Challenge Jules Verne



Je me suis engagé pour un Challenge de plus. Bah oui plus rien ne me fait peur! Mais cette fois, c'est pour combler une lacune : le fait de n'avoir jamais lu jusqu'à aujourd'hui de livre de Jules Verne ! En fait, si, j'ai déjà lu "Le forceur de blocus" il y'a quelques années... Mais là, j'avais bien envie de (re)lire du Jules Verne. Du coup, je me suis commandé "De La terre à la Lune", histoire de continuer avec mes aventures de conquête spatiale (après avoir lu Stephen Baxter et Robert Heinlein).

Si cela vous intéresse, je vous invite à vous rendre sur le site de cette charmante Isil pour avoir toutes les infos. Mais pour résumer notre affaire, nous avons jusqu'au 8 février 2012 pour lire au moins un livre de Jules Verne.
Free Blog Counter

Le challenge PZB

Encore un challenge oui, mais comme j'avais un livre de Poppy Z. Brite sous le bras à lire, "Les contes de la fée verte", je me suis dit "allons-y". Ce n'est certes plus un vrais un challenge, mais cela me permettait de m'inscrire dans un cadre plus large qu'une lecture seul. Et puis je m'invitais, une fois n'est pas coutume, dans l'univers fantastique mâtiné de gothique trash sulfureux.

Je me suis inscrit dans le niveau "Missing mile" qui ne me demande qu'une lecture. Mais si le plaisir, ou la curiosité, s'installe alors j'en lirai plus (comme "âmes perdues")

Au fait, si cela vous tente, les infos se trouve ICI (blog de Lilyn Kirjahylly) et ICI (forum de Livraddict). Bonne lecture!

Free Blog Counter


Shoot Me Again webzine se met aussi à la SFFF

Shoot Me Again est un webzine musical que j'ai co-créé il y'a quelques années. On y retrouve toute la scène alternative musicale (ou presque), passant de la noise au metal, du punk au doom, du hardcore à l'ambient, du post-rock au drone, du folk à la pop.


Mais comme la littérature est une seconde nature chez moi, il fallait bien un jour que j'invite les livres sur Shoot Me Again. C'est maintenant chose faites avec ma première chronique de roman. Et pour parfaire les choses, j'ai pris mon favoris de 2010 pour une belle entrée en matière :



Pour les curieux et curieuses, Shoot Me Again est un webzine pour lequel je travail nettement moins qu'auparavant, mais vous pourrez y retrouver mes chroniques musicales, mes photos de concerts, et quelques news que je publie. Bien sur je ne suis pas seul sur ce projet qui a pris de l'ampleur avec les années e s'est développé sur d'autres genres musicaux et de la vie alternatives ou décalées. Alors, allez y jeter un oeil, ça se passe ici :

"Les fils du vent" de Robert Charles Wilson

Un roman considéré comme mineur dans l'oeuvre de Robert Charles Wilson, mais un livre qui possède un ton juste et profond sur les relations familiales.


++ La quatrième de couverture ++

États-Unis, fin des années 1950. Karen, Tim et leur sœur Laura possèdent le don de voyager entre les mondes. Mais dans leur famille on n'en parle pas, ou alors au prix d'une raclée. Et on déménage. Tous les ans, une nouvelle ville. Pourquoi ce silence ? Pourquoi cette fuite ? Qui est ce menaçant homme en gris qui les retrouve à chaque escale et semble partager leur étrange pouvoir ?
Canada, de nos jours. La vie ordinaire que Karen s'est efforcée de mener depuis quarante ans vole en éclats le jour où son mari la quitte et où son fils de quinze ans, Michael, se révèle capable d'utiliser le talent maudit. En quête de réponses, elle se rend avec lui à Los Angeles pour retrouver sa sœur, hippie sur le retour qui a choisi de vivre dans une Californie parallèle. C'est le point de départ d'une épopée fantastique qui les emmènera à travers plusieurs dimensions d'un bout à l'autre du continent nord-américain.
Mais il faut faire vite : l'homme en gris a toujours une longueur d'avance.
Roman d'aventures haletant, immersion dans un univers fan­tastique unique, Les fils du vent est avant tout une réflexion d'une finesse psychologique rare sur les liens familiaux.


+++ Mon avis +++

"Les fils du vent" de Robert Charles Wilson est considéré comme une oeuvre mineure dans sa bibliographie. Pourtant ce livre possède une richesse énorme dans son côté profondément humain. Le ciment des oeuvres de Robert Charles Wilson est d'ailleurs se situe là, car s'il écrit de la SF c'est surtout pour parler des hommes, de leur vie, de leurs malheurs, de leur manière de gérer l'angoisse et de répondre face à une menace. Les thèmes abordés sont généralement éculés mais Robert Charles Wilson sait jouer de ces clichés SF pour mettre l'humain à l'avant, pour en faire un sujet saisissant tout en gardant le rythme haletant de l'aventure.

Dans ce roman, ce sont les liens familiaux qui sont au centre de la loupe wilsonienne. Karen, Tim et Laura sont trois enfants de la famille Fauve, une famille toujours sur le départ, toujours prête à fuir. Des enfants soumis à la force brute d'un père violent. Une agressivité qui empeste et empoisonne l'univers familial. Et puis les enfants grandissent, quittent ou fuient cet univers malsain. Karen devient adulte et mère également. Elle se remémore un étrange rêve qui devient presque un cauchemar... Sauf que celui-ci n'est pas un rêve, car ce voyage dans un autre monde, Karen l'a vécu avec son frère et sa soeur. D'ailleurs cette soeur, elle va renouer contact avec, et la retrouver dans un autre univers, un monde où les hippies ont eu une chance et où il ont leur place en Californie. Du frère? Pas de nouvelles depuis qu'il a fuit le domicile parental. Tout ce que l'on sait, c'est qu'il est en guerre contre le père. C'est également le seul à s'être opposé à sa violence, cette agressivité qui a marqué les trois anciens enfants, au point que d'une certaine manière, Karen la répercute sur son fils. La roue tourne, mais on répète les mêmes travers, les mêmes vices et plutôt que de casser ce cycle infernal, la souffrance continue à s'installer, à se répéter. Robert Charles Wilson joue avec tous ces liens familiaux, avec l'histoire de cette famille qui possède une vie bien particulière. Une biographie composée de trous et de non-dits.

Karen, Laura, et Tim possède un don particulier : celui de voyager dans les différents univers. Un don qui effraie Willis, le père de la famille, qui ne le possède pas et qui y voit un signe du diable. Le fils de Karen, Michael, possède ce don également. Mais pourquoi pas les parents? D'où vient donc ce don s'il est transmissible? Des doutes s'installent. Des questions restent en suspend. D'ailleurs cette manière de traiter de personnes possédant un don particulier et qui subissent une certaine violence extérieur m'a fait penser à Thédore Sturgeon.

Et voilà, qu'un jour "L'homme en gris" réapparaît. Cet homme que Karen retrouve dans ce rêve, ce cauchemar qui la poursuit depuis des années. Il faut fuir, encore et toujours, comme dans leur enfance. On passe alors de monde en monde, d'un univers à l'autre. On atterrit dans des monde parallèles aux nôtres, des univers où l'histoire a déviée pour arriver à des mondes uchroniques parfois proches du notre. Ces voyages entre les univers m'a fait penser au cycle des "Neufs Princes d'Ambre" de Roger Zelazny, une référence dans le genre d'ailleurs.

Mais est-ce que ce livre est une uchronie? D'après le site Uchronies.com, oui. De prime abord, non. Par contre, en y regardant d'un peu plus près, oui. Je m'explique... Notre univers, n'est qu'une image. L'univers d'où vient "l'homme en gris" est celui d'origine. Un monde où l'histoire a déviée sur plusieurs points, suffisamment que pour en faire un monde uchronique crédible. Mais une uchronie que semble être la vrais réalité alors que notre monde à nous...n'est qu'un monde parallèle. Bref, à y regarder de plus près, il y'a bien de l'uchronie même si on est beaucoup plus dans le jeu des univers parallèles in fine.

Au final, ce livre reste pour moi un très bon livre. S'il n'a pas le vertige des derniers Wilson, il possède le ton profondément humain de son oeuvre. J'ai d'ailleurs dévoré ce livre sur le week-end, trouvant difficile de le lâcher tant les personnages sont attachant, tant le travail sur les liens familiaux est prenant. Un livre mineur, mais une perle quand même! A conseiller.


+++ Mais encore +++

Onzième lecture pour le Winter Time Travel Challenge, défi littéraire qui a pour thème l'uchronie.

Mon billet de présentation
Les autres billets de ce Challenge
Le billet du RSF blog qui a lancé ce Challenge
L'uchronique c'est quoi? Allez voir sur Wikipedia



+++ Le livre +++
  • Poche: 316 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (3 février 2005)
  • Collection : Folio SF
  • Traduction : Isballe Stoianov
  • Illustration : Benjamin Carré

Free Blog Counter

"Voyage - 1" de Stephen Baxter

Présenté comme uchronie, il ne m'en fallait dès lors pas plus pour aller me chercher ce livre de Stephen Baxter et enfin me plonger dans son oeuvre. Au final? Un réel bonheur, mais peut-être pas à portée de tous...


++ La quatrième de couverture ++

1969 : Neil Armstrong fait, au nom de l'humanité, un premier pas sur la lune. C'est l'apogée du programme spatial américain, un grand moment de l'histoire contemporaine. Mais quand Kennedy survit à sa tentative d'assassinat, tout bascule. Sous l'aiguillon de son adversaire politique, Nixon va pousser la NASA a atteindre un nouvel objectif encore plus spectaculaire : la conquête de Mars. Natalie York est géologue, passionnée par la planète rouge au point d'y consacrer sa vie. Ralph Gershon, un pilote, rêve d'aller dans les étoiles. Pour être de ce voyage, ils seront prêts à tout sacrifier. Et c'est bien ce qu'on exigera d'eux...


+++ Mon avis +++

C'est avec grand plaisir que je me suis plongé dans ce livre de Stephen Baxter. Avec plaisir mais aussi beaucoup d'appréhension car Lael (du Cercle d'Atuan) m'avait un peu effrayé avec le côté très Hard SF de ce livre avec son côté technique et ses personnages au second plan, etc. Mais j'avoue que j'ai dès le départ dévoré le livre, pour ensuite continuer la lecture doucement, digérant le détails avec curiosité et finalement avaler la fin de l'ouvrage avec beaucoup de plaisir tant on s'accroche finalement au personnage de Natalie York.

On est donc en plein uchronie ici, et une vrais de vrais : Kennedy n'a pas été assassiné! Ce petit détail historique fait que le cours de l'histoire change, et Stephen Baxter joue avec ça. J.F.K. aurait investit dans le voyage spatial , et après la conquête de la Lune, il s'agit de conquérir Mars. La planète rouge est un vieux démon de l'homme, faisant miroiter sa face rougeâtre, si lointaine et si proche à la fois. S'invitant dans la mythologie de l'homme jusqu'à dans SF du 20ème siècle qui y voyait des hommes verts et bien sur la future colonie humaine! Stephen Baxter reprend le flambeau, mais dans une veine Hard SF, un peu comme Kim Stanley Robinson et son "Mars la rouge". Sauf que si Robinson nous parle de la terraformation de Mars, Baxter nous livre ici tout le combat de la conquête de l'espace. Les luttes des différentes factions, les tensions politiques qui évoluent comme l'histoire avance. Les gué-guerres d'égo de ces pilotes d'exception qui veulent tous leur nom au panthéon des astronautes. Certes Stephen Baxter n'est pas un grand littéraire, d'ailleurs c'est même plutôt un ingénieur en mathématique et docteur en aéronautique, mais s'il traînent en longueur sur des détails techniques qu'il semble bien maîtrisé, il prend également le temps d'installer ses personnages, de les rendre attachant ou à tout le moins intriguant. Je trouve que Baxter rend bien tout le combat humain qui se joue avec cette conquête de l'espace, que ce soit personnel, politique, ou commercial. On sent que Baxter connaît cet univers de l'astronautique. La NASA est certainement pleine de rêve, mais également d'égo sur-dimensionné qui veulent tous leur place au soleil! Et pas n'importe quelle place, celle qui se trouve dans l'espace!

Stephen Baxter livre ici un bien bel ouvrage qui déborde de passion pour la conquête spatiale. Cependant, ce n'est pas forcément un bouquin qui plaira a beaucoup de monde. Tombant dans les travers de la Hard SF, il s'éternise sur des détails techniques qui peuvent saouler certaines personnes et qui peuvent donner franchement l'impression que l'on préfère parler mécanique que psychologie des personnage. Néanmoins, Baxter donne avec "Voyage - 1" un livre qui développe une certaine curiosité. N'ayant personnellement jamais porté d'intérêt à la conquête spatiale, j'avais un peu peur de perdre le fil mais Stephen Baxter nous transmet ici une passion certainement aussi développée que Robert Heinlein pour le sujet!

Au final un bien beau livre qui m'aura emmener à travers les étoiles, et qui ne me donne qu'une envie : continuer le "Voyage" avec le tome 2. Un livre à conseiller à tout fan de la conquête spatiale (je pense à El JC ou la Lhisbei team notamment) mais que je déconseillerais à toute personne effrayée par la Hard SF et ses descriptions techniques.


+++ Mais encore +++

Dixième lecture pour le Winter Time Travel Challenge, défi littéraire qui a pour thème l'uchronie.

Mon billet de présentation
Les autres billets de ce Challenge
Le billet du RSF blog qui a lancé ce Challenge
L'uchronique c'est quoi? Allez voir sur Wikipedia



+++ Le livre +++
  • Poche: 509 pages
  • Editeur : J'ai lu (24 juin 2003)
  • Collection : Science-fiction
  • Traduction : Guy Abadia
  • Illustration : Jean Vouillon

Free Blog Counter

"Danbé" de Aya Cissoko et Marie Desplechin

Un livre très beau, merveilleux témoignage de vie dont j'ai été captivé du début à la fin.


++ La quatrième de couverture ++

« J’aimerais que celle ou celui qui lira ce petit livre mesure ce qu’il a de déchirant. Il est mon au revoir à ceux que je laisse sur le quai. (…) Il est mon au revoir à mon enfance de petite fille noire en collants verts, qui dévale en criant les jardins de Ménilmontant. »

Quand Marie Desplechin rencontre Aya Cissoko, elle est touchée par la singularité de son histoire. Née de parents maliens, Aya a connu une petite enfance habitée de souvenirs délicieux, qui prend fin avec la disparition de son père et de sa petite sœur dans un incendie. Élevée par sa mère dans le respect du danbé, la dignité en malinké, Aya apprend à surmonter les épreuves et trouve dans la boxe un refuge.


+++ Mon avis +++

D'abord intrigué par la quatrième de couverture, j'ai ensuite eu un peu peur de tomber dans une vulgaire biographie de sportif de haut niveau. En fait "Danbé" est tout sauf ça et c'est tant mieux car "Danbé" est un merveilleux témoignage, touchant et troublant.

Aya Cissoko est d'abord une femme avant d'être une sportive. Elle est une femme avant d'être d'une nationalité X ou Y. Elle est une femme avec un vécu qui lui est propre, inscrite dans l'histoire d'une famille déracinée. Aya Cissoko est française née de parents malien et bien sur en France on ne cesse de vous dire "française d'origine malienne", un descriptif qui se traîne comme un boulet. Aya Cissoko grandit à Ménilmontant, lieu que je ne connais pas en bon belge ignare de géographie sociale française, mais qui a tout d'un quartier-réserve où l'on parque la lie de ce que les bons français bien blanc ne veulent pas voir. Bien sur elle grandit, elle vit, elle pleure, elle se bat, et la vie continue même lorsque son père meurt dans l'incendie criminel de l'immeuble dans lequel ils habitaient elle, sa famille et bien d'autres.

"Quand on est le personnage d'une tragédie, on ne s'épuise pas à chercher des coupables. On s'efforce tout juste d'aller jusqu'à demain." (p45)

Une phrase en forme d'écho douloureux à une réalité bien trop courante... Mais il faut bien vivre, et se durcir, faire face au deuil, continuer malgré la maladie de sa mère, malgré les préjugés, malgré tout. Et elle fait face, notamment grâce à la boxe, "sport d'homme" dans lequel elle doit s'imposer, se faire une place et où elle finit par exceller tant en savate qu'en boxe anglaise où elle devient championne du monde.

"Boxer me prouve, à longueur d'entraînement, que j'existe. Chaque coup reçu, chaque impact, la douleur même, me rappellent que je suis vivante. J'ai mal et je résiste." (p88)

Même si la boxe est présente tout au long du livre, "Danbé" n'est pas un livre sur le sport. Le "Danbé" est le code moral transmis à Aya Cissoko par Massiré, sa mère. "Danbé" signifie dignité et il est ce qui aide Aya et sa famille à survivre pour enfin vivre.
Marie Desplechin est également une inconnue pour moi, mais c'est elle qui offre sa main au souvenirs de Aya Cissoko. D'un style épuré, sobre et simple, qui fait merveilleusement écho à la vie de notre boxeuse, elle nous transmet merveilleusement bien la sensibilité et la vie d'Aya Cissoko. Si j'ai eu quelques doutes avant de lire ce livre, je me suis vite retrouvé à le dévorer en très peu de temps, captivé et fasciné par la vie d'Aya Cissoko, emporté par le style de Marie Desplechin. "Danbé" est vraiment un beau témoignage de vie, un portrait émouvant d'une femme qui a su survivre et arriver jusqu'à aujourd'hui grâce au danbé de sa mère.


+++ Mais encore +++

Je remercie les éditions Calmann-Lévy et Livraddict pour ce beau partenariat, car ce livre est une petite perle.


+++ Le livre +++
  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (16 février 2011)
  • Collection : Biographies, Autobiographies

Free Blog Counter


"Quand il y'aura des pommiers sur mars" de Ugo Bellagamba

Sympathique nouvelle sans prétention qui nous offre un moment uchronique sur la belle rouge.


+++ La quatrième de couverture +++

Sur fond de la rhapsodie de Liszt, le Nikital vogue aux abords de Mars. Le Capitaine s’apprête à faire son discours, aux côté de Liwei et sous l’œil de Margaux la pianiste et Jean Sirène le journaliste. Vers la zone des machines, Sacha et Boris pensent avoir vu quelqu’un se profiler. Sous l’œil inquiet des ouvriers et sous la plume acerbe du journaliste, tout va s’accélérer.



+++ Mon avis +++

Avec cette nouvelle, Ugo Bellagamaba nous envoie sur mars. Un petit voyage dans l'espace et le temps, car si on visite bien la belle rouge, planète mythique qui a donné de nombreux sujets de romans en SF, ce texte est également une sympathique uchronie. Dans ce futur, les Russes dirigent notre univers, ce sont eux qui détiennent le pouvoir de l'espace et donc de mars. Mais bien sur, tout le monde n'est pas content, et ce sont bien sur les Américains qui se rebellent pour la liberté, prenant le maquis et devenant les terroristes de service. Retournement de situation truculent d'ailleurs. Au niveau de l'histoire je ne rentrerai pas plus que cela dans l'histoire pour ne rien gâché aux curieux et curieuses...

Au niveau esthétique, Ugo Bellagamba pourrait presque revendiquer le steampunk marsien car tout se passe dans un énorme Zepellin russe. Ajoutons à cela l'usage récurent du sempiternel "camarade" soviétique et vous aurez une couche supplémentaire passéiste déroutante. Mais on est bien sur mars, dans le futur, et ce dirigeable parcours la planète pour prouver au monde entier de part sa taille énorme la suprématie russe.

Au final, j'ai bien aimé la chute qui n'est pas sans me rappeler les idées développées par Robert Charles Wilson dans ses derniers ouvrages. Mais je n'en dirai pas plus...

Bref, une sympathique nouvelle sans prétention, offrant un bon moment mais sans plus. Un court voyage plaisant en ce mois de mars, qui est marqué pour moi de voyage sur la planète rouge. Un texte qui intéressera les curieux et qui est accessible en ligne pour seulement 1,00 EUR sur le site des éditions Le Bélial.


+++ Mais encore +++


Neuvième lecture pour le Winter Time Travel Challenge, défi littéraire qui a pour thème l'uchronie.

Mon billet de présentation
Les autres billets de ce Challenge
Le billet du RSF blog qui a lancé ce Challenge
L'uchronique c'est quoi? Allez voir sur Wikipedia



+++ Le livre +++

Cette nouvelle est disponible au format électronique sur le site des éditions Le Bélial pour la mode somme de 1,00 EUR si cela vous intéresse.
  • 30 pages (en PDF)
  • Parution : décembre 2010

Free Blog Counter

"Les Temps Parallèles" de Robert Silverberg

Cela faisait déjà un moment que l'envie de me lire un Robert Silverberg me travaillait. La présence de ce livre dans ma PàL et le Winter Time Travel Challenge m'ont permis de succomber à cette envie furieuse.


+++ La quatrième de couverture +++

La dernière mode, c'est le tourisme temporel. Visitez la Rome des Césars, le Golgotha le jour de la crucifixion du Christ, les venelles de Constantinople lors du sac de la ville par les Croisés.
Mais ne vous écartez pas du chemin qui vous a été tracé, sous peine de disparaître dans un paradoxe temporel.


+++ Mon avis +++

Au vu de l'article de Pitivier sur son blog, et vu la présence de ce livre sur le site Uchronies, je me suis finalement dit que je lirais cet ouvrage dans le cadre du Winter Time Travel Challenge. S'il est considéré comme uchronie par certains, il est un livre sur les voyages temporels avant tout. Mais à mon avis, le site de Uchronies.com a tendance à voir l'uchronie sur un sens très (trop?) large, y compris les voyages temporels, alors que l'uchronie part sur le principe d'un point de divergence dans l'histoire. Enfin bref... Revenons au livre.

Silverberg est un auteur que j'aime bien, même si je ne l'ai pas encore beaucoup lu. Tout au plus quatre ou cinq livres. Celui-ci avait un pitch fort sympathique : le tourisme temporel. Bien sur, qui dit voyage temporel, dit paradoxes temporels. Au premier cliché et attaché automatiquement le deuxième. Mais avant d'arriver à ce soucis de paradoxes qui pimentent le livre, on a d'abord une longue partie où Silverberg décrit la société des Guides Temporels, il nous y décrit la formation de notre héros et quelques uns de ces voyages au travers de l'histoire. Par la même occasion, Silverberg nous site quelques paradoxes théoriques et on s'imagine très bien le foutoir que cela peut-être si tout cela était réel. Cette partie là est à mon goût bien trop longue, ce qui traine un peu l'histoire en longueur mais en fait un petit guide de voyage temporel assez sympathique. Après la moitié du livre, voir les deux tiers, cela s'emballe et part en vrille temporelle. Un des voyageurs qui accompagnent notre guide décide de se tirer dans le temps et de vivre sa vie... créant au passage quelques paradoxes que nos Guides vont devoir redresser tout en essayant d'attraper notre fouteur de merde temporel. Mais je ne vous en dit pas plus!

Silverberg joue habilement des paradoxes et nous promène ainsi sur la ligne historique avec plaisir. On sent qu'il maîtrise assez bien l'histoire de Byzance que pour nous y balader, et ça c'est un vrais plaisir. Il y'a tout de même un truc qui m'a fait tilter et qui ne me semblait pas juste mais je ne saurais plus le décrire en détail maintenant. Passons.

D'un autre coté Silverberg a la fâcheuse tendance dans ce livre (et d'autres?) à y mettre beaucoup de sexe. Les hommes aiment s'ébattre sexuellement avec les femmes, d'ailleurs celles-ci n'ont jamais grand chose à dire, voir rien du tout. Juste des figures décoratives. Cela a d'ailleurs un petit côté irritant. Puis voilà, que en trois pages Silverberg nous démonte toute cette image qu'il revoie à travers le livre. Il y décrit au travers de son personnages ce qu'est l'Amour et ce que l'instant sexuel a d'abandon complet de chacun envers l'autre. Le moment ultime où chacun se livre à l'autre, s'offre à l'autre pour le plaisir de l'autre. J'étais étonné de lire ce passage qui casse en trois pages tout ce que l'on pensait croire de lui et de la relation sexuelle telle qu'il la présente entre hommes et femmes depuis le début de ce livre.

Au final "Les temps parallèles" est un sympathique bouquin. Surement pas ce qui se fait de meilleur chez Silverberg (enfin je crois!). Une plume fluide qui se laisse bien lire mais un roman qui perd un peu sur son rythme général, l'aventure tardant un peu trop à se mettre en place je pense. Néanmoins, Silverberg est un bon conteur, et ce sera avec plaisir que je continuerai à découvrir son oeuvre.

Au fait, encore une belle illustration de Manchu!


+++ Mais encore +++

Mes autres lectures de Robert Silverberg sur ce blog
.
L'avis de Pitivier sur ce même livre.

Huitième lecture pour le Winter Time Travel Challenge, défi littéraire qui a pour thème l'uchronie.

Mon billet de présentation
Les autres billets de ce Challenge
Le billet du RSF blog qui a lancé ce Challenge
L'uchronique c'est quoi? Allez voir sur Wikipedia



+++ Le livre +++
  • Poche: 316 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (12 avril 2006)
  • Collection : Science-fiction
  • Traduction : Henri-Luc Planchat
  • Illustration : Manchu
Free Blog Counter

"Mort d'un parfait bilingue" de Thomas Gunzig

Si j'avais déjà lu un recueil de nouvelles de Thomas Gunzig, je n'avais encore jamais lu de roman. Le cadre du Winter Time Travel Challenge et le Challenge Littérature belge m'ont permis de sortir ce livre qui attendait depuis trop longtemps dans ma pile à lire.


+++ La quatrième de couverture +++

« Maintenant on se demandait vraiment quel effet ça pouvait bien faire une balle dans le ventre ou un éclat d'obus dans la figure, on se demandait comment c'était une vie sans jambes ou sans bras, une vie à plus rien y voir et on se demandait enfin à quoi ça pouvait servir qu'on se les gèle, qu'on nous réveille à des heures impossibles, que les camions de transport militaire soient aussi pourris, si ça aidait à gagner la guerre ou si c'était juste à l'image de l'univers : nul du centre à la périphérie.»

Racontées à la manière d'un Ravalec grinçant nourri de Franz Kafka, les aventures d'un jeune homme tenant de Gaston Lagaffe autant que de Bardamu, amoureux par nature, cruel par instinct de survie et ironique par nécessité, au pays de la sale guerre.


+++ Mon avis +++

Thomas Gunzig est loin d'être un inconnu en Belgique. Certes il est connu pour ces livres mais il est également chroniqueur radio avec ses excellentissimes "Cafés Serrés" sur La Première où il parle d'actualité avec un humour incisif et ravageur qui me fait énormément rire. On le retrouve également au sein de l'équipe du Jeu des Dictionnaire, toujours sur La Première radio. Mais avec "Mort d'un parfait bilingue" il réalise son premier roman, sorti en 2001, et qui fait suite à 3 recueils de nouvelles.

Avec un pitch un tantinet obscur, ce livre me faisait envie mais n'arrivait pas à sortir de ma pile de livres à lire. Cependant, voilà que je lis chez Cachou que Thomas Gunzig se réclame de l'uchronie pour ce livre. Il ne m'en fallait pas plus pour le lire! Alors me voilà parti dans un obscur pays en guerre, quelque part en Europe, mais dans un état qui a tout d'un Sarajevo en post-traumatique. On est en 1978 et c'est le bordel! Il y'a des mercenaires partout et ceux qui font le loi sont les durs et ceux qui ont le pognon. Pour parfaire le tableau, ces mercenaires sont sponsorisés et passent à la télé, absurdité d'un monde en guerre surmédiatisé, où deviennent les héros du quotidien en devenant le nouveau reality-show. Même s'il y'a quelque chose de sombre et triste, Thomas Gunzig nous traite le sujet avec l'humour désabusé qu'on lui connait. Cela dit, plus on avance, et plus c'est noir. Et plus c'est noir, plus cela en devient absurde.

On regrettera néanmoins de retrouver ici et là des restes de fautes d'orthographes qui font désordre surtout quand se retrouve à acheter le livre en bel édition. Espérons que le texte a été revu et corrigé pour sa version poche.

"Mort d'un parfait bilingue" est sympathique mais encore loin du niveau actuel de l'auteur. Ca sent le premier roman, un peu haché et parfois décousu, mais un livre qui aborde de manière absurde les manipulations médiatiques c'est toujours bon à prendre.


+++ Mais encore +++

L'avis de Cachou sur ce même livre.

Septième lecture pour le Winter Time Travel Challenge, défi littéraire qui a pour thème l'uchronie.

Mon billet de présentation
Les autres billets de ce Challenge
Le billet du RSF blog qui a lancé ce Challenge
L'uchronique c'est quoi? Allez voir sur Wikipedia



Quatrième lecture pour le Challenge Littérature belge.
Les autres billets de ce Challenge en suivant ce lien-ci.



Le Challenge Littérature belge :
- modalités et inscriptions
- recensement des articles






+++ Le livre +++

J'ai lu ce livre dans son édition de chez Au Diable Vauvert. Il est à présent également disponible au format poche chez Folio.
  • Poche: 304 pages
  • Editeur : Gallimard (11 septembre 2002)
  • Collection : Folio
  • Broché: 252 pages
  • Editeur : Au Diable Vauvert (9 avril 2001)
Free Blog Counter

"L'âge des étoiles" de Robert Heinlein

Je l'avais déjà eu en mains ce livre-ci et rien qu'avec la belle couverture de Manchu, j'avais envie de l'acheter. Ensuite, via Livraddict, l'occasion s'est présentée de le lire dans le cadre d'un partenariat avec Le Livre de Poche. je n'ai pas hésité une seconde. Grand bien me fasse, ce livre bien sympathique fut un vrais voyage! Un vrais plaisir de plonger dans l'œuvre de Heinlein de continuer à découvrir ses écrits.


+++ La quatrième de couverture +++

La surpopulation épuise les ressources de la Terre et a rendu encore plus urgente, en ce début du quatrième millénaire, la nécessité de trouver de nouveaux mondes habitables. Mais si le voyage interstellaire est désormais possible, les vaisseaux spatiaux voyagent moins vite que la lumière, et communiquer avec la Terre prendrait des années. L'Institut de Recherches Prospectives a trouvé une solution inattendue à ce problème : la télépathie. Pat, un adolescent extraverti, et son jumeau Tom vont mettre leurs dons exceptionnels au service du grand projet de colonisation interstellaire. Tandis que Pat vieillira sur la Terre, Tom et tout l'équipage du L. C. échapperont à l'emprise du temps.


+++ Mon avis +++

C'est avec un plaisir non-feint que je me suis plongé dans la lecture de ce livre qui au départ était un partenariat proposé par Livraddict et le Livre de Poche. C'était également pour moi l'occasion d'honorer mon Défi Robert Heinlein, mais aussi de redécouvrir Robert Heinlein. Soyons honnête, ma seule lecture de l'auteur tourne auteur d'une vieille édition de "Etoiles, gardes à vous" (connue aussi sous le nom de "Starship Troopers" actuellement). Ce précédent livre m'avait laissé au premier abord un drôle de goût mais de sombres réflexions, ce qui est un des buts de ce livre d'ailleurs, un ouvrage qui fait couler de l'encre.

Mais revenons à ce "L'âge des étoiles". Depuis ma lecture du Bifrost spécial Robert Heinlein (chroniqué ici), j'ai découvert l'intérêt énorme de l'auteur pour la conquête spatiale. Cela transpire dans ce livre, on y ressent sa passion pour l'espace, les étoiles lointaines et l'aventure du voyage dans le vide intersidéral. En lisant ce livre, on a franchement l'impression d'être embarqué dans une de ces épopées tirées d'un futur imaginable. Robert Heinlein va plus loin dan ce livre que juste être un simple roman de space opera. On est pas ici dans la guerre intersidérale entre des empires immenses avec des guerriers aux capes somptueuses se tirant dessus à coups de rayons lasers. Robert Heinlein nous offre un voyage, une idée de la conquête spatiale, il nous offre un future possible de ce que pourrait être la colonisation de l'espace. Il nous embarque dans un de ces vaisseau torche, gros vaisseaux partis pour explorer l'univers et découvrir de nouveaux mondes pour y loger des colons afin de désengorger la Terre qui déborde sous la surpopulation. Un futur dans lequel on retrouve l'engouement pour la colonisation et la découverte d'un nouveau monde, peut-être influencé par l'histoire de la création des USA.

Mais ce qui est également agréable dans ce livre c'est de voir les relations entre les personnages, de voir comment cela peut se passer la vie dans un univers confinés où tout le monde est l'un sur l'autre, parfois confrontés à des décisions difficiles car vivant sous d'autres conditions que le reste du monde et devant faire face à d'autres problèmes également. On doit retrouver là dedans l'expérience de Robert Heinlein dans la marine militaire étasunienne. En tout cas il y'a un petit fond psychologique sympathique sans pour autant rentrer dans les détails et y sombrer profondément.

Ce livre fait également partie de ce que l'on appelle les "juvenile" de Heinlein, sorte de livres écrit pour la jeunesse. Un ouvrage qui se lit pourtant avec énormément de plaisir à l'âge adulte, pour preuve, il n'est pas publié en rayon jeunesse. Néanmoins j'ai personnellement ressenti dans la plume de cet ouvrage une ouverture vers ce genre de public, mais également un style qui du coup se lit facilement et coule tout seul sans pour autant être bête et idiot. Sur ce point là, on retrouve ici et là dans le livre quelques avis partagés par Robert Heinlein, qui s'il est un peu moraliste n'est pas forcément moralisateur. Cependant, Heinlein a des principes de vie et on sent bien qu'il aime les partager. Ce n'est pas forcément un mal, à nous d'en faire ce que l'on veut, mais c'était peut-être un moyen pour lui d'inspirer la jeunesse.

Selon moi, "L'âge des étoiles" est un bon livre. Peut-être pas le meilleur qui soit, peut-être pas non plus le meilleur Heinlein, encore que là je ne peux pas m'avancer vu ce que je connais de lui. Ce qui est certain, c'est que cet ouvrage m'a fortement donné envie d'aller voir plus loin dans sa bibliographie. Rien que cela prouve que c'est un bon livre. Mais surtout et avant tout, c'est un livre qui fait rêver, qui vous porte à travers les étoiles. Un très bon choix de réédition qui profite d'une couverture magnifique, une fois de plus signée Manchu!


+++ Mais encore +++

Je remercie les éditions Le Livre de Poche et Livraddict pour ce partenariat.

J'ai également lu ce livre dans la cadre du Défi Robert Heinlein lancé par notre ami Guillaume44 sur son blog "Traqueur Stellaire". En tant que "Space Cadet", je m'engageais à lire un livre, c'est chose faites. Je comptais lire le tome 1 de "L'histoire du futur", peut-être aurais-je encore le temps prochainement?


Le Défi Robert Heinlein sur "Naufragés Volontaires".

Les autres chroniques de Robert Heinlein sur "Naufragés Volontaires".


+++ Le livre +++
  • Poche: 288 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (17 novembre 2010)
  • Collection : Science-fiction
  • Illustration : Manchu
  • Traduction : Hélène Bouboulis (revue par Pierre-Paul Durastanti)

Free Blog Counter

"La communauté de l'anneau" de J.R.R. Tolkien

Faut-il encore introduire ce livre? Je ne crois pas. "Le Seigneur des Anneaux" est devenu un livre de référence, et s'il fut un livre "de genre" il est devenu aujourd'hui un livre de littérature, le style fantasy ayant enfin des lettres de noblesses grâce à Tolkien. Sans oublier le rôle important du film dans la renommée actuelle de ce livre.


+++ La quatrième de couverture +++

Aux temps reculés qu'évoque le récit, la Terre est peuplée d'innombrables créatures étranges. Les Hobbits, apparentés à l'Homme, mais proches également des Elfes et des Nains, vivent en paix au nord-ouest de l'Ancien Monde, dans la Comté. Paix précaire et menacée, cependant, depuis que Bilbon Sacquet a dérobé au monstre Gollum l'Anneau de Puissance jadis forgé par Sauron de Mordor. Car cet anneau est doté d'un pouvoir immense et maléfique. Il permet à son détenteur de se rendre invisible et lui confère une autorité sans limites sur les possesseurs des autres Anneaux. Bref, il fait de lui le Maître du Monde. C'est pourquoi Sauron s'est juré de reconquérir l'Anneau par tous les moyens. Déjà ses Cavaliers Noirs rôdent aux frontières de la Comté.


+++ Mon avis +++

L'histoire on la connait tous, au moins dans les grandes lignes, car aujourd'hui qui n'a pas lu Tolkien a au moins vu son adaptation cinématographique. D'ailleurs celle-ci est foutrement bien réussie d'après moi, pourtant à l'époque je l'attendais d'un regard critique. Mais aujourd'hui en relecture du livre, je me suis amusé à voir et noter les petites différences entre le scénario et images du films et le contenu du livre. Il n'y a rien à faire, mais un roman est toujours plus riche, plus complet, plus dense qu'un film qui se doit d'être visuel, rythmé et accrocheur.

Pour revenir au livre, j'ai beaucoup accroché à la plume de J.R.R. Tolkien, même plus que sur ma récente lecture de "Bilbo le Hobbit" (chronique ici). Je trouve le "Seigneur des Anneaux" bien plus fluide, surement car ce texte a été travaillé et affiné pendant de très longues années. Un vrais travail d'orfèvre avec des phrases ciselées, une aventure riche, des personnages magnifiques et un univers extraordinaires. Tolkien, en plus d'être un linguiste, est un créateur de monde! Et pas n'importe lequel : celui des Terres du Milieu. Un univers qui en aura fait rêver plus d'un. Un monde qui aura fait jouer plus d'un rôliste. Bref, un monde superbe que Tolkien éveille en nous grâce à ses descriptions riches et précises.

Le lecteur moderne par contre risquerait d'être rebuté par ce roman, pas tant par le côté épais pavé car on fait pire dans toute production fantasy actuelle, mais par le langage chantourné et le rythme poétique de cette aventure. Tolkien n'est pas un scénariste de Hollywood et donc son roman prend le temps de se mettre en place, marquant d'autant plus le côté paisible et bien heureux de la Comté, et puis lentement on avance jusqu'à la Moria tout en étant pourchassé par des Cavaliers Noirs aux sombres desseins. Sans rentrer dans le détails, j'aime beaucoup ce glissement lent vers l'inéluctable. On sait que Sauron et les forces du mal veulent en découdre et envahir les Terres du Milieu, mais les Hobbits non. Et pour eux, il faut faire le deuil de ce passé bien heureux et s'investir pour l'avenir en défendant ce qui est présent. Peut-être comme Tolkien lui-même a du le faire en s'engageant dans la 1er Guerre Mondiale? Mais ces Hobbits sont toujours surprenants, car s'ils sont petits en taille, leur courage n'a pas de mesure et c'est là que va toute notre surprise. Et il est bon de voir ces êtres petits et frêles devenir des héros là où l'on a l'habitude de voir des guerriers puissants et musculeux.

Si J.R.R. Tolkien nous offre un "conte de fée pour adultes", comme il décrivait son livre, il offre en même temps une pierre importante de l'édifice Fantasy, ce genre tant à la mode actuellement. Tolkien est bien sur un auteur qui a marqué des générations et qui en marquera encore, et c'est toujours avec plaisir et un sourire au coin des lèvres que je vois de jeunes (voir très jeunes) gens lire ce livre, un roman à l'imaginaire riche et au phrasé beau et agréable.

Faut-il réellement ajouter que ce livre est à conseiller ou à lire? Je crois qu'il n'est plus besoin de le dire. En tout, cas pour ma part j'ai adoré cette relecture que je continuerai prochainement avec les deux tomes suivants.


+++ Mais encore +++



Il s'agit de mon deuxième livre lu dans le cadre du Challenge Chef d'oeuvre de la SFFF.
Mon billet de participation.
Le Billet de présentation du Challenge



J'ai relu ce livre pour mon plaisir, mais vu que je suis encore dans les temps, je vais le faire passer dans le cadre du Middle Earth Challenge. Pour ce défi livresque j'ai actuellement lu "Bilbo le Hobbit" dont vous pouvez lire la chronique ICI. Il s'agit d'un Challenge lancé par The Bursar et Resmiranda.


Je me suis également lancé d'un le Défi des Mille en sachant que je lirais ce livre-ci dans le cadre de ce challenge. La suite suivra prochainement.
Le billet de présentation du défi se trouve sur le blog de Fattorius.


Ce livre a également été lu dans le cadre d'une lecture commune lancée au travers du forum de Livraddict. N'hésitez pas à jeter un oeil sur les avis de mes colecteurs :
Jana, Pomette, ptitelfe, Snow, Amethyst, Azariel87, louve, Setsuka, nanet, tachas, mypianocanta


+++ Le livre +++

Pour cette relecture, je me susi offert la version compacte des éditions Christian Bourgeois. Mes livres poches de chez Pocket étant complètement usés et abîmés.
  • Broché: 1280 pages
  • Editeur : Christian Bourgois
  • Édition : Éd. complète (8 octobre 2003)
  • Traduction : Francis Ledoux

Free Blog Counter

"Evadés de l'enfer" de Hal Duncan

Si je voulais un jour découvrir Hal Duncan, c'est maintenant chose faite. Mais par contre ce n'est peut-être pas le meilleur livre de l'auteur à ce jour... Peut-être aurais-je du commencer par son fameux "velum" (et "Encre")? En tout cas, ce livre ce prétend être un roman musclé et c'est ce qu'il est. Point.


+++ La quatrième de couverture +++

Eli est un clochard, brisé, au bout du rouleau, Belle une prostituée qui cherche à fuir son mac. Matthew est un jeune homosexuel, Seven un tueur à gages sans pitié. Ils ne se connaissent pas mais se retrouvent ensemble sur le même bateau... en partance pour l'Enfer. Un Enfer un peu particulier, qui pourrait être New York mais n'en est qu'une copie... franchement décalée. Tous quatre, armés de leurs seuls soucis et accompagnés par un étrange personnage, n'ont plus alors qu'une idée en tête : trouver un moyen de s'évader. Après le monumental Livre de toutes les heures (Vélum et Encre, parus dans la collection Lunes d'encre aux Editions Denoël), Hal Duncan offre avec Evadés de l'Enfer ! un court roman explosif qui confirme tout son talent.


+++ Mon avis +++

"Ce livre est en partie un hommage à certains films hollywoodiens. Les lecteurs repéreront facilement références et influences ; la façon dont je singe John Carpenter (le bon John Carpenter) ou Quentin Tarantino... ce genre de réalisateurs. Si j’en avais fait un film, j’aurais voulu la même bande originale que celle de Quand les aigles attaquent — un truc martial, pompeux, qui dit bien que ces enfoirés de nazis n’ont aucune chance. Tout a commencé comme un pitch de ciné, d’ailleurs. Le concept de base dérive d’une conversation de bar, avec un copain. On était déjà bien éméchés et on se balançait des idées, comme ça, des titres au hasard... plus ça puait Hollywood, mieux c’était. Et celui-là m’a tapé dans l’œil."
Extrait de l'interview de Hal Duncan à propos de ce livre pour Le Cafard Cosmique.

Bon, quand un roman vient d'une idée de comptoir, on se demande bien où cela peut mener. Et bien pas forcément bien loin. Si le roman est ma foi sympathique et distrayant, il serait moitié moins long qu'il serait doublement meilleur. Une bonne novella de 100 pages aurait fait l'affaire là ou plus de 200 pages deviennent un peu longues.

Mais Hal Duncan veut nous offrir un roman plein de muscles, de testostérone et de "pif paf poum". On est servi, un peu trop même, enfin disons juste ce qu'il faut parce que plus on tomberait dans l'overdose hollywoodienne. Le style est pleinement assumé par l'auteur et se veut violent, directe, rentre dedans, plein d'adrénaline et de verves à la Tarantino, le tout saupoudré d'idées politiques. On sait déjà que Hal Duncan est plutôt de gauche, mais ici il réaffirme son avis d'athée. De manière musclée et humoristique, il balance en série de "pif paf poum" quelques petites idées qui malheureusement ne passent pas toujours quand on sature des actions musclées. Cependant, il offre aussi un certain humour qui n'est pas déplaisant. Mais au final le livre reste juste un bon divertissement, sans plus.

Bref, "Evadés de l'enfer" n'offre pas le plaisir que l'on peut en espérer. Peut-être parce que Hal Duncan est un auteur que l'on a trop porté vers le haut grâce à ses "Velum" et "Encre" que je n'ai pas encore lu d'ailleurs, romans autrement plus sérieux que celui-ci. Cela dit, à chacun le droit de se donner du plaisir en déconnant de temps à autres, mais à mon avis ce livre-ci ne marquera pas la bibliographie de l'auteur.

Cela dit, je vous invite à lire l'interview, intéressante, de l'auteur sur Le Cafard Cosmique. Interview intitulée : Pulp et politique.


+++ Mais encore +++

Lecture effectuée dans le cadre du Cercle d'Atuan :
Le Hit Parade du Cercle d'Atuan


+++ Le livre +++
  • Poche: 215 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (28 octobre 2010)
  • Collection : Folio SF
  • Traducteur : Florence Dolisi (depuis l'anglais)
  • Illustration : Daylon & Lasth
Free Blog Counter

"Bohême" de Mathieu Gaborit



Lecture du mois de janvier au Cercle d'Atuan, ce livre marquait pour moi une relecture. Un bouquin que j'avais bien aimé il y'a quelques années mais que j'ai moins apprécié cette fois-ci.


+++ La quatrième de couverture +++

Après la révolution industrielle, l'Europe a été submergée par une substance étrange et dangereuse, l'écryme. Reliées par un fragile réseau de traverses d'acier, seules quelques cités gouvernées par l'aristocratie capitaliste émergent dans cette mer corrosive. Mais sous le joug de la Propagande, la révolte gronde... Quand un dirigeable porteur d'une précieuse cargaison clandestine s'échoue dans l'écryme, c'est Louise Kechelev, avocate-duelliste et fille de révolutionnaires praguois, qui est chargée de récupérer la cargaison. Dans la même zone, un régiment de hussards en mission de reconnaissance a été décimé par une mystérieuse crise de folie. Seul survivant, le commandant Léon Radurin doit fuir les foudres de la Propagande. Pour Louise et Léon, c'est le début d'un voyage sans retour aux confins des traverses, où se murmure le nom d'une cité perdue : Bohème.


+++ Mon avis +++

Lu dans le cadre du Cercle d'Atuan, ce livre marque également une relecture pour moi. Le livre m'avait laissé un bon souvenir à l'époque, comme un bon moment de lecture mais avec une fin un peu moyenne. Néanmoins, je me suis lancé dans la relecture de cet ouvrage afin de me joindre à mes camarades.

Je ne partais peut-être pas avec ce qu'il fallait en mains, vu que je possède la première édition publiée chez Mnémos. A l'époque le livre était encore découpé en deux tomes bien différents et sortis au format poche. Actuellement, la version en un seul tome profite d'une révision du texte et d'une fin améliorée (détails voir Noosfere). De ce que j'ai pu comprendre, en comparant ma lecture à celles des autres, c'est que les principales modifications ont lieues dans la deuxième partie, livre précédemment connue sous le titre "Revolutsya". Mais j'avoue que si la première partie m'a bien enthousiasmé, plongé que j'étais dans cet univers particulier et très steampunk, autant la deuxième partie est trop décousue pour que je puisse dire y avoir pris un réel plaisir. Autant les "Rives d'Antipolie" m'a plu, autant "Revolutsya" est moyen bof. Et d'après les commentaires de mes colecteurs au sein du Cercle d'Atuan, ce deuxième tome ne les a pas convaincu non plus dans sa version actuelle. Mais alors que manque-t-il? Mathieu Gaborit écrit bien, mais ce livre est peut-être trop jeune et manque de cohérence narrative. L'univers créé est bien sympathique, les personnages sont sympathiques mais trop vites brossés, ou trop légèrement présentés, que pour être réellement attachant. Bref "Bohême" de Mathieu Gaborit ne fut pas une réelle bonne relecture pour moi, disons qu'elle est mitigé si l'on tient compte que la première moitié m'a bien bottée.

Concernant l'univers ici créé, Mathieu Gaborit créé une Europe uchronique à l'esthétique steampunk très marqué. Un monde très Jules Vernes mais sur un fond de Révolution Russe, soit le début du 20ème siècle. Ce genre de décorum me plaît beaucoup, du coup sur la première moitié j'ai été assez emporté, m'imaginant clairement le monde qui nous entourait. Ce monde est également un univers développé pour le jeu de rôle par Mathieu Gaborit et répondant au doux nom de "Ecryme".

Et donc voilà, au final un roman que j'ai eu du mal à terminer alors qu'au début je le (re)dévorais. Dommage... Néanmoins je conseille quand même la lecture des "Royaumes des crépusculaires" du même auteur. Univers fantasy très agréable, une belle imagination et une plume sympathique une fois de plus (enfin dans mon souvenir).


+++ Mais encore +++

Lecture effectuée dans le cadre du Cercle d'Atuan :
Le Hit Parade du Cercle d'Atuan

Sixième lecture donc pour le Winter Time Travel Challenge, défi littéraire qui a pour thème l'uchronie.

Mon billet de présentation
Les autres billets de ce Challenge
Le billet du RSF blog qui a lancé ce Challenge
L'uchronique c'est quoi? Allez voir sur Wikipedia



+++ Le livre +++

Poche: 385 pages
Editeur : Editions Gallimard (3 juin 2010)
Collection : Folio SF

Free Blog Counter

Bonn annif 2011...

Hé oui le temps passe, et je grandis... Bon, OK, je vieillis. Je n'ai pas encore atteint un âge vénérable mais je suis déjà dans la trentaine. Une fois de plus, ma chère et tendre amoureuse connue également pour son blog Papothé, m'a encore gâté : du thé et des livres !


Rien de moins que la bible des ornithologue (que je ne suis pas du tout!) et un autre guide sur les oiseaux, deux bouquins qui se complètent bien et que je conseille chaudement. Je n'en ferai pas la chronique ici bas, mais je les recommande aux curieux de nature et d'oiseaux!

Soit deux livres répondant aux doux noms de :

- "Le Guide Ornithologique" de Lars Svensson et al. (éditions Delachaux et Niestlé)
- "440 oiseaux" de Volker Diershke (éditions Delachaux et Niestlé)

Pour accompagner cette lecture, j'ai pu me boire un délicieux Pu ErFo Xian de 2008, de chez Palais des Thés, dégusté dans ma belle nouvelle tasse qui va très bien avec la théière reçue l'année passée à mon anniversaire.

Merci à elle et surtout : n'hesitez pas à visiter son blog Papothé.
Free Blog Counter

Related Posts with Thumbnails

A propos

"Naufragés Volontaires" est actuellement une fenêtre ouverte sur la littératures d'aujourd'hui ou d'hier. Qu'elle soit imaginaire ou non. Même si autrefois le blog fut musical et littéraire.

Lecteur compulsif je suis, mais critique littéraire je ne le pense pas. J'aime juste partager mes plaisirs d'évasion. En espérant que ceux-ci vous plairont également.

Je vous invite également à commenter mes messages comme bon vous semble. Vos avis m'intéressent.

Editeur : Julien Vanderhaeghen
Q.G. : Liège en Belgique
Contact : julien.vdhg@gmail.com

Nombre total de pages vues