"L'argent et le travail" de Léon Tolstoï

Livre reçu dans le cadre de la Masse Critique Littéraire organisée par Babelio, il n'en reste pas moins qu'il est ma porte d'entrée de l'œuvre de Tolstoï que je n'avais encore jamais lu. Cela dit, ce livre tiens plus de l'essais que de l'oeuvre littéraire, ce que le titre laisse d'ailleurs penser...


+++ La quatrième de couverture +++

L’Argent et le Travail est une réflexion, d’une étonnante actualité, sur l’argent comme fait de société, où assurément celui-ci est désigné comme symptôme et moyen d’asservissement, mais qu’il convient de replacer dans un mécanisme plus général de violence exercé par les uns contre les autres : la ville et ses accumulations parasitaires n’en sont que l’ultime manifestation, la plus perverse, la plus criante, la plus injuste. Le travail manuel devient alors une nécessité vitale et la seule vraie valeur traditionnelle. Le problème central, selon Tolstoï, est donc l’argent : en théorie, il devrait représenter le travail, dans la réalité il n’est que le signe conventionnel qui donne le droit ou le moyen de profiter du travail d’autrui. Tolstoï distingue dans l’histoire de l’humanité trois formes de servitude : l’esclavage personnel imposé par la violence ; l’esclavage imposé par la faim et, enfin, l’asservissement par l’impôt, caractéristique des systèmes monétaires et du despotisme centralisé. Dans ces conditions, que faire ? Retourner à la campagne, donner son argent et se débarrasser ainsi de la source du mal ? Supprimer les villes, foyers de parasites où le plus riche appauvrit le plus démuni ? Se mettre au travail, en supprimant tous les facteurs d’inégalité, en se rapprochant de la production réelle en vue d’une société fraternelle ? Les deux textes rassemblés ici sous le titre L’Argent et le Travail ont été publiés pour la première fois en 1892. On y découvre l’homme et l’écrivain contestataire, engagé, conscient des contradictions dues à sa propre condition. Ses réflexions trouvent un écho prophétique et visionnaire dans les grands bouleversements politiques du XXe siècle et dans les secousses économiques du XXIe siècle.


+++ Mon avis +++

Pour ma première masse critique, je reçois un livre bien sérieux! Mais cela n'est pas pour me déplaire, j'aime bien lire un essais de temps à autre. Cela m'a permis également de découvrir et de lire Léon Tolstoï.

Comte russe de son état, il est un homme du 19ème siècle, même s'il est mort en 1910. Sa figure charismatique m'intriguait car il est souvent catalogué comme anarchiste chrétien. Deux termes plutôt antagonistes pour moi, et que certains résument en "anarchiste mystique".

Difficile donc de résumé un livre qui n'est pas un roman, exercice que je n'ai encore jamais réalisé je pense. Le livre est d'ailleurs découpé en plusieurs parties. Un avant-propos signé de son traducteur qui n'est rien de moins qu'Emile Zola. Il y relate son idéal socialiste partagé avec Tolstoï, mais y semble moins prompt à croire en la réalisation de l'analyse de Tolstoï.

De Léon Tolstoï, on retrouve deux textes : "A propos du recensement de Moscou" et "L'argent et le travail". Le premier est bien plus court que le second, et précède le travail réalisé dans ce deuxième texte.

Dans "A propos du recensement de Moscou" on y voit sa vindicte et son espoir à voir les riches s'investir pour sa cause d'aider les plus démunis, le bas peuple des rues de Moscou. Pour lui, les riches donnent de l'argent aux pauvres afin de se donner un sentiment de bonne conscience. Mais finalement rien ne change dans le partage réel de base. Afin que les choses changent, selon lui, il faudrait que les hommes donnent leur travail ou leur vie pour aider les autres. Leur donner la possibilité de pouvoir s'émanciper. Mais à mon avis, on retrouve aussi dans son propos un bon sentiment d'abnégation catholique. Un vœu pieu, une espérance que tout ira mieux avec le plein emploi pour tous.

Extraits :

"Pourquoi ne pas espérer comprendre enfin qu'il n'y a pas de devoir plus impérieux que celui de supprimer les inégalités sociales" (p27)

"Mais si, au lieu d'un seul homme de bonne volonté, il s'en trouve mille pour secourir les mille malheureux, la tâche, alors, paraîtra aisée et agréable.
Que les "mécaniciens" inventent une machine pour soulever ce poids d'iniquité qui nous oppresse, ils feront bien; mais en attendant, essayons donc, nous autres, de le soulever, tout bêtement, en moujiks, en chrétiens, tous ensemble, peut-être y arriverons-nous tout aussi bien. Allons, frères, un bon mouvement!" (p28)


De cette critique de la charité, on passe ensuite au deuxième texte intitulé "L'argent et le travail", et dans ce dernier Tolstoï s'attaque à démontrer que l'argent n'est qu'un outil d'asservissement, voir le plus aboutis de tous. Plutôt que d'exploiter la terre par le travail de ses mains, on travail à gagner de l'argent afin de payer ses propriétaires et usuriers. Il démontre que l'argent au final n'est pas l'équivalent exact du travail réalisé, mais qu'il devient in fine une manière d'asservir les gens et de profiter du travail d'autrui. Il démontre également l'existence de trois formes historiques de servitude : la première estl'esclavage par la force où la violence l'emporte sur l'homme le plus faible, le deuxième est l'esclavage par la faim car qui possède la nourriture ou ses stocks obtiendra la servitude de qui a faim, la troisième est la servitude par l'impôt, état maximal de la servitude représentée par l'état centralisé qu'il faut entretenir, soutenir, subvenir avant de pouvoir profiter du fruit de son travail.

La solution pour lui est de fuir la ville et de retourner à la campagne. De reprendre contact avec la terre car c'est là que la richesse se trouve, là où la nourriture se crée, là où l'homme peut se subvenir à lui-même. C'est en vivant du fruit de son travail que l'on peut retrouver la liberté, vision idéaliste du travail de la terre que je partage assez bien d'ailleurs. En parallèle, il suggère le démantèlement des villes et que chacun retourne travailler la terre, et ceci dans le but de se débarrasser des parasites qui vivent du travail des autres : les riches des grandes villes, les propriétaires, etc.

Une bien bien belle vision, idéaliste certes, mais comme souvent dans l'histoire, ce sont les idéalistes qui la font avancer de l'avant. Une éthique très fortement imprégnée de catholicisme mais néanmoins intéressante à lire, même si son analyse est bien sur basée sur son époque : le tsarisme russe. Époque certes révolue, mais les oppressions de toutes sortes existent encore bien malheureusement...

Extraits :

"Comment peut-on abandonner les villages où se trouvent les champs, les forêts, le blé, le bétail, c'est-à-dire toute la richesse de la terre, et venir chercher la nourriture dans un endroit où l'on ne voit que des pierres et de la poussière?" (p52)

"Or, depuis que la monnaie existe dans le monde et depuis que le crédit, comme sa conséquence, s'est établi, il est devenu possible d'aliéner son travail futur.
Ainsi, grâce à la violence qui règne dans notre société actuelle, l'argent ne représente plus qu'un nouvelle forme d'esclavage impersonnel à la place de l'ancien esclavage personnel." (p72)

"Il y'a des hommes qui vivent dans nos sociétés européennes aux dépens de milliers d'ouvriers, et qui trouvent cette manière de vivre tout à fait légale. N'est-ce pas là l'esclavage, et le plus terrible?" (p75)

"Les résultats sont les mêmes pour l'esclavage et pour l'argent. D'un côté, le capitalisme invente toujours de nouveaux besoins, toujours inassouvis, ce qui produit la mollesse et la débauche. D'un autre côté, l'esclave s'abaisse et devient une bête de somme". (p75)

"Les paysans savent depuis longtemps à quoi s'en tenir et ils ont trouvé ce dicton pour exprimer la chose : "le rouble frappe plus douloureusement que le knout". Seuls les économistes ne veulent rien voir. L'affirmation que l'argent ne crée pas des rapports de sujétion a la prétention d'être aussi exacte que l'était, il y'a un demi-siècle, celle que le servage n'asservit pas les hommes." (p107)

Le livre se termine ensuite sur deux textes. Le premier, signé de E. Halpérine-Kaminski, est "La loi du travail selon Tolstoï". Et une post-face de Georges Nivat intitulée "Tolstoï gauchiste".

Au final un bon livre, une bonne réflexion qui croise assez bien un livre de Pierre Rabhi que je lis en parallèle.


+++ Et Cetera +++

Ce livre a été reçu en partenariat avec les éditions des Syrtes dans le cadre de la Masse Critique Littéraire n°9 organisée par Babelio :


Je tiens donc à remercier les éditions des Syrtes et vous invites à visiter leur site web.
Et je remercie bien évidement Babelio, mais visiter plutôt le site en suivant le lien ci-dessus!


+++ Le livre +++
  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Editions des Syrtes (8 juin 2003)
  • Collection : Littérature étrangère
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Concours Folio SF - Les Gagnant-e-s

Et voilà, le concours est terminé. Et c'est bien dommage, car je me suis bien amusé avec vous durant ces 5 semaines. Cela m'a permis de vous faire visiter mon blog et de repérer quelques erreurs d'affichages. Peut-être referais-je d'autres concours, enfin si les partenariats se présentent. Sinon, pourquoi pas avec un livre d'occasion?

Je remercie les participant-e-s d'avoir jouer mais également pour les échanges à travers mails que l'on a pu faire. C'était finalement pour moi le plus intéressant, car l'échange humain, même par mail, rend cette aventure bloguesque fort agréable!!

Je remercie une fois de plus Gallimard pour ce partenariat fêtant les 10 ans de Folio SF!! Et n'oubliez pas : Visitez le site de Folio SF


+++ Les gagnants +++

Bon trêve de blablabla, tout ce qui vous intéresse c'est de savoir si vous avez gagné! Non?

Alors voici les noms des vainqueurs :

- Archibald
- Marcel Trucmuche
- Lady K
- Elise
- Ben

Bravo à eux, et je les invite à m'envoyer très rapidement leur adresse postale que je puisse les transmettre à Gallimard. C'est eux qui vous enverront votre merveilleux cadeau : "Dehors les chiens, les infidèles" de Maïa Mazaurette.
Mon mail : julien.vdhg[@]gmail.com

D'un autre coté, je suis bien triste de ne pouvoir satisfaire tout le monde. Même ceux qui n'ont pas eu toutes les bonnes réponses...Mais peut-être qu'un autre concours se présentera?

Encore merci à tous et toutes, c'était une bien belle aventure!

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"Nous sommes tous des playmobiles" de Nicolas Ancion



Deuxième lecture de l'œuvre de Nicolas Ancion. Deuxième lecture également pour le Challenge Littérature belge. Et un livre excellent que je conseille fortement!

Au passage cette lecture me permet de remercier Nicolas Ancion qui est déjà venu deux fois commenter sur mon blog. Merci à lui.


+++ La quatrième de couverture +++

Bruxelles est une ville en plastique, comme le reste de la planète : on y voit courir des petits bonshommes dérisoires, emportés dans le courant de leur vie comme des bouteilles vides à la surface du canal. On rit, on se bat, on se débat, puis on se laisse aller et on se retrouve noyé dans la vase, sans avoir rien remarqué. A moins qu'un soubresaut ne change le cours des choses... Dans ce recueil de nouvelles, il suffit de presque rien : une tache de sauce, un appareil photo, une agrafeuse, un abri de jardin ou un paquet de cigarettes pour qu'une vie banale bascule dans la grande aventure, pour que l'absurde redonne des couleurs à une existence terne.


+++ Mon avis +++

J'ai trouvé ce livre excellent! Vraiment. Je me suis amusé de bout en bout. Et beaucoup plus que dans le livre "Quatrième étage" que j'ai lu précédemment de lui. A savoir pourquoi? Ça je n'en sais rien...

"Nous sommes tous des playmobiles" est un recueil de nouvelles. Dix textes à l'humour incisif et absurde. Nicolas Ancion nous distille des petites histoires presque ordinaires ici. Des tranches de vie des "pas de chance" où il suffit de pas grand chose pour que la réalité dérape et prenne un tournant absurde. Des histoires tellement absurdes qu'elles pourraient être vraies, des nouvelles où l'humour, assez typiquement belge, se mélange à la tragédie de la vie ordinaire pour donner un melting-pot des plus délirant.

J'y trouve un doux mélange agréable que je situe quelque part entre la poésie surréaliste d'un Dick Annegarn et la verve d'un Thomas Gunzig. Mélangé à cela, les absurdités poétiques de films tels que "J'ai toujours rêvé d'être un gangster", "L'Altra" et "Louise Michel", et vous obtiendrai un coktail décapant drôlement touchant.

Dès le premier texte "Moi, je dis qu'il y'a une justice", je me suis dit : ce livre est terrible. Et je n'ai pu que difficilement lâché ce bouquin tant je me plaisais à le lire. Il y'a de réelles perles, comme "Bruxelles insurrection" par exemple, vengeance ludique de la langue vivante sur la langue statique et immuable. Les héros de ces textes sont toujours des petites gens, des moins que rien, des chômeurs, des étrangers, des gens dans la merde, ou bien des winners qui merdent leur vie. Bref, des hommes et des femmes de la vie ordinaire. Des déglingués de la vie, des losers en puissance qui cherchent à tout pris à reprendre mains sur leur vie au détour d'un braquage, d'un kidnapping, d'une réinsertion professionnelle au sortir de prison, etc. Enfin vous imaginez le tableau.

Bref, dans l'ensemble le livre est un réel plaisir de lecture et je conseille vivement à tout le monde. Une bonne manière de découvrir la littérature belge actuelle car tout est bon dans ce Ancion. Et il me tarde d'aller voir plus loin dans son oeuvre.


+++ Et Cetera +++


Le Challenge Littérature belge :
- modalités et inscriptions
- recensement des articles

Nicolas Ancion :
- son site web
- son blog perso
- la page dédiée sur wikipeda


+++ Le livre +++

  • Poche : 151 pages
  • Editeur : Pocket (5 mars 2008)
  • Collection : Pocket Nouvelles Voix
  • Broché: 158 pages
  • Editeur : Le grand miroir (2 juin 2007)
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"La huitième couleur" de Terry Pratchett



Entamé il y'a des années, j'avais abandonné la lecture à la page 100. Une lecture commune se dessinant sur Livraddict, je me suis dit que ce serait l'occasion de retenter l'aventure. D'autant que j'ai commencé à apprécié ce genre d'humour ici et là sur d'autres lectures...


+++ La quatrième de couverture +++

Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde se balade à dos de quatre éléphants, eux-mêmes juchés sur la carapace de la Grande Tortue... Oui, c'est le Disque-Monde... Les habitants de la cité d'Ankh-Morpork croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l'air tellement inoffensif, bonhomme chétif, fidèlement escorté par un Bagage de bois magique déambulant sur une myriade de petites jambes. Tellement inoffensif que le Patricien avait chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la Guilde des Voleurs et celle des Assassins ; mission périlleuse et qui devait les conduire loin : dans une caverne de dragons ; peut-être jusqu'au Rebord du Disque. Car Deuxfleurs était d'une espèce plus redoutable qu'on ne l'imaginait : c'était un touriste...


+++ Mon avis +++

C'était donc mon deuxième essais de lecture d'un livre de Pratchett. Et j'avoue que cette deuxième entrée dans son univers délirant a beaucoup mieux fonctionné que la première fois.

Le monde de Terry Pratchett est complètement barré, totalement déglingué avec des personnages carrément loufoques. Cela demande donc un certain temps pour accepter le fait que le monde tourne sur le dos d'une tortue géante et bien d'autres choses. Mais une fois cela acquis, si on se laisse porté par l'imaginaire délirant du bonhomme on peut se payer de bonne rigolades. Enfin, chez moi cela tient plus du fait de pouffer face à une situation ou l'autre que de me tordre de rire dans mon canapé. Mais je me suis bien amusé, même si tous les textes et donc aventures de nos "héros" n'étaient pas aussi amusantes. Le texte "L'appel du Wyrm" m'ayant moins accroché que les autres.

Les personnages sont également des personnages bien burlesques issu d'un imaginaire jeux de rôle, tel Rincevent le mage de niveau 0 qui ne connaît aucun sort si ce n'est celui placé bien malgré lui dans son esprit. Ou encore Hrun, un barbare plein de muscles qui ne sait pas aligné plus de deux mots. Et bien sur l'excellentissime Deux Fleurs, le touriste! Et bien d'autres archétypes bien marrants et complètement décalés. Enfin pas tant que ça si l'on regarde le monde dans lequel ils évoluent... Il ne font que suivre la norme qui n'existe pas.

Bref, un bon moment de détente, mais qui ne fonctionne que si l'on est dans l'ambiance. Pas que je sois hermétique à ce genre d'humour, mais comme c'est à gros sabots, cela ne passe pas à tous les moments. Et puis surtout, vu que l'imaginaire est bien délirant, si je suis trop nase, alors je perds le fil du mouvement. Néanmoins, je me suis bien amusé, et je pense que je retenterai l'aventure du Disque-Monde un jour futur. Ce livre-ci ne marquant que le début, car je n'apprendrai rien à personne en signalant que ce roman est marqué comme le premier du Cycle des Annales du Disque-Monde. Le cycle parfait pour les barjos de Terry Pratchett... Mais je suis loin de ce stade là!


+++ Et Cetera +++

Les avis de mes co-lecteurs dans cette aventure tarée : Karline05, Elizabeth-Bennet, Wilhelmina, Djak, Errato, Nathalie.
Merci à eux pour cette LC et encore désolé pour mon monstrueux retard sur le timing.

Le livre sur : Livraddict, et Babelio.


+++ Le livre +++
  • Poche: 265 pages
  • Editeur : Pocket (octobre 1997)
  • Collection : Science Fiction
  • Broché: 279 pages
  • Editeur : L'Atalante (19 juin 1998)
  • Collection : La Dentelle

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Concours Folio SF - question 5


C'est la dernière semaine, votre dernière chance.

Il y'a des livres à gagner : cinq magnifiques romans de l'auteure Maïa Mazaurette. Cinq livres de "Dehors les chiens, les infidèles". Alors, n'hésitez pas à participer... vous êtes tous et toutes les bienvenues.

Merci à tous ceux et celles qui ont participé. Cela fait vraiment plaisir. J'espère que au passage vous aurez découvert un bout de mon blog et que vous aurez envie de revenir, même quand il n'y aura plus de livres à gagner! J'espère qu'au travers des mes questions vous aurez fait des découvertes livresques intéressantes. Si c'est le cas, j'ai gagné quelque chose personnellement au travers de ce concours!

Souvenez-vous que pour accepter votre participation, je dois avoir reçu vos réponses pour les questions suivantes :
- Question 1
- Question 2
- Question 3
- Question 4
- La question 5 est ci-dessous
- La question subsidiaire est ci-dessous

Répondez-moi de préférence par mail!

Vous avez jusqu'au dimanche 24 octobre minuit pour répondre!!
Publication des résultats lundis prochains !!!

Je remercie une fois de plus Gallimard pour ce partenariat fêtant les 10 ans de Folio SF!!
Visitez le site de Folio SF


+++ La question du jour +++

Maïa Mazaurette, auteure du livre à gagner, est également journaliste et blogueuse. Quel est le nom de son blog?


+++ La question subsidiaire +++

La question qui va permettre de départager et faciliter la sélection aléatoire à la toute fin. Une question qui peut vous demander un peu plus de recherche, ou fera appel à la mémoire des vieux routards de la SF. Elle permettra de contrebalancer la question 1 qui a pausé pas mal de problèmes techniques pour qui navigue sur Internet Explorer. (n'oubliez pas, switchez sur Firefox hehehe).

Voici la question :

Je suis un auteur américain né en 1913. Je n'ai écrit qu'un seul roman jusqu'à ma mort en 1966. Ce dernier avec 27 autres nouvelles fait partie d'une œuvre publiée en 4 tomes chez Folio SF. Il s'agit d'une histoire du futur qui a marqué la SF durablement et fait désormais partie des classiques du genre. Je suis également chroniqué sur ce blog. Quel est mon nom ? (pseudonyme d'auteur bien sur!)


Remarque IMPORTANTE !!!!
Les réponses doivent être envoyée OBLIGATOIREMENT par mail cette fois. Histoire de pas trop faciliter le boulot des autres! hey ;-)
Mon mail : julien.vdhg[@]gmail.com


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"Le maillot rouge" de Marianne Eskenazi

Avec un titre comme cela, vous vous attendiez à un livre érotique ou une BD sulfureuse. Hé bien, désolé pour vous. Cette BD nous relate une histoire d'amour tragique plutôt que romantique.

Hé oui, "Naufragés Volontaires" fait aussi des excursions dans le monde de la BD. Même si ce n'est pas souvent et que j'oublie régulièrement de les chroniquer.

Petite trouvaille en bibliothèque une fois de plus!


+++ La quatrième de couverture +++

"Le Maillot rouge" est un troublant récit d'initiation amoureuse.
Sur la plage, Marianne rencontre un jeune homme. De cet événement commun va naître une relation passionnée, avec ses joies et ses douleurs. Sans fausse pudeur, l'auteur raconte sa découverte des sentiments, du désir, du plaisir, du doute et de la vie. Variation sur le thème de l'amour, "Le Maillot rouge" a le caractère universel des histoires vraies : on se reconnaît dans les rencontres, les hésitations, les bonheurs et les tristesses de l'héroïne que l'on a tous vécus


+++ Illustration graphique +++


+++ Mon avis +++

Il m'arrive de temps à autre de me perdre dans une bande dessinée. Ce n'est pas courant, mais peut-être plus fréquent que pour d'autres personnes. Ce sont pour la plupart des œuvres que je découvre à la bibliothèque de mon quartier. Des ouvrages que j'emprunte car je trouve généralement les bandes dessinées fort chères (ce qui peut être compréhensible), alors je préfère investir dans mes livres.

Soit, revenons à la BD...

Découverte d'un auteure que je ne connaissais pas. Un livre pris un peu par hasard car la reliure et le format était attractif. Une BD au trait agréable. Une héroïne réel, qui n'est pas pleine de courbes parfaites ni sur-exagérées comme c'est souvent le cas en BD. Du coup cela m'attirait, et m'induisait le fait que ce livre nous parlerait de la vie plutôt que d'aventure. Bien vu pour ce coup là.

Comme le dit le descriptif ici plus haut, la BD aborde l'amour. Avec ses désirs, sa réalité abjecte et ses tristesse douloureuses. On s'identifie donc facilement par le caractère universel du sujet abordé. Bien sur, cela peut donner un coté gnangnan le sujet de l'amour, mais l'auteur ne s'éternise pas non plus sur des kilomètres et nous narre sur plusieurs mois de vie l'évolution amoureuse de son héroine... avec sa fin... que je ne vous dévoilerai pas.

Bref une sympathique bande dessinée sans grande prétention. Une collection qui semble bien sympathique.


+++ Le livre +++
  • Album: 78 pages
  • Editeur : Paquet (26 mai 2008)
  • Collection : Discover

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"L'ombre de l'assassin" de James Clemens


La lecture de ce livre marque pour moi le premier partenariat de chronique avec une maison d'édition. Et pour cela je remercie déjà les éditions Bragelonne ainsi que Livraddict qui m'a permis de me lancer dans ce genre d'aventure.

Bragelonne est une maison critiquée, mais également la maison qui a remis la Fantasy là où elle est pour le lectorat francophone. Et je l'avoue, j'ai pas mal de leurs livres à la maison vu que je dois en lire depuis à peu de chose près le début des éditions Bragelonne.

Pour en revenir au livre, "L"ombre de l'assassin" est le premier tome d'une nouvelle série intitulée "Chronique des dieux" et écrite par James Clemens. L'auteur est également connu pour sa série "Les bannis et les proscrits" que je n'ai encore jamais lu.



+++ La quatrième de couverture +++
Les dieux de Myrillia ont créé les Neuf Contrées qui ont vécu en paix depuis quatre mille ans. Jusqu'à maintenant, car Meeryn, déesse des Îles d'Estivage, a été assassinée. Le seul témoin, un infirme nommé Tylar de Noche, est un Chevalier d'ombre tombé en disgrâce. La déesse mourante lui a accordé dans un dernier souffle une puissante bénédiction qui a guéri son corps brisé, une marque que beaucoup voient comme la preuve qu'il est l'assassin. Pourchassé, aidé par d'autres parias, Tylar doit débusquer et vaincre un être assez puissant pour tuer un immortel...


+++ Mon avis +++

James Clemens, auteur américain de son état, nous livre avec "L'ombre de l'assassin" un bon livre de fantasy. Ouvrant une nouvelle série, le livre pourrait néanmoins se suffire à lui même pour qui ne voudrait lire qu'un seul tome. Cette série, intitulée "Chronique des dieux" s'annonce déjà bien animée. Et à suivre peut-être... En tout cas, le décor est bien planté!

Je n'ai jamais lu "Les bannis et les proscrits", donc, et malheureusement, je ne pourrai pas faire de comparaison ni de rapprochement avec cette œuvre précédemment publiée chez le même éditeur. Cependant, je serai bien tenté de m'y initié un jour prochain...

Dès les premières pages de ce livre j'ai été rapidement happé par l'univers et le rythme de l'auteur. On est très vite plongé dans son monde, Myrillia. Les quelques 100 premières pages se sont vues avalées en un rien de temps. Malgré cela, je me suis retrouvé à stagner pendant les 100-200 pages suivantes pour ensuite être à nouveau happé par l'aventure rythmée jusqu'au point final.

On ne s'ennuie pas vraiment ici, même dans la partie qui m'a semblé plus longue. Le rythme est toujours là, si pas dans l'action dans le phrasé de l'auteur. Des phrases courtes et percutantes. Jamais d'emphases inutiles, ni de descriptions intempestives. Tout est dirigé vers l'aventure, l'action, et le rythme. Et j'avoue que c'est assez plaisant, car cela contraste assez fort avec Catherine Dufour que je viens de chroniquer ci-dessous. Deux plumes différentes, mais aussi deux histoires différentes avec des manières de les aborder différemment. James Clemens vise le rythme, comme dans un bon livre de cape et d'épées. Et c'est réussi pour cela.

Le monde de Myrillia semble de prime abord être un monde de fantasy en plus. Hé bien ça en est, mais il y'a un petit quelque chose de plus. De un, les dieux sont présent en chair et en os. Ils sont vivant et sont liés à leur terre. En cela ils maintiennent l'ordre d'un monde qui ne fut que chaos. D'un autre coté, leurs humeurs (sang, urines, larmes, etc) ont des pouvoirs magiques qui procurent une certaine Grâce. Cela sert notamment à faire voguer des appareils volant ou sous-marins donnant à cet univers un coté steampunk très agréable et dépaysant. On retrouve également des chevaliers d'Ombre, caste spécifique de chevalier qui profite d'une cape d'Ombre bénie de Grâce divine. Celle-ci va leur permettre de se fondre dans l'onscurité qui les entourent, leur donnant un pouvoir de presque invisibilité par instant, voir de jouer avec ses ombres au combat. James Clemens nous fournit là une caste intéressante de chevaliers je trouve.

L'aventure en général, ainsi que les combats, ont quelque chose de très graphique. On se les imagine très bien. A tel point que des images proches de la bande dessinée se formaient à mon esprit, me rappelant au passage la BD "Le Troisième Testament" (chroniqué sur ce blog), embellissant l'aventure d'une couche de dégradé d'ombres.

Un roman distrayant, qui s'il possède quelques scènes au dénouement téléphoné nous offre un scénario qui profite de quelques beaux rebondissements. On s'accroche aux héros même si les personnages secondaires sont assez caricaturaux voir peu développés. Il y'a bien sur un peu d'amour, mais pas de romance. Bref, tout y est, mais avec un accent certain sur l'aventure et le livre offre ainsi un divertissement assuré et agréable. J'avoue avoir été par moment fortement pris par l'ambiance du livre.

Une fantasy à découvrir donc. Certes pas innovatrice mais avec de bonnes idées tout de même. Un bon roman au final. Un bon premier tome.


+++ Et Cetera +++

Encore merci aux éditions Bragelonne pour ce livre. Et de même à Livraddict pour ce partenariat!

D'autres avis sur ce livre sur :


+++ Le livre +++
  • Broché : 528 pages
  • Editeur : Bragelonne (17 septembre 2010)
  • Collection : Fantasy

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"Le goût de l'immortalité" de Catherine Dufour



"Le goût de l'immortalité" marquait la lecture commune du mois de septembre au Cercle d'Atuan. Un livre dont je préfère nettement la couverture de chez Mnémos à sa version Livre de Poche, que je trouve passablement dégueulasse. Juste une question de goût esthétique car le contenu est le même. Encore que... Dans la version 2008 de chez Mnémos, le livre profite d'appendices bien intéressants nous fournissant des détails intéressant sur la création de cette oeuvre. Livre qui, si je ne me trompe pas, me livrera encore autre chose lors d'une seconde lecture, un jour prochain futur...


+++ La quatrième de couverture +++


MANDCHOURIE, AN 2113. La ville de Ha Rebin dresse ses tours de huit kilomètres dans un ciel jaune de toxines. Sous ses fondations grouille la multitude des damnés, tout autour s'étendent les plaines défoliées de la Chine. Le brillant Cmatic est mandaté par une transnationale pour enquêter sur trois nouveaux cas d'une maladie qu'on croyait éradiquée depuis un siècle. Ses recherches le mènent à Ha Rebin, où il rencontre une adolescente étrange. Avec elle, il va tenter de mener à bien sa mission dans un monde qui s'affole : décadence américaine, pandémie sanglante, massacres génétiques, conquêtes planétaires, montée de l'extrémisme vaudou. Et affronter le rêve le plus fou de l'humanité : l'immortalité, ou ce qui y ressemble... Combien d'entre nous sont vraiment assez sages pour souhaiter échapper à la grande roue ? La vie est une drogue terrible Une " œuvre au noir " futuriste hors normes. Une lecture âpre et lumineuse, par un des meilleurs auteurs de l'imaginaire actuel français.


+++ Mon avis +++

"Mon livre se veut résolument paisible, comme on imagine que le sont les vieilles personnes qui ont fortement vécu; il a été conçu pour se lire lentement, et si possible avec du thé."

Quoi de mieux pour commencer mon avis que de tirer un extrait des appendices présents dans la version Mnémos de 2008. Clairement, ce livre est à lire lentement et paisiblement!! Difficile de le lire dans un brouhaha incessant, ou entre deux bus sur un banc. Mais par contre, il prend du volume une fois bien installé. On est subjugué par la langue riche et tortueuse de Catherine Dufour avec sur le palais le goût âpre du tanin laissé par un bon thé chinois.

La Chine, ou la Mandchourie, voilà le nouvel empire en (re)devenir. Celui qui restera quand les nôtres auront à nouveau sombrés. Mais que cela soit l'empire du milieu ou notre région occidentale, tout finira pour le mal. L'avenir se présente de manière sombre. Les maladies mortelles et ultra-infectieuses pullulent, la disparité sociale s'accentue encore plus qu'aujourd'hui, la pollution est au moins aussi pire qu'aujourd'hui, ... Enfin bref, c'est la merde noire. Mais de la merde empilée, car ces colonies chinoises vivent maintenant dans des tours qui me rappellent les "Monades Urbaines" de Robert Silverberg (ce qui se confirme dans les appendices page 248). Le coté sombre, noire, sans issues, et avec cela le refuge dans la réalité virtuelle me donne un goût de William Gibson et son univers cyberpunk. Bref un futur proche qui ne nous donne pas vraiment envie d'y vivre. Mais bon d'ici là je n'existerai plus et mes cendres, chargées de différents polluants, renforceront le smog urbain de fines particules cancérigènes.

Sur ce fond là, Catherine Dufour revendique l'origine de son livre dans les multiples lectures des "Mémoires d'Hadrien" de Marguerite Yourcenar. Oeuvre que j'aimerais bien lire maintenant tant cela m'intrigue. Ce serait la bonne occasion d'enfin découvrir Mme Yourcenar.

Et comme ces "Mémoires d'Hadrien", "Le goût de l'immortalité" se décline comme une lettre. Des mémoires ou un message transmis à quelqu'un. Et durant toute la durée du livre on parcoure à saut et à gambade ce que notre auteur épistolaire veut nous transmettre. Parfois dérouté, parfois transporté, souvent brinqueballé, on va surfé sur le verbe fleuri de Catherine Dufour profitant ainsi d'une très belle plume de l'imaginaire français. Un livre riche, parfois complexe où le phrasé alambiqué peut parfois dérouter si l'on est un peu fatigué, mais peut réellement transporter lorsque l'on se laisse porter par le rythme de mots.

Un livre bien sympathique que je me surprendrais bien à relire plus tard pour bien profiter du phrasé soigné, voir mieux comprendre l'histoire. Ferait-il partie, comme le dit Catherine Dufour en paraphrasant Marguerite Yourcenar, des livres qui ne se lisent qu'une fois 40 ans passé? Si c'est le cas, il faudra que j'attende encore un peu plus de 8 ans pour une deuxième lecture... Ça fait long, mais c'est envisageable.

Et pour finir comme j'ai commencé cette chronique, je vous livre une phrase tirée des appendices de ce livre.
Dégustez :

"On ne fait pas de bonne littérature avec la réalité parce qu'elle a bien plus d'imagination que nous."


+++ Et Cetera +++

Lecture effectuée dans le cadre du Cercle d'Atuan :
Le Hit Parade du Cercle d'Atuan

Le livre sur : Noosfere, Babelio, Livraddict, ActuSF, Le Cafard Cosmique, Planete SF, Phenix Mag.


+++ Le livre +++
  • Broché: 267 pages
  • Editeur : Editions Mnémos (24 janvier 2008)
  • Collection : Icares
  • Poche: 317 pages
  • Editeur : LGF (6 septembre 2007)
  • Collection : Le Livre de Poche SF

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Concours Folio SF - question 4

Nouveau lundi, nouvelle question. Mais il est encore temps de participer au concours... Il faut juste chercher les réponses des questions précédentes : Q1 - Q2 - Q3. Cela dit, il semblerait que mon blog déconne sous Internet Explorer, alors ceci explique le nombre de réponses diverses obtenues à la question 1. Du coup, la semaine prochaine, dernière du concours, vous aurez une dernière question et une question subsidiaire... Histoire de vous départager. Celle-ci aura plus de valeur que la première étant donné les problèmes d'affichage pour certain-e-s. Merci à Ben d'avoir mis à jour la source du problème ;-)

J'essayerai de remédier aux problèmes d'affichage en fonction de mes compétences ou des aides que j'aurai. Mais sinon utiliser Firefox, et que vive le Logiciel Libre! ;-)

Pour souvenir, il y'a des livres à gagner : cinq magnifiques romans de l'auteure Maïa Mazaurette. Cinq livres de "Dehors les chiens, les infidèles". Alors, n'hésitez pas à participer... vous êtes tous et toutes les bienvenues.

Concours en partenariat avec Gallimard pour les 10 ans de Folio SF.


+++ La question du jour +++

Quel est le TITRE du livre, réédité par FolioSF et chroniqué sur ce blog, écrit par un auteur anglais relativement connu et dont un de ses livres est en lecture ce mois-ci au Cercle d'Atuan?

Astuce :
Visitez le portail du Cercle d'Atuan : par ICI.
Au passage vous êtes les bienvenus au Cercle d'Atuan...
Après vous cherchez sur mon blog, section auteurs ici à droite!
Bonne chance!

Remarque IMPORTANTE !!!!
Les réponses doivent être envoyée OBLIGATOIREMENT par mail cette fois. Histoire de pas trop faciliter le boulot des autres! hey ;-)
Mon mail : julien.vdhg[@]gmail.com

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"Spin" de Robert Charles Wilson



"Spin" est actuellement considérée comme l'oeuvre majeure de Robert Charles Wilson. Découvert pour ma part au travers de son livre "Les Chronolithes" (chroniqué ici), c'est avec intérêt que j'attendais la lecture de "Spin". Et pour dire vrais le livre s'est révélé être à la hauteur de mes attentes, propulsant actuellement Robert Charles Wilson parmi mes auteurs favoris en à peine deux lectures, et classant "Spin" dans le top du top des livres lus en 2010.


+++ La quatrième de couverture +++

Une nuit d'octobre, Tyler Dupree, douze ans, et ses deux meilleurs amis, Jason et Diane Lawton, quatorze ans, assistent à la disparition soudaine des étoiles. Bientôt, l'humanité s'aperçoit que la Terre est entourée d'une barrière à l'extérieur de laquelle le temps s'écoule des millions de fois plus vite. La lune a disparu, le soleil est un simulacre, les satellites artificiels sont retombés sur terre. Mais le plus grave, c'est qu'à la vitesse à laquelle vieillit désormais le véritable soleil, l'humanité n'a plus que quelques décennies à vivre... Qui a emprisonné la terre derrière le Bouclier d'Octobre? Et s'il s'agit d'extraterrestres, pourquoi ont-ils agi ainsi ? Spin est le roman le plus ambitieux de Robert Charles Wilson à ce jour. Une ambition récompensée en septembre 2006 par le prix Hugo, la plus haute distinction de la science-fiction.


+++ Mon avis +++

"Spin" est pour moi un livre superbe. Un roman hallucinant, époustouflant et vertigineux. Un livre qui mérite amplement son Prix Hugo de 2006. Et le genre de livre pour lequel je ne suis pas certain de trouver les mots justes pour le décrire.

Robert Charles Wilson joue la carte psychologique des personnages tout en les développant sur fond de clichés SF éculés et retravaillés : la conquête spatiale, la terraformation de Mars, l'allongement de la vie, et la menace extra-terrestre. "Spin" est pour moi un livre profondément humaniste, un livre sur l'humaine condition plus qu'un livre d'aventure. Comme si la spéculation SF n'était qu'un prétexte parmi d'autres pour aborder l'Homme d'aujourd'hui, ses craintes, ses peurs, ses psychoses et ses sensibilités. Bien évidemment, en cela, il sort du lot, mais du même coup il déplaira à ceux et celles qui cherchent dans la SF un bon moment d'aventure.

Pour en revenir à l'histoire, on va suivre la vie de trois personnages : Tyler, Jason et Diane. Trois enfants du Spin, trois individus marqués par ce changement qu'est l'apparition d'une membrane protectrice, celle qui fit disparaître les étoiles de la voûte céleste. Suivant la vie de Tyler Dupree, on sera marqué par le fait que celui-ci n'est pas un héros. Il ne fait rien d'incroyable ou que tout le monde puisse faire. On pourrait presque croire que celui-ci est un personnage secondaire, suivant et secondant les actions marquantes portées par Jason, son ami d'enfance, et le père de ce dernier. Jason, fils prodige, est homme de science et acteur de l'exploration spatiale et de la terraformation de Mars.

Mais le Spin, qu'est-il? Une barrière perméable, protégeant la terre du soleil et faisant vivre notre planète plus lentement que le reste de l'univers. Mais qui l'a installée. Qui et pourquoi? Là-dessus Wilson joue sur la peur de l'extérieur, de l'inconnu, de l'étranger. Une menace jamais concrète mais toujours omniprésente, laissant transpirer une tension palpable. Mais cette menace, existe-t-elle réellement?

Mais là où Jason réponds presque de manière rationnelle au problème Spin, Diane, sa soeur, se tourne vers le religieux. Choix de tant de gens face à la peur de l'incertitude. Deux manières différentes de répondre à ce bouleversement qu'est le Spin. Deux visions au milieu desquels on retrouve Tyler, qui sous une froidure extérieur partage sa vie entre son amitié pour Jason et son amour pour Diane. Mais comme la vie, tout n'est pas beau dans le meilleur des mondes. Les choses se font, se défont, se compliquent et évoluent, tel le reflet de notre société actuel. Robert Charles Wilson nous offre un livre ambitieux sans être prétentieux ni même moralisateur.

Robert Charles Wilson est un grand écrivain qui manie sa plume d'une bien belle manière. A tel point que je me suis surpris à relire une phrase ou l'autre juste pour le plaisir. Ralentissant de ci de là ma promenade livresque pour mieux profiter de son style. Mais c'est également un auteur de SF profonde, jouant par instant la carte de la hard science-fiction pour rendre son propos d'autant plus plausible. Il n'encombre néanmoins pas trop son livre d'explications tapageuses déroutantes et si elle le sont, ce n'est qu'au service des personnages, car la relation entre ceux-ci et le psychologique priment dans ce livre.

"Spin" est donc bien un livre ambitieux. Déjà par les thématiques SF spéculatives apportées et citées plus haut. Il les développe d'une manière plausible même si c'est fictif. Il joue la carte psychologique d'une main de maître, cherchant à peindre des personnes et leurs réponses face à l'angoisse. Un roman incroyable, qui s'il est dans le rayon SF, pourrait très bien se classer entre Paul Auster pour la qualité des personnages et Haruki Murakami pour la beauté des dialogues.

Le genre de livre qui porte une nouvelle pierre à l'édifice SF. Du grand art !!


+++ Sur le Web +++

LC partagée avec : Archibald, Lelf, Taliesin, Miss Spooky Muffin, et Spocky


+++ Le livre +++
  • Poche : 609 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (21 janvier 2010)
  • Collection : Folio SF
  • Broché: 550 pages
  • Editeur : Editions Denoël (15 février 2007)
  • Collection : Lunes d'encre

+++ Playlist +++

Shipping News "three-four"
Eef Barzelay "Lose big"
Miles Davis "kind of blue"
Dave Brubeck "greatest hits"
Big Blood "dead songs"
Bonnie "Prince" Billy "beware"
La Querelle "Welcome to my battleship"

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Concours Folio SF - question 3


D'abord merci à vous lecteurs et lectrices, car j'ai dépassé les 6000 visites depuis janvier 2010, date de mise en place de ce compteur. Il semblerait que vous soyez de plus en plus à lire ce blog, alors MERCI à vous!!

Continuons...

Le concours suit son cours. Et toute personne souhaitant rejoindre le train en marche est le bienvenu. Il lui suffit de répondre à la question 1 et 2 en suivant ces deux liens-ci : Question 1 et Question 2 .

Pour souvenir, il y'a des livres à gagner sur Naufragés Volontaires. Cinq magnifiques romans de l'auteure Maïa Mazaurette. Cing livre de "Dehors les chiens, les infidèles". Alors, n'hésitez pas à participer... vous êtes tous et toutes les bienvenues.

Concours en partenariat avec Gallimard pour les 10 ans de Folio SF.


+++ La question du jour +++

Voici la troisième question. Pas trop difficile non plus si vous lisez un peu le bon billet sur ce blog.

Combien de nouvelles se trouvent dans le recueil "Janua Vera" écrit par Jean-Philippe Jaworski?

Vous trouverez la réponse en lisant mon avis sur le livre en cliquant ICI.


Réponse à envoyer à :
julien.vdhg[@]gmail.com ou via commentaire si vous préférez!

Remarque :
Pour les retardataires, il est encore temps de participer et de répondre aux deux autres questions.

Résultats :
Le 25 octobre!!
Tirage au sort parmi les bons et meilleures résultats de réponses.

Et rendez-vous lundi prochain pour la quatrième question!

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Challenge Chefs d'œuvre de la SFFF


N'ayons pas peur des mots : je suis un mono-maniaque de la SFFF!! Bah oui, et j'assume en plus! Le blog attestera de cette lubie. Du coup, lorsque de passage sur le blog d'AcrO je tombe sur ce challenge, je me dis : "Ça c'est pour moi!". Finalement, cela ne fait que mettre un challenge sur ce que je fais d'office, donc autant rejoindre cette troupe de joyeux fous de lecture pour partager nos avis!

Le Challenge Chefs d'œuvre de la SFFF est lancé par le blog Bulle de Livre que je vous invite à parcourir au passage bien sur. Une belle liste de livres, qui si je ne trompe pas, trouve son origine première sur le site du Cafard Cosmique au travers de leur Bibliothèque Idéale de l'Imaginaire. Comme cette liste me fait envie depuis un moment, autant si attaquer franchement.

J'ai donc décidé de me lancer pour le big one. Le niveau J.R.R. Tolkien qui me demandera de lire pas moins de 9 livres de SF, 2 livres de fantastique et 7 livres de fantasy. OK, facile me direz-vous car ce Challenge n'a pas de limite de temps. Alors, pourquoi se priver de plaisir, let's go for a supersize. Pour ce qui est des titres, ce sera la surprise! Mais il y'en aura quelques uns!!!

Pour ce qui concerne la liste contenant 60 oeuvres de SF, 20 de fantastique (ou transfiction) et 20 de fantasy, je vous invite à passer sur le blog de Bulle de Livre. En suivant CE LIEN-CI vous trouverez la liste ainsi que les modalités de participation si cela vous tente!

Et bonne continuation à Bulle de Livre pour son challenge et ses lectures!
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"La danse du fumiste" de Paul Emond

La lecture de Paul Emond marque ma première participation au Challenge Littérature belge. Défi littéraire où je me suis engagé pour un Gros Belge. En somme 5 lectures ou plus sur deux ans de lectures. Mais attention, des auteurs différents...

Soit, c'est avec Paul Emond que j'entame ce challenge. Belge francophone né à Bruxelles en 1944, le bonhomme est écrivain mais également dramaturge, et essayiste. Ce livre est paru aux éditions Labor, qui est une des principales maison belge publiant des romans et des essais.

Pour parfaire le tableau, je remercie Anne de m'avoir fillé ce livre en book crossing. Le livre passera ensuite entre d'autres mains...


+++ La quatrième de couverture +++

Ouvrez le livre, attaquez la première ligne d'un bon oeil et laissez-vous aller, c'est pour vous qu'on a monté le bateau alors bienvenue à bord, tout ce qu'on vous demande c'est un peu de souplesse en cervelle et de suite dans l'entendement, pas de précipitation surtout, pas d'arrêt intempestif, rythmez bien votre respiration sur celle du texte et pour le reste on s'occupe de tout, ne craignez ni le tangage du récit, ni le roulis des images, il n'y a qu'à lire et vous savez lire, il n'y a qu'à danser et on vous fera danser, vogue, vogue la galère au grand vent du large et à vous l'infini des mots, à vous le chant des sirènes, à vous la belle histoire, la vague et joyeuse histoire de celui dont l'ombre légère et zigzagante prit un jour la forme du bien nommé Caracala, puis en fumée s'en alla !

+++ Mon avis +++

Une fois que l'on entre dans ce livre, est en embarqué dans un maelström. Les mots dansent est s'emballent, se confondent et se mélangent, nous confondent et nous embrouillent dans une vaste fumisterie. Et le plaisir est là, se laisser porter par le phrasé. Une phrase unique , longue et interminable, un livre qui ne porte qu'un seul point, final,et d'exclamation s'il vous plaît! Pas le temps de respirer, pas le temps d'une pause, tout nous est envoyé "baam" comme cela et à nous de le digérer. Logorrhée d'un bavard enivrant où tout s'embrouille, où certaines choses se contre-disent... un peu comme dans la tête de tout le monde me direz-vous.

Un récit rythmé, rapide et agréable. Un livre qui se lit pour le plaisir des mots et la promenade dans la langue française. Un roman qui se lit plus pour le plaisir de la langue que pour l'histoire, car celles-ci avec ses non-sens, contradictions, et autres télescopages, peut devenir difficile à suivre. Cela dit le roman en lui-même tient en moins de 130 pages.
Une lecture rapide.
Rapide comme le phrasé de Paul Emond.

Un petit extrait pour illustrer :

"Ce gars-là, il parlait comme un livre, il causait comme on respire, j'aime autant vous dire qu'il n’était pas du genre à avoir souvent la langue qui fourchait, à devoir la tourner sept fois dans un sens ou sept fois dans l'autre avant de s'exprimer, tout le monde s'arrêtait pour l'écouter et s'il avait fait de la politique il serait ministre à l'heure qu'il est, je crois même que quand il commençait à raconter quelque chose il ne savait pas exactement ce qu'il allait dire, souvent il devait se mettre à parler pour le seul plaisir de parler et l'histoire suivait tout naturellement(...)"

C'est lors d'un séjour de trois ans en Tchécoslovaquie qu'il écrit ce roman ,qui fut son premier ouvrage, publié en 1979 et suivis plus tard de "Plein la vue", "Paysage avec un homme nu dans la neige", et "Tête à tête".

Sympathique découverte d'un auteur belge que je ne connaissais pas. Et il faut bien l'avouer, je n'en connais pas des tonnes, même si j'ai déjà pu lire : Thomas Gunzig, Luc Baba, Francis Dannemark, etc. On ne peut pas dire que cela déborde de mes étagères. Cependant, ce Challenge Littérature belge va me permettre d'améliorer cela en lisant ensuite Jacqueline Harpman, Xavier Deutsch, etc. A suivre donc.


+++ Sur le Web +++


Le Challenge Littérature belge :
- modalités et inscriptions
- recensement des articles

Paul Emond sur Wikipedia.



+++ Le livre +++
  • Broché: 167 pages
  • Editeur : Labor (1 janvier 1990)
  • Collection : Espace nord
  • Langue : Français

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A propos

"Naufragés Volontaires" est actuellement une fenêtre ouverte sur la littératures d'aujourd'hui ou d'hier. Qu'elle soit imaginaire ou non. Même si autrefois le blog fut musical et littéraire.

Lecteur compulsif je suis, mais critique littéraire je ne le pense pas. J'aime juste partager mes plaisirs d'évasion. En espérant que ceux-ci vous plairont également.

Je vous invite également à commenter mes messages comme bon vous semble. Vos avis m'intéressent.

Editeur : Julien Vanderhaeghen
Q.G. : Liège en Belgique
Contact : julien.vdhg@gmail.com

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