"Les rois des étoiles" de Edmond Hamilton

Encore une lecture inscrite dans le Challenge "Summer Star Wars". Et cette fois, j'ai encore été plonger dans ma PàL. Le tas étant monstrueux, ce genre de Challenge me permet d'abord de réduire cette longue pile. Voir ensuite, à poursuivre avec de nouveaux ouvrages...

En tout cas, la lecture de ce livre, est marqué par un "retour aux sources". Initiateur du genre, Edmond Hamilton a tout de même publié ce livre en 1947. Et c'est d'après ma liste Envie de Space Opera que j'ai trouvé ce livre dans un bookshop d'occasion.


+++ La quatrième de couverture +++

Le sort va lier dramatiquement l'existence de deux hommes que tout sépare pourtant : John Gordon, petit employé new-yorkais de notre époque, et Zarth Arn, un prince de l'empire galactique, qui vit 200 000 ans dans le futur. Pour étudier le passé, Zarth Arn a échangé son esprit avec celui de Gordon, mais une guerre à l'échelle de l'univers les empêche de regagner leur corps respectif. John Gordon, que tout le monde prend pour le prince, est projeté dans un tourbillon d'intrigues galactiques. C'est alors qu'il s'éprend de Lianna, la fiancée de Zarth Arn, ignorant que le vrai Zarth la hait. Les événements placeront bientôt le sort de l'empire entre les mains du petit employé new-yorkais qui, seul, peut utiliser le « disrupteur », l'arme absolue dont Zarth détient le secret. Mais ce secret John Gordon l'ignore...


+++ Mon avis +++

Avec Edmond Hamilton on est dans le classique. Et rien de plus classique que "Les rois des étoiles". C'est tellement classique que tous les clichés sont présents : un empire intergalactique, un héro intrépide pour sauver l'univers (rien de moins!), une belle princesse (ça ne vous rappelle rien?), des combats spatiaux, etc.

Exactement le genre d'univers et de livres qui a du jouer dans la création de Star Wars indirectement. Ok je m'avance, mais il y'a pas mal de choses communes.

"Les rois des étoiles" a pris au passage un coup de vieux. Il faut garder à l'esprit qu'à l'époque, on était pas encore allé dans l'espace. Tout n'est que spéculation et fiction. Mais en même temps, on s'amuse à lire ce livre. Pour ma part j'ai trouvé cela gentiment distrayant. Imaginant les protagonistes dans des costumes tout droit sortis de vieux films de SF, avec tout le coté Kitsch et dépassé qui va avec. Un petit goût de Pulp en plus et ça vous donne une bien belle image. Et je l'ai lu comme un de ces pulps d'autrefois (ce qu'il est à peu de chose prêt!). Lisant le livre avec un regard décalé temporellement... et du coup c'est amusant. D'un autre coté, je conçois bien que d'autres ne s'y amusent pas. Trouvant le style littéraire dépassé, les images surannées, et le synopsis daté et minimaliste. Quel intérêt y-t-il à le lire alors? De un : le plaisir du divertissement à pas cher, c'est certain, sinon on passe à autre chose. Et de deux : l'intérêt historique qu'il représente dans le genre.

A mettre dans toutes les mains? Je ne crois pas. Mais c'est finalement sympathique, et bien moins daté que je ne le pensais. A trop lire des "c'est dépassé mon gars", on s'attend au pire. Pourtant c'est de ce genre d'ouvrage que tout vient dans le genre. Un classique à ne pas mettre entre toutes les mains donc. A lire pour les puristes, quant aux autres : passez votre chemin. Il y'a d'autres bouquins bien meilleurs dans le genre que le space op' de papy, même si c'est un bon divertissement.

A savoir si je lirai "Le retour aux étoiles" qui fait suite? Je ne sais pas... Peut-être pas.


+++ Sur le Web +++

Edmond Hamilton sur Wikipedia
Le Summer Star Wars challenge
Edmond Hamilton sur ActuSF

+++ Le livre +++
  • Poche: 307 pages
  • Editeur : J'ai lu (20 février 1984)
  • Collection : J'ai lu
  • Prix Approximatif : Occasion

Free Blog Counter


"Cygnis" de Vincent Gessler

A lire des avis mitigés ici et là au détour du web, je me suis pris d'un certain intérêt pour ce livre. Jusqu'au jour où il a croisé mon chemin au détour d'une librairie liégeoise. Ajoutez à cela une superbe couverture, et l'acte d'achat était conclu. Confirmant mes attentes, "Cygnis" m'a procuré de bons moments et augure un bon auteur en devenir. Vincent Gessler est un auteur à suivre!


++ La quatrième de couverture ++

Est-ce le ciel ou la forêt? Un fourmil­lement frémit à la limite de son champ de conscience, sensation familière associée au danger. Il se redresse à demi et s’empare de son fusil. Ses oreilles bourdonnent. L’œil à la lunette, il fait défiler différents modes de vision. Au-delà de l’espace délimité par l’ouverture de l’abri s’étend la forêt. Et au milieu, bien droit sous la pluie, un robot solitaire. Il n’a pas d’arme et se contente de regarder Syn dans les yeux.

C’est l’histoire de Syn, un trappeur accompagné de son loup au pelage greffé de bandes synthétiques, dans un monde de ruines technologiques. La menace est partout, une guerre se déclare mais Syn ne veut plus tuer ses semblables…

Seule la science-fiction peut nous donner ce vertige d’être des archéologues du futur. Dans une langue raffinée, Vincent Gessler réussit son pari de nous envoûter par son récit âpre et exaltant de l’éternelle recherche des origines.


+++ Mon avis +++

Les critiques fusent envers Vincent Gessler sur la blogosphère. Critiquant un style trop riche, trop lourd et un brin trop littéraire. Cette maitrise du verbe irriterait la sphère ide l'imaginaire. Cependant, c'est exactement ce genre de critique qui m'a amené à lire ce livre. J'avoue avoir même beaucoup aimé ce style au belles phrases. Vincent Gessler arrive à créer de belles images et c'est un vrais délice. Doué d'un certain esthétisme, le premier roman de cet auteur Suisse augure d'un futur possiblement prometteur.

Le petit bémol c'est que ce livre manque un peu de rythme. C'est pas qu'il ne se passe rien, bien du contraire. C'est même bien amené, mais il manque un petit quelque chose dans la succession des choses, dans les aventures ou que sais-je. Juste un petit quelque chose qui ferait de suite la différence. Cela dit je ne me suis embêté à aucun moment. J'ai même beaucoup aimé et plutôt qu'une succession interminable d'aventures on garde en tête de belles images.

Il est également appréciable d'arriver à conclure cette histoire post-apocalyptique en moins de 250 pages là où actuellement la tendance éditoriale est à publier des trilogies ou autres méga-bouquins de taille biblique.

L'histoire en elle-même est assez sympathique finissant également sur une fin étourdissante qui n'a rien à envier au grand Asimov. J'avouerai cependant que le petit coté romantique m'a un peu saoulé dans le sens où c'était assez vite et facilement emballé. Alors que l'amour dans la vrais vie, l'Amour... c'est bien plus compliqué que ça non?

Au final, ce premier roman du Suisse Vincent Gessler augure d'un futur prometteur. Un auteur qui pourrait se développer avec le temps et nous offrir de très bons romans. A suivre donc?! Je pense bien que oui. En tout cas, je conseille le livre à qui aime les belles phrases et le post-apocalyptique poétique et esthétique.

Et pour bien terminer sur un point esthétique, je soulignerais le fait que ce livre est tout simplement superbement illustré, ce qui est un vrais plaisir. Une illu signée Yoz. Et dans ce rayon là, niveau ligne graphique, il y'a à prendre et à laisser du coté de chez L'Atalante.


+++ Sur le Web +++

Vincent Gessler chez L'Atalante éidtions
Interview de l'auteur sur ActuSF


+++ Le livre +++
  • Broché: 224 pages
  • Editeur : L' Atalante (25 mars 2010)
  • Collection : La Dentelle du Cygne
  • Prix approximatif : 14,00 EUR

Free Blog Counter


"La diplomatie en trois rounds" de John Scalzi

Première approche des écrits de John Scalzi et pour dire la vérité je suis plutôt déçu. Récit un peu trop simple au scénario basique et à l'humour facile. Rassurez-moi, l'auteur fais de meilleurs romans?

En tout cas, cela marque, en guise d'apéritif, ma première lecture pour le challenge Summer Star Wars organisé par le RSFblog.







+++ Mon résumé +++

N'ayant pas de quatrième de couverture, je me colle donc au boulot de résumé. Il s'agit ici d'une nouvelle, parue en 2008 sous le titre original de After the coup. Il s'agit en fait d'un livret de 32 pages promotionnel édité par L'Atalante et offert par les libraires.

L'histoire est assez simple. Wilson, militaire des FDC se retrouve à devoir se battre dans un combat loyal et organisé pour mesuré la valeur de l'homme face à un extra-terrestre d'une espèce nommée Korban. Trois rounds et trois combats différents pour au final devoir perdre sur commande afin de favoriser la diplomatie entre ces deux peuples. Mmmmh, c'est tout!

+++ Mon avis +++

Vous l'avez déjà lu, j'ai trouvé le sujet un peu facile. Certes distrayant et rapidement lu, mais ce n'est pas en ces quelques pages que je serais intrigué ni convaincu par le style de John Scalzi. A moins que le bonhomme ne se soit spécialisé dans le Space Opera bêtement guerrier? Fort possible... Mais dommage alors.

Devrais-je essayer "Le vieil homme et la guerre" comme certains le conseillent? Dans l'état actuel des choses, je n'en suis pas sur. En tout cas, ce ne sera pas pour tout de suite. En plus les illustrations ne sont vraiment pas terrible je trouve.


+++ Sur le Web +++


Première lecture pour le challenge Summer Star Wars organisé par le RSFblog.



Noosfere


+++ Le livre +++

Titre original : After the coup, 2008
Science Fiction - Traduction de Mikael CABON
Illustration de Didier FLORENTZ
L'ATALANTE, coll. La Dentelle du Cygne n° (H.C.), février 2010

Free Blog Counter

"Serpentine" de Mélanie Fazi

Je gardais un bon souvenir de "Arlis des Forains"... mais j'avoue ne pas avoir été convaincu par "Serpentine". Et pourtant c'est superbement écrit, réussissant à chaque fois à créer une ambiance particulière...


+++ La quatrième de couverture +++

Une boutique de tatouage où l'on emploie des encres un peu spéciales. Une aire d'autoroute qui devient un refuge à la nuit tombée. Une ligne de métro où l'on fait d'étranges rencontres. Un restaurant grec dont la patronne se nomme Circé. Une maison italienne où deux enfants croisent un esprit familier... Tels sont les décors du quotidien où prennent racine ces dix histoires. Dix étapes, et autant de façades rassurantes au premier abord... mais qui s'ouvrent bientôt sur des zones troubles. Car les lieux les plus familiers dissimulent souvent des failles, écho de ces fêlures que l'on porte en soi. Il suffit de si peu, parfois, pour que tout bascule...

Serpentine est le premier recueil de nouvelles de Mélanie Fazi et la place d'emblée parmi les grandes voix du fantastique contemporain. Il a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire en 2005.



+++ Mon avis +++

Plutôt déçu dans l'ensemble, vous l'avez déjà compris.

Pourtant, j'en attendais du bon. Du trop bon? Peut-être? A force d'en lire du bien, on en attend trop. Et à la fin, on reste déçu. Mais ce n'est bien sur que mon ressenti. Le feeling d'un gars qui lit très très peu de fantastique.

Et ici, on est toujours à la limite entre réel et fantastique. A tel point qu'il faut parfois attendre quelques pages pour voir que l'on y est. Cela n'est pas déplaisant en soi. On traverse des tranches de vies, des tranches de morts, des tranches obscures et fantastiques. Un autre monde s'ouvre à nous, et nous y jetons un oeil curieux et incrédule.

Le style littéraire est très très beau. On sent que Mélanie Fazi maîtrise sa plume mieux que tout ce que je pourrais espérer pour ma pauvre personne. Jouant des phrases et du langage pour nous emmener dans les limbes de l'humanité. En cela rien à dire.

Mais pour ce qui est des histoires, certaines m'ont plues. D'autres pas. C'est un recueille de nouvelles me direz-vous! Certes, mais j'ai eu du mal à le terminer. Et je pense que le fait qu'il soit une lecture commune du Cercle d'Atuan m'a aider à le porter jusqu'à la dernière page.

Un mauvais livre? Je ne pense pas pour autant. Il conviendra à certains. Et pas à d'autres. Et je crois que je fais partie de ce dernier lot. Désolé Mlle Fazi. Une autre fois peut-être?


+++ Sur le Web +++

Lecture effectuée dans le cadre du Cercle d'Atuan :
Le Hit Parade du Cercle d'Atuan

Le blog de Mélanie Fazi
Une nouvelle de M. Fazi sur Utopod
Une interview sur Elbakin
Une interview video aux Utopiales 2009 (ActuSF)


+++ Le livre +++
  • Poche: 308 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (4 mars 2010)
  • Collection : Folio SF

"Janua Vera" de Jean-Philippe Jaworski

Il y'a des livres comme ça qui marquent. Des oeuvres rares qui deviennent immédietemment des classiques. Des bouquins pour lesquels on sait pertinemment qu'un jour ou l'autre on y retournera tellement la lecture fut un plaisir. "Janua Vera" fait partie de ce nouveau panthéon. Et Jean-Philippe Jaworski risque de devenir rapidement un de mes auteurs favoris.

+++ La quatrième de couverture +++

Né du rêve d'un conquérant, le Vieux Royaume n'est plus que le souvenir de sa grandeur passée... Une poussière de fiefs, de bourgs et de cités a fleuri parmi ses ruines, une société féodale et chamarrée où des héros nobles ou humbles, brutaux ou érudits, se dressent contre leur destin. Ainsi Benvenuto l'assassin trempe dans un complot dont il risque d'être la première victime, AEdan le chevalier défend l'honneur des dames, Cecht le guerrier affronte ses fantômes au milieu des tueries... Ils plongent dans les intrigues, les cultes et les guerres du Vieux Royaume. Et dans ses mystères, dont les clefs se nichent au plus profond du cœur humain...

+++ Mon avis +++

"Janua Vera" est un recueil d'un plaisir incroyable. Pas qu'il dégage du bonheur ni de la joie de vivre, loin de là mais Jean-Philippe Jaworski arrive à nous immerger dans son univers riche d'une langue qu'il maîtrise superbement. Des phrases ciselées, un verbe riche et une rythmique agréable... enfin bref, c'est que du bonheur. Malgré tout cela, il n'est pas forcément facile de dire tout le plaisir que j'ai pu en tirer. Et ma sympathique chronique ne fera que se noyer dans un océan de critiques positives envers ce livre.

Et pourtant, le travail de la nouvelle n'est pas toujours évident. Mais Jaworski réussit le travail, quelle que soit la longueur, peu importe le sujet et le ton. A chaque fois, on est emporté dans son univers du Vieux Royaume, quelque part pas très loin d'ici, quelque part au sein de notre imagination. La force de ce recueil est la diversité des tons, on en voit de toutes les couleurs sans être pour autant désarçonné. Passant de la légende à l'aventure de la pire racaille d'assassin qui soit : le fameux Benvenuto. Croisant la chanson de geste et glissant sur un humour décapant. A chaque nouvelle son style, son ton. Et ça c'est du bonheur! Jamais d'ennui... juste envie que cela continue!

Passons en revue les quelques nouvelles, huit en tout, qui font ce recueil.

On ouvre sur "Janua Vera", un premier texte onirique sur fond de légende. Un texte au ton particulier qui a comme un goût de porte ouverte sur un nouveau monde. Un vocabulaire riche et suranné qui donne un petit quelque chose de hors normes. C'est plaisant, mais peut-être pas la plus réussie des nouvelles.

"Mauvaise donne" nous fait suivre la pire racaille qui soit. Un assassin répondant au doux nom ironique de Benvenuto. Un salle type prêt à vous suriner si vous le faites chier... le genre de gars a qui il arrive les pires crasses. Le genre de gars que tout le monde veut tuer. Le genre de gars dont on suit les mésaventures avec un plaisir. A tel point que "Gagner la guerre" est en commande... histoire de continuer à suivre cette salle brute un peu plus loin dans ces méfaits.

"Le service des dames" a un vocabulaire riche, proche du roman courtois. Proche du roman historique. Le détail des combats est surprenant mais agréable. Une dame exécrable et un chevalier courtois... cela nous offre un beau duel de chevalerie.

"Une offrande très précieuse" nous emmène dans une horde barbare. Suite à une embuscade Cecht se réfugie dans une forêt sombre... où il retrouvera son compagnon Dugham... et ses démons intérieurs. Un récit surprenant.

"Le conte de Suzelle" est la vie de la Suzelle. Dame de rien car fille de rien.. Une fille du village qui rêve, une femme qui subit sa vie tout en attendant l'homme de ses rêves, croisé un jour au bord du ruisseau. Un beau conte mais néanmoins triste et cruel...comme la vie!

"Jour de guigne" ou les mésaventures de Maître Calame. L pauvre homme atteint du syndrome du Palimpseste subit toutes les pires calamités les unes derrières les autres... et pendant ce temps-là, nous on se marre. Car rien n'a changé sous ce bas monde, on rigole toujours du malheur des autres... surtout quand c'est si bien tourné. Il y'a comme un arrière-goût assumé de Terry Pratchett là-dedans me dit-on. Moi qui aime Pratchett... faudra peut-être que je réessaye pour réviser mon jugement. En attendant, c'est une nouvelle terrible et qui contraste bien avec le triste "Conte de Suzelle".

"Un amour dévorant" est la nouvelle en bonus sur cette version poche. Et le texte que j'ai le moins aimé. J'y ai pas trop accroché...une lecture trop décousue sans doute! On est quelque part. dans un comté perdu, entre légendes et malédictions, là où les gueux subissent les malheurs des Appeleurs... Là où le clergé du Désseché envoie le gyrovague Pharma pour enquêter.

Et pour terminer : "Le confident", où l'on suit les méandres cérébelleux d'un moine ayant fait vœu d'Obscurité pour le Désseché. Un texte presque fantastique, sombre et effrayant, où l'on se retrouve emprisonné dans la tête d'un ministre du Désséché... et croyez-moi, ça a de quoi vous foutre les jetons.

Au final, pour moi, "Janua Vera" est l'un de ces rares recueils ou toutes les nouvelles m'ont plues (sauf peut-être "Un amour dévorant"). Forcément certaines un peu plus que d'autres, mais dans l'ensemble rien n'est à jeter, tout est à dévorer sans retenue aucune! En plus la couverture en poche est très belle, et colle bien au contenu du roman!

+++ Sur le Web +++


Lecture effectuée dans le cadre du Cercle d'Atuan.
Les chroniques de mes compagnons d'aventure :

Entretien avec J-P Jaworski sur Le Cafard Cosmique
La discussion entre les internautes et J-P Jaworski sur ActuSF.com
Et plein d'autres bonnes chornique spositives sur le web...

+++ Le livre +++

Prix du Cafard Cosmique en 2008
  • Poche: 488 pages
  • Editeur : Editions Gallimard (26 février 2009)
  • Collection : Folio SF

Free Blog Counter

Le Summer Star Wars Challenge

L'image provient de ce site : Concept Ships


Bon, à force de trop regarder Star Wars quand on est petit, on fint par aimer la lecture de genre qu'est le Space Opera... puis un jour, au détour du web, sur le blog de ce cher El JC je vois passer un challenge Space Opera. C'est juste bon pour moi. Quand d'autres liront des thrillers et autres polars de gare, moi je lirai de la para-littérature de genre qu'est le Space Opera.

Bien évidemment, j'ai déjà ce qu'il faut sous le bras... Ma PàL enflant petit à petit, comme si le température faisait dilater le volume des livres... Bah moi je me dis que c'est justement l'occasion de m'attaquer à certains livres. Mais lesquels? Hahaha. Là est la question... soyons réaliste. Quand vais-je lire tout cela? En combien de temps? Car ce bon vieux Lhisbei nous met la pression... Comme si on allait plus lire de Space Opera après ça hehehe.

Alors, voici les consignes pour participer à Summer Star Wars :
  • vous vous inscrivez dans les commentaires de ce message du RSFBlog
  • vous lisez un ou plusieurs livres estampillés Space-opera pendant l'été (du 21 juin au 22 septembre)
  • vous en rédigez une critique sur votre blog avec le logo ci-dessus
  • vous envoyez un p'tit mail à Mr Lhisbei qui recense toutes les participations
  • et c'est tout...
Ok, dans mes lectures prévues, dison le tome 3 et 4 des "Seigneurs de l'Instrumentalité". L'occasion pour moi de clore l'aventure de Cordwainer Smith.

Ensuite quoi? J'ai ceci en rayon pour ma PàL, alors peut-être lirais-je l'un de ceux-là en plus :

- "Croisière sans escale" de Brian Aldiss
- "L'étoile et le fouet" de Frank Herbert
- "Les rois des étoiles" de Edmond Hamilton
- "La balade choreïale" d'Ayerdhal
- "La logique des essaims" d'Ayerdhal
- "Seigneurs de lumière" de Roger Zelazny (enfin si cela rentre dans le genre)

Ensuite on verra... niveau nouveautés, d'autres choses me branchent aussi... mais ce sera pour l'été prochain alors hehehe.

Si vous manquez d'idées pour y participer, jetez un oeil sur cette liste et les commentaires qui y sont liés : "Envie de Space Opera"


Free Blog Counter



Middle Earth Challenge


Hé voilà, je me suis laissé bien gentiment avoir. J'ai accepté de participer à un challenge lecture. En même temps personne ne m'y oblige, mais c'est pour moi l'occasion d'enfin lire un ou deux livres qui prennent la poussière dans ma PàL.

De quoi s'agit-il? En gros comme tout challenge : lire un livre sur un thème choisi, un auteur choisi etc. Lire un livre ensemble et publier la chronique du livre pour ensuite échanger nos impressions de lectures! Pour certains de découvrir. Pour d'autre de redécouvrir certaines lectures.

Petit joueur comme je suis, j'ai pris le plus petit : le CHALLENGE HOBBIT. Et puis merde j'aime bien les Hobbit avec leur gourmandise congénitale et leur train de vie de gentils hippies. Alors j'ai choisi au plus petit : une lecture autour de l'œuvre de Tolkien. Et comme ma PàL gargantuesque comprend deux livres de Tolkien, je me suis dis que ce serait l'occasion d'enfin lire "Le Silmarillion".

Puis un peu fou comme je suis, je ne dis pas que je ne risque pas après d'avoir envie de lire (ENFIN!!) "Bilbo Le Hobbit" qui traîne dans ma PàL depuis bien longtemps. Voir de relire le Seigneur des Anneaux et de découvrir le reste des écrits du maître? Le temps nous le montrera... en attendant, le 31 août devrait voir la lecture du "Silmarillion" enfin réalisée!

Au fait, si vous avez envie de vous joindre à notre bande de gentils mono-maniaque, ils vous suffit d'aller lire les modalités de participation chez The Bursar et Resmiranda. Deux blogs que je ne connaissais pas... c'est maintenant chose faites!

Et au passage merci à El JC de m'avoir transmis l'info qui la tenait d'AcrO, qui la tenait de...

Qui me suivra quand je lancerai le Challenge Cthulhu qui me poussera à relire les œuvres du Maître de Providence? Hahaha

Free Blog Counter



"Le chant du drille" de Ayerdhal

C'est au détour de la Foire du Livre de Bruxelles que j'ai rencontré Ayerdhal. Auteur bien sympathique que l'on a pu voir en discussion ouverte avec Bernard Werber et Henri Loevenbruck sur la littérature de l'imaginaire.

C'est également à cette FLB que Ayerdhal m'a confié une belle dédicace pour ce bien sympathique bouquin :

"Ça, c'est ma façon de confier le monde aux poètes et de me frotter les mains en admirant la pagaille."


+++ La quatrième de couverture +++

Aujourd'hui l'être humain vit 200 ans. Il a depuis longtemps quitté la Terre originelle, essaimé vers des systèmes planétaires lointains, fondé ses colonies et ses lois interstellaires. Aux confins de la fédération Homéocrate, Taheni est une planète vierge et paradisiaque dont l'équilibre écologique est menacé par les installations humaines. Les Drilles, animaux humanoïdes semblables à des lémuriens et doués d'un chant merveilleux, se pressent par milliers aux portes de la ville pour s'y laisser mourir. Lodève, inspectrice générale des Colonies, est dépêchée pour décrypter cette énigme et enquêter sur les corruptions et complots de la petite société tahenite, qui mettent en cause l'ensemble du système homéocrate.

+++ Mon avis +++

Avec "Le chant du drille" on est en plein Space Opera. Enfin non, soyons plus précis, en plein Planet Opera car toute la tragédie se réalise sur une seule planète : Taheni, au fin fond de la Fédération Homéocrate. Une belle planète idyllique pour une aventure sur fond d'écologisme disons radical et poétique.

Si le début du livre fut malmené par une lecture fortement entrecoupée, une fois baigné de l'atmosphère exotique de Taheni, difficile de s'en passer. Les personnages sont attachant car possédant chacun une personnalité propre et bien détaillée.

Le style d'Ayerdhal est beau, j'aime assez bien je dois dire. Un vrais conteur qui sait emmener son lecteur là où il le veut. De plus Ayerdhal est quelqu'un d'engagé, cela s'en ressent de ce livre, et pour moi c'est un plus magistral. La petite touche qui fait le petit plus. Le sujet écologiste touche en moi une corde sensible, et Ayerdhal la fait raisonner sur la bonne note. Alors, une fois de plus je plussoie.

Là où parfois j'ai eu plus de mal à suivre c'est dans la relative complexité de l'intrigue. C'est peut-être un de mes défauts car il m'arrive parfois de ne pas bien garder en tête toutes les différences ainsi que les identités propre à chaque personnage. Leurs aspects, leurs rôles, fourberies, etc. Mais cela dit, je préfère une intrigue complexe qu'une aventure cousue de fil blanc (encore que de temps en temps...ça peut distraire).

Arriver au bout ce bouquin l'envie se dessine en moi de reprendre un recueil abandonné il y'a des années : "La logique des essaims". Entre-temps je me suis également trouvé en occasion un autre de ces livres : "La bale choreïale".
Donc une découverte plus approfondie de cet auteur devrait se faire au cours des mois prochains! D'ailleurs, à quand un Bifrost spécial Ayerdhal? (si ce n'a déjà été fait...)

Pour terminer sur une note graphique, je dirais que je préfère la couverture de cette édition chez Au Diable Vauvert. Celles présentes sur les vieux J'ai Lu., qignée Gilles Francesco, ne sont pas terribles (à mon goût). Cela dit, j'avoue ne pas être forcément fan non plus de la ligne graphique d'Au Diable Vauvert. Et pourtant, c'est une maison d'édition qui publie de bons auteurs comme Pierre Bordage et Thomas Gunzig, pour n'en citer que deux de mémoire.

Au fait, si vous ne connaissez pas encore Ayerdhal... Il est temps de vous y mettre comme moi!


+++ Sur le Web +++

Un extrait du livre est disponible ici

Le livre ces Au Diable Vauvert
Ayerdhal sur Wikipedia
Une biographie sur ActuSF
Les livres et autres interviews d'Ayerdhal sur ActuSf
Ayerdhal sur Le Cafard Cosmique


+++ Le livre +++
  • Broché
  • Editeur : Au Diable Vauvert (13 novembre 2009)
  • Collection : Litt Générale

Free Blog Counter



Related Posts with Thumbnails

A propos

"Naufragés Volontaires" est actuellement une fenêtre ouverte sur la littératures d'aujourd'hui ou d'hier. Qu'elle soit imaginaire ou non. Même si autrefois le blog fut musical et littéraire.

Lecteur compulsif je suis, mais critique littéraire je ne le pense pas. J'aime juste partager mes plaisirs d'évasion. En espérant que ceux-ci vous plairont également.

Je vous invite également à commenter mes messages comme bon vous semble. Vos avis m'intéressent.

Editeur : Julien Vanderhaeghen
Q.G. : Liège en Belgique
Contact : julien.vdhg@gmail.com

Nombre total de pages vues