Si je ne me trompe pas, c'est grâce à Ryuuchan que j'ai ce livre, obtenu au travers d'un échange de livres. Dès lors je la remercie bien bas de pouvoir m'offrir un nouveau voyage au sein de la bibliographie de ce très chouette auteur.
Ce livre marque également une lecture commune lancée au travers du web et relevée par Ellcrys. Merci à elle de la partager avec moi.
Sur ce, je vous invite à visiter leur blogs respectifs : Ryuuchan et Ellcrys.
+++ La quatrième de couverture +++
Branché directement sur le cerveau de ses patients, Charles Render y injecte des songes de sa composition. Maître dans son domaine, il est l'auteur des mondes imaginaires les plus achevés. Eileen Shallot, belle à se damner, aveugle de naissance, se présente un jour à sa porte. Elle veut voir le monde par les yeux de Render, à travers ses rêves. Ensemble, ils vont arpenter les univers qu'il a créés pour elle. Mais un jour Eileen refuse de s'arracher aux rêves de Render, dont elle prend peu à peu le contrôle pour transformer l'utopie en un piège mortel.
+++ Mon avis +++
"Le maître des rêves" est le deuxième livre de Roger Zelazny. Sorti en 1966, il est construit comme l'extension de la nouvelle "he who shapes" sortie en 1965. Je parlerai moi ici de l'édition de 2006, qui garde la même traduction d'origine d'Alain Dorémieux mais revue par Thomas Day. Ce qui est certain d'entrée de jeux, c'est que l'écriture de Zelazny est fluide et plaisante. Les mots de l'auteur coulent entre vos doigts et les phrases se lisent comme on dévore une friandise, goulument et avec délectation. En peu de mots et peu de phrases Zelazny arrive à créer des images incroyables et c'est pour moi une des forces de sa plume assez épurée.
Ce livre porte pour moi un petit coté de P.K. Dick par son jeux de réalités subtiles, par le travail sur les folies, phobies et mondes oniriques. Jeux pouvant jusqu'à porter à confusion. Jusqu'à ne plus savoir qui joue avec qui. L'idée est originale et relativement bien travaillée, sans être portée jusqu'au bout. En même temps c'est le genre d'oeuvre qu'il est difficile de terminer "correctement".
Un petit défaut : les digressions permanentes. Pas forcément faciles à suivre car partant d'un coté ou d'un autres. Elles jouent sur les références mythologiques car comme à son habitude Zelazny aime jouer sur les déités nordiques et leurs références. Parfois semblant hors contexte, souvent déroutantes, ces digressions renforcent néanmoins le coté onirique et symbolique de toute cette aventure. Néanmoins on s'attachera très vite aux personnages que l'on suivra avec un enthousiasme certain tout en étant doué, pour ma part, d'une certaine fièvre de page-turner pour l'occasion.
"Le maître des rêves" reste un livre intéressant sans être à classer parmi l'oeuvre majeure de l'auteur. Pour un deuxième roman on perçoit déjà tout sa facilité à créer de belles images d'un onirisme sans pareil. Jeu de sensations qui atteindra son paroxysme dans le cycle des neufs princes d'Ambre.
Un auteur que je continuerai à découvrir petit à petit, mais qui au fur et à mesure de me lectures prend une envergure intéressante.
Richard Brautigan est un auteur étasunien qui m'intriguait depuis un bon moment. Un je-ne-sais-quoi m'attirait dans son oeuvre. Alors qu'un jour en me promenant à la Librairie Entre-Temps je tombe sur ce livre-ci, et en lisant la quatrième de couverture et un extrait de quelques pages voilà que je tombe sous le charme de sa prose...
+++ La quatrième de couverture +++
Mémoires sauvés du vent, poussières d'Amérique : c'est le petit poème qui ponctue la remontée dans le temps dunarrateur de ce livre. Il a douze, treize ans à l'époque, il porte des tennis " fondues " à ses pieds et pêche de charmantes truites au bord d'un étang, fréquenté par des gens bizarres... Et l'on découvre petit à petit, au fil d'un texte dont le lyrisme est aussi délicat que minimal, la puissance tragique d'un souvenir, grain par grain, comme une " poussière d'Amérique " que balaie en douceur Richard Brautigan. " Découvrir sur une table de librairie un livre de Brautigan qu'on n'a pas lu, quand on aimeBrautigan (et quand on aime Brautigan, ce n'est jamais vaguement), c'est toujours du grand amour. " Philippe Jaenada
+++ Mon avis +++
Les éditions 10/18 possèdent avec son Domaine Étranger une bien belle collection. C'est d'ailleurs avec plaisir que j'y ai découvert de fabuleux auteurs comme Haruki Murakami, Nick Hornby et bien d'autres. Peut-être pourrais-je aujourd'hui ajouter Richard Brautigan à cette liste, auteur que je viens de découvrir au travers de ce livre. Écrivain que je découvrirais bien plus avant au travers d'autres de ces livres tels que "La pêche à la truite en Amérique" et "Un privé à Babylone".
En attendant, c'est avec "Mémoires sauvés du vent" que j'ai découvert Brautigan. Un livre contant les souvenirs d'enfance d'un homme du temps où il était un gamin de 12/13 ans. Parcourant sa vie au gré des rencontres, croisant des gens bizarres et des souvenirs de pêche. Monde fictif ou romancé d'une Amérique que l'on ne connait pas. Souvenirs intimes et sensibles d'un temps passés Beauté des instants d'avant...
Il y'a comme une fêlure qui traverse ce livre de part en part. Une ligne de faille tragique embellie d'une prose ironique. Un roman parcouru de flashs souvenirs, beaux comme l'image romantique d'un souvenir d'enfance.
Un très beau roman donc qui possède un certain onirisme triste. Comme si toutes les images vues dans ce livres se peignaient de teintes sépia. Un court roman lu en deux soirées... deux belles soirées sauvées du vent.
J'ai décidé de rejoindre la Challenge Histoire. Le choix s'est fait sans trop de difficulté vu que je lis deux livres d'histoire actuellement. L'un sur la chevalerie, et l'autre sur les Vikings. Deux bouquins empruntés auprès de ma bibliothèque de quartier. Ce seront donc les deux premiers retours en lien avec ce Challenge. On verra par quoi et quand je continuerai ce Challenge Histoire.
Si cela vous tente, c'est le blog "à l'ombre du cerisier" qui a lancé le sujet. Un challenge qui n'est pas très restrictif ni très contraignant. Voyez-vous même :
"Il s'agit tout simplement de lire sur le thème de l'Histoire, que ce soit des romans, biographies, essais...(BD et mangas acceptés!!) Peu importe la période, peu importe le pays et pas de nombre minimum de livres imposés."
Avec ce recueil de nouvelles, Ted Chiang nous offre un livre de Science-Fiction fort intelligent. D'une prose agréable mais pas très lyrique mais d'une inventivité incroyable. Le bonhomme mérite plus qu'amplement les différents prix déjà reçus pour ces textes : le Prix Nebula, le Theodore Sturgeon Award, le prix Hugo, le Sidewise Award, etc. Bref de la SF haute gamme, intelligente et stimulante, mais parfois rebutante.
+++ La quatrième de couverture +++
Entre 1991 et 2002, Ted Chiang a écrit huit nouvelles (toutes réunies dans ce recueil). Ces textes, ciselés par un véritable surdoué, ont été par récompensés par une kyrielle de prix littéraires. " La tour de Babylone ", la première nouvelle publiée par l'auteur, a eu les honneur du prix Nebula. " L'histoire de ta vie " a été récompensée par un autre Nebula et le Theodore Sturgeon Award. " Soixante-douze lettres " a été nominée au prix Hugo et a reçu le Sidewise Award. " L'enfer, quand Dieu n'est pas présent " a reçu les prix Hugo et Nebula. On trouve ainsi au sommaire de ce recueil : deux brillantes uchronies, thriller paranoïaque haletant, une histoire de deuil et d'anges, une rencontre avec des extraterrestres, une autre avec la post-humanité... Huit textes dont la somme dessine le potentiel hors du commun d'un auteur d'ores et déjà célèbre dans le monde de la science-fiction anglo-saxonne malgré son impardonnable manque de prolixité.
+++ Les Nouvelles +++
La tour de Babylone : je garde un très bon souvenir de cette nouvelle touchant une vision propre de la tour de Babel. Pourtant sa lecture date car je l'avais lue lors de l'empreint de ce livre il y'a des mois de cela (merci Michael "Archibald"). Une nouvelle intrigante et provocant un certain vertige. Mais que trouveront-ils au sommet?
Comprends : une nouvelle classique SF. Là où l'hormone K a permis de sortir un homme du coma et de le rendre plus intelligent que les autres. Évolution d'une intelligence qui me rappelle inévitablement "Des fleurs pour Algernon" de Keyes. J'ai bien aimé cette nouvelle.
Division par zéro : Où la nouvelle basée sur les mathématique. On vous avait bien dit qu'on était dans la science-fiction hey. Mais le plus troublant reste à voir : comment une mathématicienne peut sombrer dans la folie en voyant que les mathématiques reposent sur des axiomes pouvant être démontrés caduques...
L'histoire de ta vie est la nouvelle qui invite la linguistique dans la SF. C'est intéressant de voir comment une langue peut influencer la manière de penser et de voir les choses, ce qui est (je pense) démontré par la linguistique. Autre question abordée : comment vit-on lorsque l'on connait tout de ce qui est et adviendra. La part de la destinée et du libre arbitre dans tout cela. Change-t-on son futur, ou vit-on heureux tout en laissant devenir ce qui doit devenir. Une bien chouette nouvelle qui m'a rapellé R.C. Wilson par le ton mélancolique de ce texte.
Soixante-douze lettres est une nouvelle un peu spéciale, mais peut-être celle où il y'a le plus d'aventure finalement. On est dans une uchronie dirons-nous, ou quelque chose du genre. Le héros est un nomenclateur, et pour dire simplement, avec sa maîtrise des lettres il crée des mots de pouvoir qui permettent d'animer des golems doués pour certaines tâchent. Finalement, une version différentes et plus romantique du robot (?). Par contre on rentre par instants dans des réflexion compliquées sur la génétique et autres fin de l'humanité. Enfin bref, j'ai moyennement aimé. Voir bof.
L'évolution de la science humaine : Bref texte paru dans la célèbre revue scientifique Nature. Mais texte un peu trop bref... trop vite oublié.
L'Enfer, quand Dieu n'est pas présent : Et hop on parle de dieu et surtout de nombreuses apparitions terrestres d'anges. Tout au long du texte je me suis demandé quel serait la chute... et si j'ai bien compris, finalement cela ressemble plus à une défense du comment croire en dieu malgré tout ce qui se passe. Mais désolé, je suis athée. On passe...
Aimer ce que l'on voit : un documentaire : Excellente nouvelle si l'en est. Car ce texte est présenté comme un reportage télévisuel. Avec des interventions séparées, offrant ainsi un documentaire complet où l'on retrouve les différents avis des interviewés sur l'influence de la beauté entre individus sur notre monde. Réflexion bien amenée et très poussée nous laissant la porte ouverte, histoire de se faire sa propre opinion.
+++ Mon avis +++
Bref, bilan mitigé. Ted Chiang offre ici un recueil fort intéressant. Des textes intelligents, parfois obscures et qui manquent un peu de lyrisme ou de belles images. Mais l'auteur prend un chemin SF plus proche de la hard science-fiction que de l'anticipation entertainment. C'est agréable, stimulant, mais assommant et frustrant également. Et comme tout recueil de nouvelles, il y'a du bon et du meilleur.
Cela dit, Ted Chiang n'en est ici qu'à son premier recueil édité. Et jusque là l'auteur semble rester un nouvelliste. Et un de taille si l'on regarde sa dernière nouvelle traduite en français et publiée dans Bifrost n°56, car celle-ci a reçu rien de moins que trois titres : le Locus, le British Science-Fiction Award et surtout le prestigieux Prix Hugo. Et cela pour sa seule nouvelle édite en 2009. Soit, le petit génie de la SF étasunienne semble peu productif, mais semble mieux travailler ses textes également et on ne peut qu'apprécier.
Mais revenons à ce recueil. Celui-ci profite de très bons textes qui poussent à la réflexion et c'est ce qu'on aime dans la SF. On est loin du divertissement, ce qui a tendance à élever la SF vers des hauteurs intellectuelles intéressantes... Mais c'est aussi le genre de SF que le grand public n'appréciera pas forcément. Mais attention je n'ai pas dis que c'était réservé à une élite... loin de là!
A essayer donc, d'autant que la version poche existe. A tester pour ceux qui aiment la SF qui fait réfléchir. Par contre les amateurs d'aventure et de beaux textes lyriques, je vous conseille de passer votre chemin.
En passant, encor eune belle illustration de Manchu.
Je connais relativement bien l'oeuvre littéraire d'Haruki Murakami. Par contre celle de son compatriote Ryû Murakami m'était totalement inconnue. Cependant le cadre du Challenge In The Mood For Japan me permet enfin de sortir ce livre de ma PàL et de combler ce déficit de lecture.... Une découverte donc. Mais une déception également.
+++ La quatrième de couverture +++
Que deviennent les hommes lorsque leur propre humanité a fini par déserter ? Victimes d'une solitude extrême, en proie à leurs pulsions violentes, les passants qui hantent Lignes s'entrecroisent, sans que leurs destins s'en trouvent modifiés ou enrichis. Tout au plus pourra-t-on remarquer une cicatrice de plus, un espoir déçu supplémentaire. La désincarnation est telle que Ryû Murakami rend la compassion presque impossible et bien que l'on soit assailli par la froide vacuité de ses personnages, la sympathie à leur égard n'est pas chose évidente. L'exposé n'en est que plus magistral, la stérilité du monde ici dépeint contamine la lecture, hésitant entre vertige et nausée. Lignes est un roman perturbant, car la violence machinale qu'il met en scène n'a ni vocation spectaculaire, ni visée moraliste. Aucune provocation de la part de l'auteur, dont la finesse et la fluidité narrative laissent s'écouler de la façon la plus naturelle possible cette nuit ordinaire à Tokyo.
+++ Mon avis +++
Déçu. Ou dégoûté. Enfin je ne sais pas... Bref, reprenons...
Ryû Murakami écrit bien, de manière ciselée, sans trop en ajouter. Les personnages qui déboulent dans ce livre sont justement dépeints : des caractères fugaces, instantanés sombres, tranches de vies bâclées. Murakami nous y présente le désespoir brutal et trash de plusieurs personnages croisés le temps d'un chapitre. Bref aperçu d'un puzzle nauséeux et douloureux, kaléidoscope torturé d'une vie agressive.
Mais tout cela est bien trop pour moi... Car après avoir poussé l'essai jusqu'à 100 pages, j'ai décidé d'abandonné le livre. J'aurai donc tenté le coup, mais je suis déçu. Pourtant, on m'avait vaguement prévenu. A choisir, je préfère Haruki que Ryu, si pour autant ils sont comparables?
Par contre pour qui aime des romans qui transpire d'une certaine violence, ou le sexe est omniprésent, la brutalité un art de vivre, enfin bref... quelque chose de trash, mais de trop trash pour moi. Un livre sans espoir là où moi j'en ai besoin aujourd'hui. Bref, je passe mon chemin, car finalement ma PàL est tellement énorme et notre temps sur terre si cours qu'il vaut mieux se recentrer sur d'autres lectures.
En attendant ce livre marquait ma première lecture pour le Challenge In The Mood For Japan. Pas le meilleur départ, mais la suite sera meilleur. Cependant, si cela ne fait pas une lecture complète, je la complèterai à l'occasion avec une lecture plus courte? Si le temps me le permet.
J'ai décidé de rejoindre le Challenge littérature belge. Un petit challenge, petit et sympathique comme la Belgique, qui ne me demandera pas trop d'effort ni de lecture, ni de recherches. Il s'agit de lire 3 romans d'auteur-e-s belges d'ici au 31 décembre 2013. Soit un par an quoi. D'autant plus simple que le nombre de livre est déjà dans ma PàL.
Les infos sur ce Challenge se trouvent ici sur le forum de Livraddict. Je vous invite bien sur à rejoindre ce Challenge pour découvrir de nouveaux auteur. Une liste d'aide à la recherche est dispo ICI sur Wikipedia.
Je vais essayer de lire ceci, mais la liste est sujette à modification :
- La Danse du Fumiste de Paul Emond - Mort d'un parfait bilingue de Thomas Gunzig - Moi qui n'avait pas connu les hommes de Jacqueline Harpman
Toutes les infos sont actuellement disponible sur le blog de Reka qui s'occupe du Challenge Littérature belge. Et je vais même aller sur un bon Gros Belge comme Challenge.
Bon visiblement le commentaire inclus en bas de page ne fonctionnant toujours pas (zut zut zut et rezut), lors j'ai remis le formulaire de commentaire en pop-up. C'est mieux que rien mais moins beau qu'inclus en bas de page!
Il y'a quelques temps déjà j'avais trouvé le texte d'une conférence sur le Space-Opera réalisée par Ugo Bellagamba. Je l'avais imprimée, mais encore jamais lue. Hé là, par un beau jour ensoleillé d'été, voilà que je me dis que je lirais bien ce texte pour le Challenge Summer Star Wars.
Il s'agit en fait d'une conférence réalisée en 2009 dans le cadre de l'année mondiale de l'astronomie. Une bien belle conférence nous partageant les avis du monsieur sur la relation pédagogique entre l'astronomie et la science-fiction. Relation que ne renierait surement pas un Robert Heinlein d'ailleurs...
Il est intéressant de voir comment le space opera a pu par son imaginaire influencer des gens de la NASA. Leu insufflant soit une carrière, soit des rêves avec des objectifs lointains à atteindre : "Nombreux seront les scientifiques de la NASA, qui confesseront, plus tard, que leur vocation est née de ce travail « pédagogique » mené en grande partie par Heinlein."
Et puis ce que j'aime dans le space opera, au-delà de l'aventure, du sense of wonder et du dépaysement, c'est le fait de pouvoir aborder le présent sous un autre angle. La SF n'est pas spécialement pour prédire le futur et comment la technologie évoluera, mais pousser l'histoire dans un autre espace, sur une autre planète ou à la rencontre d'autres espèces pensantes permettent de créer des réflexion sur l'humanité d'aujourd'hui en la translatant dans un espace futur. En ça la SF et le space opera sont des outils pédagogiques et réflexifs intéressants.
"La science-fiction, de son côté, se détourne parfois de l’espace au sens astronomique du terme, pour plonger dans l’exploration d’autres thématiques. Conservant son impertinente liberté , elle spécule alors, sans restriction ni prétention, sur le futur proche, l’apocalypse nucléaire, le désastre climatique, l’histoire et les passés qui auraient pu être, l’existence de mondes parallèles, le voyage dans le temps, l’émergence de l’intelligence artificielle, et sur l’impact politique et social des réseaux informatiques. Délaissant le space-opera, elle se fait tour à tour anticipation, utopie, uchronie." Bien sur Ugo Bellagamba analyse le space opera en différentes périodes qui marquent son évolution. Partant de la proto-science-fiction pour aller au Nouveau Space Opera en passant par l'âge d'or de la conquête spatiale marquée par des auteurs comme Robert Heinlein, Arthur C. Clarke, et bien d'autres.
Bon ici, mon idée est de vous inviter à lire ce texte en parallèle avec des lectures de SF space opera. Histoire de mettre en profondeur ce genre souvent considérer, et parfois même à juste titre, comme la caricature de la SF. Exactement le genre de SF que les gens n'aiment pas/plus et dont tout le monde rigole. Mais exactement la SF que les gens vont voir aujourd'hui au cinema, comme Avatar.
Terminons sur cette belle phrase de Sir Arthur Conan Doyle, tirée de l'article en question : « l’enfant qui n’est qu’un petit homme et l’homme qui n’est qu’un grand enfant ». Sur ce, bonnes lectures!
+++ Sur le Web +++
La conférence est lisible sur le site d'ActuSF en suivant le lien du titre ci-dessous :
Brian Aldiss est un grand auteur de la SF anglaise. Pays qui semble d'ailleurs profiter d'un certain âge d'or dans le domaine vu la quantité de bons auteurs actuels. Je me suis donc attaché à la lecture de cet auteur pour le Challenge Summer Star Wars, ce qui tombe bien vu que ce livre fut acheté un jour par envie de Space Opera. Lecture d'un monument de la SF, et une bonne porte d'entrée dans l'univers de l'auteur semble-t-il.
+++ La quatrième de couverture +++
Roy Complain est un chasseur de la tribu Greene. Il arpente le monde envahi par la jungle des poniques et survit tant bien que mal grâce à ce qu'on lui donne en échange de son gibier. Jusqu'au jour où Gwenny, sa compagne, est enlevée dans des circonstances étranges. Il part alors, en compagnie de Marapper, le prêtre, et de trois autres membres de la tribu, à la découverte de secteurs inexplorés du monde où subsistent les traces d'une civilisation gigantesque et disparue. Les croyances et les certitudes de Complain vont, petit à petit, voler en éclats. Dès Croisière sans escale, son premier roman de science-fiction, Brian Aldiss faisait preuve d'une originalité et d'une imagination qui l'ont placé d'emblée parmi les plus grands créateurs du genre.
+++ Mon avis +++
Cinquième lecture pour la Challenge Summer Star Wars, et je m'amuse toujours autant. Ce Challenge m'a permis de retirer certains livres de ma PàL, mais d'un autres coté, quelques bons achats ont agrandi le tas. Mais avec du bon attention : Iain M. Banks, Alastair Reynolds, Pierre Bordage,etc. Qui seront lu pour le challenge, ou plus tard...
Revenons au livre. Celui-ci il est entré en ma possession suite à des avis ayant servi à constituer ma liste "Envie de Space Opera". Mais il a stagné un peu trop longtemps dans mes étagères d'attente. Ce Challenge ayant été la bonne occasion de l'en sortir. Et ce fut avec plaisir!
On suit dès le départ les aventures de Roy Complain, chasseur de son état. Sa tribu évolue dans les quartiers entourés de poniques, plantes à croissance rapide qui leur sert de nourriture et de matériaux. Seulement voilà, un jour sa femme disparaît, emportée par une autre tribu lors d'une chasse avec Complain. C'est le début des ennuis et la déchéance sociale. Mais Marapper, le prêtre de la tribu, est là pour l'aider... en lui proposant de quitter la tribu avec lui et d'autres. Il aurait découvert un plan et compte sortir des Quartiers pour aller vers l'Avant en espérant y trouver le Capitaine. Seulement, petit à petit Complain évolue, du petit chasseur digne de la Guerre du Feu, à celui d'être humain sur de lui et débarrasser de l'emprise du prêtre. Il va donc découvrir la réalité : ils vivent sur un vaisseau qui traverse l'espace. Cet arche qui a dégénéré petit à petit... Mais pourquoi? Petit à petit, en découvrant les informations lentement, il va se rendre compte de son univers au travers de ses rencontres et péripéties. Voulant finalement jusqu'à vouloir quitter ce navire en perdition, ce vaisseau, cet arche intersidérale afin de pouvoir rejoindre la Terre. Mais je ne vais tout de même pas tout vous révéler?
Partant de l'idée assez simple qu'un incident quelconque a pue mettre le navire en déroute, Aldiss en profite pour tisser une toile (spatiale) intéressante. L'homme a survécu, évolué et la vie continue avec le souvenir mythique du Grand Voyage. Seulement l'homme, animal curieux s'il en est, ne peut tenir en place et veut toujours plus. Ce qui le pousse à voir plus loin que la barrière de ses Quartiers... Cela nous mène inévitablement d'aventures en aventures. On rencontre les mythiques Géants, on croise des rats intelligents et armés, pour finalement atterrir à l'avant, en espérant y trouver la cabine du capitaine pour enfin ramener le vaisseau à la Terre.
Ce qui est frappant c'est que l'on n'y retrouve pas ou peu d'anachronismes. L'auteur évitant, sans doute à dessein, de donner dans le détails technologiques ce qui permet au texte de bien vieillir et de garder toute vraisemblance. Et si l'on passe à coté de l'exploration spatiale, c'est pour y faire l'exploration du vaisseau, monde lui-même en mouvement. On y croise différentes micro-sociétés aux croyances diverses avec pour celle de Complain la croyance en une "religion" étrange tirant son origine lointaine dans la psychanalyse.
"Croisière sans escale" est un texte datant de 1959 (59 pour sa VF) et réédité en 2007 par Folio SF. Un ouvrage qui malgré les âges a très bien vieilli. Certes le sujet semble vu et revu depuis, mais sa narration en fait un ouvrage très agréable.
Allez, une fois n'est pas coutume, je terminerai avec deux extraits de chroniques tirés de deux webzines de renoms :
Croisière sans escale impressionne par son actualité, près de cinquante ans après sa première parution. Lié, à cause de l’écriture, au destin de ce chasseur aventurier, on s’élance de page en page, mû par une irrépressible envie de savoir et de liberté. Ce roman est un monument de la littérature SF à relire avec bonheur ou à découvrir d’urgence.
Cette « Croisière sans escale » est l’une des meilleures portes d’entrée dans l’oeuvre remarquable [aujourd’hui encore : lisez Jocaste !] de Brian ALDISS. Si vous ne connaissez pas l’auteur, ne faites pas l’impasse. Quant aux vieux briscards, on ne saurait que trop leur conseiller une petite cure de jouvence. "Le Cafard Cosmique"
Ce livre était la lecture commune du mois de juillet pour le Cercle d'Atuan. Et cela m'a également permis de sortir un livre qui trainait depuis des mois dans ma Pile à Lire. Enfin dépoussiéré, j'ai pu entamer la lecture revigorante et déroutante de ce livre déjà classé comme classique par pas mal de guide de lecture. Cela dit , le livre profites de nombreux prix : le Prix Hugo en 1999, le Prix Locus en 1999, le Prix Bob Morane en 2001 et le Prix Kurt Labwitz en 2002.
+++ La quatrième de couverture +++
Au XXIe siècle, le professeur Dunworthy dmge une équipe d'historiens qui utilisent des transmetteurs temporels pour aller assister aux événements qui ont modifié l'avenir de l'humanité. Ned Henry est l'un d'eux. Dans le cadre d'un projet de reconstruction de la cathédrale de Coventry, il doit effectuer d'incessantes navettes vers le passé pour récolter un maximum d'informations sur cet édifice détruit par un raid aérien nazi en 1940. Toutefois, quand Dunworthy lui propose d'aller se reposer dans l'Angleterre de la fin du XIXe siècle, ce havre de tranquillité où rien n'est plus épuisant que de canoter sur la Tamise et de jouer au croquet, c'est avec empressement qu'il accepte. Mais Henry n'a pas entendu le professeur préciser qu'il devra en profiter pour corriger un paradoxe temporel provoqué par une de ses collègues qui a sauvé un chat de la noyade en 1988... et l'a ramené par inadvertance avec elle dans le futur. Et quand ce matou voyageur rencontre un chien victorien, cette incongruité spatio-temporelle pourrait bien remettre en cause... la survie de l'humanité ! Un pur régal d'humour typically british par la plus récompensée et la plus brillante des écrivains américains de science-fiction (prix Locus et Hugo 1999 pour cet ouvrage). Plus de 6 500 ventes en grand format.
+++ Mon avis +++
Débutant de manière déroutante et rocambolesque l'aventure de notre malheureux héros commence par un déphasage accentué. Maladie aiguë faisant suite à des sauts successifs et trop réguliers dans le temps. Bah oui Ned Henry est un historien, mais également un voyageur temporel. On y est! Encore un cliché de la SF : le voyage temporel. Mais c'est cela qui est bien dans la SF, c'est d'abusé des clichés pour les déjouer et jouer avec. Et en cela Connie Willis a une main de maîtresse. Jouant le vaudeville avec maîtrise, ciselant les dialogues pour en faire un jeux de dingues aux rebondissements cocasses.
L'auteur sait y faire, dévoilant ici et là des informations que l'on juge utile quelques chapitres plus loin. Déroutant le paradoxe temporel sur un ton burlesque, il n'en reste pas moins que ce livre transpire d'intelligence. Ici et là on se ramasse des informations historiques pour appuyer et jouer avec le temps. Mais plutôt que de nous prendre, soit pour des idiots, soit pour des fins connaisseurs, Connie Willis redonne à chaque fois toutes les informations nécessaires et minutieusement documentées. Nul besoin d'être historien ou grand fan de SF à voyage temporel pour s'y retrouver.
Vous ais-je déjà dit que tout se passait en Angleterre? Époque victorienne. principalement Pas le genre d'espace temporel que je connais bien, et donc pas toujours évident d'y coller de belles images mentales. Néanmoins la sauce prend et l'imaginaire fait le reste. Car sans alourdir son texte de multiples descriptions encombrantes, Connie Willis nous offre un texte essentiellement en dialogues et réflexions. Développement intéressant et qui donne l'impression de voir une pièce de théâtre à l'humour pince-sans-rire qui n'est pas sans rappeler un humour so British. Et pourtant, notre auteure n'est rien moins qu'Américaine, et du Colorado pour être précis. Comme quoi...
"Sans parler du chien" est un ouvrage marrant et érudit. Distrayant et déroutant, car parfois on s'y perd autant qu'on s'y amuse. Un ouvrage à conseiller donc, même si pour moi l'humour en littérature ne marche pas toujours (surtout s'il est un peu British), il n'en reste pas moins un bon bouquin plein de références et comparaisons. Faudra-t-il un jour que je lise "Trois hommes dans un bateau (sans parler du chien)" de Jerome K. Jerome pour voir toutes les références faites en hommage à ce livre par Connie Willis? En tout cas, je pense que "Sans parler du chien" est un livre qui même en seconde lecture peut faire découvrir (ou comprendre?) des choses non observées la première fois.
Lecture commune initiée au sein du forum de Livraddict, cette insertion au sein de l'univers lovecraftien tient pour moi de la relecture. Un retour dans le monde sombre et fantastique de H.P. Lovecraft, le reclus de Providence. Une rechute dans son style alambiqué et peut-être dépassé mais une prose toujours aussi efficace sur ma personne. Une plongée dans l'obscure qui s'est refaites avec bonheur et angoisse... Brrrrr.
+++ La quatrième de couverture +++
Charles Dexter Ward, jeune étudiant féru d'archéologie, d'histoire et de généalogie, découvre un jour que Joseph Curwen, jugé pour sorcellerie à Salem, est un de ses ancêtres. Curieux de nature, il part à la recherche de son histoire. Dès le début de son enquête, Charles acquiert de prodigieuses connaissances historiques, compensées par une étrange amnésie du temps présent. Il développe en outre un inquiétant mimétisme avec son aïeul. Devant ces répercussions inattendues, le docteur Willett, médecin et ami de la famille Ward, part à son tour en quête.
+++ Mon avis +++
Auteur fantastique du début du 20ème siècle, H.P. Lovecraft, également connu sous le pseudonyme du "reclus de Providence", écrit dans un style suranné. Sans doute déroutant pour les habitués de littérature contemporaine, dont je fais partie, son style très classique et largement influencé par Edgar Allan Poe reste pour ma part toujours aussi efficace. Sa prose parfois emphatique crée des ambiances particulières, sombres, glauques et maladives imposant une sourde angoisse au lecteur qui a su sombré sous le charme du maître.
Seul "vrais" roman de H.P. Lovecraft, "L'affaire Charles Dexter Ward" reste coincé dans les limbes, quelque part entre la longue nouvelle et le petit roman. Habitué des textes courts qu'il écrivait et publiait dans des magazines de références comme Weird Tales, il évolué ici sur une longueur qui lui est plutôt inhabituelle. Cependant le charme opère. Accroché par le coté détaché d'une narration en retrait des protagonistes, comme l'histoire relatée d'une enquête étrange sur des faits encore plus étranges. Peut-être est-ce également ce don de tricoter des phrases qui décrivent la monstruosité sans la montrer, cet art de décrire ce malheur sans nom venu du plus profond des âges et qu'une âme douée d'une santé mentale normale ne pourrait subir sans en subir les conséquences. Extraits :
"Mais Marinus Bicknell Willet se repentit d'avoir regardé; car, pourtant chirurgien et habitué des salles de dissection, il ne fut plus jamais le même après cela. Il est difficile d'expliquer comment un seul regard sur un objet réel aux dimensions mesurables put à ce point bouleverser et changer un homme; disons seulement que certaines formes et entités ont un pouvoir de symbolisme et de suggestion qui agit terriblement sur la manière de voir d'un penseur sensible, et lui fait entrevoir d'obscures relations cosmiques et réalités innommables derrière les illusions rassurantes de la vision courante. Dans ce second regard, Willet aperçut une de ces formes ou entités, car pendant les minutes suivantes, il se conduisit indéniablement de manière aussi folle que les pensionnaires du Dr. Waite à sa maison de santé. Il laisse échapper la torche électrique d'une main soudain privée de force musculaire ou de coordination nerveuse, sans prendre garde au bruit de dents dévoreuses qui lui faisaient un sort au fond du trou. Il cria, cria encore d'une voix déformée par la panique qu'aucune de ses relations n'aurait pu reconnaître et, incapable de se relever, se mit à ramper et à se rouler désespérément sur le dallage humide où des douzaines de puits infernaux déversaient leurs plaintes et leurs glapissements exténués en réponse à ses cris déments. Il déchira ses mains sur les pierres rugueuses et disjointes, se meurtrit la tête bien des fois contre les piliers très rapprochées, mais il allait toujours. Puis enfin il revint lentement à lui dans les ténèbres et la puanteur, et se boucha les oreilles pour échapper à la plainte monotone qui avait succédé au déchaînement des glapissements. (...)" (Passage pris un peu au hasard)
La narration en elle-même est structurée de manière typique à Lovecraft. Révélant graduellement les informations pour permettre une montée progressive de l'angoisse. Certes il y'a peu de surprises chez Lovecraft car bien souvent tout est dit dans l'accroche au début du texte, mais le fantastique s'installe et vous imprègne doucement... et méchamment. La tension qui vous habite devient insoutenable, à tel point qu'une seule chose arrivera à vous apaiser : terminer ce texte au plus vite.
L'intrigue découpée en histoire de Joseph Curwen et histoire de Charles Dexter Ward nous mène à une rencontre des deux vies. Deux destins liés à point tel que cela en devient malsain. Deux histoires séparées par une abîme de temps. Deux personnages à la ressemblance troublante...
Certes la lecture de Lovecraft peut être difficile à qui n'aime pas le classicisme. Je ne prétend pas être un habitué de ce style non plus, néanmoins Lovecraft a toujours réussi à me fasciné par ses écrits. Autant sa littérature me touche par son angoisse, autant le personnage de l'auteur me déplaît par son racisme parfois trop flagrant dans ces écrits (encore que cela ne transparaissent pas vraiment dans ce texte-ci)., personnage critiqué et critiquable. Pourtant replonger de ce texte fut un vrais plaisir pour moi. Lecture que je pense continuer un jour où l'autre au travers d'autres textes, déjà lus ou non. Ayant en ma possession deux des livres édités chez Robert Laffont et contenant tous ces écrits et bien plus encore. Une vrais mine d'or de 3x 1200 pages environs. "L'affaire Charles Dexter Ward" reste à mon avis un excellent texte d'entrée dans l'oeuvre de H.P. Lovecraft. Un auteur classique, une influence majeure, un maître reconnu du fantastique d'hier... et peut-être encore d'aujourd'hui.
En broché : édition en trois tomes reprennant tous les écrits du reclus de Providence ainsi que d'autres textes écrits autour de Lovecraft : nouvelles, etc. Actuellement réédité avec de nouvelles couvertures.
Voilà que je reviens du festival Esperanzah. Un bon petit week-end à Floreffe a écouter de la musique, à voir des films et regarder des spectacles de rue. Soit un bon moment, même si musicalement Esperanzah n'est pas toujours au top de mes goûts musicaux... Vieux rockeurs dans l'âme sans doute, comme les anciens suiveurs du site ont déjà pu le remarquer. Mais j'ai néanmoins vu un film très touchant sur la lutte des Mexicains en bas à gauche.
Mais voilà qu'en revenant je vois que j'ai dépassé les 4000 visites depuis le mois de janvier. Soit une bonne petite moyenne de 22 visites par jour ces derniers temps, ce dont je suis assez heureux car c'est toujours bon de savoir que ces chroniques que je fais ne sont pas juste là pour être lue par moi-même. Alors, une fois encore, merci pour vos visites, pour votre fidélité (notamment aux 24 "membres" du blog et aux abonnés du flux RSS), mais également et surtout merci pour tous vos commentaires. C'est souvent ce qui fait vivre un blog, qui fait plaisir à lire lorsque l'on vient de publier un billet, que vous soyez du même avis que moi ou à l'opposer, on s'en fiche. Cela fait juste plaisir les commentaires!
Les billets les plus visités sont : "Envie de Space Opera" (petit choix de lecture thématique), "Le déchronologue" de Stéphane Beauverger (oeuvre magnifique et coup de coeur de ce début d'année!), l'anthologie "Retour sur l'horizon" dirigée par Serge Lehman), "Le quatrième étage" de Nicolas Ancion, "Un jardin dans les Appalaches" de Barbara Kingsolver, "La route" de Cormac McCarthy,"Effacement" de Percival Everett, "Les Sirènes de Bagdad" de Yasmina Khadra, et "Les chronolithes" de Robert Charles Wilson. Je remarque donc que mes billets de littératures générales attirent un grand nombre de visiteurs (sans aucun doute via Google), alors que mes billets des littératures de l'imaginaire drainent les fidèles du blog mais pas le haut des visites. Mais on remarquera tout de même de l'intérêt pour de bons livres dans ce top des visites.
Continuons...
Alors au programme des chroniques prochaines : "L'affaire Charles Dexter Ward" de H.P. Lovecraft (lecture commune réalisée au travers du forum de Livraddict), "Sans parler du chien" de Connie Willis (lu dans le contexte du Cercle d'Atuan), "Croisière sans escales" de Brian Aldiss (lu dans le contexte du Challenge Summer Star Wars) et "L'écologie du bonheur" qui est un essais du belge Eric Lambin.
En lecture actuelle, et pour mon bon plaisir : "La tour de Babylone" de Ted Chiang, "Fendragon" de Barbara Hambly (pour le Cercle d'Atuan), "Gagner la guerre" de Jean-Philippe Jaworski (qui traine tellement c'est gros), "Lignes" de Ryû Murakami (pour le Challenge littérature japonaise). J'ai bien toujours un Dostoïevski sous la main, mais il prend la poussière, et j'y retournerai plus tard je pense.
Suivront ensuite deux lectures communes réalisées au travers du forum de Livraddict : l'excellent "Spin" de Robert Charles Wilson, et "Le maître des rêves" de Roger Zelazny.
S'intercaleront d'autres lectures hasardeuses, et autres lectures qui complèteront mon Challenge Summer Star Wars. Genre débuter le cycle de la Culture de Iain M. Banks? Ensuite il faudra bien que je m'attaque au "Silmarillion" de Tolkien pour le Challenge Middle Earth. Mais une chose à la fois...
Et peut-être d'autres billets de musiques que j'aime et qui accompagnent mes lectures? Enfin si cela rencontre un peu d'enthousiasme... Sinon, il est vrais que je devrais me concentrer à nouveau sur mes chroniques musicales au sein de Shoot Me Again webzine.
Sur ce, je vous quitte en vous remerciant bien bas!
Histoire de publier un premier billet de musique accompagnant mes lectures, je vais commencer avec un collectif musical qui ma foi collait très très bien avec ma récente relecture de H.P. Lovecraft et son "L'affaire Charles Dexter Ward".
The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble, prend donc un nouveau nom pour ce nouvel opus. Un disque sombre de musique exploratoire. Situé quelque part entre la musique drone et le jazz libre. Quelque part dans la sphère musicale des musiques ambient atmosphériques dites expérimentales. Une musique noire, hypnotique, empessée d'une chappe de plomb. Sountrack d'un film obscur créé en impro-session le 15 septembre 2009, ambiance particulière sous un nouveau nom : The Mount Fuji Doomjazz Corporation.
Attention, ce n'est pas forcément un univers musical facile d'accès, ni même un easy listening qui plaira à tous et toutes. Soyez prévenu, mais cela vaut le détour. Au moins le temps d'y laisser trainer une oreille. Et pour cela, je vous invite à sauter sur le lien suivant, pour écouter une xtrait de cet album sur le site du label Denovali Records. Label allemand tenu par deux copains qui font essentiellement dans le disque vinyle, du post rock mélodique et doom drone bruitiste et dépressif.
Connaissant l'avis positif sur le libre download du label Denovali, je me permets de le faire. Ce lien est un lien trouvé sur le net et que je partage. Si cela dérange le groupe où le label lui-même (sorry Timo), alors je le retirerai. Il n'empêche que les liens de download existent tout de même sur différents sites. Bonne écoute et bonne découverte.
Voici la fin de la première partie de ce cycle, car avec ce tome 5 on termine le cycle de Corwyn pour ensuite attaqué celui de Merlin. Comme à mon habitude, il m'a fallu je ne sais quelle raison pour enfin me mettre à lire ce cinquième tome. Peut-être parce que j'aime intercalé un tas d'autres livres entre les nombreux tomes d'une série. Histoire d'apporter de la variété? Toujours est-il que c'est avec plaisir que je retourne sur un Zelazny, auteur et créateur de monde subtils et riches.
+++ La quatrième de couverture +++
Présentation plus générale Ambre est un royaume médiéval ; comme tous les autres il possède une capitale, un palais, une cour, une famille royale et des intrigues. Mais Ambre est aussi bien plus : lieu mythique considéré comme le centre de l'univers. Seul lieu réel, tous les autres n'en sont qu'un reflet, dans l'ombre, comme la Terre. Considérée comme très intéressante par la plupart des princes d'Ambre, elle leur sert de résidence secondaire, voire de cachette. Car la vie d'un prince ou d'une princesse n'est pas de tout repos. Seuls dépositaires du pouvoir quasi divin de se déplacer entre les mondes, ils n'en restent pas moins humains : au mieux rivaux, ils sont le plus souvent ennemis jurés. En effet, depuis la disparition mystérieuse d'Obéron, le père de cette grande famille, le trône est vacant et la succession des plus agitée. Quatrième de couverture Le roi Oberon s'est éclipsé pour la seconde fois, laissant sa succession ouverte. Mais le trône n'est plus désormais l'enjeu premier des luttes qui opposent Corwin et ses frères : car Ambre la magique, Ambre et sa Marelle prodigieuse, Ambre, dont notre Terre n'est qu'un reflet, risque de disparaître sous les terribles assauts des forces du Chaos. Pour sauver le royaume, il faudra en dévoiler les ultimes mystères, et comprendre les liens qui l'unissent au Chaos.Une mission que Corwin pourrait payer de sa vie...
+++ Mon avis +++
Même si une fois de plus il m'a fallu relire le résumé du précédent livre pour suivre les machinations familiales des Princes d'Ambre, j'en ai tiré tout de même beaucoup de plaisir. Moins complexe que le tome précédent, il est néanmoins bien plus riche en images et réflexions philosophiques.
En traversant les diverses ombres pour tuer Brand, son frère., Zelazny arrive à créer d'une plume légère mais juste des images comme des instantanés. Somme de polaroids tressé de mots nous faisant découvrir à coup de flashs fugaces les lieux croisés par Corwyn en route vers les Cours du Chaos. C'est sans doute ce qui m'a le plus plus dans ce livre, c'est instants, ces passages, ces déplacements nous offrant des univers variés sans être surchargés de descriptions inutiles. Sur son chemin il croisera Ygg et Hugi, qui nous rappelleront inévitablement Yggdrasil l'arbe-monde des Nordiques et Hugin compagnon de Munin, les deux corbeaux messagers. S'entameront des dialogues intéressant, voir philosophiques lorsque Hugi veut porter sa bonne parole.
On découvre également Merlin, fils de Corwyn. Ce qui créé un bon transfert de flambeau et permet la lecture suivante : le cycle de Merlin, soit les 5 derniers tomes de cet décalogie. Une saga qui jusque là se laisse dévorer rapidement et avec bonheur, chaque tome étant gros d'à peine 250 pages de moyenne ce qui est un réel plaisir pour un lecteur lent comme moi.
D'un autre coté, Zelazny est un créateur d'univers multiples. Car avec cette série des Prince d'Ambre il nous montre une originalité incroyable. Entre l'utilisation des jeux de tarots comme moyen de communication et la multiplicité des ombres il y'a de quoi faire. Quelque part entre la fantasy et la science-fiction, il nous créé quelque chose à la croisée des genres sans sombrer dans les clichés de l'un ou l'autre. Ce qui en fait sa force, mais découragera les amateurs de clichés liés à la high fantasy et autres. En attendant, ce serait dommage de rater ce classique du genre.
Il ne me reste plus qu'à attaquer la deuxième partie du cycle avec Merlin. Seconde face de l'œuvre que certains considèrent comme moins bien. J'en jugerai par moi même donc.
"Naufragés Volontaires" est actuellement une fenêtre ouverte sur la littératures d'aujourd'hui ou d'hier. Qu'elle soit imaginaire ou non. Même si autrefois le blog fut musical et littéraire.
Lecteur compulsif je suis, mais critique littéraire je ne le pense pas. J'aime juste partager mes plaisirs d'évasion. En espérant que ceux-ci vous plairont également.
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