé par l'une des périodes les plus sombres du XXe siècle, va changer l'histoire - littéralement. Mais pour cela, il faut aussi compter sur une pilule miracle, sur le rival oublié d'un petit teigneux autrichien et sur la fatale élasticité du temps. Le pire n'est jamais certain, mais le mieux ne se trouve pas forcément non plus là où on l'attendait...

Tout à la fois uchronie brillante, thriller captivant et comédie romantique gay, Le faiseur d'histoire tient de Douglas Adams et d'Armistead Maupin pour son intelligence, son humour et son politiquement incorrect.



+++ Mon avis +++

Voilà un livre qui m'intriguait. Avec une quatrième de couverture alléchante et une couverture qui indique clairement le style uchronique de ce bouquin, plus une comparaison à deux auteurs particuliers que sont Douglas Adams et Armistead Maupin, que je n'ai jamais lu ni l'un ni l'autre cela dit. Enfin bref, l'un dans l'autre, tout me titillait sauf que! Bah oui, je vois ensuite le descriptif de l'auteur : "humoriste, écrivain, acteur, réalisateur, célébrité de la télévision et technophile, Stephen Fry est une institution britanique à lui tout seul." Bon, mais qui est ce zigue que je ne connais pas? Parce que oui, je ne le connaissais pas! Bien que je l'avais déjà vu au cinéma, mais bon, je ne retiens pas tous les noms d'acteurs et je connais encore moins les célébrités britanniques. Qu'à cela ne tienne. Lançons-nous, on verra bien! D'autant que ma curiosité avait été aiguisée par la critique élogieuse de Cachou.

Et puis voilà le livre lu. Et je suis sous le charme. J'ai littéralement adoré ce livre, accroché à lui, tournant frénétiquement le bouquin et prenant le moindre temps disponible pour le lire. Ce n'est et ne sera peut-être pas un classique du genre, mais c'est un bouquin vraiment très très bon.

D'abord il y'a le style, le ton. Que dis-je il y'a du style! Dès le premier chapitre on est pris par le rythme et l'humour pince-sans-rire. Ajouter à cela une écriture un brin décalée par rapport à ce que la SF nous fournit habituellement, enfin la SF américaine ou française qui sont celles que je connais le mieux, à tel point que je me suis dit que ce roman aurait très bien pu se retrouver dans la collection "Domaine étranger" chez 10/18 (collection que j'aime beaucoup d'ailleurs). Et donc happé par cette spirale narrative rondement menée, je me retrouve avec un bon page-turner entre les mains, le genre de livre auquel on reste collé de manière addictive, un demi-sourire au coin des lèvres.

Quant à l'histoire, c'est de l'uchronie en plein, matinée d'une certaine dose de comédie. Sur cette trame bien résumée par la quatrième de couverture, on tombe donc sur un synopsis ma fois pas spécialement original. Néanmoins, Stephen Fry mène son roman de manière intelligente et avec un humour pince-sans-rire magnifique. La construction de l'histoire est bien amenée, sans jamais tomber dans une partie qui s'éternise et où l'on pourrait s'ennuyer, imbriquant au passage quelques réflexions sur la tolérance, l'histoire, et un tas d'autres petites choses de la vie. Jouant des situations absurdes comme de l'aventure, il nous mène et nous promène de bout en bout de ces 650 pages, et nous au fond, on a rien vu venir car tout coule entre nos doigts.

Avec ce livre, Stephen Fry donnera un bon bol d'air aux amateurs de SF de par son style et son humour dans un univers uchronique souvent sérieux. Il ravira également les curieux de SF qui n'oseraient pas se lancer dans un genre aux airs un peu compliqués. "Le faiseur d'histoire" à tout pour plaire, et pour moi il fera surement partie des coups de cœur du premier semestre, voir de l'année. Qu'on se le lise!

Bon et maintenant, j'ai envie d'en lire plus de l'auteur et de le découvrir sur le petit écran...


+++ Mais encore +++

Je remercie grandement Folio SF pour ce partenariat car ce livre fut un réel plaisir!

A lire également, la chronique de Cachou.

Et si l'uchronie vous tente, voici mes chroniques réalisée lors d'un challenge de lecture sur le genre : le Winter Time Travel Challenge.

CITRIQ

+++ Le livre +++

  • Poche : 645 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (29 avril 2011)
  • Collection : Folio SF
  • Traducteur : Patrick Marcel
  • Illustrateur : Sam Van Olffen

"La belle mort" - Mathieu Bablet

Immersion dans un univers post-apocalyptique pour entomologistes. Un livre doué d'un beau dessin, de couleurs magnifiques et d'angles de vues excellents. Lecture fortement conseillée!!!


++ La quatrième de couverture ++

La fin de l'humanité a eu lieu. Les insectes venus de l'espace infini sont maintenant les maîtres de la terre. À quoi bon résister ? Voilà ce que se répètent jour après jour Wayne, Jeremiah et Scham, uniques survivants de l'invasion dévastatrice. Cherchant un but, une destinée justifiant leur futile présence dans un monde en ruine, ils ne se doutent pas qu'ils font partie d'un plan bien plus vaste, quelque chose qui les dépasse complètement et qui implique un autre survivant…


+++ Mon avis +++

Je ne suis pas un grand lecteur de BD. Disons que j'ai plutôt peur de m'y lancer ayant déjà du mal à épuiser mon stock de livres à lire. Néanmoins j'aime à en lire de temps en temps, faire des découvertes et me plonger dans un univers graphique. Pour tout dire, je ne savais pas quoi attendre de cette BD avant de le recevoir pour la Masse Critique, d'autant que je ne l'avais jamais eu en mains. Mais il faut bien avouer que une fois arrivé à la maison, j'ai très vite eu envie de le lire tellement le graphisme est somptueux.

Au niveau de l'histoire, on est clairement dans un scénario post-apocalyptique et le nombre de plans sur une ville vide, dévastée et uniquement animée d'une vie insectoïde exubérante ne fait que renforcer cette avis. La lecture nous apportera des détails sur le pourquoi du comment tout cela en est là, mais je ne vais rien vous révéler. Et à travers notre monde en ruine on va suivre notre groupe d'hommes. Traversés par des questions existentielles (Pourquoi survivre? A quoi bon?), des doutes, des disputes, mais également faire face à la réalité de survie (Le groupe doit survivre au détriment de l'individu). Mais quelque chose de plus grand, une destinée qui les dépasse va les amener à réaliser différentes choses, à aboutir au salut final. Mais n'en disons pas plus... Ajoutons cependant qu'au travers d'une certaine lenteur, Mathieu Bablet invite à la réflexion. Il laisse place à ses personnage pour se dévoiler dans une aventure de survie où les sentiments, les doutes et les émotions sont mis à rude épreuve. On est donc loin de la série B classique où un balèze dézingue du monstre insectoïde à coup de lance-roquettes. Et c'est très bien ainsi!

Au niveau graphique on est servi. La première chose qui m'a frappé l'œil ce sont les couleurs sur un papier à grains qui renforce cette vision post-apocalyptique. C'est clairement bien vu car un papier lisse au couleurs nettes et propres auraient fait quelque chose de trop clinique et surement moins réaliste. Ces couleurs de par leurs tons, leurs variations de teintes, renvoient à une certaine mélancolie, à la tristesse d'un monde passé et qui n'est plus.

Les angles de vues sont l'autre point fort de ce dessin. Je n'irais pas à dire que c'est original ou que cela sort du lot, je n'ai même pas la culture BD suffisante pour affirmer cela, mais j'insisterai sur le fait que j'ai beaucoup apprécié et que c'est un réel plus. Peut-être est-ce lié à mon plaisir à prendre des photos? A chercher des angles de vues? Angles inclinés, visions en contre-plongé d'une ville en ruine où la seule vie qui reste n'est plus humaine. Tout cela rajoute à l'atmosphère générale de cette BD.





Le dessin des personnages et lui plus anguleux, un peu à l'image des bâtiments qui résistent à la fin de l'homme. Et cependant s'il y'a un rapprochement il y'a quand même contraste entre ces personnages vivants et la réalité monolithique de ces bâtiments. Difficile à expliquer...

Bref, au final une excellente BD avec un scénario bien sympathique et qui tient la route (ce qui est déjà pas mal!!). Un graphisme général vraiment incroyable et que j'ai adoré de bout en bout. Lecture chaudement recommandable donc, d'autant que l'on en a surement pour son argent avec ces 150 pages. Un auteur/dessinateur, Mathieu Bablet, à garder à l'oeil!


+++ Mais encore +++

Le site de Mathieu Bablet.

Lecture réalisée dans le cadre de la Masse Critique consacrée à la Bande dessinée et mis en place Babelio. Je remercie et surtout félicite les éditions Ankama pour cette BD. Et je remercie également Babelio pour leur confiance renouvelée.


Quatrième lecture pour le challenge Fin du Monde :

Mon billet sur le Challenge Fin du Monde.
Mes autres chroniques pour se challenge.
Le Billet de Présentation et Récapitulatif est ICI



CITRIQ

+++ Le livre +++

  • Album: 150 pages
  • Editeur : Ankama éditions (26 mai 2011)
  • Collection : Label 619

Le défi martien

Après nous avoir invité dans l'univers littéraire de Robert Heinlein, notre camarade Guillaume, le bien nommé Traqueur Stellaire, nous propose de découvre Mars et ses délices. Ne refusant presque rien en matière de défi littéraire (en fait si faut pas déconner non plus!), je me lance dans celui-ci. Et il faut bien avouer qu'il pourra croiser certaines lectures d'autres Challenges. Mais il y'a déjà de forte chance qu'il me booste à terminer "Mars la Rouge" de Kim Stanley Robinson, ce qui serait déjà pas mal en soi.

Deadline : Aucune limite de temps

Infos et inscriptions : Le blog du Traqueur Stellaire.

Participation : Chroniquer un ouvrage martien (du genre et de l'auteur de son choix).

"Dehors les chiens, les infidèles" - Maïa Mazaurette

Comme pour d'autres blogueurs, ce livre j'ai l'ai gagné sur le web. Certains d'entre mes lecteurs et lectrices l'ont même gagné ici. Alors bon, quelques mois après et une lecture commune en plus, voici mon avis...


++ La quatrième de couverture ++

Quatre-vingts ans après la défaite des forces de la Lumière face aux Ténèbres, le monde ne connaît plus que la nuit éternelle. Seul espoir de voir un jour se lever le soleil : la Quête. Tous les cinq ans, un groupe de cinq adolescents spécialement entraînés part à la recherche de l'Etoile du Matin, arme légendaire, seule capable de lever la malédiction divine qui frappe l'humanité.


+++ Mon avis +++

C'est dans un monde sombre, recouvert par une masse de nuages noirs comblant un ciel aux teintes rougeâtre. En ces temps obscurs où la Lumière se doit de combattre les Ténèbres, le seul espoir possible réside dans la Quête. Valeureux guerriers, jeunes mais expérimentés, voilà notre troupe d'aventuriers partis à la recherche d'indices sur le lieu où se trouverait l'Étoile du Matin, l'arme légendaire qui mettra fin à la malédiction divine. J'en resterai là de l'histoire pour ne rien révéler...

Mais si le livre part sur les chapeaux de roue, à tel point que l'on croit commencer un cycle par le tome 2, l'aventure se calme rapidement pour finalement s'enliser dans des tractations politiques (ce que j'aime bien d'ailleurs). Néanmoins il y'a du rythme, Maïa Mazaurette sait mener l'aventure comme un bon scénariste hollywoodien. On ne s'ennuie pas même quand ça ralentit. Pourtant, je l'avoue il m'a bien fallu passer 170 pages, soit la première partie, pour accrocher à ce livre. Il y'a pas mal de défauts de jeunesse dans ce bouquin. Trop de rythme au début, une quête assez classique, des anachronismes trop flagrants dans la manière de parler des personnages, ceux-ci sont également assez caricaturaux, etc. Mais malgré ces défauts, Maïa Mazaurette joue des clichés pour mieux s'en amuser. De ces héros, elle en fait des personnages qui réfléchissent sur eux même, sur leur condition, leur position sociale. Il y'a vraiment de chouettes passages pour cela, mais d'un autre côté il y'a un je-ne-sais-quoi de trop classique. Quelque chose qui n'est pas sans me rappeler la fantasy archétypale de David Gemmel. En bien et en mal, parce que j'aime bien lire du Gemmel mais on sent que dans ce livre il y'a un potentiel qui a été mal exploité. Des idées qui ne sont pas portées à fond ce qui laisse espérer un futur prometteur pour cette auteure française. Elle a d'ailleurs la plume d'un bon page-turner car une fois que l'on rentre dedans, les pages se laissent tourner toute seules... à condition de rentrer dedans.

Pour les autres points positifs, on peut également mettre en avant son monde médiéval post-apocalyptique. Maïa Mazaurette notre offre ici notre Europe, vue par ses yeux car il faut pas y chercher un équivalent purement historique, mais notre territoire sous un ciel de plomb rougeâtre, notre univers après une punition divine... Rien que cela créé une ambiance et une esthétique proche de la BD qui nous fait entrer dans une atmosphère très particulière. D'un autre côté les femmes ont un rôle majeur bien loin des mièvreries de princesse et c'est assez plaisant à voir, et surtout bien loin du classique rôle de potiche que l'on trouve dans la SF à papa.

Au final, Maïa Mazaurette nous offre avec "Dehors les chiens, les infidèles" une aventure, qui avec ses qualités et défauts, nous livre un bon moment de divertissement. Il ne restera pas dans les annales des incontournables mais l'auteure reste peut-être une plume à surveiller. L'avenir nous montrera ce qu'il en est. Mais si vous aimer la fantasy assez sombre et une aventure qui a du rythme, ceci sera peut-être votre livre d'été pour la plage ou la montagne. De mon côté, "Dehors les chiens, les infidèles" restera un livre plutôt moyen.


+++ Mais encore +++

J'ai lu ce livre dans le cadre d'une lecture commune avec quelques uns de mes camarades de la blogosphère. Voici leurs avis : Cachou, Endea, Guillaume, Nelfe, Lhisbei, Val et Calenwen.

Je m'excuse une fois de plus pour mon retard, mais entre la fatigué accumulée par mon travail de fin d'étude, mon travail temps plein et ma famille, voici seulement que je trouve le temps maintenant de rédiger mon avis.

CITRIQ

Troisième lecture pour le challenge Fin du Monde :

Mon billet sur le Challenge Fin du Monde.
Mes autres chroniques pour se challenge.
Le Billet de Présentation et Récapitulatif est ICI


+++ Le livre +++

  • Poche: 444 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (30 septembre 2010)
  • Collection : Folio SF

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A propos

"Naufragés Volontaires" est actuellement une fenêtre ouverte sur la littératures d'aujourd'hui ou d'hier. Qu'elle soit imaginaire ou non. Même si autrefois le blog fut musical et littéraire.

Lecteur compulsif je suis, mais critique littéraire je ne le pense pas. J'aime juste partager mes plaisirs d'évasion. En espérant que ceux-ci vous plairont également.

Je vous invite également à commenter mes messages comme bon vous semble. Vos avis m'intéressent.

Editeur : Julien Vanderhaeghen
Q.G. : Liège en Belgique
Contact : julien.vdhg@gmail.com

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