"Le besoin de nature sauvage" de Roland de Miller

Me voilà de retour,... Enfin! Et en plus pour chroniquer un petit livre reçu pour mon anniversaire (merci Séverine)! Une excellente lecture se cache derrière une bien moche couverture. Un livre bref, incisif, réflexif, mais réellement jubilatoire.


+++ La quatrième de couverture +++

La nature est un facteur d'équilibre primordial, redécouvert au moment même où les conditions stressantes de la vie urbaine et industrielle en éloignent chaque jour davantage une large proportion de la population. Pourtant, quelle est l'influence de la nature sur l'inconscient ? Plus encore que de santé physique, il est question de santé psychique, pour éviter toute pollution visuelle et mentale, la laideur du cadre de vie, un malaise social...
Dans un monde aseptisé et surpeuplé nous laissant peu de liberté, d'espace ou d'initiative, ce besoin de nature est à la fois le fruit et l'antidote de notre civilisation artificielle. De quelle nature voulons-nous ? Un environnement aseptisé, sécurisé, domestiqué ou une nature authentique, riche et diversifiée, libre et sauvage ? Sommes-nous prêts à surmonter nos peurs qui nous enferment dans des croyances anti-nature ?
De nos choix dépendra la nature de demain ! Alors, ne faut-il pas remettre en cause la domination technique et la conquête industrielle et faire un pied de nez à la modernité à l'instar de tout randonneur fuyant le rendement pour apprécier les bienfaits de la beauté sauvage ?

Biographie de l'auteur

Roland de Miller, fondateur et conservateur de la Bibliothèque de l'écologie à Gap (Hautes-Alpes), écrivain, journaliste, conférencier, spécialiste de l'histoire de l'écologisme, président de l'Association pour le soutien de la Bibliothèque de l'écologie, est l'auteur de plusieurs ouvrages sur ce thème de société... II a notamment publié Robert Hainard, peintre et philosophe de la nature (Editions Sang de la terre) pour rendre hommage à cet homme qui a beaucoup influencé sa pensée.


+++ Mon avis +++

"Le besoin de nature sauvage" se faisant de plus en plus présent en moi, Homo Urbanus de la Cité Ardente, le livre et sa vindicte me procura pas mal de bien et matière à réflexion. Ou tout du moins, il affirmait des choses que je pensais déjà ou du moins qui se faisait corps en moi.

Certes Liège n'est pas une mégapole, et même si ma cité d'adoption possède quelques jolis coins et un tempéremment revendicateur, il ne reste pas moins que Liège est un ancien monstre industriel. Il n'est pas non plus le joli creuset alpin de Gap. Un très beau lieux ceci dit que j'ai déjà vaguement visité il y'a quelques années, en rendant visite à mon frère qui y travaillait/étudiait. Me faisant une image de Gap, je me demande pourquoi l'auteur semble si hardi à pousser sa quête vers le nature sauvage. Il n'est pas trop mal loti ma foi...

Cela dit, je comprends son combat. Son envie de respect et de protection de la nature. Moi même je suis engagé dans des formations relatives à l'environnement. Et un stage auprès de Natagora se dessine. Et même si tout et tout le monde surfe sur le vert... tout reste à faire pour enraciner la nature dans le corps de l'homme.

Roland de Miller passe au crible en moins de 150 pages différents concepts liés à la nature. On y aborde le bien-être apporté par la nature (la biophilie que je retrouve également dans le livre "Une écologie du bonheur" d'Eric Lambin), la crise écologique, le retour à la campagne, et les relations fratricides de l'homme avec la nature au travers du sport et du tourisme. Sous une plume acérée, mais me semble-t-il lucide, et également bien documentée, Monsieur de Miller nous fait réfléchir sur la nature et notre relation à elle.

Un ouvrage bref, en petit format, qui vaut le détour. Je n'aime pas trop la couverture, mais c'est une question de goût. Et de ligne graphique chez Jouvence...


+++ Sur le Web +++

Le livre chez Jouvence
En (très) bref sur le Réseau IDée


+++ Le livre +++

  • Poche: 155 pages
  • Editeur : Jouvence (16 avril 2007)
  • Collection : Savoir et agir pour ce siècle
  • Prix Approximatif : 8,90 EUR


Free Blog Counter



Et de 1000 !!!

D'abord merci à vous tous et toutes, parce que depuis le 4 janvier, date où j'ai installé un BlogCounter sur certains messages (les neufs et pas tous les anciens), je suis arrivé aujourd'hui à plus de 1000 visites. Avec une petite moyenne d'un peu plus de 20 visites par jour!! C'est agréable de savoir que l'on est lu...

Jusqu'à aujourd'hui c'est l'article sur "Retour sur l'horizon" qui fut le plus lu. Ensuite cela se partage et varie d'une fois à l'autre... mais voilà, c'est cool que vous suiviez ce que je fais.

J'espère dans les prochains jours, ou semaines, retrouver plus de temps pour lire et donc chroniquer des livres. Il est vrais que je suis fort occupé par ma formation en journée et mes cours du soir plus tous les travaux qui vont avec. Mais je continue à lire de bonne chose. J'avoue être actuellement perdu dans le vortex temporel et uchronique du "Déchronologue" de Beauverger. Un livre superbe! Un vrais plaisir de lecture, comme le fut pour moi "Les Chronolithes" de Robert Charles Wilson.

Allez!! Promis, je reviens bientôt avec des choses à vous chroniquer. En attendant, profitez bien du printemps qui nous offre tout doucement de beaux rayons de soleil! Un livre, une terasse au soleil, une tasse de thé et c'est parti!

PS : Oh, et puis si vous êtes une maison d'édition, écrivain ou tout autre faiseur de rêves, je peux être intéressé par un partenariat de lecture et chronique. C'est envisageable. C'est selon les propositions et offres...


Free Blog Counter



"Quatrième étage" de Nicolas Ancion

Il est vrais qu'actuellement je n'ai pas beaucoup lu d'auteurs belges. Vite des excuses... Ok, disons qu'ils sont moins bien édités que leur collègues français. D'un autre coté je dois également avouer mon penchant pour la littérature de l'imaginaire et la littérature dites "étrangère".

Cependant, cela fait un petit moment que Nicolas Ancion me donnait des envies de lectures. Son roman sur le kidnapping de Monsieur Mittal, L'homme qui valait 35 milliards, me semblait foutrement loufoque et déglingué... mais pour des simples et basses raisons économiques, je me suis lancé dans un livre moins cher et donc plus à portée de mon bien maigre porte-feuilles. Mes amis, c'est la crise... et justement Quatrième étage nous parle de pauvres gens...

+++ La quatrième de couverture +++

Dans les bas quartiers de Bruxelles où le sommeil se marchande, il y a ce vieil immeuble. Les deux derniers niveaux, insalubres, ont été condamnés. Ce qui fait du quatrième étage (sans ascenseur), le véritable sommet de ce taudis. Marie, malade, est alitée. Thomas, son mari, tâche de lui cacher les alentours, l'enfer urbain où la vie se troque. Ils ne sont plus du tout jeunes. Ils sont amoureux. Dans les bas quartiers de Bruxelles où le sommeil se marchande, il y a Serge. Qui, un jour de chance, a pris le vieil escalier. Et qui, au quatrième étage, s'est arrêté.

+++ Mon avis +++

"Quatrième étage" est un roman qui se lit vite et sans perdre haleine. D'abord surpris par le style d'écriture, nous larguant entre quelques virgules les pensées confuses de Serge, on est bien vite heureux de tomber sur un point pour reprendre son soufle et plonger à nouveau dans les méandres délirants de ce bonhomme. Une fois habitué on dévore les chapitres de Serge jusqu'à sa rencontre avec Marie et de l'amour qu'il en naîtra immédiatemment.

De l'autre coté on croise Thomas et Marie, qui eux aussi habitent un quatrième étage... comme notre précédente Marie. Sauf qu'eux vivent dans le malheur, soumis à un marchand de sommeil. Thomas gère. Marie ne sait rien de la situation. Mais la vie continue entre une absurdité cruelle et une tristesse touchante. L'amour illumine le tout...

Jusqu'à entrecroiser les vies de ces deux couples... et rejoindre la merditude de vies ratées, la déchéance urbaine des mis à l'écart.

Mais heureusement l'Amour avec un grand A est là pour garder la lumière allumée au bout du tunnel et nous faire traverser cette histoire tragique, absurde et emplie d'une certaine poésie.

Une première approche de l'auteur qui ma foi est fort sympathique. Peut-être pas le roman de l'année, mais néanmoins un roman touchant et qui m'a, je l'avoue, donné envie d'aller voir plus loin dans sa bibliographie.


+++ Sur le Web +++


+++ Le livre +++
  • Poche: 185 pages
  • Editeur : Pocket (7 janvier 2010)
  • Collection : Pocket


Free Blog Counter




L'ajout de commentaires refonctionne bien!

La correction du lien blanc sur fond blanc pour l'ajout de commentaire est effectué. Je remercie mille fois Spocky, ma virtuelle copine atuanienne, pour le travail d'inspection effectué. Grace à ses cyber-compétences bien meilleures que les miennes en html mon blog sera d'autant plus simple à commenter!

Alors pour la remercier, je vous invites tous et toutes à surfer sur son blog "SPOCKY QUI LIT".


Free Blog Counter



J'ai quelques soucis avec l'ajout de commentaires à régler...

Certain-e-s d'entre-vous on pu le constater. J'ai essayer d'inclure en bas de page le formulaire d'ajout de commentaire. Mais ça ne marchait pas. Il semblerait que cela vienne du template... Donc soit je change de template (dans mon oreillette, une petite voix féminine me dit que non, qu'il est très bien!). Par contre n'ancienne version d'ajout de commentaire me donnait pour le premier "ajouteur de commentaire" un lien html blanc sur fond blanc. Ce qui comme le faisait signaler El Jc me prive surement de commentaires. Dommage...

Bref, ça déconne. Je retourne sur l'ancienne version avec mon lien blanc sur fond blanc. Par contre si quelque bonne âme peut m'aider à dépanner ce problème de lien blanc sur fond blanc, nommé "Enregistrer un commentaire", c'est le bienvenu! Par exemple en me disant que faire via commentaire sur ce sujet. Ou bien en me laissant un ou plusieurs lien pour trouver ce que je dois changer.

D'avance merci pour votre compréhension face à ce problème! Merci également à Kactusss et El JC pour leur aide. Ainsi qu'à ma lovely Séverine...

Allez le blog continue... mes lectures aussi!


Free Blog Counter



"Effacement" de Percival Everett

Avec "Effacement" j'entamais ma deuxième lecture de Percival Everett. Le premier voyage littéraire fut réalisé au travers de "Blessés", livre que j'avais beaucoup aimé. D'où le fait que je me sois lancé un jour dans l'achat d'un autre livre de Mr Everett. Malheureusement, et comme de nombreux livres achetés, il est resté longtemps dans ma PàL. Mais voilà que l'envie subite me prend de le lire... Une envie spontanée de replonger dans un Percival Everett...

+++ La quatrième de couverture +++

Thelonious Monk Ellison, romancier noir américain que la réussite n'a cessé de fuir, se voit un jour reprocher de ne pas écrire dans un style "assez black". Révolté par l'audience phénoménale d'un roman médiocre consacré à la réalité des ghettos, il en rédige, sous pseudonyme, une parodie incisive et vengeresse qu'il soumet par défi à un éditeur. Le succès est aussi fracassant qu'immédiat. Mais ce jeu schizophrène reste sans effet sur la vie du "vrai" Monk au moment d'affronter les tragédies personnelles et les crises familiales qui bouleversent son improbable existence d'artiste... Très politiquement incorrect dans son approche de la question raciale, ce roman, où l'autodérision et l'ironie côtoient le lyrisme, est pétri d'une érudition jubilatoire, d'une redoutable connaissance du milieu littéraire, et, plus que tout, d'une intime fréquentation des passions de l'âme...

+++ Mon avis +++

"Effacement" semble être le premier roman de Percival Everett traduit et publié en français. Ce n'est peut-être pas, à mon avis, la meilleure porte d'entrée dans son oeuvre. Bon, cela dit, je ne connais qu'un autre livre du bonhomme. Cependant "Effacement" est une oeuvre particulière. Tout en étant un roman, il reste qu'il est également un jeux de style parfois particulier, voir déroutant si on est pas un bon lecteur.

Les paragraphes sont courts mais la verve d'Everett est prenante et donc on reste néanmoins bien ancré dans le bouquin. Les mésaventures de notre Thelonious Monk, qui pour l'occasion n'est pas un musicien de jazz mais bien un romancier, sont finalement captivante. Il reste que les digressions littéraires mettant en scène des idées de romans de monsieur Ellison sont parfois difficiles à comprendre si l'on a pas toute la culture littéraire et historique requise. Il reste que lorsque l'on comprend l'absurdité des dialogues mis en scène, on se retrouve vite avec un sourire au coin de la bouche.

Mis à part cela, on retrouve au milieu de notre roman un autre roman. Le fameux "Putain" que monsieur Thelonious Monk Ellison a écrit et qui va le propulser bien malgré lui à l'avant de la scène littéraire américaine. Pourquoi donc : bien malgré lui? Parce que ce livre fut écrit par dépit et par rage envers un roman à succès écrit en "argot" des rues plutôt qu'en vrais littérature riche et dramatique comme Monk semble l'aimée. Alors sous un pseudonyme il écrit ce "Putain"... et réussit là où il ne voulait pas!

En parallèle, on retrouve Thelonious au sein de sa famille. Retrouvant ceux-ci après un congrès littéraire, il se retrouve au milieu des histoires familiales qui voit d'un coté la mère sombrer dans Alzheimer, le frère assumer son homosexualité et perdant par la même la garde de ses enfants et la soeur médecin militante pro-avortement... qui finira tuée par un fanatique pro-life. Monk se retrouve donc à prendre la vie de sa mère en main... en plus de son livre qui lui échappe pour atteindre la liste des best-sellers.

Il reste que si le livre peut par instant être déroutant, il est néanmoins chargé d'une bonne dose d'ironie laissant à l'occasion un sombre sourire vous emplir le visage. On retrouve également au sein du livre des thématiques que j'avais déjà retrouvées à la lecture de "Blessés" et qui sont : l'identité raciale et la vision de l'homosexualité.

Je conclurais en disant que le livre fut une bonne lecture, certes par instants déroutante, mais qui ne m'a néanmoins jamais donné à un seul instant l'envie de l'abandonner. Il reste que pour moi, ce n'est pas la meilleure oeuvre pour découvrir Percival Everett. Je conseillerais d'abord "Blessés" car "Effacement" a tout de même quelque chose d'un peu trop intellectualiste...

Au passage j'applaudis Actes Sud / Babel qui publie certains de ces livres comme celui-ci sur du papier FSC.

+++ Sur le Web +++

Percival Everett chez Actes Sud Editions
Percival Everett sur Fluctuat
Un extrait à lire sur Rue Des Livres

+++ Le livre +++
  • Poche: 364 pages
  • Editeur : Actes Sud (30 décembre 2005)
  • Collection : Babel

Related Posts with Thumbnails

A propos

"Naufragés Volontaires" est actuellement une fenêtre ouverte sur la littératures d'aujourd'hui ou d'hier. Qu'elle soit imaginaire ou non. Même si autrefois le blog fut musical et littéraire.

Lecteur compulsif je suis, mais critique littéraire je ne le pense pas. J'aime juste partager mes plaisirs d'évasion. En espérant que ceux-ci vous plairont également.

Je vous invite également à commenter mes messages comme bon vous semble. Vos avis m'intéressent.

Editeur : Julien Vanderhaeghen
Q.G. : Liège en Belgique
Contact : julien.vdhg@gmail.com

Nombre total de pages vues