Je me suis lancé un nouveau challenge, bah oui un de plus. Il s'agit ici de chroniquer une adaptation cinématographique de ce que j'ai lu. Ayant terminé la "Ballade de l'impossible" de Haruki Murakami et réalisant qu'il est au cinéma, je vais aller voir cela et vous faire un billet pour le livre et un autre pour le film. On verra si les deux se valent, cela dit le film profite d'un bon réalisateur : Tran Anh Hung qui avait également fait "L'odeur de la papaye verte" et "A la verticale de l'été", deux beaux films contemplatifs.
Bien sur comme je suis un "petit joueur", je ne me suis engagé que pour un film. Tout simplement parce que c'est réalisable et qu'avec des enfants à la maison, je ne sais jamais quand je serai libre pour aller au cinéma à nouveau!
Xavier Mauméjean fait partie de mes bonnes découvertes en ce début 2011 avec son "Rosée de feu". Ici avec "La vénus anatomique" que je lui ai acheté lors du "Trolls et Légendes", je confirme cette impression positive.
++ La quatrième de couverture ++
Voici une singulière uchronie. En 1752, Julien Offray de La Mettrie, qui vient de publier L'Homme-machine, ouvrage condamné et brûlé pour matérialisme, est tiré de sa retraite de Saint-Malo par un ordre du roi. Enrôlé dans le Secret du Roi, cet ancêtre de l'espionnage, il lui faut gagner la Prusse et participer, en compagnie de Vaucanson, de Fragonard l'anatomiste, frère du peintre, et de Casanova, à une grande œuvre : fabriquer une Vénus anatomique, une femme artificielle. Le siècle des Lumières mérite ici pleinement son surnom tant une technologie débridée anticipe largement notre XXIe siècle. La Vénus anatomique a reçu en 2005 le prix Rosny aîné décerné par l'ensemble des participants à la Convention française de science-fiction.
+++ Mon avis +++
C'est avec plaisir que je me suis plongé dans ce roman! Déjà Xavier Mauméjean m'avait énormément plu avec son "Rosée de feu" en ce début 2011, du coup le rencontrer au festival Trolls et Légendes et recevoir une dédicace fut un vrais plaisir (merci pour le petit dessin d'ailleurs!). Mais ici avec "La vénus anatomique" il change de ton. On est en plein siècle des Lumières et Xavier Mauméjean se prête au jeu de la langue, empruntant pour l'occasion la plume de Julien Onfray de La Métrie. Rien que le jeu de langue nous invite dans le siècle de Voltaire et c'est avec un certain style que l'on se retrouve bercé et emporté dans une aventure qui n'a rien a envié au meilleur des livres de capes et d'épées.
L'époque le veut alors de La Métrie s'insurge par son matérialisme fort contre l'obscurantisme religieux. Bien sur, cela lui apporte des ennemis comme la Chambre Ardente et ses mousquetaires noirs. Mais aussi des amis haut placé car il se voit invité par l'Empereur Frédéric II pour participer à un concours qui vise à créer le nouvel Adam. Dans cette aventure, il se verra accompagné par Casanova, Fragonard l'anatomiste et l'ingénieur Vaucanson. Bien évidemment, les choses ne seront pas simples car le progressisme matérialiste ne plaît pas à tous, et après quelques aventures dignes d'Alexandre Dumas nous héros se retrouvent finalement à Berlin, dans le Panopticon, cette énorme bulle représentée par la magnifique illustration de couverture de Manchu est le centre névralgique de ce concours. Même là les choses ne sont pas aisées, il faut réussir à créer un être neuf : un nouvel Adam. Mais le personnage prendra forme, sous le corps d'un automate. Bien sur pour nous moderne cet automate a quelque d'irréel mais on se laisse porté par le style et le jeu et on y croît franchement, malgré le manque de plausibilité de certaines choses.
Xavier Mauméjean livre ici un texte vraiment agréable. Comme je l'ai dit, le ton utilisé nous plonge immédiatement dans l'ambiance et c'est un vrais bonheur. On sent d'ailleurs que le style est vraiment maîtrisé et il ne reste qu'un pas à faire pour croire que les philosophes des Lumières font partie des favoris de monsieur Mauméjean, lui-même philosophe de son état. Par instant on se croirait vraiment dans un livre de capes et d'épées, mais le questionnement philosophique s'invite aussi. D'autres tons s'invitent ici et là dans ce roman pour fournir un livre qui croise les genres, entre lettres philosophiques voltairiennes, roman de capes et d'épées, aventure uchronique ou steampunk, Mauméjean nous offre ici un roman qui peut se rapprocher des thèmes abordés par Mary Shelley avec son Frankenstein ou les Robots d'Asimov.
Bref, je vous avouerais avoir avalé ce livre avec un réel plaisir du début à la fin. La plume des Lumières ici utilisée est un vrais plaisir qui se combine à merveille avec les genres littéraires ici abordés. Un conte philosophico-imaginaire plus que recommandable! Qu'on se le dise.
Il faut bien l'avouer, je suis bien fatigué en ce moment. Entre le travail à temps plein, la vie de famille, mon travail final pour mes cours du soir et tout le reste, bah je me laisse entraîner par la fatigue et le soir se faisant c'est plutôt mon lit et un livre ou une série télé qui fait mon bonheur. Même l'aikido n'arrive plus à me décoller la tête de l'oreiller... Bref au final, ce blog tourne un peu au ralenti.
+++ Du côté des futures chroniques +++
Et pourtant je lis ! Moins vite, moins souvent, mais je lis! D'ailleurs quelques auteurs attendent ma chronique : Ayerdhal, Abe Kôbô, Jean-Marc Ligny, Haruki Murakami et Xavier Mauméjean. Bref, j'espère chroniquer cela bientôt, avant que je n'ai tout oublier!
+++ Les lectures communes +++
Du côté des plaisirs partagés en groupe, il y'a les LC !!
"Mars la rouge" attend que je veuille bien le reprendre en main et lui donner un dernier coup. Mais je peine à m'y remettre, ou est-ce juste le manque de temps? Pourtant les vallées rouges de Mars peuvent être enivrantes!
Niveau des LC qui ne sont pas terminées, il y'a aussi "La sève et le givre" de Léa Sihol. Je n'ai pas réussi à accrocher. Et comme d'autres lectures m'attiraient, je me suis lancé sur autre chose. Peut-être que je m'y remettrai un jour, mais ce n'est pas sur...
Histoire de terminer un jour "L'assassin royal" de Robin Hobb, que j'ai vue au Trolls et Légendes, je me suis lancé dans une LC sur Livraddict. Je vais lire le tome 10. Ca va être short, maisça tient du challenge. En même temps j'ai envie de m'y remettre!
La lecture de "Dehors les chiens, les infidèles!" de Maïa Mazaurette, que certains ont gagné sur ce blog d'ailleurs, est prévue avec Cachou, Lhisbei et d'autres. Allez voir le billet de Cachou pour y participer. Date prévue : 20 juin
Toujours avec Cachou, on se lance avec Lael, Maëlig et Vance dans la lecture d'un classique de la SF qu'est "Tous à Zanzibar" de John Brunner. Vous pouvez nous rejoindre, alors inscrivez vous via le blog de Cachou. Date prévue : le 15 juillet.
"La vénus anatomique" de Xavier Mauméjean, que j'ai déjà terminé, rejoint une LC avec Cachou (bah oui encore elle!). Il faudra donc attendre le 27 mai pour lire ce billet! Mais autant vous dire que c'est du très très bon!
Bon, j'espère que je n'oublie aucune LC? Il y'a déjà de quoi faire...
+++Et niveau challenges alors? +++
Et bien ce sera pour un prochain billet!! Et quand je trouve le temps, je vous fait un recap avec les billets de ces challenges lus! Il y'a de quoi faire...
+++ Du coté des partenariats +++
De ce côté là, je me lance dans la lecture de la Triologie de Wielstadt de Pierre Pevel. Ca s'annonce bien! Le livre est réédité par les éditions Pocket en un seul joli tome.
J'attends également "Faiseur d'histoire" de Stephen fry des éditions Folio. Mais il n'est pas encore arrivé.
J'attends également "Dr Grordbort presente : Victoire" (Artbook) de chez Milady Graphics qui est un partenariat lancé par Livraddict, mais je crois que le livre est coincé à La Poste. Je vais aller voir cela demain. De quoi lire pour le Défi Steampunk là!
+++En guise de conclusion +++
Bon après tout ça, il faut que je termine mes derniers travaux de cours du soir et préparer la défense de mon mémoire. En attendant, je vais aller travailler...
Un livre de zombies, alors que je ne suis pas fan de zombies? Quel étrange choix! Mais ma curiosité se faisant, aiguisée par la lecture commune du mois au Cercle d'Atuan et hop je me lancçais dans ce livre. Cela dit, le bouquin est sympathique si ce n'est qu'il a un gros défaut : il fait 200 pages de trop.
++ La quatrième de couverture ++
La guerre des zombies a eu lieu, et elle a failli éradiquer l'ensemble de l'humanité. L'auteur, en mission pour l'ONU - ou ce qu'il en reste - et poussé par l'urgence de préserver les témoignages directs des survivants de ces années apocalyptiques, a voyagé dans le monde entier pour les rencontrer, des cités en ruine qui jadis abritaient des millions d'âmes jusqu'aux coins les plus inhospitaliers de la planète. Jamais auparavant nous n'avions eu accès à un document de première main aussi saisissant sur la réalité de l'existence - de la survivance - humaine au cours de ces années maudites. Prendre connaissance de ces comptes rendus parfois à la limite du supportable demandera un certain courage au lecteur. Mais l'effort en vaut la peine, car rien ne dit que la Ze Guerre mondiale sera la dernière.
+++ Mon avis +++
A la fois intrigué et un peu effrayé (parce que oui les zombies moi, ça me fait peur!), je me suis lancé dans cette lecture commune du Cercle d'Atuan.
On est sur terre, enfin ce qu'il en reste. Notre monde a été dévasté par la Zème Guerre Mondiale. Les ennemis? Les zombies!!! Ceux et celles qui hier étaient nos amis, notre famille, nos voisins ou nos collègues. Des hommes, des femmes et des enfants qui ont contractés un virus et sont devenus des zombies. Et comme tout le monde le sait, ces très peu recommandables morts-vivants n'ont qu'une seule idée en tête : vous dévorer! Cela frise d'ailleurs la passion chez eux. Donc vous imaginez la vie sur terre : un enfer! Parce que toute personne à côté de vous peut devenir du jour au lendemain votre nouvel ennemis, car les zombies ont cet avantage sur nous c'est que quand le camp des humains diminue le leur augmente du même nombre. La guerre était donc perdue d'avance! Mais c'était sans compter sans l'opiniâtreté de la vie!
Max Brooks prend le parti de nous écrire un roman sous la forme d'une somme d'entretien individuels. Construit selon une certaine logique, l'ensemble du bouquin est cohérent et permet de garder un continu intéressant. Bien sur, cette formule, il y'a bien sur quelques interviews au dessous du lot. A l'inverse il y'a des passages vraiment prenant et on croirait vraiment lire un récit post-traumatique d'un personne ayant survécu à la guerre zombie. De ce côté là c'est assez réussi. Bien sur, à l'instar de Romero qui est le maître à penser du genre, Max Brooks en profite pour y aller de sa critique de la société humaine. Cela donne un aspect engagé au texte qui n'est pas déplaisant. Cela dit la critique sociale est aussi un cliché du genre zombies, alors du coup la question qui me taraudait était : pense-t-il vraiment sa critique ou surfe-t-il sur le genre avec allégresse? Je n'ai pas la réponse, mais comme je lisais ce roman comme un pu divertissement je n'ai pas cherché à y trouver plus. Même si personnellement j'apprécie toujours de trouver un fond critique dans une œuvre culturelle (musicale, littéraire, etc).
Cependant, le livre a un très gros défaut : sa longueur! Il faut bien avoué que le coup des entretiens et récits de survie est bien trouvé mais à trop en abuser cela devient exagéré et on se lasse. J'ai donc eu l'impression d'avoir fait le tour de la question au bout de 300 pages, alors que Max Brooks s'entête et continue jusqu'au 500 pages passées. J'ai tout de même terminé le livre, mais je reste persuadé que plus court le livre en serait devenu bien plus intéressant et aurait marqué d'autant plus les esprits. Mais ce n'est que mon avis bien sur.
Bref, World War Z est donc un roman qui plaira forcément aux geeks fans de zombies. Mais même sans être fan du genre, comme moi, on peu se laisser prendre au jeu un moment. Néanmoins je vous mets en garde contre la longueur du roman qui peut toutefois se lire sans se terminer. Pas besoin de tout lire pour profiter du style du roman je pense, autant s'arrêter là où le plaisir s'arrête.
Je n'avais encore jamais lu Irène Frain et c'est donc avec curiosité que j'avais envie de découvrir cette auteure relativement connue. Sans oublier bien sur le message écologiste du livre qui me touche personnellement au plus haut point bien sur.
++ La quatrième de couverture ++
Cela se passait en Inde, il y a plus de cinq siècles. Dans ce pays aimé des poètes, les puissants ont tout saccagé. Pour leurs constructions mirifiques, ils ont déboisé les forêts, méprisé les forces de la terre et du ciel. Le vent s'engouffre dans les villages, la sécheresse s'installe, le fossé entre les riches et les pauvres devient intolérable, la misère rôde, la vie est en danger. Pourtant chacun courbe l'échine... Un jeune paysan va refuser la fatalité. Rejeté par les siens, Djambo a rejoint le peuple des Errants, connu la faim, la soif, la passion et l'inanité des rêves d'abondance. Avec quelques vagabonds, il fonde une communauté dont la survie tient à 29 principes simples. Leur ligne directrice : le respect de la Nature et de tous les êtres humains. Ces principes vont permettre au Pays de la Mort de ressusciter.
+++ Mon avis +++
C'est donc avec curiosité que je me suis lancé dans ce livre situé à mi-chemin entre le roman et le récit historique. D'autant que de l'histoire indienne je ne connais rien, en bon occidental européano-centriste par fainéantise d'esprit. Néanmoins le choix d'un personnage écologiste avant l'heure m'a titillé l'esprit et m'a invité à la lecture de ce livre. Et si Djambo est un personnage qui a réellement existé, Irène Frain choisit de nous l'offrir au travers du conte.
La première partie de ce livre se déroule comme un conte initiatique où Djambo se créé en tant qu'être humain. Depuis sa naissance, il est rejeté par sa mère et sa famille parce qu'il est né avec 6 orteils aux pieds. Méprisé et maltraité à cause de sa difformité il va subir sa vie jusqu'au jour où il se décidera à partir sur les routes. Son choix de vie est fait : il va devenir magicien. Chemin faisant, il développera ses compétences et rencontrera une belle jeune danseuse atteinte de la même difformité que lui. Djambo ne quittera pas son maître magicien, c'est ce dernier qui partira. Et Djambo rejoindra donc la troupe de cette femme qu'il aimera et suivra bon gré mal gré... Mais de cette rencontre ne naîtra pas encore le personnage historique. Cette partie restant la création d'un homme à travers les différents âges, un portrait en douceur qui montre par quoi est passé Djambo, sans pour autant le peindre de manière forcément idyllique.
En parallèle nous suivons Bika, prince déchu qui cherche sa revanche. Il rêve d'un palais en plein désert, mais il faut trouver du bois. Et à force de déboiser, on assèche... jusqu'à ne plus avoir d'eau et d'en faire mourir le peuple, les animaux et la végétation.
Dans la deuxième partie, la légende de Djambo se créé. Il évolue en tant que figure mythique, en tant qu'inspirateur de la communauté des 29 : les Bishnoïs, communauté écologique avant l'heure. On bascule d'un personnage à un autre, de manière un peu trop abrupte à mon goût. Djambo passe du jeune écervelé au nouveau sage prophétique. Ce passage est compréhensible, s'amène légèrement, mais la transformation se fait de manière un peu abrupte et j'ai eu un peu de mal à comprendre en quoi il passe d'un personnage vers un autre, du Djambo ancien au djambo nouveau... Cela dit, on voit ici se créé une conscience écologique où Djambo en est l'icône vivante même si la conscience qui se créé de manière collective. Un nouveau peuple naît, celui des Bishnoïs. Un peuple sans caste qui considère l'arbre et l'animal comme son égal. Un peuple qui grâce à sa symbiose avec son environnement a pu le faire renaître à la verdure. Un magnifique exemple, peut-être jusqu'au boutiste mais qui vaut le peine d'exister et d'être mentionné.
La troisième partie nous conte le massacre de la communauté des 29, 300 ans après la disparition de Djambo. La maharadja de Jodhpur a besoin de chaux pour construire son palais, et pour cela il a besoin de bois. Celui des Bishnoïs fera l'affaire. Sauf que ceux-ci sont près à tous mourir pour le forêt. Pour un arbre, les hommes du maharadja devront tuer un Bishnoï. De guerre lasse, il abandonnera... et proclamera cette forêt protégée éternellement selon la loi.
Le peuple des Bishnoïs peut nous inspirer ou nous sidérer. Pourquoi en faire autant, pourquoi aller si loin? Il faut garder en mémoire que l'Inde est un pays sec et des années de sécheresses on fait que certains d'entre eux, dont djambo, on remarqué que l'arbre, symbole de vie, est également celui qui maintient l'eau dans son environnement proche. Il forme les oasis et nourrit les animaux. Tout cela créé un écosystème particulier dont les Bishnoïs font partie, pas en tant que gestionnaire à l'occidentale mais comme être vivant inclus dans ce lieu.
La formule littéraire du conte fait que le livre, malgré ces quelques longueurs, se lit facilement. On pardonnera les changements peut-être abrupte entre les deux premières parties qui nous donnent l'impression d'y voir deux personnages différents. Mais le fond vaut largement ces petits défauts. Mais faut-il le rappeler, Irène Frain construit un conte sur des faits historiques. Il faut donc faire avec ce que l'histoire nous a livré (et ici les Charans, porteurs d'histoire en Inde) et ce n'est pas forcément facile en tant qu'écrivain où l'on aurait parfois envie de broder plus qu'il ne faudrait sur certains moments de la vie d'un personnage pour en faire un vrais héros de roman.
Et la question finale? Est-ce que les Bishnoïs m'inspire? Oui. Mais suivrais-je leur principe jusqu'au bout? Je ne suis pas certain. J'espère déjà faire beaucoup pour mon environnement mais notre nature n'est pas la même que la leur, je n'ai pas grandi avec les mêmes références culturelles, nos conditions de vie ne sont pas les mêmes non plus. Il faut relativiser, mais on peut être d'accord avec eux sur le fait que l'homme n'est plus partie de la nature... et c'est sans doute ce qui l'invite à se croire au dessus d'elle et de la détruire d'autant plus facilement.
Notre ami Lord Orkan Von Deck, fidèle lecteur que je salue au passage, nous as concocté et lancé son Défi Steampunk. Et si vous ne savez pas encore ce qu'est le steampunk, je vous invite, comme le Lord, a jeter un oeil sur la page Wikipedia sur le sujet. Ou faites un saut sur la page dédiée au défi littéraire en question : Le Défi Steampunk.
Pour ma part, je m'engage à lire un certain nombre de livre du genre et donc je m'engage pour la partie "Aéronaute", au moins au stade novice. Pour la suite on verra. Mais peut-être que je m'inviterai sur la partie cinéma... ou BD. Mais on verra.
Je commencerai surement avec du Tim Powers, Thomas Day et Jules Verne (si l'on veut bien du maître inspirateur) voir peut-être Thomas Pynchon et bien d'autres. Cela dit, la bibliothèque du genre ne manque pas de bons titres.
+++ Infos +++
Le blog du Lord Orkan Von Deck est à découvrir bien sur, ainsi que son blog dédié au défi. C'est sur ce dernier que vous trouverez réponses à toutes vos questions sur le sujet et le bureau des inscriptions. Free Blog Counter
Bilal n'est plus à présenter ou presque. Toujours est-il qu'il offre une bande dessinée à l'esthétique particulière, un univers futuriste particulier qui n'est pas sans nous offrir un avenir pas très radieux.
++ La quatrième de couverture ++
Mémoire du futur. New York 2026 : Nike Hatzfeld se souvient des premiers jours de sa vie quand, rescapé de Sarajevo, il partage sa chambre d'hôpital avec deux autres orphelins, Samir et Leyla. Doué d'une prodigieuse mémoire, Nike se définit lui-même comme "un spécialiste de la mémoire qui ne s'intéresse pas au passé". Lancé à la recherche de Samir et Leyla, Hatzfeld est impliqué malgré lui dans un complot international. Dans la tourmente des événements, le passé et l'Histoire resurgissent au cours d'un présent en déliquescence. Virtuose dans la création d'images, Enki Bilal continue son exploration du futur, amorcée avec la Trilogie Nikopol. Visions urbaines apocalyptiques et extrapolations technologiques composent son univers glacé et troublant, au milieu duquel survit une humanité en quête d'identité. Dominé par l'Histoire, le récit aborde une réflexion profonde sur les déchirements de la Yougoslavie et la menace de l'intégrisme.
+++ Mon avis +++
L'univers d'Enki Bilal est sombre. Un futur bariolé et noir à la fois, d'une ambiance glacée et inhumaine, il nous montre la dérive d'un monde technologique post-apocalyptique. Ce monde d'un possible est fortement influencé par une esthétique des pays de l'est. D'ailleurs Enki Bilal en est, vu qu'il est né en Yougoslavie, grandissant dans les Balkans pour finir exilé en France où il mettra son œuvre en route.
Son dessin ainsi que le jeu de couleur est assez particulier et me plaît énormément. Pour la petit histoire, j'ai découvert Enki Bilal il y'a des années au travers d'une exposition d'une série de ses illustrations à Liège. Cela m'avait beaucoup plu... Et pourtant il a fallu attendre aujourd'hui pour que je me plonge dans sa BD. Pourquoi tant de temps, je n'en sais rien. Toujours est-il que cette BD je l'ai dévorée. Attrapée à la bibliothèque, c'est avec envie qu'à la fin de ce premier tome j'ai eu envie de me fournir toute la série (ce que je n'ai toujours pas fait d'ailleurs!). Un trait particulier, fin mais néanmoins brouillon qui joue sur le décalage entre les couleurs glaciales du bleu, du blanc, du noir et du gris pour contraster avec la violence ou la passion renvoyé par le rouge.
Quand à l'histoire, sur fond d'urbanisme apocalyptique épicé d'un arrière-goût de guerre balkanique, elle est suffisamment bien construite que pour se dire "ouf il faut suivre". Ce n'est pas du genre scénario simplissime, et j'aime ça dans une BD, les choses se découvrent couches après couches et les personnages s'offrent doucement à notre compréhension. Tout simplement terrible, cette BD est à découvrir si ce n'est déjà fait. Quant à moi, il serait franchement temps que j'en découvre un peu plus sur son oeuvre. Voir que je m'offre l'une ou l'autre de ses BD. Au fait, est-ce que je vous ai dit que c'était de la très bonne SF post-apo?
+++ Mais encore +++
Chose peu courante, j'ouvre un Challenge avec une BD. Et cette fois-ci il s'agit du challenge Fin du Monde :
Comès est un bédéiste que j'aime bien car sous une esthétique tout en contraste, il nous livre toujours des histoires étranges mais poétiques.
++ La quatrième de couverture ++
Dans la région nord-ouest du Canada, au 2e siècle de notre ère, un chaman solitaire reçoit la visite d’une jeune indienne, “Petite-Pisse-Partout”. Chassée de sa tribu pour avoir perdu son ombre, elle est venue demander l’aide de “Parle avec le Feu”. Grâce à sa médecine, ce dernier pourra donner des explications à “Celle qui a perdu son Ombre”. Puis il l’entraînera dans un voyage initiatique, au cours duquel ils rencontreront le nain voleur d’ombres qui sera innocenté et les mettra sur la voie de la vérité. “Petite-Pisse-Partout” et ”Parle avec le Feu” trouveront la clé à la source des légendes de leur peuple. Délivrés des malédictions, la jeune fille ayant retrouvé son ombre, les deux héros resteront ensembles dans les montagnes et transmettront sans doute à leur descendance la véritable histoire du Tigre des Neiges...
+++ Mon avis +++
C'est en passant à la bibliothèque que je suis tombé sur cette BD de Comès. J'avais déjà pu lire "Le Belette" du même auteur et que j'avais bien aimé, du coup je me suis jeté dessus. L'histoire ici est assez sympa, tout ce passe dans un grand nord américain, ou quelque chose dans ce goût là. Ou serait-ce dans un passé propre à nous? Ou un passé imaginé? Toujours est-il que l'on est plongé dans un univers en noir et blanc et aucun tons intermédiaires. J'aime assez bien cet esthétique qui permet ici de nous offrir de très beaux décors (malheureusement je n'ai pas de planche à vous montrer pour les décors).
L'histoire est également pas mal, aventure d'une personne en quête de son ombre perdue. "Petit Pisse Partout" partira à sa recherche accompagnée de "Parle avec le feu", lui-même rejeté de sa communauté. Et ensemble ils retrouveront le passé de leur peuple et "Petit Pisse Partout" se verra retrouver son ombre. Une histoire semble-t-il assez simple mais néanmoins bien amené, toujours en douceur mais cela prend bien. "Les larmes du tigre" n'est pas une grosse aventure avec mille rebondissements, mais c'est justement ça qui plaît, juste un petit conte initiatique et bien sur l'esthétique du dessin. L'un dans l'autre cela nous offre une sympathique BD qui vaut le détour car un peu à contre-courant du peu que je connais de la BD.
Malheureusement, néophyte dans le domaine de la BD, je n'arrive pas à bien rendre ce que je peux penser de cet ouvrage (ou alors il y'a des jours où l'on manque de verve). Mais je pense qu'il vaut le coup d'oeil!
"Naufragés Volontaires" est actuellement une fenêtre ouverte sur la littératures d'aujourd'hui ou d'hier. Qu'elle soit imaginaire ou non. Même si autrefois le blog fut musical et littéraire.
Lecteur compulsif je suis, mais critique littéraire je ne le pense pas. J'aime juste partager mes plaisirs d'évasion. En espérant que ceux-ci vous plairont également.
Je vous invite également à commenter mes messages comme bon vous semble. Vos avis m'intéressent.